Tag Archives: Grossesse 2

Patience !

10 Mar

Voila voila, lundi est passé ! et donc les examens de la paralysie faciale avec !

Après 10 jours de corticoïdes, un tour en neuro, et un tour en ORL (pensées à Mme Ourse…), il s’avère qu’on ne sait pas quel virus j’ai pu me choper, mais que c’est souvent le cas… et surtout que peu importe car des signes de récupération sont d’ores et déjà là !

L’oeil se ferme davantage, le coin de ma bouche sait de nouveau à quoi il sert et s’emploie à mastiquer correctement, voire même il réussi peu à peu à sourire de nouveau ! Bref, après avoir chuté davantage la semaine passée, ça s’améliore depuis 4 jours ! Bon, parler longtemps reste encore un effort, tout comme zieuter des écrans, mais tout cela est bon signe, et c’est l’essentiel ! Bientôt je dirai très certainement plus de peur que de mal, avec un grand soulagement !

Les examens se sont faits dans l’hôpital où normalement nous ne devrions retourner que pour la naissance… sauf si d’ici vendredi La Lueur n’a pas pointé le bout de son nez… ! Je dois d’ailleurs prendre rendez-vous demain pour un monito à ma dpa si nada d’ici là…

Les doc’ de lundi étaient hallucinées quand je disais mon terme, pas que je sois mince (mon ventre est juste énorme… et je ne me suis pas pesée depuis le rendez-vous des 9 mois, et ne compte pas le faire… pas l’intention de voir s’afficher un +20kg dont je suis quasi certaine), mais parce que je trottine tranquillou, marche rapidement… Bref, quand on me demande si ça devient dur et lourd ? Je réponds késako ? Bref, tout baigne ! (dis la fille qui va commencer à flipper si dépassement de terme il y a).

Sinon, ben voila, j’ai fini tout ce que j’avais à faire (même le bilan de compétence est finito depuis ce matin, ce qui n’était pas prévu, ❤ à cette jeune femme dynamique, faisant confiance et donnant confiance !), et je suis donc dispo pour l’arrivée de bébé !

Cependant, Chérid’A étant (ah ben oui, il est où d’ailleurs ? arf… devant le pc à bosser, évidemment) noyé par les dossiers (tinkiet, je l’aide comme je peux, et en plus c’est trop marrant), tout comme son collègue (ce qui est une bonne chose, car qui dit nouveaux dossiers, dit plus de taf’, dit donc besoin de lui, et donc embauche !), je t’avoue que La Lueur a bien le droit de patienter d’ici jeudi ou vendredi… On (enfin il) sera plus zen ! et reposé !

On profite donc au mieux du possible de cette vie ensemble hebdomadaire retrouvée et que l’on avait quitté il y a déjà 1,5 ans!

On répond aussi aux moult textos des proches, potes & co qui commencent à s’impatienter 😉 ! Patience, La Lueur peaufine sa beauté !

Et on s’est fait piquer deux prénoms en deux jours, mais (après un mini coup de what ?!!!) basta on a décidé qu’ils resteraient parmi les 4 en lice… Bref, on choisira le prénom à la découverte de la mini bouille de La Lueur !

Et… et puis… the last bonne nouvelle ! Outre le job sûr, un bail nous attend pour début avril à Genop’Ville !!! Dans le même lieu que nous avions visité ensemble en décembre (idéalement placé niveau taf’ de l’homme, nounou ou crèche, et RER pour moi pour aller à FritesVille… voire même CHR… aka future PMA…), et, en plus, cerise sur le gâteau, un appart’ identique (sauf que tout est inversé) à celui pour lequel nous avions flashé !

Bref, vendredi je joue au loto, obligé !

Et même si les nouvelles sont difficiles pour certain/es en ce moment, j’espère tant en lire d’heureuses chez chacun/e prochainement…

;-) !!!

5 Mar

Chérid’A est arrivé mardi soir pas trop tard (ça change !), pour venir bosser d’ici hier. Il est reparti tôt ce matin… ou presque !

On avait prévu cette pause à mi semaine, autorisée par son sup’, au cas où j’aurai la bonne idée d’accoucher hier. Raté pour l’accouchement (j-8 aujourd’hui !!), top pour sa présence !!

Ça nous a aussi permis de faire des last, de discuter de la pma et du couple, de nos familles, et de l’avenir devant nous ! Mine de rien ça fait un an et demi qu’on ne s’était pas vu en semaine (hors vacances) ! Ça se fête !!

Le resto et tellement plus ! (mardi soir)

  • Le resto deux ans plus tôt…

Mardi soir, c’était du coup l’occasion de se faire notre last resto rien qu’à deux les pieds sur Terre (malgré la bouche qui mastique avec difficultés, point d’amélioration sur la PF à noter… patience…). Top !!!

Nous sommes au hasard allés dans ce même resto où tous les ans (sauf l’an passé… les vies de chacun évoluant) nous nous retrouvions avec des amis à lui autour de Noël, car tous rentrant voir leur famille. Groupe d’ami(e)s d’études, dispatchés des US au Japon pour cause de thèse, post’doc&co. Pour une fois que ce n’est pas de mon côté les potes à kms, lol ! M’enfin mes ami(e)s à moi ils ne sont pas sur ces continents là, et in fine ça revient au même. Yep, Chérid’A et moi on a pris l’option de faire des études menant à des jobs non vraiment compatibles ou faisables sur le même continent ensemble (y’a des astuces je te rassure, sinon je ne serais pas ici), le tout en inversant nos origines tant qu’à faire. Du coup y’en a un qui se sacrifie toujours un peu, et on inversera plus tard. Il y a quelques pays, dont j’ai déjà parlé, qui peuvent tout combiner (sauf mon frère… qui n’a d’autres choix que de rester ici (impossible de migrer avec une personne autiste au Canada (cf ici et ici (sauf si non diagnostiquée)) par exemple (à noter que ce n’est pas propre au Canada, pour la France c’est idem), manque de structures adaptées dans d’autres pays à ce jour (hope demain) par autre exemple), et moi à ses côtés à l’avenir, le hic est là tout de même)… We’ll see à l’avenir !

Bref, 2 ans plus tôt nous étions avec des amis à lui dans ce resto, à discuter, boire et manger. Et puis vint le sujet… des enfants… Tous ou presque en couple, mais encore dans la thèse ou le post-doc’, et ainsi une envie naissait chez eux, mais pas concrètement possible avant une à quatre années plus tard. Nous, nous étions le couple marié depuis plus de deux années, dont l’une avait décidé de ne finalement pas faire de thèse. Alors autant te dire qu’on a bien fermé notre bouche. « Késako ? » « Un nourrisson c’est trop mignon ? » « Ah mais non mais non c’est tout fripé, tout moche, tout gluant » a répondu (sincèrement) Chérid’A (qui depuis a revu sa vision je te rassure). Bref, on n’a pas pipé mot de notre attente, de notre si grande peur de ne jamais pouvoir fonder notre famille tout court ou sans une décennie d’attente, de ma pikouze puregonesque faite dans les toilettes durant la soirée, etc, etc… C’était il y a deux ans et deux-trois mois en somme.

Alors voila mardi soir, à aller chercher Chérid’A à la gare. Et nous voila partis à la recherche d’un resto sans en avoir aucune idée. On marche, on papote, et en nous dirigeant dans ce coin ci de Frites Ville, on se dit : allons ici ! Et c’est ainsi que deux ans plus tard nous nous sommes retrouvés dans ce resto. Nous n’y avions pas été depuis. Et la discussion des enfants avec ses amis m’est revenue de suite. Quel changement… Quelle émotion… S’ils savaient…

La soirée fut bonne et belle, malgré ma tronche qui dirait que je fais la tronche justement, et malgré la dernière en date du pays.

  • Le resto… et les nouvelles hard du pays…

On a en effet beaucoup parlé de la dernière triste et si injuste nouvelle du pays qui a des conséquences directes sur mon beau-frère. Nouvelle qui fait d’ailleurs figure d’un communiqué d’un avocat dans la presse. Mon beau-frère fait parti des 6. Il est colère, si colère contre ce système de marde qui joue le jeu du pistonnage sans même plus s’en cacher.

C’est ça la corruption. Celle des hautes instances qui gangrène toutes les strates politiques, administratives, etc… C’est pas qu’une histoire de fric. Loin de là. C’est un système bloqué. Je ne te dis pas les mots durs que Chérid’A m’a dit, qu’on s’est dit. Dépité… car d’un côté il y a des grandes avancées (vraiment !), et de l’autre une « cratie » qui semble figée sur ses pattes et prêtent à tout pour ne pas bouger. C’est à se demander pourquoi, dans ce ays (contrairement à d’autres de la sous-région avec lesquels je bosse) les jeunes font dans ce pays de longues études malgré tout ? Des battants. La résilience aussi. Le pas le choix. Le « on y croit, il faut y croire ».

Concernant ces résultats de diplomates factices nominés, s’ajoute à cela, sans le dire, des histoires de « tribalisme » au sens où l’on privilégie les gens de son « clan ». Ma belle-famille est une union mixte. De deux régions différentes. L’une a le pouvoir au pays (côté BM), l’autre (côté BP) est surnommée « les juifs du [pays] » (coucou La Reine !) (en rapport avec le préjugé/amalgame/crétinerie économique) (induisant un racisme et une discrimination plus exacerbée envers cette région/ »ethnie » au sein de la société, par certains (pas tous heureusement), mais toujours trop nombreux de toute façon, d’autant plus bloquant s’ils ont le pouvoir de décider). Mon beau-frère, son frère et sa soeur (pas leur autre frère, qui lui est adopté/confié et originaire de la région en guerre actuellement, et qui est mobilisé là bas en ce moment), sont donc considérés comme originaire de la région de leur père. Ainsi, coucou les conséquences sur les concours (autre exemple, en médecine le classement est lésé ou privilégié selon d’où tu viens), les postes admin’, les postes tout court… la vie pro en somme. Au sein du mariage de mes BP, je ne te raconte pas ce que ma belle-mère et mon beau-père ont enduré… (Aujourd’hui, les couples mixtes sont bien plus fréquent). D’autant que s’est ajouté une infertilité secondaire qui n’a aidé en rien. Elle a ainsi du se battre très fort pour faire tenir son mariage et qu’on n’accuse rien ni personne pour ces enfants désirés non nés. Voila le topo. Ainsi, dans la corruption s’inclut énormément de choses, dont ce « clanisme ». Et du coup, au sein des instances, si tu appartiens à la région de mon BP, il te faut par exemple être sorti major à l’Ena pour avoir un poste officiel sous qualifié (ce serait trop gros de ne pas te donner de poste à ce niveau là en fait, mais on t’en file un qui ne correspond pas à tes compétences), alors que ton compère de promo moins bien classé sera ministre (et connaissant tes capacités, tentera de t’aider, en vain ou presque… tellement le système est corrompu) (c’est du vécu, tu l’auras compris). Purement injuste, et dangereux même pour le pays. A se demander si ce dirigeant aime son pays ? ses concitoyens ? A priori, non.

Je ne te fais une tirade sur le pourquoi du comment c’est comme cela… Faudrait remonter loin, au système coloniale et à ses hiérarchisations créées, aux frontières découpées, en passer par la guerre post-coloniale France-Pays et aux maquisards (notamment de cette région justement), aux années post-indépendance d’Ah*djo et de Biy*, à la croissance soutenue (pays comparé à l’Inde pour son émergence similaire au même moment) tuée par les plans d’ajustements structurels des années 90′ sur le continent… (fait concret : salaires divisés par 4 du jour au lendemain, économie à terre, dévaluation, etc…).

Bref, bref bref, pendant ce temps là… durant l’édition de ce papier dans la presse (communiqué qui n’est qu’un parmi tant d’autres et qui n’aura pas de conséquences…, signe aussi que la Justice n’est pas indépendante, libre et efficace… sauf quand ça va vraiment trop loin dans les affaires…)… et alors que BH demande la présence du dirigeant number one au pays, celui-ci est comme à son habitude ici.

Philosophes les gens le sont… Mais jusqu’à quand ? … Le pays, c’est le pays comme on dit… (Petit Yaye, je me demande où cela en est par chez toi ? je n’ai pas souvenir que c’était à ce point…). Bref, tout cela est très très complexe, bien plus que ces simples mots, et demande pas mal de temps, lecture, vécu et discussion pour comprendre. Hormis cette moche et révoltante nouvelle… la soirée fut belle !

  • Le resto… et le temps de faire le point sur le couple…

L’occasion aussi de parler de là où notre couple s’est arrêté… Bah oui, le sentiment commun est qu’il s’est arrêté avec la pma. La distance n’ayant rien arrangé bien entendu. Durant ces quelques années, la légèreté et la naïveté se sont envolées. Les doutes et les peurs se sont immiscés au sein même de nous deux. Je ne regrette pas d’être moins naïve, pas du tout. Mais on ne sait que cela n’en a valu la peine qu’après coup, qu’après la tornade passée, et ça, cette si douloureuse incertitude, c’est si dur. Ce n’est pas original ce sentiment, c’est celui comme tant d’autres couples pmesque…

Vraiment, j’admire ceux qui encore dans la PMA et subissant les échecs arrivent à survivre, à ne pas basculer, à ne pas tout foutre en l’air sur un coup de tête ou pas, pour avoir le sentiment de se retrouver soi, de se libérer, de revivre, de tourner la page, de dire fu*k à cette Dnlp… Tout cela, le couple et son avenir, par moment vraiment ça ne tient qu’à un fil, un si mince fil…

Cette pause resto rien qu’à nous deux nous a ainsi fait du bien. C’était important de faire le point avant de plonger dans le grand bain. Important tout simplement de se dire que oui, la pma nous a profondément blessé, qu’on n’en ressort pas indemne, qu’elle nous a fait franchir des barrières qui sans elle n’auraient surement pas exister. On est moins bisounours « un peu plus tôt que prévu », c’est clair. On est aussi plus fort, c’est clair. C’est dur toussa, c’est dur pour un couple (ou pas d’ailleurs) la PMA, et c’est pas anormal de se sentir si perdu…

Combien de couples, de femmes et d’hommes infertiles voient leurs rêves bousillés ? Leur union et désir, si simple et universel pourtant, mis à mal ? Au sein des unions désirant un enfant, combien de conjoints voient leur femmes se faire examiner de partout, limite torturée, et s’injecter autant de produits en si peu de temps ? Il en faut beaucoup de l’Amour pour franchir tout cela main dans la main. Et parfois, puisqu’on n’est qu’humain, et que l’humain n’a pas vocation à souffrir, on doute… On doute de tout. Alors j’ai pensé à MaRas, à Julys, à trop d’autres qui vivent des durs moments sur ces points. Et j’imagine bien que plus les années passent, plus ces remises en questions, ces doutes de tout doivent être inévitables et douloureux. Courage, immense courage à vous ❤

La soirée s’est donc terminée sur cette discussion nécessaire pour reprendre là où on s’était arrêté… Puis, la soirée s’est achevée, heureuse, en étant prêt pour nos lendemains ! Et en sourires (bon ok, pas le mien… satanée PF) !

L’adios à notre chez nous (mercredi)

Le lendemain, mercredi, Chérid’A a donc bossé d’ici. C’est marrant souvent sur quoi il bosse, et là ça nous a permis de checker en même temps les vaccins pour La Lueur, dont ceux à faire pour aller au pays à Noël. Ben figures toi qu’en zieutant sur le site de Pasteur, à trois mois près c’était impossible d’embarquer et d’y aller. (On ira vérifier tout cela de visu cet été à l’Institut, et ensuite go pour l’achat des billets, puis go tout court ! Hope !).

Bref, Chérid’A a donc télétravaillé dans la chambre pour être au calme… à côté du lit bébé ❤ ! Et moi j’ai  re re finalisé mes sacs pour la mater’, rangé l’appart, nettoyé un peu pour l’arrivée, mailer quelques mails en retard (et j’ai pas fini punaise…) et…. Et nous avons reçu l’agence pour mettre en location notre appart’ !

Une petite heure plus tard, les photos étaient faites, le contrat signé… Ça y est… Notre chez nous, notre premier chez-nous acheté est à louer ! Ça fait bizarre ! Émotions ! Tellement contente pour ma part de tourner une page !! Lui, un peu plus triste (en même temps il est parti depuis septembre 2013 de notre appart’, et n’y revivra donc plus… et c’était pas vraiment prévu…). Moi je suis toujours triste une fois le fait accompli, une fois partie, mais avant cela je fonce sans me retourner. Alors là, je suis juste heureuse !

On aura quelques travaux de finitions à faire (yep, qui a fini le chez lui ? avoue !) en avril/mai. Et on compte être vraiment partis entre début et mi mai !

Reste donc désormais à trouver un appart’ à Genop’Ville 😉 ! Ce qui sera d’autant plus simple une fois son cdi vraiment signé sur du papier.

Sur ce plan, Chérid’A a visité lundi soir à Genop’Ville une location à deux pas de son taf’, de la crèche espérée et du RER (dont j’ai besoin pour venir bosser deux fois par semaine à FritesVille). C’est trop fun, car c’est dans la même résidence, et le même appart’ (en inversé) que celui qu’on avait visité ensemble en décembre. On croise les doigts pour qu’on l’ait ! Auquel cas on croise les doigts pour que dans cette chouette et belle résidence il y en ait d’autres à louer ! Bref, c’est parti pour la recherche ! Et on va y aller crescendo !

S’en suivra la recherche de la nounou (plus d’un an et demi d’attente pour la crèche… même si j’y suis inscrite depuis septembre, mais avec un dossier en suspens car pas de logement encore sur place, ça ne passera pas pour une place début septembre) dont le relai d’ass’ mat’ m’a tel ce matin. Joie !!! Y’en a pleins à Genop’Ville, pas de soucis donc semble-t-il, et je dois juste reprendre contact et amorcer les démarches fin avril !

On prend donc les devants, ça avance pour le déménagement !

Le Chouette Patron (;-) à la Chouette) (aujourd’hui, jeudi)

Ce matin, Chérid’A est reparti tôt pour Paname et le boulot. Dernière ligne droite pour lui aussi finalement 🙂 ! Il faut qu’il ait bouclé d’importants dossiers avant que j’accouche… et ce d’autant plus que ce pgr#xx&*n de cdi est à la clé !

Bref, tout tombe en même temps pour ainsi dire… La fin de la fusion avec La Lueur tombe au même moment que la dernière ligne droite de ses enjeux tafesques… Ce dernier point c’est la finalité de la raison de la distance depuis un an et demi qui est en jeu ! Gros enjeu donc !! On n’a pas fait tous ces sacrifices pour rien boreal !

Une finalité de XX années d’études pour au final un job pas prévu, ni désiré initialement (passage de la blouse blanche au costard, c’est marrant lol !), mais qui se révèle de plus en plus une belle opportunité (et bien plus rapide en stabilité que dans la Recherche (si tout fonctionne)). Job aussi où c’est très drôle car c’est le seul gars noir spécialiste dans ce domaine en France (bon ok c’est un tout petit domaine, mais un milieu « wasp » chasse-gardée très très fermé… dans lequel les femmes sont également trop souvent traitées comme Mlle K par exemple, et où elles ont encore si peu de responsabilités). Du coup il y a des situations cocasses, spéciales, étranges, dubitatives, intelligentes aussi. Bref, c’est bien parce que l’enjeu est de taille que ma grossesse et sa fin sont solos.

Ainsi, Chérid’A est reparti ce matin tôt au train pour Genop’Ville, et revient vendredi soir. La semaine prochaine, celle de la dpa, il comptait la faire entièrement à Genop’Ville, et ne venir qu’à partir de jeudi soir (soit la veille de la dpa) pour être là le vendredi pour les examens à faire si je n’ai pas accouché d’ici là.

MAIS !!!

Mais c’était sans compter sur une bonne surprise !!!!

Chérid’A a donc débarqué ce matin au boulot. Son boss a écarquillé les yeux… et l’a engueulé.

(Ils sont au courant du solo, sans les détails, de notre situation… Solo à la maison en fin de grossesse, car si la Lueur se pointe seule, il n’y a que ma soeur qui habite non loin en somme. (Y’a mes cous’ et mon oncle aussi, mais ils sont tous au ski pour deux semaines… Quant à mes amis, la seule ici est enceinte du deuz’ avec un mari Paname-FritesVille aussi, donc chaud time pour me conduire à l’hosto au besoin)).

Son boss l’a donc engueulé avec un « Mais qu’est ce que vous faites ici ?!!! Vous devriez être auprès de votre femme. Elle a besoin de vous. En plus elle est seule. Je sais que vous allez me dire que y’a le cdi&co blablabla, mais niet. En plus, c’est votre premier, vous ne savez pas comment ça va se passer. Vous filez la rejoindre, je ne veux pas vous voir ici, et en plus on peut tout faire par télétravail. Bref, filez ! ». Je te fais un dessin où tu vois à quel point je ne met désormais que de ❤ à son boss !!

Quelle belle surprise !!! Cet homme est rude en affaires, mais a définitivement un parcours atypique (pour tant de raisons) et du coeur ! Son sup’ ne pouvait pas prendre ce genre de décision. C’était au boss de le faire. Voila pourquoi cela n’a pas été dit avant.

Chérid’A m’a ainsi appelé vers 9h30 ce matin, pour m’annoncer la bonne nouvelle, et toute l’émotion qui va avec !!

On est ensemble dans quelques heures !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Là, il se ramène avec la voiture. Bon, il est crevé du coup. Mais heureux !

Et  toi… Toi La Lueur… Ca y est, tu peux débarquer !!!!!!! (sauf le 9 pour les exams’ de PF, hein, pas de blague).

Quel retournement de situation ! Non mais quel retournement de situation !!!!!!!!!

A toutes je vous souhaite des combos magiques imprévus, sincèrement !

Comment finir de façon originale sa grossesse ?

28 Fév

Avant-avant-hier, mercredi, c’était mon dernier rendez-vous de suivi !

Avant-hier j’ai découvert une partie de l’hôpital de ma mater’ que je connaissais pas (et que je n’avais pas prévue de connaitre…) !

Hier c’était 39 sa… et j’ai encore fait des péripéties… !

Aujourd’hui, c’est surtout J-13 ! Ça fait tout bizarre…  et ça va ! Promis !

Tout va bien, bébé bouge bien (même si l’interne a eu du mal à trouver son cœur, bonjour la petite frayeur), et je me porte bien (bon ok, on peut mettre des «  ») !

Hormis ce général positif… ces derniers jours de ma première semaine de congé mat’ ont été originaux… :

Le rendez vous du 9ème mois (mercredi)

  • Un petit oubli dans mon dossier

On s’est aperçu que ma carte de groupe sanguin n’a pas été faite (because j’accouche ici, et puis non et puis si…). J’ai une vieille carte avec moi, mais elle n’a qu’une seule détermination. Cela ne posait pas de soucis pour les rophylac (‘cause rhésus négatif pour moi, positif pour l’homme), mais pour le jour j ça ne le fait pas… Du coup zou une pds avant-avant-hier et hier pour mettre tout cela à jour !

  • Des poids incroyables !

Je suis aussi montée sur la balance… Oups… +17kg (autant dire 18kg de pris d’ici la naissance).

Puis j’ai eu droit comme d’hab’ à la hauteur utérine… et là, « ah ben dites donc, ça a fortement poussé ».

Etant au 93ème percentile à la dernière écho, et mon hauteur utérine ayant fait un bon en 1 mois (de 29 à 34), ma gynéco s’est assurée auprès de son supérieur s’il fallait faire une écho de contrôle du poids du bébé ou pas.

Vu que je n’ai pas de diabète gestationnel, point besoin d’écho complète. Par contre, une écho pour savoir s’il y a excès ou non de liquide amniotique. Verdict : non, pas d’excès de liquide, tudo bem… Du coup, c’est bel et bien une grande hauteur utérine due à un gros (gros) bébé… (Milliette je sens que tu vas kiffer ! Mais je te rassure le faire-part officiel ne mentionnera pas le poids ;-)) (et du coup, pour nous, bon, ben ce week-end il faut qu’on rachète le premier habit de La Lueur… la taille naissance c’est out… shit, c’est trop mimi pourtant) (mais bon, peut-être que La Lueur est une joueuse et qu’elle sera plus petite que prévue, qui sait…!).

Vu mon gabarit, l’interne à questionner la gynéco sur le besoin d’investiguer davantage pour savoir si césarienne ou pas… (merci l’interne ! ca m’a évité de poser la question !), ce à quoi elle a répondu que non (ouf !) et que l’on verra cela à l’épreuve (du travail) !

Franchement, je m’attends carrément à une césa, j’ai même carrément assimilé le truc. Et surtout je suis ravie (sincèrement) que l’épreuve du travail puisse se faire dans tous les cas, et que si La Lueur ne passe pas, alors seulement ensuite il y aura césa.

Après, une césa ça ne me branche pas pour deux grosses raisons : pas envie de reprendre la pilule (ce truc qui sert à rien chez moi (sauf si miracle), non merci, jveux pas), ni envie d’attendre une grande année pour les futurs essais. Et puis une autre raison aussi : la douleur et les difficultés à se mouvoir, bof bof…

Mais peu importe, on verra !

  • Un col pas si cool… (attention c’est glam…)

A l’examen gynéco, l’interne a galéré (mais où qu’il est mon col ??). Puis la gynéco (qui a du prendre le relai) a elle aussi galéré. Mais elle l’a trouvé !

Galères dues à une histoire de col postérieur finalement antérieur… et surtout à un col quasi effacé… et ouvert à plus d’un doigt (so glam… bon, j’avais prévenu…). Comme quoi mes contractions indolores (et que je ne sens que la nuit car elles me coupent le souffle) sont efficaces !

Avec ce verdict, ben disons que ça veut dire que c’est bientôt prêt ! Cependant ça ne veut pas pour autant dire que ça va arriver de suite ou vite fait… Patience ! (Et puis, La Lueur tiens toi tranquille stp, pas avant la fin de la sem’ prochaine stp…).

Le passage aux urgences « urgences » (jeudi)
Avant-hier, je suis allée à mon hosto de mater’ (c’est 45 min en métro… oui je sais j’aurai mieux fait de choisir celui à 10 min chrono en métro… mais ce dernier c’était notre PMA et le lieu des adieux de nos jumeaux…). Et j’ai testé les urgences « urgences » (aka non gynéco) !

  • Qu’est ce qui m’a valu cette visite pas prévue ?

Eh bien figures toi que Bounty elle n’a rien trouvé de mieux que de se réveiller jeudi matin avec une paralysie faciale, so glam, so fun, so pratique !!! (Ouai dis comme ça la pilule passe mieux, parce qu’en vrai j’ai un peu la gorge sèche et nouée je dois dire…).

Ça a commencé mercredi matin, mais je pensais que c’était juste une sécheresse oculaire. Puis ça s’est accéléré le soir (bouche atteinte). J’ai laissé passé la nuit, histoire de voir… Et le lendemain matin, soit avant-hier, c’était le pompon…

Bizarre cet œil qui est si sec, zou je vire mes lentilles. Bizarre ce déca’ que je n’arrive pas à boire. Bizarre cette gorgée d’eau recrachée car je n’ai pas su la déglutir. Bizarre ce sourire. Etc, etc. Et oui, c’est fulgurant, limite flippant.

Donc voila que je vais aux urgences, y passe quelques heures (au moins je me suis vue en blouse d’hosto avec mon gros ventre, ça donne un avant gout), bouffe des compotes et (tente de boire) des jus (because dextro à 52… « mais madame, ca va? » « oui oui » « ben dites donc, vous supportez bien, d’habitude à ce taux de glucose on réagit mal, vous avez manger ce matin ? » « ben oui, une viennoiserie bien sucrée en plus » « bon, ben on va vous donner du sucré »… et ainsi 3 sucrés et 3 dextros plus tard, j’étais enfin à 90 !)… et le gentil médecin me confirme le diagnostic : paralysie faciale périphérique. Mais quelle chance boreal ! La faute à pas de bol n’est ce pas ! Originale je te dis ! Bref… la faute surtout à un virus peut-être, ou peut-être pas. Bref, la moitié gauche de mon visage est figée.

So fun…

  • En quelques mots…

Mon œil gauche ne se ferme plus (et donc il est sec, et c’est pas agréable, et j’ai pas assez de larmes…). Mes joues ne se rythment plus (plus de rides d’expression à gauche, mais oui à droite). Ma bouche gauche ne répond plus bien (mastication nullissime, sourire absent, rire étrange, embrassades impossibles, et difficulté à parler).

Conclusions : à 15 jours du terme, j’ai été mise sous corticoïdes pour 10 jours. J’ai des bilans sanguins à faire à la sortie et des examens (un électro machin et un bazard ORL) programmés pour le 9 mars (lolilol… ma dpa étant le 13… et je te rappelle mon col étant d’ores et déjà effacé).

Du coup 4 possibilités quant aux examens du 9 mars : soit c’est le jour j de l’accouchement, soit j’ai déjà accouché et je vais me galérer avec bébé pour ces examens, soit je viens d’accoucher et suis ainsi déjà sur place, soit je n’ai pas encore accouché. (Bon, les deux dernières options sont les souhaitables).

C’est donc parti pour 10 jours de cortisone (dont je dois rappeler la prise le jour j de l’accouchement), des strips sur mon œil pour la nuit (ben oui, il ne se ferme plus), des larmes artificielles à gogo, et de la pommade pour mon n’œil again.

C’est aussi parti pour… top chrono… : (Ré)apprendre à boire et à manger avec cette paralysie à la bouche (et point de dernier resto à deux du coup). Apprendre à articuler. Apprendre à souffler (utile pour l’accouchement parait-il). Apprendre à feinter un sourire (là c’est foutu). Apprendre à bisouiller. Apprendre à ne pas faire peur à La Lueur. Et apprendre à accepter…

Enfin bref… vu la petite phrase de mon blog, et les semaines (mois) pour effacer la paralysie (pourvue qu’elle parte avant tout… au plus vite au mieux), je vais pouvoir mettre en oeuvre cette fameuse patience censée être acquise (tu parles….).

  • Et quelles conséquences pour le jour J ?

Pas besoin de déclenchement, la paralysie n’étant pas forcément liée à la grossesse. Pas de contre indication formelle pour les corticoïdes. Idem pour allaitement. Pas de protocole particulier pour l’accouchement, hormis la nécessité de signaler ma prise médicamenteuse, notamment pour le bébé.

En revanche… Pour les photos de la naissance, c’est pas génial, la maman ne pourra pas afficher son plus beau et plus doux des sourires (mieux vaut qu’elle évite de sourire d’ailleurs) (pas pleurer, pas pleurer). Les petits bisous que je ne réussirai pas à faire comme mon cerveau le commande pourtant (pas pleurer, pas pleurer). Les petits mots doux que j’aurai du mal à prononcer (pas pleurer, pas pleurer). Le bisou à mon Chéri qui sera tellement étrange (pas pleurer, pas pleurer). Les pleurs de joies qui sortiront étrangement, mon oeil ne se fermant pas et larmoyant de douleur (pas pleurer, pas pleurer). Voila ce qui m’attend. J’ai quelques jours pour m’y « habituer »…

Hormis cette tristesse de me voir ainsi, techniquement parlant, ce n’est qu’à la suite du bilan complet du 9 mars (qui j’espère ne sera pas décalé because accouchement) que j’en saurai davantage.

Pour le moment, le toubib m’a expliqué que dans la majorité des cas, c’est l’histoire de quelques semaines ou mois pour retrouver mon visage et sa mobilité (hope…). Pourvu que je le retrouve mon visage boreal…

Dans cette histoire, essayons de voir le positif : encore heureux que je suis en congés mat’, car mon boulot au tel (j’ai du mal à parler) et sur ordi aurait été impossible (du fait de l’œil sec pour qui l’écran est une torture). Et encore heureux que je n’ai pas de boulot à chercher (impossible de passer un entretien dans cet état vu que je grimace en parlant et qu’on a du mal à me comprendre). (Et puis à ne pas savoir bien manger, jvais surement vite les perdre ces kilos). Et puis l’essentiel, point de conséquence pour La Lueur ! Ouf !

Un 39 sa marathon ! (vendredi)

Hier je signais la fin de la 39ème semaine, incroyable !

Ma première semaine de congé mat’ fut chargée : entre trucs prévus (les préparatifs) et imprévus (aka les journées de jeudi et ci dessous), j’ai pas eu le temps de m’ennuyer !

Hier c’était la journée pour me faire belle pour le jour J et être au top médicalement ! Une journée  « marathon » (le tout à pied et en métro, heureusement en bas de chez moi, et qui mène partout où j’ai besoin !) (et puis, rien d’original, c’est un « marathon » comme ceux des dernières semaines… vive le solo en somme… mais je te rassure, ça me va bien comme ça, et puis de toute façon y’a pas le choix…) (et marathoner permet d’ailleurs de ne pas trop penser à la paralysie) :

  • 9h30 : Debout ! (c’est cool les congés !) et levé en douceur…
  • 10h : Virer le strip qui sert à « scotcher » mon oeil la nuit pour le fermer, ptit dej’, medoc’, douche, gouttes n’oeil, tentative de camouflage du dit n’oeil qui ne bouge pas (pas terrible, va falloir de l’entrainement) (et adios les lentilles de contact pour X semaines… bonjour mes lunettes… ‘tain qu’est ce j’aime pas ça).
  • 10h45 : Départ pour le centre-ville, arrivée pile à 11h pour la séance « me faire belle » (esthéticienne quoi…), 12h : séance de test de bouffe (et recup’ de bons sympas !), 13h : achat d’un cadeau pour Chérid’A pour sa boite à papa (allez, finalement j’ai cédé, j’en fait une ;-)), 13h45 : go au labo à côté pour faire ma pds liée à la paralysie (recherche de virus moults, flippants et variés… réponse fin de semaine prochaine car les analyses sont envoyées à Paname). Stop Frites Ville. Direction Periph’Ville.
  • 14h30 : Départ pour ma mater’ (en métro, qui arrive pile à l’entrée du CHR, top cool !). 15h15 : arrivée au bâtiment des consultations. 15h40 : pds (number 4 en 3 jours… ça rappelle des souvenirs…) pour la 2nd détermination de mon groupe sanguin + explication de la paralysie pour l’inscrire dans mon carnet de suivi de grossesse (elle a halluciné, l’infirmière n’avait vu cela qu’une seule fois depuis qu’elle est là) + prise de tension (parce que ma tension disait ok, pas ok, pas ok, ok mercredi lors de mon rdv du 9ème mois).

Bon, ben la tension n’est pas bonne. Du coup, repos, reprise de tension, et c’est bof bof. L’infirmière tel à ses collègues et me voila partie au grand bâtiment ! Direction salle de naissance pour un checkage plus complet… Un coucou à Chérid’A entre deux, je lui dit que je suis toujours à la mater’, et explique le petit soucis. Reprise de tension, mais aussi analyse urine (c’est bon !), et monito (c’est bon !). Discussion avec une géniale sage-femme ❤ ! Qui me rassure sur bébé, kiffe notre choix de ne pas connaitre le sexe (elle a fait de même), papote de ma grossesse et la pma (ça fait du bien… elle comprend que j’ai réellement percuté qu’en janvier), et enfin elle me rassure sur la paralysie faciale (même si c’est hyper rare… en 30 ans de carrière, je suis sa 3ème patiente dans ce cas là… les deux autres patientes ont retrouvé leur visage au bout de quelques semaines/mois). Elle m’explique aussi que oui, pas de soucis avec la cortisone, et que si bébé vient avant le 8 mars, soit alors que je n’ai pas fini les corticoïdes, on avisera/on s’adaptera. Bref. In fine, à la fin du check-up, ma tension est en légère hypertension… mais ça passe, et la cortisone peut semble-t-il jouer. Je dois juste revenir si papillon dans les yeux, bourdonnement oreille, mal de tête (bon, enfin là, moi j’ai souvent mal à la tête, donc… c’est pas le critère principal…), et œdèmes forts d’un seul coup. Le médecin me laisse donc repartir (ouf !, c’est que tout va bien !).

  • 17h40 : Retour à Fritesville, direction cadeaux pour la boite à Papa, puis go chez le coiffeur ! (‘tain c’est hard pour mon oeil le sèche-cheveux… zou des gouttes…). Moment détente ! Et yes, ma coupe est belle (et ma mèche masque bien mon oeil) !
  • 19h : Arrivée chez moi, réception d’un colis chez le concierge (le ciel de lit de La Lueur !), quelques courses rapidos au supermarché à 50m. (Oui, j’ai tout en bas de chez moi, c’est le pied !).
  • 19h45 : Tel Chérid’A, c’est bon, il est parti de Paname !
  • 20h05 : Direction détente chez Ik*a, à l’autre bout du métro, pour aller chercher une ou deux bricoles pour La Lueur !
  • 21h10 : Retour chez moi avec mes emplettes! Lavage du frigo que j’avais mis à décongeler, et du coup lavage du sol de la cuisine, et voila !
  • 21h30 : Posée !! PC allumé, à tapoter pour vous raconter cette journée (les précédentes journées ayant été tapées la veille).
  • 22h : Post fini. Programmé pour demain, samedi, soit bien après l’arrivée de ma moitié, qui ne serait tarder… Bon, me reste 30 min pour réchauffer un truc à manger, puis bisous à Chérid’A lorsqu’il arrive (enfin tentative), diner, papotage, douche et dodo !

Bref… Fallait bien qu’il y ait un c*** dans le potage comme on dit…

PS 1 : Je ne vous dis tout cela qu’auj’… Car je souhaitai d’abord en informer ma moitié qui n’arrive que vers 23h le vendredi soir… et à qui je n’ai rien dit depuis mercredi soir… Ma famille n’est pas au courant, à quoi bon affoler ma mère et mon père (je vois d’ici la panique sanguine dont il sait faire preuve, et qui ne mène à rien) qui habitent à 600 bornes d’ici… Et puis, je ne l’ai pas dit dès jeudi à ma moitié (certainement stupide, mais j’assume) car Chérid’A ayant beaucoup d’enjeux au boulot, et ces enjeux réussis engageant nos retrouvailles et notre vie ensemble de demain, voila j’ai préféré ne rien dire pour ne pas le stresser en plus pour un truc auquel de toute façon il ne peut rien faire… (Bon, je sais bien que je vais me faire « engueuler »…). Bref, la distance et les petits maux, ça se gère. Mais la distance et les gros maux, c’est souvent plus complexe…

Edit du PS 1 (soit petit mot du jour, ce samedi) : Mon homme a exactement réagit comme je le pensais. Avec intelligence, écoute et compréhension… et quelques larmes de craquage (ça doit être la 3ème fois que je le vois ainsi, chut…). Sans aucuns reproches, juste une grande tristesse face à la raison de ce non-dit, il a entendu le pourquoi je ne lui ai pas dit avant (bref, c’est sa façon à lui (et à son père, c’est marrant d’ailleurs ce calme pour moi qui en suis incapable) d’ « engueuler »). Foutue distance, il s’en veut, il lui en veut à cette distance imposée… Mais sa culpabilité qui n’a pas sa place a été vite balayée devant mes mots rassurants (l’annonce m’a choqué jeudi, mais hier ça allait mieux moralement) et le contexte qui de toute façon ne rend pas possible d’autres solutions que celle de patienter, et batailler, à distance, pour que le Meilleur soit devant nous. En somme, c’est comme avec le Pays (et sa trop grande distance), plus c’est grave, moins on en dit. On ne dit rien avant d’être certain du diagnostic (on apprend ainsi en décalé les trucs pas cools qui arrivent, genre une lourde opération pour son père, un accident pour sa mère, une très grosse opération pour sa mère (on avait appris cela le lendemain de notre arrivée il y a quelques années), son frère mobilisé à l’extrême nord contre BH, les jumeaux à l’hosto, et j’en passe). Voire, parfois, souvent même, on nous informe que quand c’est fini… La distance est cruelle dans les moments difficiles. Pour épargner celui qui est loin, et auquel on tient, on préfère ne rien dire plutôt que de l’informer au risque qu’il culpabilise de ne pouvoir être présent à nos côtés, se sente impuissant et désarmé. Ah quoi bon le faire lui aussi souffrir puisqu’il ne peut de toute façon pas venir nous embrasser, se déplacer, et être là juste à nos côtés…

Et puis surtout, aujourd’hui, samedi, ca va ! On est ensemble ! Bon pas d’amélioration côté paralysie, mais quelques semaines/mois, ce n’est pas quelques jours. Pas mal de taf’ pour lui, repos tranquillou pour moi, et on finalise les préparatifs (et notamment les prénoms ❤ 😉 et le faire-part réalisé par ma graphiste de meilleure amie !) !!

PS 2 : Ma valise de mater’ est enfin prête ! La Lueur peut presque désormais arrivée. Reste quelques trucs à fignoler (genre lui racheter son pyj’ de naissance dans une taille plus grande…), et puis j’aimerai bien qu’elle patiente tout de même d’ici la fin du traitement… voire du bilan… !

PS 3 : Les écrans étant devenus des objets de torture, il se peut que je sois moins présente ces prochains jours… J’en suis si désolée par avance et souhaite un énorme courage à tous ceux et celles en attente, en protocole, en espoirs, en misères, en constats plus ou moins amères…

Des énormes bisous et un immense courage à toutes/tous ! Hope ❤ !

Plus que 3 semaines… à peine !

24 Fév
  • Du temps 🙂 ! avec le début du congé mat’ !!

Depuis vendredi, je suis en congé mat’ ! Étrange sensation… Sensation de la fin et du début… Un espace temps tellement particulier… 3 semaines… plus que 3 semaines à peine ! 17 jours pour être exacte !

J’ai laissé le boulot et mon bureau à ma remplaçante, qui aura au final été coachée 1 mois ! Je pars sereine ! Laissant deux nouveaux beaux et ambitieux projets (dont l’un dans une région du monde dont je parle souvent malheureusement en ce moment)! Je suis partie en pleine confiance grâce à elle ! Ca c’est chouette !

Vendredi c’était aussi le dernier cours de prépa à l’accouchement ! Notre groupe de 7, peu loquace au démarrage, a fini par faire céder les barrières, et c’est avec plaisir que nous avons pris les mails des unes et des autres pour avoir des nouvelles 🙂 ! Dans le groupe, une pmette avec qui on a un peu papoté… forcément. Cette fin de cours, ça clôture un chapitre et ouvre celui du lancement dans le grand bain !

  • Du temps 🙂 ! et un week-end tranquillou !

Le week-end avec l’amoureux fut tranquille (faut dire que Chérid’A a la crève au bon moment, il n’a en même temps jamais été aussi malade que depuis septembre 2013, en cause le rythme infernal distance-études-taf’-squattage-mémoire qu’il mène… je t’ai déjà dit que je l’admire pour tout ce qu’il fait pour nous ? lol ça tombe bien, car il parait que c’est réciproque vu qu’il me sort la même rengaine alors que moi j’ai pas bougé, ni étudié, ni ardument taffé, j’ai juste pikouzé et eu la chance de nidifier dans la durée). Ce week-end c’était le démarrage de nos derniers jours à deux 🙂 (plus que 4 avant la dpa désormais… fichtre… !). L’évocation de la liste des prénoms, sans y toucher pour autant… bref pas stressés pour un sous… (après nous être fait piquer deux de nos prénoms en janvier/février, avoir établi la compilation de nos listes au début du mois, désormais il nous reste 6 prénoms tant fille que garçon, ça mature ça mature, plus qu’à trancher !). Des calinous du papa envers la Lueur (qui ne cesse de grossir… je vais exploser si ça continu…). Des discussions sur le de plus en plus plausible déménagement courant avril/mai ! Et, la découverte des bas de contention, magique ! (depuis une ou deux semaines, je gonfle je gonfle (pourvu que ce ne soit que de l’eau…)… au point d’avoir dû retirer mon alliance, ma bague de fiançailles, et mon précieux bracelet…).

  • Du temps 🙂 ! et des préparatifs !

Depuis hier, c’est un tête à tête « solo » avec la Lueur que j’entame ! et que c’est bon ! Les derniers préparatifs sont en cours (genre la fameuse valise, ce serait pas mal que je la fasse…) ! La machine à laver qui tourne et tourne pour tout préparer (entre les couches lavables, les habits, le couffin, les draps… ça en fait des tournées…) ! Le congélo qui est plein depuis ce week-end et qui attend les  derniers mets à préparer ! Le rangement et la libération d’espace dans l’appart (ça c’est fastoche : des bibliothèques pleines, des cartons de déménagement, et voila y’a plein de place !).

  • Du temps 🙂 ! et des préparatifs !

Du repos aussi (mouai… c’est pas mon truc…) et les derniers rendez-vous également : rendez-vous du 9ème mois demain, chopper les conseils à la CAF, appeler les agences pour mettre en location et en trouver un nouveau logement, téléphoner aux nounous de Genop’Ville (car même si on est inscrit en crèche depuis septembre, on n’a toujours pas de logement à Genop’Ville, donc le dossier n’avance pas, et puis de toute façon il y a un an et demi d’attente), rebosser sur mon bilan de compétences (je l’ai réamorcé ces dernières semaines du fait du stress dû au schmilblick tafesque), zieuter les annonces de taf’ (et mince, y’en a une qui me tente là, mais c’est un chouillat trop tôt), etc etc… ! Et puis en profiter pour mater les émissions qu’on ne peut voir en bossant la journée : ce matin c’était géo-politique-géo-économie avec ce fabuleux documentaire ! (qui me parle tant, tu t’en doutes bien…) : Guerre de l’ombre au Sahara.

Dans un contexte de raréfaction des ressources, un nouveau partage de l’Afrique se dessine. Un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l’envers des récentes opérations malienne et libyenne.

La guerre pour contrôler les ressources du XXIe siècle a déjà commencé. Et l’Afrique, comme à l’accoutumée, est aux premières loges. Depuis des décennies, la France n’est plus la seule à avoir des vues sur le continent. Dès les années 1960, la découverte d’immenses gisements de pétrole dans le golfe de Guinée attire un nouvel acteur aux besoins inextinguibles, les États-Unis. Peu à peu, la première puissance mondiale s’implante en Afrique. En 1992, son armée intervient en Somalie, ravagée par une guerre civile, pour une opération dite humanitaire. Six ans plus tard, les États-Unis récidivent au Soudan après des attentats contre deux ambassades américaines par une organisation alors obscure : al-Qaida.

Le 11 septembre 2001 est un tournant. Pris de vitesse par la Chine sur l’ensemble du continent, Washington met un pied au Sahara dans le cadre officiel de sa « lutte contre le terrorisme ». En 2007, l’administration Bush renforce son instrument politico-militaire à travers Africom, visant notamment à quadriller la région. Mais derrière ce combat se cachent d’autres batailles : la zone saharienne contient les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique, mais aussi de l’uranium, du fer, de l’or… Parallèlement, la France renforce sa présence militaire sur le continent.

Une militarisation croissante de l’Afrique

Passionnant, ce documentaire inscrit les dernières opérations militaires dirigées par les États-Unis et la France dans ce contexte de contrôle des ressources africaines : la Libye est un producteur majeur de pétrole, le Mali abrite d’importantes quantités d’uranium alors que la Centrafrique occupe une place stratégique dans la région. Les réalisateurs Bob Coen et Eric Nadler donnent la parole à de nombreux intervenants pour montrer comment les grandes puissances industrielles se positionnent. Cent trente ans après la conférence de Berlin, qui vit les pays occidentaux se partager le « gâteau » africain, l’histoire se répète, invariablement.

  • Du temps 🙂 ! et des coïncidences !

Le 20 février, c’était les 2 ans du petit bonhomme de ma meilleure amie !

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon frère et ma soeur !

Deux naissances, l’une programmée (césa pour les jumeaux) et l’autre pas, qui avaient pour dpa le 12 mars ! La dpa de la Lueur est le 13 mars… Nul doute, ça s’approche !

  • Du temps 🙂 ! et un soulagement !

Après moults discussions, finalement, je garde bien mon poste ! Le format du télétravail (salaire, heures, jours de présence, participation au transport…) n’est pas encore calé, mais son principe est accepté à l’essai pour quelques mois (soit jusque décembre/janvier) !

Je reprends donc le taf’ en septembre ! (grâce aux 3 sem’ pré-natales de congé mat’ reportées sur le post-natal, la fin de mon congé mat’ est mi-juin, j’enchaine ensuite avec mes congés à solder (yep, j’en ai un paquet…), et si c’est possible financièrement, j’y intercale 1 ou 2 mois de congé parental, ce qui me fera préserver des congés… nous permettant ainsi de faire découvrir la Lueur à sa belle-famille à Noël !!! (d’ailleurs là-bas y’a mon plus grand neveu qui s’impatiente grave)).

J’espère que l’essai sera concluant ! Cela me fera de grosses journées (2h30 porte à porte entre Genop’Ville et taf’ de FritesVille) deux fois par semaine, mais je préfère cela à l’incertitude et le stress qu’engendre une recherche d’emploi là maintenant.

D’ici là, mon cerveau va se déconnecter peu à peu du boulot, et je compte bien profiter de ces 6 mois de off ! Dont 5 et demi avec bébé !!

  • Du temps 🙂 ! et le combo magique en perspective !

Il se pourrait bien que début avril sonne le changement ! C’est à dire la vie de nouveau ensemble, le boulot stable et décent pour lui, notre Lueur avec ! Je ne le dis pas à haute voix, car il y a encore des incertitudes… mais en avril, on saura. Et ça c’est important !

Si tout se réalise, p*tai, tous ces sacrifices auront payé, la chance aura été de notre côté, à force de persévérance et d’acharnement en même temps. On pourra alors de nouveau rêver et projeter des projets pour nos familles respectives, être plus présent sur tous les plans, et dégager du temps pour nos proches et ces autres qui sont nous-même. Enfin !

  • Du temps 🙂 ! et de l’espoir chanceux et heureux !

Je vous souhaite tant (et le mot est faible…) d’être heureux/heureuses, comblé/es, amoureux/ses, apaisé/es… ❤

Hope !

Entre peur et espoir…

18 Fév

Entre peur et espoir. Ca pourrait être le titre d’une fin de dpo. Cette période où tu perds la tête, où ton corps et ses réactions sont scrutés dans les moindres recoins, où la folie est proche, où compulsivement tu es prête à te jeter sur un test de grossesse pour espérer y voir apparaitre le trait de l’espoir.

Cet espoir, années d’attente et de pma, tu n’oses y croire lorsqu’il arrive. Trop d’échecs avant. Trop de désespoir. Parfois même ta foi en l’avenir est compromise. Ton couple bascule avec, car les projets rêvés s’éloignent, reviennent, puis te sont repris. Pourtant tu ne lâches pas. Têtue je te dis ! Tu n’abandonnes pas. Pas tant qu’une once de « et si ? » serai permise. Alors tu recommences, encore et encore… tant que tu peux et tant que la médecine t’y autorise.

Alors parfois, jamais assez souvent, la roue tourne comme on dit. L’espoir devient Lueur. Et tu n’oses y croire. Pourtant tes formes s’arrondissent, la vie bouge en toi, mais malgré tout tu flippes encore d’un « on ne sait jamais ». Et c’est ainsi qu’à 9 mois, tu n’as toujours pas intégré totalement que ton relief dans la glace est bien réel (peut-être que ça explique pourquoi tu te sens légère et leste malgré les kilos de vie bien en chair), tu penses que t’as encore grave du temps devant toi pour en profiter (ben ouai, tu commences à peine à piger que ça à marcher depuis un mois et demi, et déjà le gros bidon serait fini, arnaque !), tu te retrouves à discuter prénoms « en urgence » le week-end avec ton homme, car en fait il parait que désormais bébé peut arriver… et puis… ben à 9 mois, tu te retrouves à faire encore trois annonces en moins de deux semaines (et c’est sans parler des 5 autres qu’il nous reste à faire)… :

  • Une auprès d’une amie de ta moitié (et à qui j’en ai tant voulue) qui vient de vous croiser dans la rue, émue… si heureuse…
  • Une auprès d’une amie qui à l’annonce te dis « j’espère que t’es pas à 9 mois là quand même »… « ben si »…
  • Une auprès d’une belle amie que la PMA m’a fait haïr il y a quasi un an tout pile. Émue elle aussi de me voir ainsi.

Satanée PMA, satanée infertilité, qui m’ont fait m’éloigner de proches envers qui je n’ai pourtant aucun reproches… hormis celui de pouvoir procréer. Seulement je ne peux le leur reprocher, ce serait inhumain, et pourtant je l’ai fait… bien des fois, hyper souvent, si ce n’est quasi systématiquement envers mes amies qui n’avaient pas mes difficultés. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, même si je ne m’en veux pas vraiment car que c’est dur cette Peur en Espoirs, Echecs et Inconnues à gérer. J’admire tant les pmettes qui arrivent à traverser cet univers d’orages tout en réussissant à faire la part des choses, voire même en étant sincèrement heureuse pour les naissances qui marquent le temps de leur attente.

Cette belle amie que j’ai détesté un « court » instant était là ce soir avant de repartir loin loin loin… Elle était là avec son petit bout de 7 mois. Un mignon bonhomme, grand voyageur déjà. Comme le dit la Reine, tous ces petits bouts nés depuis nos stoppage de pilule, ça fait mal, mais ils n’y peuvent rien… Ils sont le temps qui s’est écoulé… Ces 3 longues années… Ils sont les « bébés fantômes » qui ne sont pas nés… Et d’autres sont les anges perdus qui se sont arrêtés… Et ce temps, qu’il est grand… Trop grand. Douloureux aussi. On n’oublie pas, même quand tout va bien désormais.

Cette belle amie, distance méditerranéenne oblige, ne m’avait pas vue depuis l’annonce de sa grossesse. 1 an dans 4 jours en somme. Elle fut émue de mon ventre arrondi. Elle m’a raconté la naissance de son bambin et son année écoulée dans son pays d’affection aux couleurs soninkés. Je lui ai raconté rapidos la mienne et lui ai promis les photos de la bouille de la Lueur. Nous espérons nous revoir bientôt, à son retour en Aout, et avant son départ chez Petite Yaye :-).

Avec cette belle amie, on a vécu des histoires incroyables. Des trucs qui n’arrivent qu’aux autres il parait. On s’est soutenue autant que possible, soit jusqu’au moment où l’on sait que l’autre a besoin de paix, de tranquillité, qu’on s’éloigne un peu pour qu’il puisse mieux respirer. Pas qu’on l’oublie, juste qu’on ne trouve pas de solution miracle pour l’aider, et que pour autant on doit aussi poursuivre sa propre route qui risque de lui faire mal et lui renvoyer ses souffrances. Elle a eu une période de sa vie où je devais certainement lui renvoyer ses souffrances. Inversement, lorsque j’étais dans l’attente pmesque, elle me renvoyait mes souffrances avec son petit bout en train de se construire. Bref, on se comprend, et point besoin d’en parler, de s’expliquer… Ce soir, moins insouciantes et déjà marquées, on a sans doute repris notre amitié là où on l’avait laissé il y a 8 ans… Punaise, déjà huit années…

Alors, entre peur et espoir, on a échangé sur nos vies « originales » (elle s’apprête à expérimenter à son tour la distance longue durée). Nos métiers de tordues mordues. Nos ultra proches pris dans les bourbiers de la Haine sans Foi ni Loi, combattants comme ils peuvent chaque jour ces mardiers qui se déroulent à moins de 7 et 9 heures d’avion d’ici, et que l’on espère revoir vivants et en paix. Effroi et Espoir pour B et JC à qui on souhaite du courage et des tonnes de chance, tout comme à V, à A, à JS. On a échangé aussi sur nos projets d’avenir. Nos vies actuelles ou futures sur nos continents de coeur. Nos espérances bien plus réelles chaque jour qui vont avec, mais nos craintes aussi. Nos souhaits de famille à agrandir (si si !). Nos voeux que tout se passe pour le mieux dans nos vies réciproques, et aussi pour nos familles, nos ami(e)s, nos voisins… nous autres humains.

Cette fille c’est une forte tête. Une acharnée de bonté. Une douée. Une persévérante pour bien des choses. Et parait-il que nous autre pmettes le somme aussi…

Lors des annonces, par trois fois, on m’a dit que ma persévérance avait payé. Par trois fois j’ai répondu que c’était la chance. La persévérance sans nul doute, mais aussi et surtout la chance. La chance car je n’en connais que trop des hyperpersévérantes sur cette blogo…  C’est le coup du sort, le hasard, le miracle qui fait qu’une petite vie existe et puisse exister. Pourquoi moi et pas une autre ? Pourquoi ai-je eu la chance de tomber sur une pathologie que la pma a réussi à « dompter » (à force de persévérance, certes) ? … La pma, la persévérance et surtout la chance ça fait des miracles. Et vivre cette grossesse me fait prendre conscience à quel point la vie est un miracle. C’est tout de même dingue ce que des cellules distinctes et fusionnant peuvent faire. Un Être. Un vrai miracle. Un p*tain de chance.

Alors voila, la vie c’est simple, et c’est compliqué. Si la vie ce n’était que mettre en fusion des cellules sans s’en rendre compte, punaise que ce serait simple. Mais derrière cette facilité, il y a tout plein de paramètres complexes, certains élucidés, d’autres non. Et lorsque l’un ou plusieurs de ces paramètres sont défaillants, on prend que trop conscience du compliqué de la vie. De tout ce qu’il faut pour qu’elle existe cette vie. Si précieuse, si miraculeuse, si à préserver.

J’aimerai tant que tout un chacun puisse y accéder à ce miracle. Que chacune d’entre vous puisse gouter à l’insouciance retrouvée. Que chacun d’entre nous ait conscience de l’or pur des vies humaines. Que la peur ne vous terrorise plus. Que l’espoir donne des ailes sans se brûler. Que tout un chacun puisse goûter au miracle de la vie. Que la vie soit belle. Alors ce soir, j’ai juste envie de vous souhaiter de la persévérance et de la chance ! Des miracles ! Beaucoup d’Amour aussi !