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Emotions au bord des yeux (mi-parcours de LA journée)

22 Août

Non, l’écho n’a pas encore eu lieu, mais l’émotion est si intense et j’ai déjà eu tant de belles surprises en cette matinée, que je ne résiste pas à vous donner un petit « mi parcours » de la journée. Séquence émotions d’une émotive qui sent que ce soir elle va pleurer, de joie et soulagement on l’espère.

Ce matin, tôt, j’ai filé au train. 59’ minutes plus tard je descendais sur le quai, dans ma ville. J’y suis. C’est aujourd’hui, ici. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

J’ai ensuite pris le métro pour rejoindre notre chez-nous. « Maman t’es belle hein… Je t’aime… Hein maman t’es belle » furent les mots d’un Ti’bout haut comme 3 pommes à sa mère. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

Je me suis posée un peu. Ai reçu de nombreux messages de soutien. Merci merci merci. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

J’ai reçu un appel du centre écho. Il souhaitait avancer l’écho de ce soir, mais c’est impossible, mon homme n’arrive que 15 minutes plus tôt au train de ce soir (voiture 13, place 22… iac datant du 13, nous sommes le 22… ça ne s’invente pas…) et aura encore 15-20 minutes de trajet ensuite. Il arrivera certainement alors que l’écho sera en cours. Je me dit que c’est comme à notre habitude… à distance au démarrage, ensemble ensuite. Je réalise que c’est bel et bien ce soir. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

J’ai repris le métro, ai filé au centre pma pour mon last rendez-vous avec ma gynéco, ai traversé Le Chemin (dont j’espère vous parler dès demain), l’ai photographié, me suis dirigée vers les bâtiments du chr (mater’ et pma), puis juste avant d’entrer j’ai regardé les derniers posts et ai vu celui de Madame Pimpin, puis celui de Biquette. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

Sur le pas de la porte de l’hôpital, je me suis ainsi arrêtée un instant, et ai tressé une petite mèche (celle qui se détache sur la photo) pour toutes et tous, pour l’Espoir ! Emotion. Larmes aux bords des yeux.

tresse

J’ai attendu un peu, puis vint mon tour. Revoir ma gynéco pma ad<3rée. Une fois de plus sa douceur, la discussion et le choix de ses mots m’ont conquis, elle a encore gagné beaucoup de points ce matin. Elle est ravie ravie ravie… et a hâte d’avoir des nos nouvelles et de l’enfant à naitre. J’ai récupéré la photo originale de notre dossier et lui ai laissé une copie. J’ai passé l’examen haut la main, tout va bien sur le plan technique. Ma déclaration de grossesse en poche, nous nous sommes dits bye bye… souhaitant nous revoir pour LA présentation. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

J’ai ensuite téléphoné à Chérid’A, encore sur GrandeVille, pour le rassurer. Lui dire que tout s’est bien passé. Que notre gygy pma adorée est réellement la perle des perles. Il acquiesce. Il a hâte d’être à ce soir. Il stress lui aussi, rien de plus normal lorsque l’on tient si fort à quelqu’un. Emotion. Larmes aux bords des yeux.

Je suis ensuite rentrée chez moi. Ai ouvert ma boite aux lettres. Ai vu une grande enveloppe. Non ? Si ? Non ? L’aurais-je reçu pile poil aujourd’hui ? Le hasard fait-il si bien les choses en cette matinée? Cette journée ne sera-t-elle faite que de jolies surprises ? Oh que je l’espère ! Et donc ainsi, si si si… !!! Dans ma boite aux lettres, j’ai reçu mon livre dédicacé par son auteur, cette photographe et blogueuse hors pair ! J’avais parlé de ce beau projet sur ce post ici… ce qui m’a aussi permis de réécouter la chanson de warrior que j’y avais mise (on se fiche du thème, hein, on garde le flow, le dynamisme et le nom!) : Supergirl ! Voila donc que ce matin, pile LE jour, j’ai reçu ce joli livre de portraits ! Quelques extraits…

Instantanés

Tous

Géraldine

J’adore ce bouquin !!!! J’adore son projet !!!! En adoption, en don, en métissage, et dans toutes les situations où l’on pourrait se dire que l’enfant ne ressemble pas aux parents, on se trompe. Il n’y a qu’à voir les photos, regardé les expressions, observé ces familles. Les traits des visages sont frappants de ressemblances. Ce sont les expressions qui font la ressemblance, bien plus que le physique en lui-même. Les intensités de regards, les formes de sourire, le port de tête, les façons de se tenir… tout cela est acquis pas la transmission et fait que oui oui oui, nul doute on sait qui est le parent ! Ce livre est merveilleux sur ce point, et surtout sur bien plus encore ! Un sublime bouquin aux histoires de vies multiplient ! Magnifiquement raconté ! Aux photos superbes ! Et secrètement j’espère qu’un jour Géraldine nous tirera le portrait… à 3 ou plus ! Emotion. Larmes aux bords des yeux.

Bref… A mi-parcours de cette journée… EmotionS. Larmes aux bords des yeux. Une matinée qui va des paroles du Ti’bout à ma gygy pma adorée en passant par ce livre, les messages de soutien, les tresses croisées… Si le rythme se poursuit, alors peu à peu la confiance pour ce soir me gagne. Je veux y croire. J’espère fort !

PS : en lisant vos adorables com’ en musique, j’ai en envie d’ajouter cette jolie chanson ci car… (I hope) It’s My Day !

Les IN et les out du week-end amoureux et express !

14 Avr

Well, well, well…

Les IN !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Un vendredi titpouce sur le pouce ! Une chouette dernière minute, des chouettes drinks, une magnifique-sublime ville à faire découvrir, des heures qu’on ne voit pas défilées, des sourires et beaucoup de rires, des immenses croisages !!!!
  • Un Chérid’A en veux-tu en voila, arrivé tard vendredi soir et reparti tôt dimanche. Du graveleux, du mielleux, du tu n’en sauras rien de rien de rien.
  • Un mariage express ! (On est arrivé en retard, mais en retard…) (Ben oui, on avait que samedi pour parler de visu, lessiver, repasser, préparer les bagages pour MontagneCity, discuter des quelques trucs importants, faire des trucs super importants… et on a pas vu l’heure, enfin si, on l’a vu, mais il fallait d’abord finir les priorités). Ne t’en fait pas, on est arrivé au mariage, pimpants et avec plein de félicité à souhaiter!
  • Un bon moment avec ma soeur, ainsi que mes parents venus avec mon frère (zhabitent dans l’ouest). Heureuse de voir mon frère, Chérid’A aussi.

Un très très bon week-end ! De très très bons moments. Et un espoir fort pour les 15 jours à venir !!!!

Je garde cela, et rien que cela. Ces bons moments. Le reste est en cours d’oubli. Mais, par soucis d’honnêteté envers moi même et pour ne pas me mentir en mode bisounours land face à ce week-end dont la réalité fut aussi In&Out, tu as le privilège immense d’arrêter de lire ici, et de passer direct à la fin. Tu peux aussi lire la suite, moins drôle, que je ne souhaite d’ailleurs commenter sur certains points douloureux. Je met cette autre facette de ce sublime week end car j’ai confiance en toi, toi et toi. Ce sont des confidences et des vérités cachées qui me pèsent, de moins en moins au fil du temps néanmoins, point besoin de me consoler sur ces aspects, je suis habituée, bien plus qu’à l’infertilité.

Le off aux oubliettes

Dimanche, l’engueulade magistrale parentesque me passe aujourd’hui au-dessus, mais loin loin loin…. et pourtant l’enjeu est énorme, mais les oreilles du pater’ bouchées, ce sera au juge des tutelles de trancher, ce n’est pas encore le moment, mais ça ne saurait tarder (je suis sœur et potentiellement tutrice de mon frère au décès de mes parents, depuis que l’autisme fut nommé, depuis mes 3 ans dans les faits chronologiques, mes 10 ans dans la réalité). Les psy me diront qu’il n’en va point ne ma responsabilité, les juges diront l’inverse, que je dois décider/choisir/avancer. Je suis sœur, foutez moi la paix. Etre soeur est de ma responsabilité. Etre parent de la leur. L’évidence de ce que cela signifie est claire à mes yeux, mais pas pour mes parents, mon père surtout, qui na aucune confiance ni en ma soeur, ni en moi. On a beau dire qu’on sera là, cela entre par une oreille et sort par l’autre. Nous ne sommes pas seules, nous sommes tant d’autres fratries dans ce cas là (d’excellentes recherches, textes, et docs dans lesquels je me retrouve, mon enfance avec, dans ce lien ci). J’abandonne de le convaincre que j’ai mon mot à dire et que j’ai droit de vivre ma vie. Trop de portes claquées. Ma soeur une fois de plus est partie pour se préserver. Mes parents pensent qu’elle renie sa famille et fratrie. Ils ne comprendront jamais. Jamais ils ne comprendront à quel point elle aime son frère tout comme moi, et que ce qui la bouffe c’est la perversion et le harcèlement moral parental, et non notre frère. Comme les études auprès des fratries et familles le cite « C’est moins l’autisme qui affecte l’adaptation des fratries /que des variables liées à l’environnement familiale, en particulier / la qualité des relations à l’intérieur de la famille ».  Besoin de me préserver. Si grossesse il y a, ils ne seront pas informés. Peut-être même durant toute la grossesse. Mon père a déjà dit à ma soeur que nous avions notre frère à nous occuper, et qu’il serait inconscient que de risquer d’avoir un enfant autiste (traduction : ne prend aucun risque, n’ai pas d’enfant), alors que lui-même vante les mérites et l’amour de son fils. Mon père ayant dit à la perte du second jumeau que c’était mieux ainsi, qu’il y avait plus grave dans la vie. Tellement stupide, tellement. Et quand bien même si nous avions un enfant porteur de handicap, nous l’aimerions car c’est notre enfant désiré. Point final. Toutes deux nous sommes plus que conscientes des réussites et failles en matière de dispositifs, de solidarité et d’entraide face au handicap, tant au sein des familles, amis que collectivités. On a grandit ainsi, et nous nous sommes construites ainsi, pas autrement. Le rejeté serait rejeter notre vie, ridicule et intolérable de la part de mon père de penser ainsi. Mais ils ne changeront pas, et c’est ainsi. Alors, je vais me préserver. Au mieux, pour moi, mon conjoint (dont la famille est qui plus est très loin et que l’on voit à peine une fois tous les 3 ans), et ce petit attendu et tant désiré. Je vais me préserver car nul va s’en dire que face aux éclats de voix, j’ai eu mal au bas ventre toute la soirée de dimanche et ce lundi. Stop.

Samedi, un mariage en mode no surprise, pile poil comme je m’y attendais. Du bling bling à la campagne, du repli en actes sur un ton d’ouverture, ce milieu dont je suis à 300000 bornes. On ne se comprend pas, on ne se comprendra jamais. Néanmoins, autant savoir que nier. La tactique est finaude : rejeter le discours du rejet pour mieux le conjuguer sous l’aile du « mais toi, c’est pas pareil ». Fatiguant, mais fatiguant. Tellement fait, refait et re refait. Plus de salive à gaspiller. Je ferme ma grande bouche et je souris. Belle et digne !

En traduction cash, cela donne comment on se rend compte  une fois de plus que l’acceptation de l’autre tel qu’il est, et sans le pointer verbalement du doigt, n’est pas ? comment cela se passe-t-il ? comment reconnait-on la mise à distance par la mélanine ? Une fois de plus, les signes qui ne trompent pas étaient là, et c’est la mère de la mariée (amie de la famille) qui en tient une couche d’insistance cette fois-ci. Une fois de plus elle a démontré par ses actes, et sans comprendre, ce que révèlent ses discours et pensées. A savoir, le préjugé ordinaire. Celui qui se glisse ça et là dans les phrases dont on nous dira « c’est pas grave » « n’y pense plus » « tu sais bien que ce n’est pas ce qu’elle a voulu dire » (pfff… le même refrain que pour tous les préjugés, y compris la PMA). Une fois, deux fois ok, mais sans cesse faut pas pousser le bouchon trop loin quand même.

Alors ce sont quoi des actes dits maladroits et traduisant un inconscient luttant, mais trahi par ses propres préjugés ? C’est : alors que mes parents ne connaissaient aucun convive, présenter une seule et unique personne : un enfant de 6 ans, métis. Parce qu’il est métis. C’est aussi : insister sur le fait que le prêtre est noir. Parce qu’il est noir. C’est enfin : confondre, avec instance et en citant un « parce qu’ils sont noirs », mon conjoint (en costard et bô gosse) avec le prêtre (en soutane, maigrelet, pas de la même carrure, ni de la même taille, et surtout n’ayant pas les mêmes traits, soit pas la même figure). Ben voyons, j’embrasse le prêtre, qui plus est alors que mon mari est dans les parages. Les confondre parce qu’ils sont noirs. Le montrer parce qu’il est noir. Le présenter parce qu’il est métis. Ce n’est pas cela la ressemblance, les points communs & co, ça ne s’arrête ni ne commence à une histoire de couleur de peau. Et puis, c’est bien connu « tous les noirs se ressemblent » « tous les asiatiques se ressemblent » « tous les martiens se ressemblent » tant qu’on y est. Ben voyons, et tous les blancs aussi alors ? Ben non, Bounty elle ressemble pas à Titpouce, qui ressemble pas à Julys, qui ressemble pas à Pimpin. Peut-être qu’elle ressemble à MissInfertility, mais ce n’est pas sa couleur de peau qui le justifie, c’est sa ressemblance physique (ses traits de visage, sa carrure, etc…), soit bien au-delà que sa couleur blanche, son teint nacré et beige naturel (allez, un peu de poésie lolesque). Bref, si la ressemblance entre le prêtre et mon homme était là, je dis pas. Elle aurait eu raison, mais ce n’était pas le cas, la ressemblance était uniquement liée à la couleur de peau. Or c’est idiot de souligner cela, ça n’a pas de sens, ça n’amène rien, c’est comme si on te pointait du doigt avec un « parce que » injustifié.

Sur un registre similaire et agaçant par sa répétition, mais moins lourd, c’est comme quand on demande ce qu’il pense d’Ob*ma ? ben oui, « parce qu’Ob*ma il est noir » (en plus, c’est faux, il est métis, sa pov’ maman doit en avoir raz la casquette). Moi, on m’a jamais demandé ce que je pensais de Clint*n, et pourtant il est blanc. Bref. Un jour peut-être je vous ferai le hit des préjugés ordinaires. Attention, y’a du lourd. Mais je te rassure, au bout de 10 ans, on ne s’énerve plus, on se jette un regard, on se comprend, on en sourit, et on en rit. Avant clairement je n’aurai pas saisi où était la faille, mais le vivant c’est comme pour la PMA, ce ne sont pas des phrases anodines, à force ça fêle et ça blesse. Et tout comme la pma, au bout d’un moment, et tant que nos droits sont préservés, on dit pffff dans la tête, et on passe à la suite face au « penses-y pas ». Moralité, si l’on en rit, c’est que ce type de discours pointé/à œillères n’est rien contrairement aux actes et aux pouvoirs.

Que répondrais-je  alorssi j’avais la parole face à ceux qui discourent sans se rendre compte de ce qu’ils disent ? Je dirais « Ce sont les actes qui sont néfastes et détruisent les vies. Les discours, à force, ils font rire, au pire font pitié. Écoutez-vous, vous comprendrez vite le ridicule du propos. Pour les plus convaincus, parler, n’agissez pas, mais parler, vider vos « parce que à base de mélanine », cela ne m’atteint pas. Tant que vous n’amassez pas les foules et ne changez pas vos discours en actes, mais faite donc. Sachez qu’ici on en rit. Mais si un jour c’est mon fils ou ma fille qui le subit, attention, sachez que les crocs sont acérés » (et voila pourquoi Bounty, elle adore lire les blogs de parents ayant adopté un enfant non de la couleur de peau de ses parents, clin d’oeil à Framboise et tant d’autres mères, c’est parce qu’elle sait qu’une fois mère elle aura des points communs avec elles, pas sur le contexte de l’adoption (du moins pas pour l’instant même si c’est un projet autre qui lui tient à coeur et dont elle espère que la PMA ne l’aura pas trop épuisée), mais sur la question de ce qu’on nomme la « différence » et son quotidien dans le vivre ensemble (la différence étant liée à un contexte donné, où une majorité est comme ceci ou cela, la minorité étant dite « différente », en cela point de souci, le souci vient uniquement si on la condamne, la blâme, la culpabilise, la « bouc-émissairise » et la rejette).

Le in, on ne retient que le in ! Et on croise les doigts !!!!!!!!! Je vais pas avoir grand chose à raconter d’ici les prochains jours, même s’il se passera de grandes choses du côté de chez Cé. Certainement un coup de stress sur la fin, les dpo se ressemblent tant, une phase d’espoir suivie de désespoir, je me promet de garder Espoir jusqu’au bout du possible !

 

Supergirl !!! [+ Edit Instanta..Nés !]

20 Jan

D’abord des tonnes de mercis pour vos petits mots !

Pfff…. Que de soutiens, de mots si doux, de pensées, d’espoirs dans chacune de vos phrases. Merci !

Étrange sensation que d’avoir tourné la page de la DPA, que d’avoir vécu avec gratitude et joie ce jour (le lac de larmes s’étant asséché entre Noël et Bday), que d’avoir ressenti un poids en moins, une force en plus.

Je me sens davantage tournée vers l’avenir, en espoir pour demain, en acceptation de cette pause kystesque qui au regard des douleurs devrait perdurer (bon faudrait pas abuser quand même).

J’ai retrouvé le sourire, me sens moins aigrie (bon, pas dupe non plus, ce n’est jamais bien loin), va comprendre… tout cela en un passage de date, comme quoi c’est loin d’être anodin la mémoire des dates dans le corps et dans l’âme.

Avec un regard tourné vers l’avenir dont je ne sais ce qu’il nous réserve. Un avenir pleins de promesses, pleins de doutes, d’attente, de joie et de tendresse. Avec ce regard Aujourd’hui seule ou dans nos couples combattant pour donner la vie, Demain dans je l’espère pour nous toutes nos familles, j’avais envie de partager de ma bonne humeur retrouvée… en musique… avec un titre dédié à toutes « Supergirl ! » (même si son contenu est loin de la pma).

Bon déhanchage ! (Bon, pas pour toi Lisette, ni pour toi Fabienne, ni pour toutes celles que j’oublie (la liste s’allonge, c’est si joli !!), au canapé vous toutes !)


EDIT : Un petit relai pour diffuser ce sublime projet « adoption », ce magnifique regard et pleins d’autres choses encore. Et puisque le projet à conquis tant de crowfunders, c’est aussi un petit relai pour poursuivre les soutiens qui permettront d’accompagner au mieux une association agissant auprès d’orphelinats au Cambodge.
 

Surprise du pays !

16 Jan

Chérid’A, pouffant de rire derrière son pc un soir de la semaine passée, m’appelle: « Quand t’as le temps faut que tu viennes voir un truc ».

Moi, incrédule croyant que c’est pour un truc sérieux (en fait ça l’était aussi, mais pas comme d’habitude), du genre un article de presse du pays (si tu connais pas l’expression « du pays » ça veut tout simplement dire « de my country », ce qui veut dire pour moi de notre autre pays – euh j’espère que tu me suis là ?), un article scientifique, une annonce de post-doc’ (kasedédi à Lucette et Lisette), une nouvelle juridiction dans ma partie « engagée », une revue dans mon domaine… Bref, un truc sérieux.

Ouaich ça vous parait peut être chiant… Chez les ’bouts on exporte trop souvent le taf’ paillasse-tube-à-essais/développement-« humanitaire » (je mets «  » car je trouve que ce mot est plus que réducteur et souvent inapproprié) à la maison… mais en fait c’est plutôt que nos passions sont notre taf’… alors ça nous suit… Enfin, pour faire court, ça nous arrive souvent (euh… tout le temps…) de passer des soirées à blablater sur ces différents aspects.

Bref. Fin de l’aparté. Mister continuant à pouffer et s’esclaffer, je lui demande « c’est quoi ? ».

Lui : « Jte dis pas, faut que tu viennes voir ».

Moi, d’une curiosité trépignante : « J’arrive ».

Je vais courre donc le rejoindre devant l’ordi.

Lui, avec un air malin et un regard amusé : « Tu te souviens mon cousin qui vient d’écrire son premier bouquin ? »

Moi : « Oui oui. Le djeuns’ qui nous rappelle qu’on est naze ! Tu te rends compte, punaise, 10 ans de moins que nous est un bouquin, c’est fou ! Bref, alors ça en est où ? C’est bon, c’est fait ? »

Lui : « Ça sort la sem’ proch’ mais j’ai déjà la couv’. Tadam, et voilà »

Moi : « C’est pas vrai, c’est pas possible, non ?!!! C’est fou !!! »

Alors pourquoi toutes ces expressions ?

Pourquoi cette si grande surprise ?

Pourquoi ce « c’est pas vrai » ?

Parce que le titre du bouquin est un titre qui veut dire beaucoup pour moi. Je l’envisageais déjà bien avant cette histoire de PMA, et d’ailleurs j’aime pas la PMA car elle est en train de peut-être donner un autre sens à mon projet.

Ah ben du coup, comme je ne vais pas m’étendre maintenant sur le sujet,  je mets d’ailleurs aussi ça sur la liste (qui commence sérieusement à s’allonger) des trucs à vous raconter plus tard.

Enfin voilà, une première de couv’ hallucinante !

Lui était tout aussi esclaffé que moi devant cette surprise à l’écran et révélée à nos yeux.

Lui aussi car ce projet je lui en ai reparlé pas plus tard qu’il y a deux semaines…

Alors voici en avant-première la page de garde et la quatrième de couv’ (cliquer dessus pour mieux lire) du premier roman d’un tout jeune cousin (19 ans… sans commentaires…). Bouquin publié chez l’Harm*ttan (oui quand même ! je suis super fière pour lui !). On a pas encore eu le bouquin entre nos mains. Il doit sortir tout tout bientôt. Nul va s’en dire que je le dévorerais et que je vous en ferais ma critique.

Enfin voilà, le truc de dingue est dans le titre…

couv

L'adopté, de Martial Ateba Nomo (chez l'Harmatt*n Cam*roun)

L’adopté, de Martial Ateba Nomo (chez l’Harmatt*n Cam*roun)

EDIT : Ce post ne pouvait pas mieux tomber, une heureuse coincidence, Zeu est maman !