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Le retour des IACs [et le « mal expliqué »]

28 Avr

Après la PMA rend con d’hier, après ce post colère et échec d’hier, ce matin, j’avais rendez-vous à la PMA. Étrange, vraiment étrange que de revenir dans ces couloirs, de revoir gygy, de reprendre Le Chemin (un article écrit depuis 1 an et demi trainaille dans mes brouillons sur ce Chemin, j’attendais Le Jour pour le sortir… mais je vais peut-être vous le sortir avant qu’on ne change peut-être de PMA, auquel cas il n’aurait plus de sens). Dans ma tête, ce n’était pas prévu, car nous pensions que ça remarcherai en stimulations. Et puis non. Et revenir avec un échec dans le bas-ventre, pas terrible terrible.

J’étais seule à ce rendez-vous, ma moitié étant partie la veille. En salle d’attente, un couple qui nous ressemble, un dossier de « premier rendez-vous » à la main. Elle mettant sa tête contre son épaule, lui penchant la sienne vers celle de son aimée. Nous deux ans plus tôt. Ils ont l’air si tristes, ne sachant dans quelle antre ils sont entrés. J’aimerai leur donner espoir, leur parler des soutiens possibles, de Bamp…, mais comment dire cela. Et puis gygy arrive, mettant fin à mes questionnements sur comment les aborder. J’avais la larme à l’oeil pour eux, face à leur tristesse, face à ce rappel de nous-deux deux ans plus tôt.

Le rendez-vous comme à son habitude a duré une petite heure. Peu et beaucoup de choses à la fois. Les mêmes mots évoqués un an plus tôt, juste avant que cela ne marche. En résumé, en voici les phrases clefs :

Elle : « Comment allez-vous ? En attente c’est cela ? »

Moi : « Ça va, mais c’est fini, je suis réglée depuis ce matin »

Elle : « Alalalala. Ça a du mal à revenir »

Moi : « Oui, ça fait un an »

On s’installe. Elle se replonge dans ses écrits, dans ses annotations, dans mes cycles. 8 cycles ovulatoires sous stimulation au puregon sur ces 2 dernières années, 3 depuis l’arrêt de grossesse, et 1 stoppé et anovulatoire pour cause de kyste.

Elle (regardant ses feuillets où les taux d’œstradiol côtoient les pics de LH et les tailles de follicules) : « Vos cycles sous puregon sont parfaits. Vous avez une bonne ovulation, un bel endomètre. La taille des follicules est bien, on déclenche autour de 18mm car généralement à cette taille-là votre LH commence à monter. Par ailleurs le spermo est bon, la cavité utérine aussi, et l’uréaplasma a été traité. La dose de puregon est adaptée à vos OPK puisque les ovulations sont belles, mais il ne suffit pas d’ovuler pour que cela fonctionne, après on ne sait pas ce qui se passe, et il ne faut pas oublier que seulement 25% de cycles sont féconds, néanmoins, on peut dire qu’avec tous ces beaux paramètres l’infertilité est aussi mal expliquée« .

Moi : « Vous voulez dire qu’il y a aussi peut-être une part inexpliquée ?« 

Elle : « Mal expliqué, oui. Sans traitement, avec vos OPK, vous n’ovulez pas ou peut-être rarement. Mais avec le traitement, on arrive à créer des cycles ovulatoires avec des bons paramètres. A partir de là, vous avez les mêmes chances que tout le monde. Malgré tout ça a du mal à revenir, et au-delà de l’ovulation on ne sait pas ce qui se produit, on explique mal pourquoi cela ne (re)fonctionne pas ».

Moi : « Quelle chance aurait-on en plus si on va en iac par exemple ? »

Elle : « Cela optimise les chances (ma gygy et les pourcentage sont fâchés). Finalement pour vous cela revient au même, et je sais aussi que pour vous les échos c’est difficile. De toute façon, dans le cas des infertilités mal expliqués pour des couples pour qui tout fonctionne, on propose d’abord les IAC. Vous en vous faisant ovuler, on pourrait penser que ça pourrait marcher en stimulation, en iac ou en fiv. A ce jour cela n’a pas remarché en stimulation, on peut repasser aux IAC si vous le souhaitez. Après je comprends bien que votre contexte de distance n’est pas simple, on va faire au mieux du possible. A vous de voir ce qui est faisable selon vos planning, la distance et de là où vous en êtes. Et votre conjoint, comment vit-il cela ? « 

Moi : « Eh bien, au bout de deux ans de PMA, il en a marre lui aussi. Ça devient lourd. »

Elle : « Je comprends, et puis vous sortez de l’épreuve difficile de l’an passé. Je comprends bien que ce n’est pas facile, mais il ne faut pas désespéré ».

Moi : « On ne désespère pas, on pensait juste que ça aurait remarché en stimulation comme l’iac annulée de l’an passé. Disons qu’on souhaiterai en finir, ça devient long. »

Elle : « Vous souhaitez aller en FIV directement? »

Moi : « Non, je ne pense pas. Si on devait aller en FIV, on préfèrerait d’abord faire des IAC je pense (de toute façon il n’y a pas 10 000 techniques hein… et cela qu’elle que soit l’infertilité du couple). On n’est pas prêt pour la Fiv. Mais si on pouvait alterner IAC et stimulations, ça irai je pense, notamment par rapport à la distance ».

Elle : « Vous enchainez les cycles et cela devient fatiguant. Je comprends. Si vous étiez tous les deux ici, je vous proposerai 3 IAC, et si ça ne marche pas on passera en FIV. Vous aviez fait 2 IAC l’an passé, c’est cela ? « 

Moi : « 1 seule en fait, car 2 avaient été annulées. Je pense qu’on est prêt à repartir en IAC. Niveau planning et distance, on s’adaptera. Et si ce n’est pas possible, on zappe en stimulation. Et on aimerai bien tenter au moins une IAC avant la fermeture du centre cet été ».

Elle est d’accord. Elle s’adapte totalement à notre situation. C’est chouette et étrange (impression de faire mon supermarché). On regarde le planning… et ses (trop) nombreux ponts. Mi-juin semble tenable, avec ou sans IAC.

Elle : « On peut refaire les examens au mois de mai : spermo, sérologies, prélèvement pour vérifier l’uréaplasma. Si les analyses du spermo sont prêtes pour le 12 juin, on peut partir sur une iac autour de cette date. Si les résultats ne sont pas prêts d’ici là, ce n’est pas grave, on annule l’iac et on la repasse en stim’. Et ça pourrait peut-être donner la possibilité de faire deux tentatives d’ici la fermeture du centre. »

Moi : « On fait comme cela » (et dans ma tête c’est le capharnaüm : mi-juin me parait bien loin tout d’un coup… et puis une IAC mi-juin, veut dire un probable résultat le redouté 1er juillet (jour de l’écho des 12 sa où nous avions vu le cœur de notre grand bébé arrêté depuis juste une petite semaine)).

Elle a ensuite préparé les ordonnances pour les examens, les monitos, et les ordonnances de puregon et ovitrelle pour 4 cycles sous IAC (4 au lieu de 3 car très certainement que l’un d’eux sera passé sous stim’).

Nous avons également parlé du drilling, pour elle cela reste inutile pour moi étant donné qu’on obtient une à maxi deux ovulations sous puregon.

Je lui ai également demandé si le puregon n’était pas trop fort dosé étant donné qu’auparavant (et notamment la fois où ça a marché) j’avais des ovulations tardives. Elle me dit que une ovulation à j8 n’altère pas la qualité.

Je lui ai demandé si le gonal pouvait donner de meilleures qualités ovocytaires. Elle a affirmé que non, sinon cela se saurait et on ne prescrirait plus de puregon. « Non, c’est la même chose. Vous commencez à me connaitre non ? Quand je ne dis pas, c’est que je ne sais pas. Pour le puregon et le gonal je peux vous assurer qu’il n’y a pas de différence. Mais si vous voulez je vous mets sous gonal. » Moi : « Ben non, si c’est pas la peine, y’a pas de soucis, je vous fait confiance ».

J’ai enfin évoqué notre possible déménagement pour 2015, fonction d’un futur emploi pour ma moitié. Ainsi que mon possible changement professionnel impliquant de nombreux déplacements. Elle : « On s’adaptera, et c’est très bien pour vous. Je ne vous dirai pas que cela aidera à marcher en ayant ce travail qui vous tient à cœur, mais accumuler et ajouter des frustrations à la PMA n’aide pas à vivre du mieux possible ce parcours. C’est très bien. On s’adaptera. Je vous le souhaite (et faut vraiment me le souhaiter car c’est loin, très loin, d’être gagné). Et si d’ici là vous êtes en FIV, je ne vous l’espère pas, on fera les traitements entre vos déplacements. » Moi [intérieurement] : « Si d’ici là on est en FIV, on ne sera plus avec vous (malheureusement), car nous vivrons à GrandeVille, et que je ne vais pas garder ma PMA à FriteVille, même si je continue à y travailler. Par contre promis promis, je viendrai vous monter notre merveille si elle se décide à venir un jour. »

Le rendez-vous s’est clôt pour une douce poignée de main et un « à bientôt ». En sortant le joli couple était toujours là, ils seront donc suivis par elle, je suis contente pour eux, c’est un bon choix.

En sortant de l’hosto j’ai tel au labo pour le spermo, et compte tenu de l’impossibilité distance-travail, ce ne sera pas avant fin mai. De fait, l’iac de mi-juin, à peine évoquée, et déjà mise à mal. Ça se jouera à quelques jours près ou pas, en fonction de la réception des résultats.

Enfin, à l’instant, je viens de calculer les possibilités pour deux tentatives d’ici le 20 juillet. Sur mon magnifique agenda excel trop plein de rouge sanglant, j’ai calé ma reprise de duphaston à fin mai. Ce qui rend possible une tentative (iac ou non) pour mi-juin, et une autre pour juste avant la mi-juillet (en espérant ne pas tomber dans le pont sinon c’est râpé).

On verra donc bien… On va faire de cette pause une pause en examens. Et en attendant on va digérer ce « on maitrise les OPK grâce au puregon, mais l’infertilité reste mal expliquée » que j’ai toujours redouté. 

Le « re » départ…

11 Nov

Souviens toi, Chérid’A m’a demandé de relancer les essais ! Out le mois de mai 2014 (sincèrement, sérieux, y’avait pas moyen d’attendre si longtemps… je reconnais néanmoins que c’est au moins 3 mois de deuil qu’ils nous a fallu… maintenant ça va bien mieux… ), et donc bonjour MAINTENANT ! C’est ainsi qu’à son annonce équivalente à celle du 25 août 2011… j’ai arrêté la pilule, l’ai jetée et en 4 semaines c’était fait j’ai pris mon combiné et ai téléphoné à la PMA pour reprendre rendez-vous avec ma gygy adorée ! Summum du coup de bol, le groupage de rendez-vous à la PMA : hystéroscopie et gygy ! C’était la semaine passée.

  • L’hystéroscopie

Annulée. Ben oui, rendez vous pris fin août, et bam infection pile poil le jour de l’hystéroscopie. Du coup, annulation, ou plutôt report (gygy veut que je la fasse) de celle-ci à début janvier. C’est bête, mais c’est comme ça.

Passons donc aux choses sérieuses…

  • Le rendez-vous avec gygy adorée (marde, elle est déjà mariée…)

Alors alors… J’étais heureuse de la revoir, la dernière fois n’était pas une partie de plaisir, c’est clair… Mais là, c’était sur de nouveau de bonnes bases. J’avais pris mon petit carnet avec mes tout pleins de questions… Une petite liste, mais sur laquelle j’avais besoin d’échanger.

Le rendez vous a duré 1 heure, comme d’hab’ (et je sais que j’ai vraiment de la chance sur ce coup).

Pour la première fois, j’y suis allée seule, ma moitié étant à l’autre bout de la France…

Au programme :

  1. le caryotype ? yes, les résultats sont là, rien à signaler ! Ouf !
  2. le courrier (anapat’) ? j’avais raison, ce n’était pas issu de son service. Elle déplore cette pratique, reste que c’est comme ça. Si elle avait vu le courrier, elle l’aurait intercepté. Je lui ai dit, si elle le peut, de remonter l’info pour que des pratiques plus humaines se déroulent dans ces cas de figures… et qu’il n’y ait pas d’autres futurs parents endeuillés qui se retrouvent avec un tel courrier.
  3. les 20mm ? alors voila, la fois où ça a marché, mes follicules avaient enfin daignés franchir les 20mm… Elle m’a reprécisé que plus que la taille, c’est la cinétique mm+taux ostradiol qui parle et qui permet de jauger le déclenchement. Ok ça marche, on fait comme ça.
  4. le cétrotide ? étant donné qu’on va s’amuser à jongler avec la distance, le cétrotide/orgalutran sera mon ami (au besoin… j’ai testé seulement 2 fois, je ne me suis pas autopiquée, et j’imagine à peine devoir le faire moi-même)… c’est nickel, elle m’en a donné une ordonnance en flopée
  5. le pourquoi du comment ? pas d’explication à ces arrêts de grossesse… rien d’anormal, c’est frustrant de ne pas savoir ce qui s’est passé, mais point de réponse il y aura, alors c’est comme ça… pas de bol…
  6. la clop ? ah ben oui, je ne vous ai pas dit… après l’arrêt de grossesse, le réflexe number 1 a été « Chérid’A, file moi une clop… ». Puis, tout le mois de juillet on a fumé comme des pompiers, en août on a tout stoppé, et en septembre (moi à l’hosto, lui en instance de distance) retour à juillet… Au final, le paquet par jour est proche… Gygy pma est informée, et m’a sorti un « oh non, ne m’ajoutez pas trop de difficultés tout de même » avec une tête entre atterrée et blagueuse (enfin la version rire jaune quand même)… Bref, elle souhaite que l’on revienne au moins au niveau de départ : 0 pour moi, 10 max pour lui. Le message est entendu, ma moitié est informée, et moi je vais bientôt stoppée (et espère que lui aussi sinon ça va barder).
  7. la stimulation ? alors là, gygy adorée s’est vraiment marrée en retraduisant ma tentative d’explication distanciée… Ma version étant « pour moi la stim’ et la gestion des congés/déplacements est bien plus simple que pour lui, donc IAC trop compliqué… et puis au final c’est une iac annulée qui a marché… ». Elle, approuvant et se marrant en résumant la future concrète vérité : «  »en simplifiant on fait la stimulation ici et le jour du déclenchement vous partez dans le sud faire des calins », et ouep! si c’est pas la classe ! on va rentabiliser again la sn*f ! Bref, elle s’est bien marrée et c’est approuvé !
  8. 25+2 ? Oui, oui, oui… c’est tout petit… Mes précédentes stimulations démarraient à 25+1 pour monter à 50, elles étaient longues (20 jours) et donc à l’annulation d’iac 2 (qui a marché), nous avions convenu d’augmenter un peu le dosage. Voila c’est fait ! J’espère ainsi que ce dosage m’épargnera 20 jours de piqures et 6 monitos, et divisera ainsi ce tout par 2…

Je suis donc sortie avec une ordonnance de 3 mois de Puregon (soit 3 cycles de stimulation simple), de 5 orgalutran, de monitos, et de prélèvement dans 2 semaines pour voir si l’infection est bel et bien partie cette fois-ci.

J’ai réalisé un super tableau excel, croisant les présences/absences/distances de mon mari, avec mon propre agenda boulot, nos billets de train et covoiturage déjà pris, et les fameux J… Comme me disait ma gygy « je conseille de ne pas trop tout contrôler, mais dans votre cas, il va falloir vous organiser »… c’est clair ! c’est fait ! Reste que si tout rentrait bien dans les cases, ce serait parfait !

Bref, selon mes estimations… à savoir prévoir une ovulation entre j16 et j24 (mes expériences passées) se calant sur une non-distance et une possibilité tafesque, l’idéal est que je puisse déclencher mi-décembre… soit reprise du duphaston mi-novembre ! Eh bé, c’est pour la fin de semaine en somme !

Le rendez-vous a donc été parfait ! Et officiellement la machine est relancée! Avant ces p**** de 30 ans, comme je le souhaitais ! (sauf si une infection persistante est relevée…)

La nouvelle pochette !... pour un nouveau départ... pour un nouvel espoir... pour une grossesse 2...

La nouvelle pochette !… pour un nouveau départ… pour un nouvel espoir… pour une grossesse 2… Et un clin d’œil pour le soutien de toutes… Merci !

Le deal !

17 Oct

Le deal … ou de la répartition des tâches… ou la nana qui était en manque de sho*t puregonesque et se posait 10 000 questions tafesques…

  • Le contexte :

Moi et Lui séparés de quelques 800 bornes.

Moi, à la même place, au même boulot, avec les mêmes gens… Moi, qui me questionne, a postulé, a refusé, et a remis de l’ordre dans mes priorités. Moi, qui ait bien envie de recommencer à essayer, qui sent que je peux de nouveau gérer, qui ai donné la bonne place à mes deux espoirs et leur suis reconnaissante d’avoir existé.

Lui, qui est parti pour (on l’espère cette fois-ci) un meilleur avenir, qui s’éclate dans sa nouvelle contrée, qui voit de nouvelles têtes, que je sens plus épanoui et heureux de son choix. Lui, qui désire toujours un enfant mais pour qui la pause n’a pas assez duré. Lui, qui a compris que moi je souffrais non plus de la perte mais de l’imprécision du « quand reprend-on ? » (moi qui ait tendance a « tout » planifier).

  • La négociation :

Lui, qui m’a dit le week-end dernier, qu’il avait surtout peur de ma façon paniquée et stressée de gérer la pma. Moi, qui lui ai dit que j’en suis consciente mais que je me sens capable de mieux gérer. Lui, qui m’a dit qu’il ne pourrait pas être présent à 10 000% comme juste avant. Moi, qui lui ai dit que je le comprends, et que c’est bien dans ce contexte que je veux réinscrire les essais. Moi, qui, en repartant en stimulation simple, voit cela comme une remise à niveau des mes capacités reproductives. Après tout, c’est très vrai. C’est une iac annulée, et donc une stimulation simple, qui a marché. Cela prouve (du moins à ce moment là) que le problème n’était que la réalisation d’ovulation(s) pour moi.

  • Le deal :

Alors, dans ce contexte de distance, où un possible futur départ ailleurs est de nouveau envisagé (encore une fois, pas vraiment choisi, mais nécessaire), où seule moi peut me déplacer à tout instant ovitrellisant, et où je me sens capable de gérer… alors dans ce contexte, il m’a dit « vas-y si cela devient trop invivable pour toi ». Moi qui pleurait chaque jour cette attente forcée, qui ne me suis pas sho*té depuis mars dernier, je prend cela comme une preuve d’amour et mes larmes se sont stoppées.

Ce n’est pas un caprice, c’est rendre possible des avancées et désirs dans un contexte brinquebalant.

On se connait, on sait ce qu’on fait, on a signé le deal. Je m’occupe de moi, la pma et notre chez nous. Lui se concentre sur lui, son avenir et les annexes problématiques.

Une deal, une histoire de répartition des tâches, entre deux êtres qui s’aiment et qui veulent avancer.

  • L’action :

Ah, l’action, quel joli mot !

Agir c’est vivre ! Voila ma vision des choses du moment (oui, ça peut varier).

Je ne suis pas contemplative, du tout du tout… (ah c’est donc ça qui me saoule au boulot… un vague sentiment d’inertie…).

Je suis capable de tout envoyer valser (et de le regretter aussitôt) (oui, je me méfie de moi)…

J’étais en train de chercher à partir de mon boulot et de ma région, pour aller à grande grande ville (2 ans au même endroit pour moi c’est un exploit non réalisé depuis 7 ans). Pour partir là où, au niveau emploi et vie, c’est (on l’espére-ait) autant possible pour moi que pour lui. Alors j’avais commencé à prendre les devants : point de pma, ce sera donc le changement professionnel. Ça a porté ses fruits, mais les conditions n’était pas tenables, et puis le deal venait de se faire. C’était lundi.

Alors, une fois le refus tafesque essuyé, j’ai pris mon mail (j’ai de la chance que ma PMA ne se gère plus par téléphone) et ai envoyé LA demande. La demande de rendez-vous avec gygy pma. La demande Du rendez-vous qui nous fera recommencer les essais.

Et puis j’ai aussi fait une autre demande, pour élucider LA question de la reconversion professionnelle… La demande de bilan de compétences est lancée (même si la phase mise en œuvre ne se fera que plus tard, au mieux après le bébé, rêvons un peu !)

Pour la reprise pmesque, j’ai reçu le courrier hier ! Le rendez-vous est proche. Dans 3 semaines… la même semaine que l’hystéroscopie. J’espère que ma proposition de faire des stimulations simples durant 6 cycles sera approuvée, et que je recommencerais à me piquer avant mon trentième anniversaire !  Quant à la question professionnelle, je commence dès la semaine prochaine.

Voila l’action est lancée !

Let’s go ! Action !

La Chance

12 Mar

Je voulais vous raconter les dernières péripéties de cette première IAC. Une annulation dont nous et gygy avons eu peur, une frayeur enneigée… mais non. On a de la chance, une grande chance, d’avoir pu la réaliser. Alors merci à notre bonne étoile en qui je garde confiance !

Je voulais surtout dire, avant de raconter ces derniers jours, que vu l’état de la méteo, j’ai beaucoup pensé à toutes les pmettes, à toutes les en attente de soulagement (à toi particulièrement ti’Panda), à tous ces couples qui n’ont pas eu notre chance aujourd’hui. Je vous embrasse chacune…

Je remercie ma gygy PMA (Irouwen, à la rencontre Kaymet, tu m’as glissé à l’oreille que j’avais de la chance « qu’elle nous rappelle »… qu’elle soit humaine et compétente en quelque sorte… je te le reconfirme) qui s’est battue lundi pour ne pas faire annuler une seconde fois à la chaine cette intense conception amoureuse, je remercie chacune d’entre vous pour vos petits mots de soutien, je remercie notre choix d’habiter inside une grande ville et à proximité de notre labo et de notre centre PMA…

Alors voilà, venons-en au faits… voilà comment se sont passés ces derniers jours.

Samedi. Après un 6ème monito, la PMA me tel… Puregonnez vous ce soir, Ovitrellisez vous dimanche soir ! Soyez dans les starters foufounes à l’air mardi matin ! Youpi ! Youpipi !

Dimanche. Une belle journée, de la ballade, et du Bounty Caramel au 16h…

A la pause gourmande, j’ai pris ma crêpe aux saveurs préférées (chocolat, noix de coco, glace vanille, chantilly), lui aussi… Il s’avère que la mienne se nomme Bounty et que la sienne soit au Caramel…Mmmhhh… Vous salivez là, non ?!

Bounty au premier plan, Caramel beurre salée au second... Miami... !

Bounty au premier plan, Caramel beurre salée au second… Miami… !

Dimanche soir, en préparant le dossier IAC, la cata ! Incroyable ! Re la cata ! Nous nous sommes aperçus que le spermo date de 6 mois et presque 3 semaines… Or pour une première IAC, le spermo doit dater de moins de 6 mois… Tu me diras, dans la vie normale, c’est pas grave. Mais dans l’administration PMA, c’est autre chose. Nous y avons même gouté le mois passé… Frayeur… Non, non, non, pas une encore fois une annulation. Non !

Ni une ni deux, nous écrivons un mail au centre, pour notre gygy. Nous réexpliquons la situation, une iac annulée le mois passé pour cause de sérologie, une stim’ longue, une demande d’iac depuis fin novembre…

Le mail part. On déclenche à 21h30 à l’ovitrelle, et nous nous couchons.

Lundi matin, Chérid’A téléphone au labo et insiste pour qu’on ne nous annule pas une nouvelle fois cette tentative de Conception Intensément dépendante des Autres… Il a du réexpliquer qu’on attend cette IAC depuis un bail, que la dernière tentative a été annulée à ce même labo, et que bordal de bordal y’a pas moyen de faire annuler la bis pour cause de branlette manquante de presque 3 semaines! Non mais oh ?! Ca va pas bien ?! Bref. Le stress… Ça me fait penser à l’expression de ce bel article d’un moitié… Oh que oui, la Pma joue avec nos émotions, si ce n’est trop dire nos nerfs…

En fin d’après-midi, coup de fil de GygyPMA. Elle a eu sa collègue du labo, avec qui elle travaille depuis longtemps. Elle m’explique qu’elle a plaidé en notre faveur en lui disant « tu ne peux pas leur faire ça… ils attendent depuis… c’est la conséquence de l’annulation de la dernière fois… ». Ouf ! Gygy a sauvé cette IAC ! Juste besoin d’une spermoculture en plus ! Ouf ! Demain nous y serons ! Elle m’explique que c’est bien parce que notre cas a été particulier le mois passé, que sinon cela aurait été niet et annulé… Donc ouf !

Lundi soir, nous sommes soulagés de voir enfin cette IAC arrivée ! Lundi soir, la neige commence à tomber… Rien de méchant pour l’instant. Nous passons une belle soirée.

Ce matin, mardi. Lever tôt pour le labo. Ouverture des volets. Catastrophe !

C’est quoi cette neige ?! Jamais vu ça dans ma ville… Oh punaise… Plus de bus, plus de métro, plus de voiture, plus de train. Rien. Tout est coupé. Seule une tranche du métro fonctionne, celle qui rejoint notre chez nous au labo. 3 stations ! Ouf !

Crainte que le personnel n’ait pu arriver… Nous arrivons au labo. Tout va bien. Effectif réduit, mais c’est ok !

Pas possible de manquer le labo du recueil… Sérieux vous avez vu ça !

Pas possible de manquer le labo du recueil… Sérieux vous avez vu ça !

Nous revenons chercher le thermos miracle 2 heures plus tard. Reprenons le métro dans l’autre sens pour aller au centre PMA. Allons jusqu’au terminus momentané. Et terminons le chemin à pied. 40 minutes sous la neige, en route pour l’intense conception amoureuse.

Nous arrivons au centre PMA. Re ouf ! GygyPMA est bien là ! Elle aussi n’habite pas loin ! Elle nous réexplique ce cycle laborieux (la longue stim’), qu’elle a eu peur de l’annulation à cause du spermo de plus de 6 mois, qu’elle a insisté auprès de sa collègue pour qu’elle ferme les yeux là-dessus, et qu’elle a pensé à nous ce matin en se disant pourvu qu’ils y arrivent… (Chérid’A l’adore, et moi je la kiffe… La Fille t’as raison, y’a pleins de gygy zarbis… et quelle chance ! la nôtre, pour le moment, que du bonheur !) et s’est rappelée que nous n’habitions pas loin. Ouf !

Tout va bien !

L’intense conception amoureuse a eu lieu !

Tout s’est bien passé !

Nous repartons ensuite chez nous, re 40 minutes à pattes cette fois ci mouillées (bottes percées…) dans la neige.

Quelle journée !

Quelle belle histoire à raconter si… !!

Quelle chance nous avons eu ! Merci !

Et encore et encore des pensées courageuses pour toutes celles et ceux trahis par les intempéries de la journée.

Je vous laisse sur ces photos de l’expédition enneigée pour l’atteinte de cette intense conception amoureuse…

Vu de chez me ce matin

Vu de chez me ce matin

La matinée commence bien...

La matinée commence bien…

Jamais vu ça ici... Pourvu que l'iac ait lieu...

Jamais vu ça ici… Pourvu que l’iac ait lieu…

Et c'est à pied que nous irons au bout de cette intense conception amoureuse !...

Et c’est à pied que nous irons au bout de cette intense conception amoureuse !…

Le retour des beaux jours ?

10 Déc

Après un week end de maaarde… dont le j1 faisait partie, mais vraiment pas que… mais alors vraiment pas que… serais-ce enfin le retour des jours heureux ?

En quelques mots un week end topissime avec au menu des soucis d’amende et de points (qui est le crétin qui a foutu un radar sur un feu qui passe à l’orange?!?!),  de révision de voiture dont le devis à doubler sans demander notre accord, de post doc’ à chercher et de départ à l’étranger sous-jacent, de wonderbox retrouvée… mais expirée, d’amis qui se séparent… et ouep, on fait pas les choses à moitié ! … et un j1 noyé dans tout cela, un, pas mal non ?

Bref, nouvelle semaine, nouveau démarrage, raz la casquette de la loose 2012 !

Je vais pas me laisser abattre quand même !

Bon, je dis toussa, car j’ai eu un bol phénoménal ce matin !

Outre le fait que je maitrise désormais ma cup’ !!! Et que franchement c’est vraiment top ! Pratique, discret, écolo ! Cependant y’a quand même un truc qui me turlupine, c’est du plastoc’, donc bisphénol A direct au mauvais endroit ? ou pas ?

Bref. Outre le caoutchouc violet qui accompagne mon dedans de moi dans sa trahison, eh bien, j’ai un bol de ouf avec ma PMA !

Je kiffe mon centre PMA, je kiffe ma gygypma, je kiffe (faut pas déconner non plus, c’est les mêmes grognasses que chacune d’entre vous) suis agréablement surprise du secrétariat pma qui répond par mail à ma demande de rendez vous !

En gros, samedi, j1 dans l’utérus, ti’n’yeux matinaux humides et fatigués, Chérid’A aux ti’n’yeux matinaux humides et fatigués aussi, j’envoie un mail pour la suite…

La suite, ce sont les IAC. Stop. L’IAC, parce que bon, une seule çà suffit non ?

La suite, elle nous a été proposée, nous l’avons refusé, moi surprise et choquée (j’y pensais mais se l’entendre dire par sa gygy autant adorée soit-elle, sincèrement, çà fait tout bizarre), lui ne se voyant pas aller en IAC avec une folle dingue en mal d’enfant qui pousse dans son ventre ma gestion stressée de toussa… Pour ceux qui n’ont pas suivi, le rattrapage c’est ici et ici.

Je tapote une demande de rendez-vous et de sérologies, et j’appuie sur envoyer.

Ce matin, réponse. Je me fais envoyer bouler sur la question des ordonnances … « bla bla bla mail que pour les rendez-vous bla bla bla »… Oui, je sais, mais je fais comment alors ?…  Et réponse sur la date de rendez-vous!!! Je lis 14, je dis bingo ok ! Je confirme.

Je note dans mon agenda, va pour le 14 janvier.

Je reçois à nouveau un mail de confirmation avec l’heure. Et là je lis 14/12/12. Hein ?! Quoi ?! Vendredi ?! Ce vendredi ?!!!

Elle a du se tromper ?!

Je relis donc les mails précédents, il était bien noté 14/12, j’ai moi même tapé 14/12, et ma tête à penser 14/01. Ben oui, d’habitude il faut toujours mini 3 sem’ en général ?! (Je sais j’ai un bol de taré, une mutuelle de ouf’ pas cher – vive le travail dans l’humanitaire ! – qui me permet du secteur privé en hôpital public, et ce secteur privé est moins cher que la gygy de ville!!!)

Donc voila, là j’ai le smile ! La semaine démarre excellemment bien ! et se finira par un énième rendez-vous avec gygy pma !

Go pour le montage de paperasses administratives vers les IAC ! Go !

NB : Tu remarqueras que je n’ai toujours pas atterrie, mon cerveau n’a toujours pas associé j1 et échec, hormis l’épisode de la douche, les larmes n’ont pas coulées, il n’y en a peut-être déjà plus…