Archive | Bitchage contest ! RSS feed for this section

En vrac.

10 Août

Après avoir passé 3 semaines à user de tous les recours, réussi à trouver une astuce off de off pour l’attestation d’accueil, et bien c’est finalement l’Ambassade de France au pays qui aura sonné le glas. Voila, c’est finito. Point de visa car une date de rendez-vous donnée de plus d’un mois ultérieure à la date des congés possibles, des indications sur l’attestation et des billets d’avion. Ah ah ah… mais qu’ils sont drôles !! Vu comme ça, avec ces conditions, forcément c’est impossible d’avoir un visa et de voyager…

Bref, on en aura cxhrrrrrrrgggrrrr du début à la fin et on aura tout tenté (vraiment tout je t’assure…).

En conséquence, d’une on change de ville (oui oui, on redéménage… !) et on a déjà checké la Mairie là-bas (plus simple niveau délais et conditions pour l’attestation, restera donc le plus drôle… l’Ambassade, mais ça, ça se joue au pays), de deux on fait venir (enfin on tente à nouveau…) les parents à leurs prochains congés (surement Noël, ou avant mais pour moins de temps et si cela est possible (ce qui risque d’être compliqué)), et de trois on n’a donc passé nos congés à GenopVille (pour rien) et Chérid’A est vénère… (Et quand on est vénère, fatigué avec une Lueur, et coincé à Genop’Ville, tout en étant H24 la tête entre ici et à-bas, au phone, au skype… je te raconte pas la bonne ambiance…).

Voila donc pour la fin de l’histoire… Quel accueil formidable des étrangers ! Qui plus est des familles des étrangers résidants en France ! Magnifaïque !!!

Re bref.

Dans ce mini marasme, comme tu as lu, la décision de changer de ville a été faite. On a de la chance, on peut le faire. Et je suis bien triste pour ceux qui n’ont pas cette possibilité qui s’offre à eux. Les visites se sont succédées. Entre achat ou location, revente ou pas de notre premier chez nous à FritesVille, et sillonnage du département afin de trouver une ville digne de ce nom, le choix s’est finalement porté non loin de où nous sommes, toujours en loc’, en attendant que je trouve du taf’ à Paris (d’ailleurs postuler avec une Lueur dans les pattes c’est plus hard core que ce que je ne m’étais imaginé…).

Ces 15 derniers jours on a aussi tenté « Pantley » et la méthode d’un dodo sans pleurs et paisible. Et je suis conquise !!!!! Hormis les réveils dus aux maux de ventre (toujours à près de 5 mois, ça commence à faire long, La Lueur va filer chez l’ostéopathe car la médecine conventionnelle n’a plus rien à offrir), la mini miss a récupéré un rythme parfait (du moins pour moi) !!!

Pour rappel, les tétées et les dodos se sont déconnectés il y a 3 sem’/1 mois, et c’était la grosse galère pour elle pour trouver un nouveau moyen de s’endormir. Désormais, avec tous vos précieux conseils, et le bouquin, la Lueur nous fait 3 siestes à heures quasi-fixe (30’, puis 1h30-2h, puis 30’), des nuits de bébé trop chouettes (avec juste 1 ou 2 réveils-tétées-soif-ou-faim-rendormissement) qui durent 11 heures (12h auj’ !), et plus que 4 tétées jour et 1 ou 2 la nuit !!! Le changement a été fulgurant !!! Et sans pleurs !!! La prochaine étape est de la sevrer de la tétée nocturne. Et d’espérer que son ventre ne la dérange enfin plus…

Autrement, ca y est, la purée de carottes est le grand kiffe de ma fille depuis 2 jours !!! Et depuis désormais 4 jours, elle dit d’un bloc « Maman » !!! ❤ ❤ ❤ !!!

(Bon, par contre le « Maman » quand elle se réveille en pleurs avec un (des) gros « prout » (so glam ma fille…) qui lui a fait mal au ventre, c’est déchirant comme plainte…).

Bref. La Lueur n’en finit pas de changer ! C’est hallucinant !!!!

Non mais je rêve ?!?!!!

12 Juin

Quel joli cadeau pour ce jour qui est les 3 mois de notre Lueur !

On ne pouvait pas rêver mieux ! Magnifaique !!!!

On vient d’apprendre (tout comme toi aussi j’imagine), qu’à priori elle risque d’être placée en centre de rétention si elle voyage à l’avenir au pays pour rendre visite à sa famille !

Ben oui, alors qu’une fillette de 6 ans (là on outrepasse la convention internationale des Droits de l’Enfant pour info, puisqu’en zone d’attente des mineurs isolés peuvent être détenus) rejoignait sa maman ici, ma chère PAF (police aux frontières) a estimé que la petite ne ressemblait pas à la photo du passeport et que ses papiers étaient faux. (Bizarrement moi aussi je n’avais pas la même tête sur mon passeport, mais on ne m’a jamais suspecté)

Faut-il préciser que la fillette est française (en aparté, on ne peut pas être franco-camerounais officiellement, le Cameroun ne reconnaissant pas la double nationalité), que ses parents sont français et nés en France… Ah pardon, on me glisse dans l’oreillette « qu’elle est française mais noire, oups pardon d’origine camerounaise ». Appelons un chat un chat, cessons l’hypocrisie qui caractérise tout cela. (ps 1 : il faut  combien de générations « d’origine » pour arrêter de parler d’origines, et bel et bien de nationalité ? ps 2 : un chouette article de Mme Gaou sur ces « terminologies » en se basant sur ses expériences en France et au Canada) ».

Et puis, tu sais quoi, en plus, c’est la deuxième fois en à peine quelques semaines que ça arrive ! Trop forte la PAF !! Pardon l’Etat ! (et puis, en réalité, c’est pas nouveau… car c’est sans parler des mineurs enfermés en outre mer… parce que là, c’est tellement inimaginable ce qui se passe).

Boudiou… Mais sérieux c’est ultra grave ! Tu te rends compte ? Ta fille ultra mineure voyage chez l’autre partie de sa famille, et zou à son retour elle est foutue en cellule !

Respirer… Zen…

A l’heure où je suis en train de faire le passeport de ma fille, qui forcement n’aura pas la même tête dans 1,2,3,4,5 ans…, j’apprends donc qu’elle risque d’être détenue parce qu’on ne croira ainsi pas qu’elle est française ???!!! Ah pardon on me souffle dans l’oreillette « qu’elle est métisse, donc c’est moins problématique, çà se voit qu’elle a une part blanche (oups, pardon on ne dit pas blanche, on dit française sans préciser les origines) »… Re appelons un chat un chat.

Sache aussi, que dans notre cas (enfant français et né en France d’un couple franco étranger, ce qui n’est pas le cas de cette fillette française issue d’un couple français et nés en France, donc du coup nous on est « pire »), on pourrait faire faire un certificat de nationalité française à la Lueur (yes, j’ai découvert ce truc il y a quelques années, quand notre entourage et nous même parlions bébés). Nombre de proches ayant des enfants métisses l’ont fait. Chérid’A en voit l’utilité (quoique quand il va savoir l’affaire, je pense qu’il n’y croira plus en cette certification), moi pas, ou plutôt plus. Après tout, à quoi bon ? Ce n’est pas la nationalité qui gêne, c’est la couleur, soyons clairs (oh le jeu de mot de marde lol !).

Et puis, ce certificat serait caduque si la politique change en la matière (coucou les droites qui aiment les extrêmes et celles qui jouent avec 🙂 ). Si par exemple on suit les Pays-Bas demain, ma princesse sera officiellement considérée comme française allochtone, alors que moi je suis française autochtone, et que l’homme est étranger tout court (mais s’il était français allochtone, idem, La Lueur serait allochtone bien que française, née, vivant et résidant en France, et de mère autochtone). Ainsi, la Lueur, allochtone, ne serait alors pas l’égale (mince c’est pas un des sigles de ma nation ?!!) de la fille d’amis autochtone car tous deux français autochtones depuis plus d’une génération (ou comment foutre le boreal dans une société où on est censé vivre, travailler, étudier… ensemble). Alors bien sûr, nous n’en sommes pas là en France, mais franchement y’a des jours où je pense qu’on n’en est pas si loin…

(Et pour l’anecdote finale sache que la SF de ma réeduc n’a rien trouvé de mieux que de me dire « c’est bien, elle a la peau claire » ???? WTF ???? En quoi c’est bien ??? Ca sous-entend quoi au juste ??? Que plus noir, c’est pas beau, pas cool, galère ? Non mais je rêve ! Ce genre de remarques, c’est donc parti ! Et ca a commencé à ses 2 mois et demi, so lol !).

Bref, suite à ces « faits divers gravissimes » (punaise quoi, une gamine de 6 ans, et une autre de 3 ans, enfermées seules sans leurs parents durant 5 et 4 jours !), je suis dépitée, remontée, fatiguée de ces politiques qui ne disent pas leur nom, et en colère. Déjà que mon neveu de 6 ans avait été interrogé, seul, pour venir nous rendre visite il y a 2 ans. Que je doute que ma nièce, dont je suis la marraine, et que je n’ai pas vue depuis 2010, puisse avoir le visa pour venir passer l’été cette année. Alors là c’est le pompon !! Et puis, je ne comprends toujours pas ce qui amène à traiter, suspecter, conditionner les gens en fonction de leur origines et couleurs de peau boreal ?! Je dois être bête sûrement…

 

 

Le nom de famille (une transmission non autorisée) … + EDIT

21 Nov

Voila, je sors de la mairie, et je viens d’apprendre que le nom de famille choisi pour La Lueur ne sera pas autorisé. Une simple histoire de législation française (bornée et qui légifère sur des priorités ??) qui ne considère pas la législation du nom du père de Le Lueur. Une simple loi, un immense coup dur à avaler, car c’est pas rien le nom de famille… c’est ce qui se transmet de génération en génération… c’était son nom à notre Lueur. Oublié, basta, au revoir, cio, bye bye. Applauze.

Tu vas te dire, c’est pas ma journée…

Mode ralou activé…

Entre mon post de ce matin qui décrit quelques situations ressenties récemment, et ce qui suit où je risque de vous perdre, ben dis donc, je ne vous gâte pas… promis je me rattraperai, mais là faut que ça sorte.

Faut que ça sorte et je peux pas appeler une pote pour tout expliquer, la gorge est nouée, les larmes ont déjà coulées, Chérid’A est informé et tout aussi choqué. Par contre je peux écrire, alors voila, c’est ce que je fais.

Je « dois » aussi écrire car cette info je l’ai cherchée sur le web longuement, et n’ai pas trouvé de résumé.

C’est une histoire de nom de famille.

C’est l’histoire du nom de famille de La Lueur.

C’est l’histoire du nom de famille de La Lueur que l’on ne peut pas choisir.

C’est l’histoire du nom de famille à transmettre que nous avions choisi ensemble, et que la législation française nous interdit.

Pour faire court, je suis française, donc fastoche t connais le truc. Mes parents s’appellent : mon père (son prénom) + A, et ma mère (son prénom) + B. Mon nom est A.

Pour faire court, mon homme n’est pas français, et dans son pays la législation est plus souple, permettant ainsi d’inclure les coutumes. En bref, avant la colonisation, dans son pays, et dans la région de son père notamment, la coutume était de donner un seul nom à l’enfant. Ce nom était une reconnaissance envers une personne de l’entourage (par exemple : la personne qui a permis de t’héberger en ville pour que tu puisses suivre l’école car à l’époque il y avait peu d’écoles au village, ou la personne qui a sauvé la vie d’un membre de ta famille, où la personne qui était un fidèle ami de tes parents, etc etc etc). Ce nom, que je nommerai Nom, était unique, et avait ainsi une valeur forte et une grande symbolique.

Ainsi, même si mon beau-père, né avant la décolonisation, à un prénom, celui-ci est d’usage. Sur son extrait de naissance, il n’y a que son Nom. Ma belle-mère, née après la décolonisation (et ainsi après toutes les passations d’état civil version française vers le pays de naissance de mon conjoint) à un prénom et un nom sur son état civil.

En résumé, mon beau-père s’appelle officiellement (pas de prénom) Y. Ce Y n’étant pas le nom de son père, ni celui de sa mère, mais un nom que ses parents ont choisi pour lui, en reconnaissance envers une personne dénommée Y qui a beaucoup compté pour sa famille.

Ma belle-mère s’appelle quant à elle officiellement (son prénom) + Z.

Et pourtant… Chérid’A s’appelle officiellement (son prénom) + Y + W. Le Y est issu par son père, par transmission. Le W a été choisi par ses parents, c’est une personne de soutien et de confiance qui a beaucoup aidé mon beau-père. C’est la reconnaissance. C’est SON Nom.

En résumé, ça fait : prénom(s) + nom (du père ici) + Nom (de reconnaissance).

Ce Nom en W est donc propre et unique à chaque personne. Sa sœur en porte un autre Nom. Son frère encore un autre. Aussi, tu comprends bien que ce W n’est pas censé se transmettre. (C’est quand même pas compliqué non ????).

Ainsi, dans son pays, à la naissance, les parents choisissent le nom et/ou le Nom. La descendance et la transmission n’est pas aussi liée uniquement au sang ou aux aïeux tel que conceptualisée ici.

Du coup, pour nous, il était EVIDENT que La Lueur ne porterait pas le W de son père. Mais juste le Y. (Ce Y de son grand-père, et de son père, bref un Y « à la transmission générationnelle française »). Et, avec ou sans mon nom à moi derrière.

On ne souhaitait pas non plus donner un Nom, car outre le fait que cette possibilité n’existe pas en France, mon homme n’en avait pas envie. (Il en a marre d’expliquer son nom et Nom).

Bref. On souhaitait que La Lueur porte le Y. Ce même nom que son grand-père paternel et son père. Mais pas le W que ne porte pas son grand-père, mais que porte uniquement son père.

On s’était renseigné pas mal sur le net, et autres. Peu d’infos. On avait surtout trouvé l’attestation de coutume spécifiant la législation du pays de mon conjoint. Du coup, il ne restait plus qu’à faire confirmer ou infirmer cette possibilité à la mairie.

Verdict : pas possible.

Et voila comment La Lueur vient de se voir refuser son nom de famille (Y). Et de se voir imposer un W non choisi à transmettre ni par l’homme, ni par moi, et surtout normalement intransmissible car c’est uniquement le Nom de son père épicétout boréal !!!

En schéma c’est plus parlant :

nom

Ca peut paraitre pas grand-chose… mais pour nous c’est LE NOM de FAMILLE de La Lueur quand même ! et c’est important !!!

La législation belge, espagnol, suisse, ou autre fonctionne peut-être différemment, et nous aurions pu faire valoir ce choix. Mais ici, on nous a dit non.

La Lueur n’aura donc pas le nom de famille que ses parents ont choisi de lui transmettre, ce sera la juridiction qui choisira.

Et tu sais quoi… Ben ça fait mal…

Ca fait mal car en plus la nana de l’accueil de la Grande Mairie (boréal !!! the big mairie quoi !!!) m’a sorti que « eux en plus ils prennent le nom du voisin, du boucher… ». Ce « Eux » en opposition aux traditions espagnoles et portugaises dont les noms se retrouvent également non sécables en France. Ce «Eux » pour désigner mon conjoint. Ce « voisin, boucher » pour désigner comme quoi mon pays est toujours mieux que les autres et que forcément au-delà de la méditerranée ils sont stupides. Ce «voisin, boucher », absolument fausse, pour mésestimer une coutume liée à la reconnaissance. Ce « Eux » derrière lequel j’ai hausse le ton en disant « mais vous parlez comme cela d’humains comme vous et moi là ». Sa tête stupide que quelqu’un ait osé lui faire la remarque. Ce « Eux » pour parler de la moitié de La Lueur, jamais je ne le laisserai passer dans mon et notre pays.

Je suis ressorti énervée, et surtout en larmes car notre nom de famille vient d’être refusé.

J’ai informé Chérid’A, qui va à son tour se renseigner dans une autre mairie à Grande Ville pour confirmer ou infirmer. Je lui ai raconté son discours de « Eux ». Que dire… Il m’a dit « elle est à côté de la plaque, elle n’a rien compris ».

Alors voila, les coutumes et traditions de mon pays sont-elles forcement les meilleures ? et doivent-elles forcément s’imposer face à une autre ? et cela même alors qu’en plus on souhaitait simplifier le nom de famille en « version transmission à la française »? jusqu’où la loi doit-elle s’immiscer dans notre famille ? Y’a des jours comme ça, où vraiment ça me rend triste, coléreuse, voire aigrie. Vivement demain, que les temps changent…

On n’aura donc plus qu’à expliquer tout cela à La Lueur, même pas née que déjà tout cela lui pèse sur les épaules…

EDIT 3 jours plus tard : Suite à mon courrier, je viens de recevoir un appel, à 20h45… et tu devineras jamais qui c’était… ?!! Le directeur de l’état civil de la Mairie (en congés qui plus est…) !!!!

Je « déteste » toujours autant… et « j’envie » toujours autant…

21 Nov

Attention, le but n’est pas de m’attirer les foudres milkesques… auquel cas rien n’aura été compris des sentiments écrits ici et qui ne sont que les pensées fugaces qui me traversent l’esprit quand ces situations arrivent (genre ce matin dans le métro quoi…).

Et qu’on ne s’y m’éprenne pas, j’adore les enfants, mais les mères « trop mères » ou « trop JE suis enceinte » c’est pas mon trip…

Alors voila…

Je « déteste » toujours autant…

… les femmes enceintes qui se caressent le bide dans le métro bondé, et donc avec du monde, et donc avec potentiellement 1 personne sur 10 infertile et pmec/ette, voire un couple qui vient de se prendre la pds de j14 et risque de se manger un mur dans 6 heures. (Pmette un jour, pmette toujours…)

… les femmes enceintes qui  pleurnichent une place assise pour lire tranquillou (va pas croire, le métro et tram de FritesVilles, le matin, c’est aussi bondé qu’à Paname, véridique) alors qu’elle se balade sur des talons perchés (au risque de se vautrer à terre).

… les femmes enceintes loliloooool qui regarde mon ventre en se demandant enceinte ? pas enceinte ? (ouai, c’est toujours pas top visible) et dont les yeux crèvent d’envie de blablater sur la grossesse, le bébé, etc… (tu vas pas être déçu ma chérie, y’a un seul mot ici « tout va bien »).

… les femmes enceintes qui sont trop gagas et ne parlent plus que de parentalité.

… les femmes enceintes qui te disent « ma grossesse se passe maaaaal » alors que la nana est juste un peu au repos et qu’au stade où elle est le pronotic vital de personne n’est en jeu… (aparté : pour moi une grossesse qui se passe mal, c’est une grossesse qui se finit sans vie pour l’enfant et/ou pour la mère).

… la remarque de ma collègue, lors de mon annonce, qui m’a dit « c’est une super année à [nom de ma boite], y’a plein de bébés !!! », ah ben non, je ne l’ai pas vécu comme ça moi, j’ai plutôt eu le sentiment que c’était un calvaire d’être entourée d’un staff hyperfertile et qui pondait à tout va.

.. et cetera… et cetera…

Et en même temps, « j’admire », voire j’envie, toujours autant…

… les femmes enceintes qui ne stressent pas, annoncent leur grossesse avant les trois premiers mois, sont persuadées qu’un enfant naitra.

… les femmes enceintes qui calculent l’arrivée (pardon, la fécondation) de leur enfant « pour que ça colle et/ou que ce soit pratique » (bon, je trouve cela triste de tout planifier ainsi… mais j’envie cette confiance sur sa fertilité).

… les femmes enceintes qui se lancent dans les achats avant de savoir que le cœur bat, voire la 12 sa.

… les collègues qui se réjouissent pour chaque naissance, parce que leur cœur n’est pas passé à la moulinette auparavant.

… et cetera… et cetera…

Finalement, c’est une place bien étrange que d’être enceinte en étant passé par l’attente, le deuil et la pma…. C’est une chance immense, qui se savoure, et un « tout va bien » qui en dit tant !!

Alors voilà, ça change tout… et rien… Le cœur ne s’apaise pas totalement, et voir les copines de galères encore sur les bancs de l’attente ça fend le cœur, car boreal de chez boreal je leur souhaite et espère juste leur enfant…

 

Une entrée (fracassante) dans le 6ème mois !!

16 Nov

La fin du 5ème mois a sonné, avec lui les fameuses et si attendues 24 sa se sont clôturées !! et me voici ainsi entrée dans le 6ème mois depuis vendredi !!

J’ai enfin acheté des pantalons de grossesse ! Depuis 2-3 semaines je ne les mettais que les week-end, tout en ayant eu besoin de raccourcir un peu la taille. (Je suis nulle mais nulle en couture… mais bon, ça le fait !). Et à partir de la semaine prochaine, une fois que chaque collègue sera informé de l’heureuse nouvelle, je rangerais définitivement mes jeans et élastiques au placard !

Le bidou commence délicatement à sortir depuis deux semaines, de plus en plus chaque semaine. Et « grâce » à la distance, pour Chérid’A, le constat hebdomadaire de la poussée vers l’avant est voyante ! Je lui envoi aussi régulièrement des photos et moult infos des tonitruages bidouesque (bouge beaucoup ce petit :-)) pour qu’il puisse lui aussi partager ces moments !

Peu à peu on intériorise que notre vie rien qu’à deux se clôture, et on espère être ensemble au début de l’année (ca fera près d’1 an et demi de distance du coup) pour profiter au maximum de nos dernières semaines de vie à deux… Vivement, car ce point est important. La pma, ses doutes et ses peurs ont abimé notre couple, comme tant de couples pmesques, la grossesse et son second trimestre serein nous font retrouver la liberté et la joie de vivre, alors avant l’arrivée du bébé, il nous semble important de nous retrouver dans un chez nous et chaque soir que la vie fait !

La semaine passée je me suis mise à la recherche des cours de PNP (préparation à la naissance et parentalité), et ça n’a pas été une mince affaire. Déjà parce que ces cours doivent être bouclés pour mi février… mais surtout ils doivent être bouclés avant mi janvier si je les fais tous à Frites Ville et que nous déménageons ensuite. J’ai ainsi essuyé deux refus pour cause de cours complet et ai finalement trouvé une autre sage femme libérale qui m’a donné la possibilité de m’inclure dans des groupes en cours ! Ouf !!

Samedi matin, j’ai ainsi été à une première rencontre avec elle afin de caler mes dates et échanger toutes les deux, apprendre à se connaitre en somme avant de démarrer les cours de préparation proprement dits. Elle a été douce et m’a bien expliqué les aspects qui seront vus avec elle. On a amorcé notre échange par les questions de base : nom, prénom, lieu de vie, lieu de vie des grands-parents (là elle était triste pour l’homme… qu’il ne puisse partager la naissance de son premier enfant avec sa famille et ses parents), antécédents médicaux et gynécos (et donc pma…), alimentation, sexualité. Et là, ça a buggé.

Déjà parce que je trouve que souci ou pas la sexualité est intime, et l’aborder avec autrui et dans le cadre d’une grossesse, et de visu ainsi, je suis pas fan. Et puis… et puis surtout parce qu’elle m’a sorti un truc de ouf… !

J’ai brièvement expliqué que ben c’est simple médicalisation de la procréation depuis 2011 + deuil de nos deux anges + distance depuis 2013 +  saignements et interdiction de crac crac au 1er trimestre = pas grand chose de fun et libéré depuis un bail… mais que ça revient tout doucement depuis très peu de temps (en mission top chrono week end, so fun là aussi…). Bref, voila voila, rien de transcendant. Je me voulais ainsi rassurante en mode « no soucis !! ne vous en faites, ça ne nous préoccupe pas plus que ça, on s’adapte aux différents contextes, et on sait bien que ces contextes perturbateurs des dernières années ont eu un effet négatif sur la libido épanouie d’autrefois, et puis mon homme, moins affecté que moi sur ce plan là (normal, moins d’intrusion du corps médical aussi…) est compréhensif, on en a souvent parler lors des petits soucis, aujourd’hui ca va mieux, on fait avec notre contexte de distance, et puis basta ». Bref, pas de problème, on gère. Et perso, à mon avis ces hauts et bas de sous la couette sont souvent partager par bien des pmettes (c’est pas une news…), mais aussi par nombreuses femmes durant une grossesse.

Normalement, tu te dis que mes dires étaient clairs… Tudo bem, on se débrouille comme on peut basta…. Et bien non, patatra, que ne m’a-t-elle pas sorti à la fin de ma réponse et explication ! Un truc alambiqué, un préjugé que je ne connaissais pas : « Mmhh. Vous savez les noirs ont une relation différente à la mère ». Hein quoi pardon ? T’a écouté ce que je viens de dire ou pas ? Et puis c’est quoi ce « les noirs » ???!!!

Evidemment, j’ai dit « euh, c’est quand même vachement stéréotypé et stigmatisant ce que vous affirmez ». Là dessus, elle m’a dit que non, que « la maternité et la sexualité sont différenciés pour les noirs ». Kewa ??? Elle recommence de plus belle ??? Oulalala, on va pas s’entendre… c’est archi faux cette idée préconçue à la con boréal !! C’est quoi ce lien stupide ????!!!

Ainsi, j’ai répondu : « c’est faux, vous ne pouvez pas mettre une couleur de peau en lien avec la relation à la mère ». Ce à quoi elle m’a répondu « enfin je veux dire les africains ». (T’ain mais elle est bête ou quoi ?!!!). Ce à quoi j’ai répondu « mais enfin, c’est un préjugé ce que vous dites, ça dépend de l’éducation, de chaque famille ces relations là. Tous les africains ne se ressemblent pas. Tous les européens ne se ressemblent pas. Tous les individus sont différents. (Ca me parait si évident… pffff…). Y’a des blancs qui ne font pas l’amour avec leur femme lorsqu’elle est enceinte, tout comme des noirs ou autres. Et inversement, y’a des noirs, des blancs, etc, qui n’ont pas de soucis avec cela ». Là elle m’a dit qu’elle n’avait pas de soucis avec la couleur de peau en m’invitant à regarder le tableau des naissances derrière elle (sous-entendu je ne suis pas racistes, regardez y’a des bébés noirs, métissés, blancs, maghrébins… en photo et donc des couples de diverses origines que j’ai accompagné). Bien sur je n’ai pas regardé, car son propose n’était aucunement raciste, donc pas besoin de voir des photos, mais, mais en revanche il s’agissait d’un préjugé, ce qui est bien différent (genre les noirs/les africains,/las asiatiques/les juifs/les arabes/les… sont blablabli blablabla), et surtout ce qui me pourrit davantage la life le plus souvent… (du fait des moult impacts sur la vie quotidienne, sociale, professionnelle… dont je vous parle souvent…).

Donc voila, je lui ai dit qu’elle ne connaissant pas ma belle-famille, ni mon mari, ni l’éducation qu’il a reçu, et qu’en plus je venais de lui dire que pas de soucis de sexualité et grossesse. Bref un réel pré-jugé.

J’ai fini ma phrase en lui expliquant que mettre ainsi dans une case c’est extrêmement blessant, que c’est quelque chose qui nous arrive souvent, et que je suis fatiguée, si ce n’est épuisée, par les préjugés ordinaires. Qu’ainsi à l’avenir, ce n’est pas par la couleur mais par l’individu, la personne, qu’il vaut mieux regarder et formuler des propos. Elle s’est ensuite excusée. Et heureusement…

Fuck… Tu viens pour des cours de prépa à la naissance et tu te tapes un préjugé. (Un nouveau « lol », je le connaissais pas celui là… j’ai pas fini d’en découvrir, c’est fou…). Ca m’a bien saoulé, je n’étais pas venue là pour défendre mon couple, mon homme, ma vie, mon éducation, notre famille en devenir…

Bref, nous sommes ensuite repassés à l’essentiel, soit aux cours de préparation à la naissance. La séance s’est bien poursuivie, même si je reconnais que j’étais encore contrariée…

Après m’avoir expliqué les thématiques qu’elle abordait, elle m’a conseillé de prendre tout de même 1 à 3 cours de prépa à GrandeVille, car en effet, la sage-femme connaitra la mater’ prévue pour l’accouchement (toujours idem si tout va bien niveau tafesque et donc déménagement), et c’est précieux ! Et oh que oui !!

Au programme, il y aura des cours collectifs, une séance couple (cool !!! on le souhaitait tous les deux !!), et surement une séance solo si elle n’arrive pas à me caser avec un autre cours collectif vu le timing serré qu’il me reste ! Lol, des cours à la carte en quelque sorte, c’est top !!

Je suis ensuite rentrée chez moi et ai fait un débrief’ à Chérid’A de mon bilan mitigé (du fait de la contrariété engendrée par le préjugé). Mon homme m’a dit que peu importe si elle me plait, si sa façon de fonctionner et ses cours me conviennent, et surtout, et nous sommes tous deux d’accord, que ce préjugé là est non impactant, pas autant négatif que certains que nous connaissant tant, pas raciste non plus (mais bon ça c’est évident), juste une histoire d’idées préconçues d’ignorance, et de « vas-y que je crée des cases alambiquées pour mettre toute une catégorie de gens dedans ». Bref, un préjugé quoi. Mais au moins celui là, il ne conditionne pas le revenu, le logement, le travail ou que sais-je encore. Et bien entendu n’a pas d’impact sur la naissance, et donc dans notre vie en train de prévoir au mieux et plus doux l’arrivée du bébé. Et puis, l’homme a raison aussi sur une autre point, si elle n’avait pas dit cela, jamais je n’aurai su ce qu’elle pensait… d’ailleurs elle ne changera surement pas de pensées.

Bref, in fine, je vais donc scindé 4-5 cours de prépa avec elle jusque mi janvier et à FritesVilles, puis 2-3 cours de prépa à GrandeVille avec une autre sage-femme (que je dois encore trouver) à partir de moi ou fin janvier !!!

(Bon, comme première rencontre pour ces cours, je t’avoue quand même que j’aurai préféré tomber sur une sage-femme qui ne juge pas avant de connaitre, surtout sur de telles idées, et qui ne porte pas de jugement de masse sur une « communauté »).