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Non mais je rêve ?!?!!!

12 Juin

Quel joli cadeau pour ce jour qui est les 3 mois de notre Lueur !

On ne pouvait pas rêver mieux ! Magnifaique !!!!

On vient d’apprendre (tout comme toi aussi j’imagine), qu’à priori elle risque d’être placée en centre de rétention si elle voyage à l’avenir au pays pour rendre visite à sa famille !

Ben oui, alors qu’une fillette de 6 ans (là on outrepasse la convention internationale des Droits de l’Enfant pour info, puisqu’en zone d’attente des mineurs isolés peuvent être détenus) rejoignait sa maman ici, ma chère PAF (police aux frontières) a estimé que la petite ne ressemblait pas à la photo du passeport et que ses papiers étaient faux. (Bizarrement moi aussi je n’avais pas la même tête sur mon passeport, mais on ne m’a jamais suspecté)

Faut-il préciser que la fillette est française (en aparté, on ne peut pas être franco-camerounais officiellement, le Cameroun ne reconnaissant pas la double nationalité), que ses parents sont français et nés en France… Ah pardon, on me glisse dans l’oreillette « qu’elle est française mais noire, oups pardon d’origine camerounaise ». Appelons un chat un chat, cessons l’hypocrisie qui caractérise tout cela. (ps 1 : il faut  combien de générations « d’origine » pour arrêter de parler d’origines, et bel et bien de nationalité ? ps 2 : un chouette article de Mme Gaou sur ces « terminologies » en se basant sur ses expériences en France et au Canada) ».

Et puis, tu sais quoi, en plus, c’est la deuxième fois en à peine quelques semaines que ça arrive ! Trop forte la PAF !! Pardon l’Etat ! (et puis, en réalité, c’est pas nouveau… car c’est sans parler des mineurs enfermés en outre mer… parce que là, c’est tellement inimaginable ce qui se passe).

Boudiou… Mais sérieux c’est ultra grave ! Tu te rends compte ? Ta fille ultra mineure voyage chez l’autre partie de sa famille, et zou à son retour elle est foutue en cellule !

Respirer… Zen…

A l’heure où je suis en train de faire le passeport de ma fille, qui forcement n’aura pas la même tête dans 1,2,3,4,5 ans…, j’apprends donc qu’elle risque d’être détenue parce qu’on ne croira ainsi pas qu’elle est française ???!!! Ah pardon on me souffle dans l’oreillette « qu’elle est métisse, donc c’est moins problématique, çà se voit qu’elle a une part blanche (oups, pardon on ne dit pas blanche, on dit française sans préciser les origines) »… Re appelons un chat un chat.

Sache aussi, que dans notre cas (enfant français et né en France d’un couple franco étranger, ce qui n’est pas le cas de cette fillette française issue d’un couple français et nés en France, donc du coup nous on est « pire »), on pourrait faire faire un certificat de nationalité française à la Lueur (yes, j’ai découvert ce truc il y a quelques années, quand notre entourage et nous même parlions bébés). Nombre de proches ayant des enfants métisses l’ont fait. Chérid’A en voit l’utilité (quoique quand il va savoir l’affaire, je pense qu’il n’y croira plus en cette certification), moi pas, ou plutôt plus. Après tout, à quoi bon ? Ce n’est pas la nationalité qui gêne, c’est la couleur, soyons clairs (oh le jeu de mot de marde lol !).

Et puis, ce certificat serait caduque si la politique change en la matière (coucou les droites qui aiment les extrêmes et celles qui jouent avec 🙂 ). Si par exemple on suit les Pays-Bas demain, ma princesse sera officiellement considérée comme française allochtone, alors que moi je suis française autochtone, et que l’homme est étranger tout court (mais s’il était français allochtone, idem, La Lueur serait allochtone bien que française, née, vivant et résidant en France, et de mère autochtone). Ainsi, la Lueur, allochtone, ne serait alors pas l’égale (mince c’est pas un des sigles de ma nation ?!!) de la fille d’amis autochtone car tous deux français autochtones depuis plus d’une génération (ou comment foutre le boreal dans une société où on est censé vivre, travailler, étudier… ensemble). Alors bien sûr, nous n’en sommes pas là en France, mais franchement y’a des jours où je pense qu’on n’en est pas si loin…

(Et pour l’anecdote finale sache que la SF de ma réeduc n’a rien trouvé de mieux que de me dire « c’est bien, elle a la peau claire » ???? WTF ???? En quoi c’est bien ??? Ca sous-entend quoi au juste ??? Que plus noir, c’est pas beau, pas cool, galère ? Non mais je rêve ! Ce genre de remarques, c’est donc parti ! Et ca a commencé à ses 2 mois et demi, so lol !).

Bref, suite à ces « faits divers gravissimes » (punaise quoi, une gamine de 6 ans, et une autre de 3 ans, enfermées seules sans leurs parents durant 5 et 4 jours !), je suis dépitée, remontée, fatiguée de ces politiques qui ne disent pas leur nom, et en colère. Déjà que mon neveu de 6 ans avait été interrogé, seul, pour venir nous rendre visite il y a 2 ans. Que je doute que ma nièce, dont je suis la marraine, et que je n’ai pas vue depuis 2010, puisse avoir le visa pour venir passer l’été cette année. Alors là c’est le pompon !! Et puis, je ne comprends toujours pas ce qui amène à traiter, suspecter, conditionner les gens en fonction de leur origines et couleurs de peau boreal ?! Je dois être bête sûrement…

 

 

Racines

13 Avr

Hier était le jour des 1 mois de La Lueur, mais ce n’est pas de cela dont je vais te parler (trop de choses à dire en même temps… entre elle a attrapé son pouce ! (bon, et ne l’a pas retrouvé depuis hier), mesure 57 cm et pèse un peu plus de 4.8kg, mais a toujours des difficultés jour/nuit et me fait une poussée de croissance de ouf (aka tétée toutes les 2 heures à nouveau)).

Je vais te parler de la journée d’hier. Jour de ses 1 mois donc. Jour du pliage de l’appart dans des boites !

Alors voila, après une mise en cartons de notre chez-nous, un champ de bataille trônant actuellement dans le salon, et notre dernière semaine à deux et ici s’amorçant (d’où mon retard monstrueux de réponse à vos com’), hier soir, en regardant par la fenêtre, j’avais la larme à l’œil de quitter cette fois-ci certainement pour de bon et définitivement mon chez moi, ma ville, ma FritesVille.

Ayant la Lueur dans les bras au même moment, je lui expliquai qu’ici, il y avait et il y aura toujours une partie de ses Racines. Que cette place que je vois presque de ma fenêtre, si animée, si festive au mois de Mai, si mixée, si populaire, si boboisante, si connue des jeunes et moins jeunes, si foulée et refoulée de mes pieds, sera toujours la sienne, celle de ses débuts, celle de nos débuts.

Ici ce sont mes RACINES.

Racines où je suis née.
Racines où j’ai grandi.
Racines où j’ai étudié.
Racines où Chérid’A est arrivé.
Racines où nous nous sommes rencontrés.
Racines que j’ai quitté maintes fois, et où je suis revenue à chaque fois car lui y étais.
Racines où j’ai travaillé.
Racines où nous avons découvert la vie de couple.
Racines où nous nous sommes mariés.
Racines où nous avons eu notre premier chez nous rien qu’à nous.
Racines où nous avons souhaité un enfant.
Racines où nous avons attendu cet enfant.
Racines où nous avons vécu la PMA.
Racines où nos anges se sont envolés.
Racines où l’espoir est de nouveau né.
Racines où la Lueur est née.

Des Racines que nous planteront samedi prochain ailleurs. Tout est à construire !

Des racines nouvelles qui seront plus au sud (m’enfin c’est pas compliqué hein…), plus bétonnées mais aussi davantage campagnardes aux alentours, moins entourées de proches cependant (va falloir se créer un réseau…), mais avant tout ENSEMBLE !

Ces Racines Ch’ti, je lui expliquerai qu’ici ce fut et ce sera toujours chez elle, tout comme dans le pays d’origine de son papa où c’est aussi chez elle.

Ces Racines Lillo, je lui dirais que son premier mois de vie fut ici ! Et que pour moi c’est et ce sera toujours MA ville !

Ma soeur, enfin proche toutes les deux depuis deux années, et amoureuse folle de la Lueur, était tristounette hier. Ne restant plus qu’elle et mes grands-parents, ainsi que mes cousins et leurs parents (mais que l’on voit et connait si peu), mes parents ayant quitté la région il y a 10 ans pour mon frère (du fait des temps d’attente dément dans ma région pour des places en centres spécialisés pour adultes).

Bref, nous voila donc quasi partis rejoindre Chérid’A. Se retrouver à 3 au quotidien après avoir été séparés au quotidien depuis l’automne 2013. Ce nouveau départ mettra un terme à la troisième longue séparation géographique de notre couple.

Me voici sur le départ (même si je reviendrai souvent pour le boulot) ! Une nouvelle vie s’annonce ! Un nouvel ailleurs, pas très loin, mais certainement un départ définitif de mes Racines… ! C’est ainsi à la fois si heureux ! et si étrange…

Et je formule aussi un voeux… Que mes Racines ne sombrent pas plus dans les profondeurs obscures de la Haine qui sous ses airs de changements formulés sourires aux lèvres, jeunesse et nouveauté en façade, promesses d’un avenir meilleur qui ne peut que parler au plus profond de nous même quand on galère tant et que l’on en vient à penser que c’est de la faute de…, n’est qu’une illusion d’optique et un bien réel rejet… sur… sur l’autre bien entendu. Cet autre qui pourtant est mon voisin de toujours, de demain, d’hier… du même Monde tout simplement. Alors mes chères Racines, restées fidèles à vous mêmes, à nos chansons…

PS : Je n’aurai pas le net pendant quelques temps… désolé par avance pour le retard de réponses que cela engendrera, et énormes croisages à ceux et celles qui en ont besoin.

;-) !!!

5 Mar

Chérid’A est arrivé mardi soir pas trop tard (ça change !), pour venir bosser d’ici hier. Il est reparti tôt ce matin… ou presque !

On avait prévu cette pause à mi semaine, autorisée par son sup’, au cas où j’aurai la bonne idée d’accoucher hier. Raté pour l’accouchement (j-8 aujourd’hui !!), top pour sa présence !!

Ça nous a aussi permis de faire des last, de discuter de la pma et du couple, de nos familles, et de l’avenir devant nous ! Mine de rien ça fait un an et demi qu’on ne s’était pas vu en semaine (hors vacances) ! Ça se fête !!

Le resto et tellement plus ! (mardi soir)

  • Le resto deux ans plus tôt…

Mardi soir, c’était du coup l’occasion de se faire notre last resto rien qu’à deux les pieds sur Terre (malgré la bouche qui mastique avec difficultés, point d’amélioration sur la PF à noter… patience…). Top !!!

Nous sommes au hasard allés dans ce même resto où tous les ans (sauf l’an passé… les vies de chacun évoluant) nous nous retrouvions avec des amis à lui autour de Noël, car tous rentrant voir leur famille. Groupe d’ami(e)s d’études, dispatchés des US au Japon pour cause de thèse, post’doc&co. Pour une fois que ce n’est pas de mon côté les potes à kms, lol ! M’enfin mes ami(e)s à moi ils ne sont pas sur ces continents là, et in fine ça revient au même. Yep, Chérid’A et moi on a pris l’option de faire des études menant à des jobs non vraiment compatibles ou faisables sur le même continent ensemble (y’a des astuces je te rassure, sinon je ne serais pas ici), le tout en inversant nos origines tant qu’à faire. Du coup y’en a un qui se sacrifie toujours un peu, et on inversera plus tard. Il y a quelques pays, dont j’ai déjà parlé, qui peuvent tout combiner (sauf mon frère… qui n’a d’autres choix que de rester ici (impossible de migrer avec une personne autiste au Canada (cf ici et ici (sauf si non diagnostiquée)) par exemple (à noter que ce n’est pas propre au Canada, pour la France c’est idem), manque de structures adaptées dans d’autres pays à ce jour (hope demain) par autre exemple), et moi à ses côtés à l’avenir, le hic est là tout de même)… We’ll see à l’avenir !

Bref, 2 ans plus tôt nous étions avec des amis à lui dans ce resto, à discuter, boire et manger. Et puis vint le sujet… des enfants… Tous ou presque en couple, mais encore dans la thèse ou le post-doc’, et ainsi une envie naissait chez eux, mais pas concrètement possible avant une à quatre années plus tard. Nous, nous étions le couple marié depuis plus de deux années, dont l’une avait décidé de ne finalement pas faire de thèse. Alors autant te dire qu’on a bien fermé notre bouche. « Késako ? » « Un nourrisson c’est trop mignon ? » « Ah mais non mais non c’est tout fripé, tout moche, tout gluant » a répondu (sincèrement) Chérid’A (qui depuis a revu sa vision je te rassure). Bref, on n’a pas pipé mot de notre attente, de notre si grande peur de ne jamais pouvoir fonder notre famille tout court ou sans une décennie d’attente, de ma pikouze puregonesque faite dans les toilettes durant la soirée, etc, etc… C’était il y a deux ans et deux-trois mois en somme.

Alors voila mardi soir, à aller chercher Chérid’A à la gare. Et nous voila partis à la recherche d’un resto sans en avoir aucune idée. On marche, on papote, et en nous dirigeant dans ce coin ci de Frites Ville, on se dit : allons ici ! Et c’est ainsi que deux ans plus tard nous nous sommes retrouvés dans ce resto. Nous n’y avions pas été depuis. Et la discussion des enfants avec ses amis m’est revenue de suite. Quel changement… Quelle émotion… S’ils savaient…

La soirée fut bonne et belle, malgré ma tronche qui dirait que je fais la tronche justement, et malgré la dernière en date du pays.

  • Le resto… et les nouvelles hard du pays…

On a en effet beaucoup parlé de la dernière triste et si injuste nouvelle du pays qui a des conséquences directes sur mon beau-frère. Nouvelle qui fait d’ailleurs figure d’un communiqué d’un avocat dans la presse. Mon beau-frère fait parti des 6. Il est colère, si colère contre ce système de marde qui joue le jeu du pistonnage sans même plus s’en cacher.

C’est ça la corruption. Celle des hautes instances qui gangrène toutes les strates politiques, administratives, etc… C’est pas qu’une histoire de fric. Loin de là. C’est un système bloqué. Je ne te dis pas les mots durs que Chérid’A m’a dit, qu’on s’est dit. Dépité… car d’un côté il y a des grandes avancées (vraiment !), et de l’autre une « cratie » qui semble figée sur ses pattes et prêtent à tout pour ne pas bouger. C’est à se demander pourquoi, dans ce ays (contrairement à d’autres de la sous-région avec lesquels je bosse) les jeunes font dans ce pays de longues études malgré tout ? Des battants. La résilience aussi. Le pas le choix. Le « on y croit, il faut y croire ».

Concernant ces résultats de diplomates factices nominés, s’ajoute à cela, sans le dire, des histoires de « tribalisme » au sens où l’on privilégie les gens de son « clan ». Ma belle-famille est une union mixte. De deux régions différentes. L’une a le pouvoir au pays (côté BM), l’autre (côté BP) est surnommée « les juifs du [pays] » (coucou La Reine !) (en rapport avec le préjugé/amalgame/crétinerie économique) (induisant un racisme et une discrimination plus exacerbée envers cette région/ »ethnie » au sein de la société, par certains (pas tous heureusement), mais toujours trop nombreux de toute façon, d’autant plus bloquant s’ils ont le pouvoir de décider). Mon beau-frère, son frère et sa soeur (pas leur autre frère, qui lui est adopté/confié et originaire de la région en guerre actuellement, et qui est mobilisé là bas en ce moment), sont donc considérés comme originaire de la région de leur père. Ainsi, coucou les conséquences sur les concours (autre exemple, en médecine le classement est lésé ou privilégié selon d’où tu viens), les postes admin’, les postes tout court… la vie pro en somme. Au sein du mariage de mes BP, je ne te raconte pas ce que ma belle-mère et mon beau-père ont enduré… (Aujourd’hui, les couples mixtes sont bien plus fréquent). D’autant que s’est ajouté une infertilité secondaire qui n’a aidé en rien. Elle a ainsi du se battre très fort pour faire tenir son mariage et qu’on n’accuse rien ni personne pour ces enfants désirés non nés. Voila le topo. Ainsi, dans la corruption s’inclut énormément de choses, dont ce « clanisme ». Et du coup, au sein des instances, si tu appartiens à la région de mon BP, il te faut par exemple être sorti major à l’Ena pour avoir un poste officiel sous qualifié (ce serait trop gros de ne pas te donner de poste à ce niveau là en fait, mais on t’en file un qui ne correspond pas à tes compétences), alors que ton compère de promo moins bien classé sera ministre (et connaissant tes capacités, tentera de t’aider, en vain ou presque… tellement le système est corrompu) (c’est du vécu, tu l’auras compris). Purement injuste, et dangereux même pour le pays. A se demander si ce dirigeant aime son pays ? ses concitoyens ? A priori, non.

Je ne te fais une tirade sur le pourquoi du comment c’est comme cela… Faudrait remonter loin, au système coloniale et à ses hiérarchisations créées, aux frontières découpées, en passer par la guerre post-coloniale France-Pays et aux maquisards (notamment de cette région justement), aux années post-indépendance d’Ah*djo et de Biy*, à la croissance soutenue (pays comparé à l’Inde pour son émergence similaire au même moment) tuée par les plans d’ajustements structurels des années 90′ sur le continent… (fait concret : salaires divisés par 4 du jour au lendemain, économie à terre, dévaluation, etc…).

Bref, bref bref, pendant ce temps là… durant l’édition de ce papier dans la presse (communiqué qui n’est qu’un parmi tant d’autres et qui n’aura pas de conséquences…, signe aussi que la Justice n’est pas indépendante, libre et efficace… sauf quand ça va vraiment trop loin dans les affaires…)… et alors que BH demande la présence du dirigeant number one au pays, celui-ci est comme à son habitude ici.

Philosophes les gens le sont… Mais jusqu’à quand ? … Le pays, c’est le pays comme on dit… (Petit Yaye, je me demande où cela en est par chez toi ? je n’ai pas souvenir que c’était à ce point…). Bref, tout cela est très très complexe, bien plus que ces simples mots, et demande pas mal de temps, lecture, vécu et discussion pour comprendre. Hormis cette moche et révoltante nouvelle… la soirée fut belle !

  • Le resto… et le temps de faire le point sur le couple…

L’occasion aussi de parler de là où notre couple s’est arrêté… Bah oui, le sentiment commun est qu’il s’est arrêté avec la pma. La distance n’ayant rien arrangé bien entendu. Durant ces quelques années, la légèreté et la naïveté se sont envolées. Les doutes et les peurs se sont immiscés au sein même de nous deux. Je ne regrette pas d’être moins naïve, pas du tout. Mais on ne sait que cela n’en a valu la peine qu’après coup, qu’après la tornade passée, et ça, cette si douloureuse incertitude, c’est si dur. Ce n’est pas original ce sentiment, c’est celui comme tant d’autres couples pmesque…

Vraiment, j’admire ceux qui encore dans la PMA et subissant les échecs arrivent à survivre, à ne pas basculer, à ne pas tout foutre en l’air sur un coup de tête ou pas, pour avoir le sentiment de se retrouver soi, de se libérer, de revivre, de tourner la page, de dire fu*k à cette Dnlp… Tout cela, le couple et son avenir, par moment vraiment ça ne tient qu’à un fil, un si mince fil…

Cette pause resto rien qu’à nous deux nous a ainsi fait du bien. C’était important de faire le point avant de plonger dans le grand bain. Important tout simplement de se dire que oui, la pma nous a profondément blessé, qu’on n’en ressort pas indemne, qu’elle nous a fait franchir des barrières qui sans elle n’auraient surement pas exister. On est moins bisounours « un peu plus tôt que prévu », c’est clair. On est aussi plus fort, c’est clair. C’est dur toussa, c’est dur pour un couple (ou pas d’ailleurs) la PMA, et c’est pas anormal de se sentir si perdu…

Combien de couples, de femmes et d’hommes infertiles voient leurs rêves bousillés ? Leur union et désir, si simple et universel pourtant, mis à mal ? Au sein des unions désirant un enfant, combien de conjoints voient leur femmes se faire examiner de partout, limite torturée, et s’injecter autant de produits en si peu de temps ? Il en faut beaucoup de l’Amour pour franchir tout cela main dans la main. Et parfois, puisqu’on n’est qu’humain, et que l’humain n’a pas vocation à souffrir, on doute… On doute de tout. Alors j’ai pensé à MaRas, à Julys, à trop d’autres qui vivent des durs moments sur ces points. Et j’imagine bien que plus les années passent, plus ces remises en questions, ces doutes de tout doivent être inévitables et douloureux. Courage, immense courage à vous ❤

La soirée s’est donc terminée sur cette discussion nécessaire pour reprendre là où on s’était arrêté… Puis, la soirée s’est achevée, heureuse, en étant prêt pour nos lendemains ! Et en sourires (bon ok, pas le mien… satanée PF) !

L’adios à notre chez nous (mercredi)

Le lendemain, mercredi, Chérid’A a donc bossé d’ici. C’est marrant souvent sur quoi il bosse, et là ça nous a permis de checker en même temps les vaccins pour La Lueur, dont ceux à faire pour aller au pays à Noël. Ben figures toi qu’en zieutant sur le site de Pasteur, à trois mois près c’était impossible d’embarquer et d’y aller. (On ira vérifier tout cela de visu cet été à l’Institut, et ensuite go pour l’achat des billets, puis go tout court ! Hope !).

Bref, Chérid’A a donc télétravaillé dans la chambre pour être au calme… à côté du lit bébé ❤ ! Et moi j’ai  re re finalisé mes sacs pour la mater’, rangé l’appart, nettoyé un peu pour l’arrivée, mailer quelques mails en retard (et j’ai pas fini punaise…) et…. Et nous avons reçu l’agence pour mettre en location notre appart’ !

Une petite heure plus tard, les photos étaient faites, le contrat signé… Ça y est… Notre chez nous, notre premier chez-nous acheté est à louer ! Ça fait bizarre ! Émotions ! Tellement contente pour ma part de tourner une page !! Lui, un peu plus triste (en même temps il est parti depuis septembre 2013 de notre appart’, et n’y revivra donc plus… et c’était pas vraiment prévu…). Moi je suis toujours triste une fois le fait accompli, une fois partie, mais avant cela je fonce sans me retourner. Alors là, je suis juste heureuse !

On aura quelques travaux de finitions à faire (yep, qui a fini le chez lui ? avoue !) en avril/mai. Et on compte être vraiment partis entre début et mi mai !

Reste donc désormais à trouver un appart’ à Genop’Ville 😉 ! Ce qui sera d’autant plus simple une fois son cdi vraiment signé sur du papier.

Sur ce plan, Chérid’A a visité lundi soir à Genop’Ville une location à deux pas de son taf’, de la crèche espérée et du RER (dont j’ai besoin pour venir bosser deux fois par semaine à FritesVille). C’est trop fun, car c’est dans la même résidence, et le même appart’ (en inversé) que celui qu’on avait visité ensemble en décembre. On croise les doigts pour qu’on l’ait ! Auquel cas on croise les doigts pour que dans cette chouette et belle résidence il y en ait d’autres à louer ! Bref, c’est parti pour la recherche ! Et on va y aller crescendo !

S’en suivra la recherche de la nounou (plus d’un an et demi d’attente pour la crèche… même si j’y suis inscrite depuis septembre, mais avec un dossier en suspens car pas de logement encore sur place, ça ne passera pas pour une place début septembre) dont le relai d’ass’ mat’ m’a tel ce matin. Joie !!! Y’en a pleins à Genop’Ville, pas de soucis donc semble-t-il, et je dois juste reprendre contact et amorcer les démarches fin avril !

On prend donc les devants, ça avance pour le déménagement !

Le Chouette Patron (;-) à la Chouette) (aujourd’hui, jeudi)

Ce matin, Chérid’A est reparti tôt pour Paname et le boulot. Dernière ligne droite pour lui aussi finalement 🙂 ! Il faut qu’il ait bouclé d’importants dossiers avant que j’accouche… et ce d’autant plus que ce pgr#xx&*n de cdi est à la clé !

Bref, tout tombe en même temps pour ainsi dire… La fin de la fusion avec La Lueur tombe au même moment que la dernière ligne droite de ses enjeux tafesques… Ce dernier point c’est la finalité de la raison de la distance depuis un an et demi qui est en jeu ! Gros enjeu donc !! On n’a pas fait tous ces sacrifices pour rien boreal !

Une finalité de XX années d’études pour au final un job pas prévu, ni désiré initialement (passage de la blouse blanche au costard, c’est marrant lol !), mais qui se révèle de plus en plus une belle opportunité (et bien plus rapide en stabilité que dans la Recherche (si tout fonctionne)). Job aussi où c’est très drôle car c’est le seul gars noir spécialiste dans ce domaine en France (bon ok c’est un tout petit domaine, mais un milieu « wasp » chasse-gardée très très fermé… dans lequel les femmes sont également trop souvent traitées comme Mlle K par exemple, et où elles ont encore si peu de responsabilités). Du coup il y a des situations cocasses, spéciales, étranges, dubitatives, intelligentes aussi. Bref, c’est bien parce que l’enjeu est de taille que ma grossesse et sa fin sont solos.

Ainsi, Chérid’A est reparti ce matin tôt au train pour Genop’Ville, et revient vendredi soir. La semaine prochaine, celle de la dpa, il comptait la faire entièrement à Genop’Ville, et ne venir qu’à partir de jeudi soir (soit la veille de la dpa) pour être là le vendredi pour les examens à faire si je n’ai pas accouché d’ici là.

MAIS !!!

Mais c’était sans compter sur une bonne surprise !!!!

Chérid’A a donc débarqué ce matin au boulot. Son boss a écarquillé les yeux… et l’a engueulé.

(Ils sont au courant du solo, sans les détails, de notre situation… Solo à la maison en fin de grossesse, car si la Lueur se pointe seule, il n’y a que ma soeur qui habite non loin en somme. (Y’a mes cous’ et mon oncle aussi, mais ils sont tous au ski pour deux semaines… Quant à mes amis, la seule ici est enceinte du deuz’ avec un mari Paname-FritesVille aussi, donc chaud time pour me conduire à l’hosto au besoin)).

Son boss l’a donc engueulé avec un « Mais qu’est ce que vous faites ici ?!!! Vous devriez être auprès de votre femme. Elle a besoin de vous. En plus elle est seule. Je sais que vous allez me dire que y’a le cdi&co blablabla, mais niet. En plus, c’est votre premier, vous ne savez pas comment ça va se passer. Vous filez la rejoindre, je ne veux pas vous voir ici, et en plus on peut tout faire par télétravail. Bref, filez ! ». Je te fais un dessin où tu vois à quel point je ne met désormais que de ❤ à son boss !!

Quelle belle surprise !!! Cet homme est rude en affaires, mais a définitivement un parcours atypique (pour tant de raisons) et du coeur ! Son sup’ ne pouvait pas prendre ce genre de décision. C’était au boss de le faire. Voila pourquoi cela n’a pas été dit avant.

Chérid’A m’a ainsi appelé vers 9h30 ce matin, pour m’annoncer la bonne nouvelle, et toute l’émotion qui va avec !!

On est ensemble dans quelques heures !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Là, il se ramène avec la voiture. Bon, il est crevé du coup. Mais heureux !

Et  toi… Toi La Lueur… Ca y est, tu peux débarquer !!!!!!! (sauf le 9 pour les exams’ de PF, hein, pas de blague).

Quel retournement de situation ! Non mais quel retournement de situation !!!!!!!!!

A toutes je vous souhaite des combos magiques imprévus, sincèrement !

Reblog : Lat Dior, Roi du Cayor

4 Fév

Une autre vue, faite d’une anecdote excellente (c’est beau les yeux qui brillent 😉 !!), du schmiliblick « Histoire » de mon article de la veille, lequel faisait également suite à celui de Gaou. Des questionnements et vécus similaires en somme… Et puis c’est marrant un blog, car grâce à l’article de Miss Canada, après l’avoir reblogué en France, nous voici au Sénégal ! 3 continents en 2 jours ! L’Histoire et le Monde nous lient bel et bien tous !

Petite Yaye

lat-diorCe week-end au centre hippique Grand Choco s’est émerveillé devant un cheval qui s’appelait Lat Dior.

– Quoi, mais tu ne connais pas Lat Dior ???!
– Ben non, je ne connais pas Lat Dior…
– Mais on vous apprend quoi à l’école, c’est un personnage clé dans l’Histoire du Sénégal.
– Tu sais le Sénégal quand tu es en France… On te parle vite fait de triangle de commerce (le mot esclave étant presque tabou), de colonisation et décolonisation, encore plus rapidement des tirailleurs sénégalais (et encore…), au milieu de l’Histoire gréco-romaine, du Moyen-Âge, des Rois de France, de la Révolution française, des guerres mondiales, mais non, désolée, je ne connais pas Lat Dior…

Il nous alors a raconté l’histoire de ce Roi du Cayor.
C’était captivant et il avait les yeux qui brillaient de souvenirs de bancs de l’école, une école bien différente de la mienne quand j’y pense. On…

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Reblog : Le mois de l’histoire des noirs expliqué à ma fille.

3 Fév

Petite, mon terrain de jeu à l’école c’était l’histoire et la géographie. Et ça l’était d’autant plus une fois nos frontières franchies. J’aurai personnellement bien aimé consacrer davantage de temps à d’autres périodes de l’histoire de France (je me trompe peut-être mais j’ai le sentiment que chaque année on reprenait pas mal de choses, plutôt que de creuser et apprendre des nouveautés, en tout cas c’est le sentiment que je retiens), en y intégrant toutes les histoires de ceux qui constituent la France. Et surtout j’aurai tant aimé apprendre davantage l’Histoire du Monde. J’aurai adoré qu’on nous file une frise chronologique de l’Histoire (à cette époque ci, au même moment, il se passait cela ici, ceci là, ceci là bas, etc etc…), intégrant en plus les passerelles entre « les mondes » de l’époque. D’ailleurs, si l’une de vous connait un bon site ou une frise qui prend en compte tous les continents et toutes les interactions, ça m’intéresse ! Voila voila, l’Histoire j’aimais bien ça. Et je trouve que c’est tellement important de transmettre avec le plus grand réalisme, sans angélisme ni colère, l’Histoire !

Alors quand je discute avec Chérid’A sur comment on nous a appris l’Histoire, c’est marrant. On a pas mal de trucs similaires (encore heureux, on est né et on vit dans le même Monde) et pas mal de choses divergentes aussi (là c’est plus ennuyeux…). En plus de l’histoire de mon continent à moi et des relations entre nos deux pays (dont je n’ai par ailleurs pas appris les mêmes détails que lui), lui a appris les mythologies, les empires, les conflits, les royaumes, les contextes… de son continent (en plus de ceux de mon continent en somme), alors que moi je n’en ai rien appris, ni eu vent pour pas mal de choses (alors qu’on me rabâchait années après années les Louis, et qu’ainsi on aurait certainement eu le temps, tout comme pour lui, d’élargir les horizons… C’est bien les Louis, mais prendre moins de temps pour eux, et plus pour l’Histoire globale du Monde je trouve ça sympa aussi…). Alors parfois, ça me fait un peu penser à cette chanson-là, pour les Antilles notamment : Truc de Fou !

Assis dans la classe
Plusieurs questions me tracassent
J’ai 10 ans et déjà beaucoup de choses me dépassent
J’apprends l’histoire d’un pays qui me parais si loin
Et selon certains ne seraient pas le mien
Dans les bouquins je ne trouve quasiment rien sur l’endroit d’où je viens

Avec mes camarades de classe, on parle créole à voix basse
Paskè yo di nou kréyòl sé ba vyé nèg ki pa fè lékòl

J’apprends l’histoire des grands hommes de ce pays lointain,qu’il me sera plus difficile de suivre le même chemin
Certains disent que mon teint serait un frein pour aller loin

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire on m’a caché un grand bout

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire on m’a caché un grand bout

Voilà 2 mois que j’ai pris mon envol, vers cette métropole, étudier sur les bancs de l’école
J’ai 20 ans et le seul bémol, c’est cette drôle d’impression bien assez folle, d’être une enfant illégitime de cette mère patrie
A propos de laquelle je me rappelle avoir tant appris
Et en contre partie, semble faire fit d’une partie de l’histoire qui nous lit

Serait-ce une méprise? Mes enseignements auraient-t-ils manqués de franchise?
Vu que certains me disent: Saches d’où tu viens pour être sur de ce que tu vises

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire on m’a caché un grand bout

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire on m’a caché un grand bout

Aujourd’hui, j’y vois un peu plus clair, même si
Il reste beaucoup à faire je me dis
Que si je veux avancer je ne peux pas vivre dans le passé, Même s’ils ont voulu l’effacer.

Aujourd’hui, je suis fière de ce que je suis
Le passé est derrière mais tombera jamais dans l’oubli
Même si les choses ont changées grâce aux combats qui ont été menés le chemin a été tracé

Le combat ne fait que commencer
C’est kréyòl ka palé fransé…

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire ont m’a caché un grand bout

J’viens de ressentir un truc de fou
Une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou
L’impression qu’on ne me dit pas tout
De mon histoire ont m’a caché un grand bout

Dans la catégorie anecdote, plus récemment, il y a de cela 5 ans, je me rappelle de ma stupéfaction en entendant le fils d’une cousine réciter sa leçon avec un « mes ancêtres les Gaulois ». Il était en classe de CM à l’époque, et dans la seconde ville multiculturelle française. Eh bien ça m’a fait bizarre. Ca ne collait pas niveau crédibilité. Bref, le sentiment qu’il y a des choses à revoir s’est installé. Et ça m’a d’autant plus fait bizarre que je ne me rappelle pas avoir appris ainsi cette phrase, alors qu’en plus ma ville de l’époque et mon établissement étaient tout sauf multi origines. Et puis, je trouverai ça top si on apprenait les ancêtres les plus glorieux (car c’est ça au fond) des origines diverses et actuelles de la France. Etre français et d’un autre pays, ça reste compliqué sinon. Personnellement, lorsque j’étais au Canada, j’ai adoré ce je suis « canadien ET français/arménien/polonais/éthiopien» qui était possible et ne posait aucun souci. Du moins c’est le sentiment que j’ai eu. L’intégration ça va dans les deux sens finalement (encore faut-il que l’autre souhaite t’intégrer au même niveau que lui-même, auquel cas peu importe les efforts que tu fais, c’est faussé), à la différence de l’assimilation. Enfin bref…

Ainsi, sur l’histoire des noirs de France, et des noirs en général, quand on écoute certains dires, lit certaines lignes, regarde certains films (trop souvent encore un noir dans un film français joue le rôle d’un noir, et non pas d’un flic, banquier, héros, parent… tout court, à la différence des films US), Chérid’A est grave sidéré.

Dans la catégorie « Histoire », ce sont les contenus des leçons apprises qui l’on laissé sans voix, avec ce « la décolonisation s’est bien passée » (lolilol de la guerre, officielle pourtant, qui a frappé son pays durant des années). Sans parler du discours présidentiel à Dakar (j’étais au Sénégal à ce moment là, j’ai jamais eu aussi honte). Et puis, dans la scolarité, il y a aussi cette quasi absence du nommage de la réhabilitation de l’esclavage pourtant aboli par Napoléon, il y a ce vide sur le premier président noir du Sénat (1959-1968), Gaston Monnerville (d’ailleurs serait-ce encore possible aujourd’hui ?), il y a cette absence des empires d’Afrique (alors qu’on parle bien des autres empires), il y a ces contextes de colonisation et décolonisation pas entièrement retranscrits, il y a l’absence des intellectuels noirs de France… ceux de la politique aux plus grands auteurs… au profit des chanteurs et sportifs, ou des images de villages les plus reculés, voire des traditions à décrier, comme si ce sont ces images « divertissantes » et « d’un autre temps » que l’on voulait faire retenir. Aucune, ou si peu, d’images, de noms, d’écrits de la pourtant majoritaire réalité. C’est le « vide sidéral » si bien nommé ci-dessous par la miss rebloguée.

Alors pourquoi je parle de tout cela ?

  • Car le week-end dernier je faisais le carton des livres de La Lueur (j’anticipe le déménagement, car je veux déménager boreal !). Vu la rareté des bouquins bien faits, on a commencé la collection second pays de La Lueur il y a un bail. Y’a pas de raison que La Lueur n’ait que des bouquins que l’on trouve partout ici, les classiques en somme. Y’a pas de raison que La Lueur n’ait pas une image multiple et diverse dans son champ de vision, et ne connaissent pas l’histoire de la famille de son père au travers des bd traitant de la vie quotidienne. Alors, de temps à autre, quand je tombe sur une chouette BD pour enfant, je l’achète. Le premier achat date de 2008… (soit bien avant les essais). Cet achat c’est aussi un peu le signe subliminal, tout comme le body acheté en 2010, que notre relation évoluait dans le sens d’un souhait de fonder une famille. Voici donc la mini collection de La Lueur !

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  • Car je me suis rappelée de cette interview de Durpaire sur les similitudes et différences entre Afro-Américains et Français Noirs. Texte que j’apprécie beaucoup : « Regards croisés entre Afro-américains et Français noirs ».
  • Et surtout car je me suis rappelée de tout cela car ce matin je lisais cette blogueuse canadienne et que je vous reblogue son post du jour !

 

Le blog des Gaous

black history monthTu m’as demandé de t’expliquer ce qu’est  l’histoire des noirs parce que vous avez parlé du mois de l’histoire des noirs à l’école.
Je t’ai regardé, toi mon petit bout de femme et j’ai souri. Tu grandis si vite et tes questions me dépassent de plus en plus. Alors quand je n’ai pas de réponse digne de toi je souris. Je souris en espérant masquer mon ignorance dans un torrent de bienveillance. Je souris pour que jamais tu n’associes curiosité et hostilité.
Tu m’as demandé  avec ta candeur et  ton innocence habituels ce qu’est le mois de l’histoire des noirs. Tu as posé la question naïvement sans te douter que pour ta mère elle serait lourde de sens et soulèverait des questionnements bien plus profonds et complexes.

Vois-tu, il m’est difficile de répondre à cette question. En effet, comment t’expliquer un concept que je ne comprends pas moi-même ?
Je sais que c’est…

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