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Le « 3 » du « jamais 2 sans 3 » était ailleurs

9 Déc

Jeudi… Bonne nouvelle d’une naissance d’un petit gars « eu » grâce au don…

Vendredi… Bonne nouvelle quant à mon risque génique (très) faible vis-à-vis de l’autisme…

Samedi… Des bonnes nouvelles sur Paris, une réunion BAMP où j’aurai tellement voulu être présente (en plus il semblait y avoir du délicieux monde et de somptueuses sucreries). J’ai bien bien pensé à vous tous et toutes !

Samedi aussi… Un mariage joyeux et heureux d’un ami de longue date de Chérid’A, du « grand frère » comme on dit. Mariage intime, une trentaine de personne, ou plutôt de parents… Mariage où je suis finalement allée seule, Chérid’A ayant raté son train… Mariage où je ne connaissais que les mariés et la sœur de celui-ci ainsi que sa fille, petite fille si semblable à mon frère…

Mariage où finalement ouf! les c1-y’a-ka-pas-y-penser-y’a-pire-dans-la-vie-donc-po-si-grâve-une-FC-arrêtez-de-stresser-et-de-vous-faire-mal-vous-avez-ka-adoptern’étaient pas là, leur bébé étant trop agitée (sans blague… c’est un nourrisson… tu t’attendais à quoi sérieux ?!).

Mariage avec pleins de bambins de 3 à 8 ans, pleins de petits qui ressemblent à ceux que nous attendons depuis 3 Noëls… Quand l’image de ces familles présentes est celle qui pourrait être la nôtre, quand la ressemblance des enfants avec nos espoirs est là, frappante, quand en plus les prénoms sont ceux dont je rêve, quand ce sont des mini-nous partout, c’est davantage le lien, les attentions, l’affect, l’amour présent entre le parent et l’enfant qui me fend le cœur… (Madame Pimpin, ur so right…). Être au milieu de toute cette vie m’a certes fait mal, mais en même temps, en cet après-midi de samedi où tous les espoirs étaient encore permis, tenir les petites mains, serrer dans mes bras ceux et celles qui auraient pu être les miens, jouer avec toutes ces boules d’énergie, a rempli mon cœur d’affection et d’espoirs… malgré les douleurs au bas ventre, malgré le mini spotting apparu dans l’après-midi, j’en ai profité.

J’aurai aimé que ma moitié soit là, partage avec moi le joyeux mariage de son témoin, soit présent et ai les yeux qui brillent d’espoirs en voyant tous ces enfants… mais bon, un loupage de train, ça arrive, et le malheureux étaient fort affecté par sa non présence.

Dimanche, réveillée tard, douleurs au bas-ventre, spotting toujours présents, ayant misé sur le réconfort croissants et pains choco, j’ai lâché un peu les vannes, doucement, sans amertume. Dans la journée, les douleurs se sont accentuées, le spotting a disparu, et bêtement j’y ai de nouveau cru…

Ce week-end les douleurs au bas-ventre se sont montrées persistantes… ce matin elles sont sanglantes.

Les bonnes nouvelles étaient dans les rencontres, le mariage, le soleil présent. Le « jamais 2 sans 3 » se trouvait ailleurs qu’en moi.

Ce matin, j1 est là.

Ce n’est pas pour cette fois-ci. Serait-ce pour la prochaine fois ? Si seulement on pouvait nous promettre qu’un jour nos enfants nous les tiendront dans nos bras… tout cela serait plus acceptable.

PS : Merci pour tous vos petits mots, vous êtes adorables.

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Les DPA, Décembre, l’espoir et ce 3ème Noël

6 Déc

Il y a 8 mois, le 6 mai 2013, nous apprenions une si jolie nouvelle.

Dans nos mains, nous tenions une enveloppe. A son ouverture, 3 chiffres, le premier commençait par un 2, un taux du tonnerre.

Les semaines suivantes, nous apprenions que nous attendions des jumeaux… Ma mère ayant eu mon frère et ma soeur 3 semaines avant la date prévue, je mettais mise en tête un accouchement/une dpa entre Noël et nouvel an…

Un mois plus tard, le 5 juin, un de nos espoirs nous quittait. Notre gygy était confiante pour le second. La dpa « solo » bougeait donc, s’allongeait de 3 semaines et devait arrivée mi janvier, plus précisément pile poil le jour de l’anniversaire de ma grand-mère. Étrange coïncidence qui ne me plaisait guère.

3 semaines plus tard, le 1er jour de  juillet, à son tour, le petit espoir nous quittait. S’en suivit l’épreuve du sang, tout ce sang après le curetage, si longtemps. Aujourd’hui, ce sont les dpa qui arrivent et ravivent la douleur de ce 3ème Noël que j’espère ne pas passer le ventre vide.

Le mois d’août fut celui de nos retrouvailles et de la reconstruction à deux. Un périple dans le sud de la France, une ascension sur le pic de M*ustiers-Ste-Marie, un moment de recueillement dans la petite chapelle… et à la sortie, la lecture émouvante de cette plaque si évocatrice de notre peine confiée à l’instant même…

Vient ensuite le mois de septembre qui fut à son tour chargé médicalement, un courrier d’anapath’ plus que tordu, 2 passages aux urgences, une infection carabinée à l’oreille, un mois d’antibio en cachetons et perf’ (dézinguant au passage toutes mes flores et me valant une infection à traiter sous antibios actuellement), une petite semaine d’hospitalisation, 2 AG.

Octobre signait le départ de Chérid’A à 800 bornes d’ici, là où nous devions aller ensemble, le congé mat’ étant prévu à ces dates. Octobre fut le mois de l’adaptation, du retour à la distance, de la réflexion, de l’apaisement et du retour à la joie de vivre. Octobre se terminait avec le désir de reprendre le chemin vers notre enfant, tout en ayant donné la juste place à nos deux espoirs perdus.

Novembre, le mois de la reprise, le mois du redémarrage des stim‘. La stim’ la plus courte aussi… Un premier monito, à j9, au discours « je pense que vous avez déjà ovulé »… puis une confirmation que « non pas encore, mais vous êtes en train d’ovuler » (1 follicule à 23/24mm, 1 autre à 17mm, un endomètre à 9,4 mm… mais aussi une infection carabinée m’obligeant à courir ma gygy classique et les pharmacies de la ville). Point d’ovitrelle, le pic de LH étant déjà enclenché. Coup de bol, ma moitié était dès le soir même ici (ouf, pas de train dernière minute à gérer pour cette fois-ci cette unique stim’ car bordal ça va marcher!)

Alors que nous réserve Décembre ?

Que nous réserve ce « 8 mois jour pour jour après le bonheur du 6 mai dernier »?

Que nous réserve ce dpo 14 de today ?…

Je n’ai point de prise de sang à faire. (Pas d’iac, pas d’utro ni de prise de sang…)

Je ne testerai pas non plus. (Pas envie de me prendre un trait absent en pleine tronche)

Reste donc à attendre…

Chérid’A sera là demain soir. Je ne sais pas encore ce qu’on fera lorsqu’on sera ensemble. Dans tous les cas nous serons fixés la semaine prochaine…

En attendant, les douleurs sournoises des rouges sont là, « souffrance gratuite » comme dit Chérid’A. Les sensations ne sont pas les mêmes que celles de mai dernier. Je redoute tant de voir le sang…

Cependant, depuis hier j’ai appris deux bonnes nouvelles, la naissance d’un petit gars tant et tant attendu hier matin (un si long parcours aboutit dans la réussite grâce au don), et, ce matin, la non présence d' »anormalité » de type X fragile sur mes gènes (ce qui écarte une part de risques, mais pas tous). Alors, ne dit-on pas jamais 2 sans 3 ? 

J’aimerai tant valider ce dicton, que demain nous apporte de la joie !

Je redoute tant de voir le sang, les douleurs sont présentes… mais j’espère tant me tromper et voir de la lumière !

Le deal !

17 Oct

Le deal … ou de la répartition des tâches… ou la nana qui était en manque de sho*t puregonesque et se posait 10 000 questions tafesques…

  • Le contexte :

Moi et Lui séparés de quelques 800 bornes.

Moi, à la même place, au même boulot, avec les mêmes gens… Moi, qui me questionne, a postulé, a refusé, et a remis de l’ordre dans mes priorités. Moi, qui ait bien envie de recommencer à essayer, qui sent que je peux de nouveau gérer, qui ai donné la bonne place à mes deux espoirs et leur suis reconnaissante d’avoir existé.

Lui, qui est parti pour (on l’espère cette fois-ci) un meilleur avenir, qui s’éclate dans sa nouvelle contrée, qui voit de nouvelles têtes, que je sens plus épanoui et heureux de son choix. Lui, qui désire toujours un enfant mais pour qui la pause n’a pas assez duré. Lui, qui a compris que moi je souffrais non plus de la perte mais de l’imprécision du « quand reprend-on ? » (moi qui ait tendance a « tout » planifier).

  • La négociation :

Lui, qui m’a dit le week-end dernier, qu’il avait surtout peur de ma façon paniquée et stressée de gérer la pma. Moi, qui lui ai dit que j’en suis consciente mais que je me sens capable de mieux gérer. Lui, qui m’a dit qu’il ne pourrait pas être présent à 10 000% comme juste avant. Moi, qui lui ai dit que je le comprends, et que c’est bien dans ce contexte que je veux réinscrire les essais. Moi, qui, en repartant en stimulation simple, voit cela comme une remise à niveau des mes capacités reproductives. Après tout, c’est très vrai. C’est une iac annulée, et donc une stimulation simple, qui a marché. Cela prouve (du moins à ce moment là) que le problème n’était que la réalisation d’ovulation(s) pour moi.

  • Le deal :

Alors, dans ce contexte de distance, où un possible futur départ ailleurs est de nouveau envisagé (encore une fois, pas vraiment choisi, mais nécessaire), où seule moi peut me déplacer à tout instant ovitrellisant, et où je me sens capable de gérer… alors dans ce contexte, il m’a dit « vas-y si cela devient trop invivable pour toi ». Moi qui pleurait chaque jour cette attente forcée, qui ne me suis pas sho*té depuis mars dernier, je prend cela comme une preuve d’amour et mes larmes se sont stoppées.

Ce n’est pas un caprice, c’est rendre possible des avancées et désirs dans un contexte brinquebalant.

On se connait, on sait ce qu’on fait, on a signé le deal. Je m’occupe de moi, la pma et notre chez nous. Lui se concentre sur lui, son avenir et les annexes problématiques.

Une deal, une histoire de répartition des tâches, entre deux êtres qui s’aiment et qui veulent avancer.

  • L’action :

Ah, l’action, quel joli mot !

Agir c’est vivre ! Voila ma vision des choses du moment (oui, ça peut varier).

Je ne suis pas contemplative, du tout du tout… (ah c’est donc ça qui me saoule au boulot… un vague sentiment d’inertie…).

Je suis capable de tout envoyer valser (et de le regretter aussitôt) (oui, je me méfie de moi)…

J’étais en train de chercher à partir de mon boulot et de ma région, pour aller à grande grande ville (2 ans au même endroit pour moi c’est un exploit non réalisé depuis 7 ans). Pour partir là où, au niveau emploi et vie, c’est (on l’espére-ait) autant possible pour moi que pour lui. Alors j’avais commencé à prendre les devants : point de pma, ce sera donc le changement professionnel. Ça a porté ses fruits, mais les conditions n’était pas tenables, et puis le deal venait de se faire. C’était lundi.

Alors, une fois le refus tafesque essuyé, j’ai pris mon mail (j’ai de la chance que ma PMA ne se gère plus par téléphone) et ai envoyé LA demande. La demande de rendez-vous avec gygy pma. La demande Du rendez-vous qui nous fera recommencer les essais.

Et puis j’ai aussi fait une autre demande, pour élucider LA question de la reconversion professionnelle… La demande de bilan de compétences est lancée (même si la phase mise en œuvre ne se fera que plus tard, au mieux après le bébé, rêvons un peu !)

Pour la reprise pmesque, j’ai reçu le courrier hier ! Le rendez-vous est proche. Dans 3 semaines… la même semaine que l’hystéroscopie. J’espère que ma proposition de faire des stimulations simples durant 6 cycles sera approuvée, et que je recommencerais à me piquer avant mon trentième anniversaire !  Quant à la question professionnelle, je commence dès la semaine prochaine.

Voila l’action est lancée !

Let’s go ! Action !