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Burn ! [+ Edit]

13 Fév

Ressenti à la lecture de vos com’ à toutes ! Révélation tripale grâce à zapppp et miss infertility ! Angoisse désarçonnée grâce à moi et Chérid’A !


Inutile de préciser que c’est le genre de son que j’adore, qui me met la patate, qui fait shaker mon « bounty », et dont je suis verte verte verte d’avoir raté le concert de ce soir (à croire que la date était gravée subliminalement dans ma mémoire), fire qui a lieu en ce moment même !!! (‘tain.. en ce moment même quoi ! mais pourquoi pourquoi y’avait plus de places bordal !!!)

Et puis va comprendre, mais en lisant vos com’, boum, j’ai pensé à ce feu qui brûle en moi (il fallait le rallumer un peu certainement, il était hésitant dans les voies à prendre). Oui oui oui, dans les paroles, et dans ce son ! (et quel son !),  j’arrive à trouver des liens avec le désir d’enfant et ma surchauffe du moment.

Burn dans la tête et le corps, mais burn de quoi au fait ?

Ma surchauffe cérébrale serait-elle le burn de mes plus profonds désirs ?

Et dans ce cas, serais-je en train de (nouveau de) brûler de désir de vie ?

Maybe I feel « Burn » ! Burn for Hope ! Burn for Life ! (F*el for Life, Beautiful Life) (pas de jalouses, chacune son style)

Désir brulant qui brûle et fait mal. Désir brûlant qui de par sa violence arme pour mener le parcours du combattant. Désir brûlant source de vie. J’ai nommé le désir d’enfant, de cet enfant qui se fait attendre.

Un Burn qui je le sens est en train de resurgir pour exploser de nouveau peut-être là maintenant, et en vrai là maintenant (merci les filles, vous êtes hyper efficaces !) (merci moi!) (merci mon homme!) (et merci ma « psy » bis!).

Reste à harmoniser tous les si… toutes les incertitudes… toutes les peurs… tous les espoirs de vie… et toutes les autres espérances du moment. En place Maestro !

« Cause we got the fire, fire, fire, yeah we got the fire fire fire

And we gonna let it burn« 

Edit : J1 a déboulé le 14 février. J1 signant le 30ème mois/ »cycle » d’attente. 3ème rouges de mes 30 ans. C’est officiel, je déteste désormais le chiffre 30.

L’énergie est toujours là, ne vous en faites pas. Énergie malgré tout plus faible que la veille, forcément je ne peux rester indifférente à ce constat. Et quel triste constat.

Demain, ma moitié (qui arrive ce soir tard et repart demain pour 15 longs jours…) m’accompagnera à l’écho du checkage de kyste. Levée aux aurores d’un couple sans enfant un samedi matin (qui parlait de grasse mat’?). Je me sens pas trop capable d’y aller seul, écho again dans les lieux de la FC. Lui n’est pas retourné dans ces mieux depuis, moi si. On verra bien demain…

En attendant keep Smile ! and Burn !

 

Une chanson, un souvenir, une histoire – à découvert, en aparté

24 Jan

(Parce qu’avant-hier une des villes où j’ai un peu posé mes valises était dans la petite lucarne sous un de ses angles les plus durs; parce qu’hier, à lire les souvenirs Pimpinèsques, mes souvenirs sont revenus; parce que hier soir j’ai constaté que je connaissais encore (presque par coeur) ces paroles qui me font parler en souvenirs). 

Il fait chaud.

Il fait humide.

Cette chaleur qui étouffe et te fait dormir.

Cette chaleur langoureuse qui t’enveloppe le corps.

Nous sommes juste à la fin de la saison des pluies, au mois d’avril, lorsque le soleil tape après les pluies diluviennes, que l’air est lourd de son humidité stockée, que la chaleur est étouffante. Saison où dans certains quartiers les voitures s’enlisent dans les rues devenues bourbiers sous les flots ininterrompus ; saison où la pluie et le souffle du vent-tempête détruisent des maisons et éboulent des pans de terrain tout entier ; saison où, si ton toit est solide mais de tôle, le bruit des gouttes te réveille en pleine nuit dans un fracas assourdissant ; saison où la pluie est aussi et surtout ton amie, garante des récoltes à venir, si tant est qu’elle n’ait pas emportée avec elle tous tes semis ; saison où la pluie est bien moins froide qu’en ce moment ici.  

Les moustiques, les tarentules, les fleurs, les scarabées, les fruits sont immenses. Dans ce pays tout est géant, tout est luxuriant. Tout pousse si facilement ici, toute la Nature est englobante et généreuse. Tous les minerais sont non loin, toutes les richesses sont à portée de main, toutes les conséquences de leur présence aussi.

En cette saison, tout est vert, d’un vert pétillant, d’un vert vert, le vert de l’herbe grasse du printemps en Bretagne. Le mois passé, alors que nous étions à quelques centaines de kilomètres de la grande ville,  je m’étais fait cette remarque, je connaissais ce vert, plus encore, j’avais déjà vu ce paysage.

J’étais au milieu des prairies d’un vert tendre, verdure broutée par un troupeau de vaches blanches et rousses. Tilt. Je connaissais ce paysage. Mais oui, mais oui, clairement, la ressemblance avec le paysage de la Bretagne était frappante. Des petites collines, des vaches tachetées pour certaines, juste rousse pour d’autres, et cette herbe si verte. La première fois que j’ai vu et compris l’analogie de ce paysage j’ai été amusée et déçue. Je ne me sentais pas dépaysée, et en même temps ça me faisait bien marrer de me voir si surprise de ce constat.

Je suis au niveau de l’Equateur dans un pays grand comme quatre-vingts fois mon pays frontalier du moment. Aouuch, quand même quoi, c’est immense ! Et dire que le Roi de mes origines maternelles a fait de cet immense pays sa propriété particulière, sérieux, si c’est pas de la mégalomanie ?! N’empêche que voila je suis dans un pays qui a une histoire commune avec le pays d’une partie de mes aïeux. Et à mon grand bonheur, j’y suis pour quelques mois !

Nous sommes maintenant en saison sèche, au mois d’août, dans deux mois je repars en France, soutiendrait mon mémoire et refuserait une thèse à réaliser entre ce géant et mon petit pays. Je suis attablée avec mon binôme dans une des salles de son école, partenaire de la mienne sur ce projet. Nous faisons une dernière fois le point sur les préparatifs des enquêtes pour notre stage commun. On calcule, on recalcule, on annote, on modifie, on peaufine, on discute. Demain on part pour la semaine, à côté, à une demi-journée d’ici (forcément, vu la taille du pays…). On ira échanger et apprendre avec les détenteurs des savoirs de la Terre, ceux qui partout dans le Monde l’a cultive pour se et nous nourrir. On a hâte d’y être. Là-bas nous serons dans les hauteurs qui entourent la ville tentaculaire, là-bas la fraicheur sera de mise et ma polaire sera ma compagne pour la nuit.

On ferme nos pc, c’est bon, on a terminé pour la journée.

Place à la pause !

On descend au bar du quartier. On se met sous l’arbre, dehors, les pieds sur la terre rouge et dorée. La musique ambiancée en doux fond sonore, une Primus à la main, on papote, on débat, on refait nos vies, on refait la vie.

Il est 18h. Le soleil commence à se coucher. La nuit tombe tôt sur l’Équateur. Chaque soir de l’année, a à peine 19h, la nuit noire est tombée. Il est temps de rentrer. On m’attend à la maison pour dîner et je dois encore préparer mes affaires pour demain. Lui aussi d’ailleurs. On se souhaite une bonne soirée, demain matin on se lève aux aurores, et moi assurément aux cris (stridents) des cui-cui qui adorent démarrer leur journée sous ma fenêtre ouverte.

Arrivée chez moi, je file dîner. Le repas est déjà prêt. Je n’ai qu’à mettre les pieds sous la table, c’est abusé pour ce soir… mais c’est pas tous les jours que je rentre si tard. Au menu, ce soir c’est fufu, chikwangue, pondu, tilapia… ben dis donc c’est pas demain qu’ils vont fondre mes cuissots !

Le repas terminé, la table débarrassée, je file aller faire mes paquets pour l’excitante semaine qui s’annonce. Je tel à Chérid’A, les minutes sont comptées, le forfait se grillant à une allure folle. Ce sera mon plus gros budget de tous ces mois passés, le téléphone. J’ai « besoin » de mes 20-30 minutes par jour cette année. L’an passé, loin aussi durant des mois, ailleurs, cela faisait une année de moins que nous étions ensemble, c’était plus simple à gérer.

Il me manque, je lui manque. Et pourtant cela ne fait que 4 mois que nous sommes séparés, et surtout c’est moi qui suit loin, qui suit partie, or c’est toujours plus simple de partir, tu es accaparée par les découvertes et la nouveauté. Pour celui qui reste, c’est dur. Rien ne change et la présence en moins de sa moitié se fait d’autant plus sentir.

On papote une demi-heure, on se raconte nos vies. J’arpente ma chambre, me pose sur le lit, regarde les photos de nous deux accrochées sur le mur. On se raccroche, on se souhaite de beaux rêves, on continuera demain, puis demain, puis demain, on a toute la vie (souhaitons-la la plus longue possible) pour être ensemble et se découvrir.

On a toujours mieux discuté des essentiels ainsi, au téléphone. Sans en avoir d’autres choix, on a construit notre couple dans la confiance alliée de la distance au cours de nos presque trois premières années. Moi étant toujours partie loin la moitié de l’année, puis à l’autre bout de la France pour l’autre moitié. Et même après, je suis repartie, et même aujourd’hui c’est toujours ainsi. On eu la chance du coup de foudre qui ne s’éteindra (j’espère) jamais. On a eu la chance de vivre pas mal d’épreuves, seuls avant, ensemble dès le départ, ce qui me donne parfois la sensation que la PMA n’est que la suite logique.

Malgré tout, malgré que je sois heureuse d’être ici dans ce pays si loin de lui, malgré les discussions journalières me coutant la moitié de mes indemnités de stagiaire (tant pour lui que pour moi d’ailleurs), il me manque. Alors j’ai mes chansons bonheurs et nostalgies qui me font penser à lui, les chansons qu’il m’a fait découvrir, les chansons du pays de son enfance à lui. Aujourd’hui encore, la distance aidant de nouveau, de temps à autre je tombe dessus, je les passent en boucle, et me remémore les souvenirs (ceux couchés ici) qui correspondent aux premières écoutes lorsque nous étions encore bien plus loin l’un de l’autre, lorsque j’étais dans ce pays immense, dans la titanesque capitale.

Nous nous sommes raccrochés alors qu’il était bientôt l’heure de Morphée. Mes affaires sont prêtes. La nuit, si calme, si noire, est tombée depuis longtemps. J’allume mon pc et écoute nos musiques pour me bercer.

Le sourire aux lèvres, la bouche en cœur, je mets ce que j’ai décrété être mon son pour cette année. Une chanson parmi tant d’autres qu’il m’a mis sur mon pc avant de partir. Une chanson où je ne comprends aucun mot, et lui que quelques brides. La langue est pure, ancienne, actuelle. Les expressions sont parait-il déjà appartenantes au passé à l’heure où elle a été chantée. C’est un poème, une ode à l’amour d’une femme seule sans l’homme de sa vie. Ce qui est drôle c’est qu’au moment où j’ai (tenté) d’apprendre mot à mot cette chanson, je ne le savais pas, je ne connaissais pas le sens de cette histoire (mon Chéri ne comprenant pas tous les mots, le sens qu’il en pensait était tronqué)… Comme quoi…

Cette chanson c’est l’essence même des « très vieux » bikutsi du pays aux 2 langues officielles, et plus de 200 langues parlées, qui a vu naitre ma moitié. Et, si l’on devait résumer le bikutsi, on dirait que c’est le chant des joies et des peines des femmes. Du purisme traditionnel, le bikutsi est, à mes yeux, aujourd’hui, passé à une dimension plus « festive et populaire ». Le bikutsi est chanté dans l’une des langues de sa mère… et c’est ainsi, qu’aussi, toute la question de la transmission me vient en écoutant aujourd’hui cette chanson. Une chanson que je trouve belle si belle !

Ce soir, avec le souvenir de moi dans ma petite chambre dans ce lointain pays, j’ai entonné cette chanson que j’adore, la chanson qu’il m’a fait découvrir, la chanson dont oh surprise je connais toujours presque par coeur les paroles !!! La chanson que j’aimerai transmettre à mon fils ou/et à ma fille…

Tam Tam (traduction : Ose, Ose) –  Sally Nyolo

 

Supergirl !!! [+ Edit Instanta..Nés !]

20 Jan

D’abord des tonnes de mercis pour vos petits mots !

Pfff…. Que de soutiens, de mots si doux, de pensées, d’espoirs dans chacune de vos phrases. Merci !

Étrange sensation que d’avoir tourné la page de la DPA, que d’avoir vécu avec gratitude et joie ce jour (le lac de larmes s’étant asséché entre Noël et Bday), que d’avoir ressenti un poids en moins, une force en plus.

Je me sens davantage tournée vers l’avenir, en espoir pour demain, en acceptation de cette pause kystesque qui au regard des douleurs devrait perdurer (bon faudrait pas abuser quand même).

J’ai retrouvé le sourire, me sens moins aigrie (bon, pas dupe non plus, ce n’est jamais bien loin), va comprendre… tout cela en un passage de date, comme quoi c’est loin d’être anodin la mémoire des dates dans le corps et dans l’âme.

Avec un regard tourné vers l’avenir dont je ne sais ce qu’il nous réserve. Un avenir pleins de promesses, pleins de doutes, d’attente, de joie et de tendresse. Avec ce regard Aujourd’hui seule ou dans nos couples combattant pour donner la vie, Demain dans je l’espère pour nous toutes nos familles, j’avais envie de partager de ma bonne humeur retrouvée… en musique… avec un titre dédié à toutes « Supergirl ! » (même si son contenu est loin de la pma).

Bon déhanchage ! (Bon, pas pour toi Lisette, ni pour toi Fabienne, ni pour toutes celles que j’oublie (la liste s’allonge, c’est si joli !!), au canapé vous toutes !)


EDIT : Un petit relai pour diffuser ce sublime projet « adoption », ce magnifique regard et pleins d’autres choses encore. Et puisque le projet à conquis tant de crowfunders, c’est aussi un petit relai pour poursuivre les soutiens qui permettront d’accompagner au mieux une association agissant auprès d’orphelinats au Cambodge.
 

… et la suite !

9 Jan

Attention… billet très très long… allant des larmes aux sourires !

  • Mettre les points sur les « i » : discussion tafesque the end !

Armées de vos précieux conseils, j’ai délié ma langue trônant dans une gorge serrée, ai respiré un grand coup pour détendre mon ventre noué, et ai parlé à mon boss.

Je lui ai expliqué que je le remerciais pour l’attention et le respect qu’il porte à nos projets, que j’étais convaincue que cette question partait d’une bonne intention, mais que malgré tout elle touchait à mon intimité. Il s’est excusé et a exprimé sa compréhension. Fin de la discussion.

Le lendemain matin, il s’est de nouveau dit désolé de m’avoir gênée. J’ai répondu, pas de soucis. Je sais bien que cela partait d’une bonne intention. Fin de la discussion.

Je monte à mon bureau, traverse le couloir, passe le bonjour aux collègues, et également à son épouse-collègue (note pour plus tard : ne jamais jamais bosser en couple) qui occupe le bureau au coté du mien. Elle me demande alors si je souhaite entrer 5 minutes dans le bureau pour en discuter avec elle… Gné ?!?!?! Les confidences sur ma personne se sont donc faites dans la soirée, hors boulot, ou sous l’oreiller. Le mot intimité a à priori été compris au sens homme/femme et non pas boulot/perso. Bref, je l’a remercie pour sa proposition et lui dit que çà va aller avec un grand sourire (toujours faire un grand sourire, même s’il est niais). Fin de la discussion.

Voila l’épisode tafesque-questionintime-bonsoir est terminé. Les choses sont au clair (jusqu’à la prochaine fois… je suis pas dupe hein !). Ouf de soulagement, je me sens mieux, et c’est l’essentiel.

 

  • Surprise(s) tafesque(s) !

Quoi ! encore ?!?!

Eh oui !

Figures-toi qu’aujourd’hui j’ai fait de la réunionite avec un baby !

Réunion boulot cet aprem’, sur un nouveau projet à élaborer et soumettre. Collègue qui vit et travaille très loin (genre du côté de la future île des pmettes) est là, big boss est là, je suis là, et… et baby de collègue-gentille(« mais »)-fertile-qui-vit-très-loin est là ?!?!?!!! WTF ?!!?!!!??! (c’est pas beau de dire mais, c’est pas beau, mais c’est mon blog). Je te raconte pas le choc en entrant dans la pièce, un trop mignon baby de moins d’une année était assis sagement à côté de sa maman ma collègue. Ma collègue était là pour la journée, et n’avait trouvé de nounou que pour la matinée. Vlà l’explication.

Sauf que moi je pense que ma tête s’est décomposée, mes yeux se sont complètement détournés de l’enfant, qui plus est métis (comme celui/eux que j’aurai dû accoucher cette semaine ou la prochaine… vas-y que je te re re re retourne le couteau dans la plaie). Impossible de regarder le visage de ce petit gars. Mon pouls a commencé a tapé, mon cœur battait la chamade, ma voix était assurée, masquant le malaise que je ressentais. Dans ma poche, mon téléphone a vibré témoignant de la compassion d’une jeune femme aux mots apaisants face à cette drôle de réunion-prise-au-piège-de-mon-infertilité. Alors, je me suis détendue. La réunion a duré peu de temps, ouf. La réunion parlait entre autre (mais pas que ouf !) de sensibilisation aux grossesses précoces et d’informations prénatales. So lol ! (enfin, pas lol dans la réalité).

Bref, je suis tout de même fière de t’annoncer que je n’ai pas volé l’enfant, c’est déjà ça !

N’empêche que j’en suis là… à ne plus réussir à regarder les visages des enfants aux côtés de leurs mamans, et c’est encore pire quand ils sont supposés ressembler aux futurs nôtres (note les « s »), le transfert étant alors complètement plausible (mais lorsque la mère est loin ou pas là, là ça va, je m’accapare le petit, le câline, le bizoute… bref, le manque quoi).

Figures-toi aussi qu’aujourd’hui j’ai appris que mon mari avait fait de la réunionite avec un grand baby !

C’est dingue, on a vécu le même scénario à distance, punaise si ça c’est pas un signe qu’on est un couple soudé et solidaire !

En réalité c’est beaucoup moins lol, les raisons étant médicales. Il a passé son aprem’ d’hier (il ne me l’a dit que ce soir) et sa journée d’auj’ avec un petit de 6 ans à ses côtés. Le petit de son nouveau boss, la maman se faisait opérer d’un truc grave (qui les dirigeront à priori vers la pma s’ils veulent un autre enfant un jour). Bref, le petit était là avec son père qui le gardait.

Pour mon conjoint, s’est ajouté la question… Nouveau lieu de travail, nouveau contexte, nouveaux collègues, nouvelles têtes, et donc la question… « et toi, t’as des enfants? ». Question anodine et faisant partie de la vie, mais qui pour 1 couple sur 6 se révèle douloureuse. Question et réponse qui lui sont douloureuses.

 

Fin de la parenthèse tafesque.

Venons-en à la PMA.

 

  • Ovaire gauche (précisons, précisons) : le kyste

Suite à l’échographie de mardi révélant un kyste toujours présent, gygy-adorée m’a téléphoné cet après midi pour m’informer de la conduite à tenir.

Elle m’a d’abord expliqué que ce kyste est bien fonctionnel, et qu’il n’est donc pas dangereux. Mais qu’en effet, il est toujours là, et peut prendre encore 1 à 3 mois (ou plus, soyons malchanceux !) avant de disparaitre.

Elle me met donc de nouveau sous Lutényl, pour 20 jours. S’en suivront les règles, et une écho de contrôle entre j2 et j6 (évidemment, je choisi j6). Tout cela m’amène à début février. Si à cette écho le kyste n’est plus là, alors ce sera un cycle de pause incluant une création de phase lutéale à base de duphaston permettant ainsi de déclencher les règles (sinon, vive les opk !, on peut toujours attendre). Ce j1 post-cycle de pause post kyste signera alors le retour aux stimulations me permettant d’ovuler, et donc d’espérer !

En revanche, si lors de l’écho des prochaines règles (post-lutényl / début février) le kyste est toujours là, alors ce sera reparti pour 20 jours de lutényl, une écho aux règles suivantes… et ainsi de suite.

Bref, pour reprendre la PMA, il faut que le kyste ait disparu et qu’un cycle de pause ait suivi le constat de sa disparition.

 

  • Décembre – ? : la pause indéterminée et sans espoir, bref la pause pause

Déjà, n’ayant pas d’ovulation sans stimulation, l’affaire est réglée (qu’il est crétin ce jeux de mot). Pas de puregon, pas de follicule mature, pas de glaire, pas d’endomètre grassouillet, pas d’ovulation, pas de fécondation. Même si… un miracle peut toujours se produire.

Mais bon… Etant donné que pour procréer il faut être deux, et que mon homme oscille entre PollutionCity (youpi tralali !!!! il a trouvé une (petite toute petite) boite qui n’a pas peur des « étrangers » !!! c’est de ce nouveau contexte stagesque que je viens de parler plus haut) et CuvetteCity (une ville entourée de montagnes, c’est bien une cuvette ?!), et que je n’ai encore jamais lu, ni vu de miracle d’auto-fécondation… Même si une ovulation miracle se produisait, je te raconte pas la probabilité pour que ce jour là nous soyons en humeur poney. Donc, on oublie vraiment vraiment.

Mais bon bon bon (je te vois venir avec ton « on sait jamais »), admettons ! Admettons que tout cela soit possible (mouahahahaha !). Eh bien figure-toi que ça ne l’est pas, mais alors pas du tout du tout !

Non seulement mon corps tout seul, enfin mes ovaires toutes seules plutôt, ne savent pas ovuler, mais en plus pour tenter de limiter la croissance de ce kyste je suis en train de m’administrer du Lutényl… Or, Gygy pma m’a précisé que le Lutényl ne servait pas à faire disparaitre le kyste (ça c’est le corps qui gère tout seul… ben on est bien barré), mais à mettre mes ovaires au repos (en gros, ça a un effet contraceptif quoi). Donc pas de phase ovulatoire, pas d’ovulation (et donc pas de fécondation, pas d’espoir bébé miracle, pas de miracle…), juste de la phase lutéale (de l’attente, des bouffées de chaleur, des fringales, une prise de poids (ok, c’est le fait que ça me gave… et que je me gave pour oublier…), et des j1 à venir juste pour le plaisir !

Création donc d’une phase Lutéale grâce au Lutényl, phase qui fait pousser l’endomètre et qui par l’arrêt du medoc’ induit une chute d’hormone (progestérone), et boum… c’est j1 qui débarque. Comme mon ami duphaston en somme. Bref, Lutényl est un progestatif, je suis en pause progestative !!!! (pour à minima les deux prochains mois).

Devant ainsi prendre mon mal en patience, je vote donc pour : Lutényl ce mois-ci (soit idem que mois passé), j1 fin janvier/début février, écho à j6 avec absence de kyste ! youpi! (c’est-à-dire pas comme cette fois-ci, y’a intérêt qu’on change de scénario en février, non mais ô !), duphaston au cycle de pause suivant et puis reprise !!! (en mars… pfffff ça me semble si loin… allez prends un mars, et ça repart !)

Patience, patience… et médicamentation (sinon c’est pas funny).

 

  • L’examen que j’ai repoussé et dont je pensais devoir me passer : l’hytéroscopie

Aie, aie, aie… Au mois d’août dernier, au rendez-vous post-désastre-malheur-arrêt de grossesse, gygy pma a souhaité que je fasse une hystéroscopie pour vérifier qu’il n’y avait pas de synéchies post-curretage. Elle m’a indiqué que cet examen serait intéressant dans mon cas, car n’étant pas « bien » réglée (le mot est faible), je ne peux dire si mes règles sont +/- distancées par rapport à avant, +/- abondantes par rapport à avant, etc… Du coup, on vérifie tout cela à la caméra, go pour l’hystéro.

Cet examen était prévu en octobre, mais compte tenu d’une infection carabinée (pour laquelle je me soigne encore toujours pour encore 3 mois, à croire que ça me manquait les ovules gynécos à m’insérer), l’examen a été annulé et reporté… au 13 janvier… soit lundi.

Comment te dire… Je pensais que stim’1#G2 aurait marché et que je serais de nouveau enceinte et aurait ainsi évité cet examen. Je pensais qu’au pire, stim’2#G2 (celle qui a été annulée pour cause de kyste) aurait marché, et que l’examen aurait été annulé… Bref, naïve, j’aurai bien voulu m’en passer.

Je me suis très très peu renseigné sur cet examen, et ne souhaite pas en savoir plus. J’ai juste lu qu’ils injectaient du liquide (comme pour l’hystérographie) ou du gaz avant de mettre la mini sonde caméra. Et à partir de là, j’ai plus rien lu, le souvenir douloureux de l’hystérographie revenant. Bref, je flippe et fait l’autruche (je fais super bien l’autruche quand je veux semble-t-il). J’irais seule à cet examen, Chérid’A étant à CuvetteCity. C’est pas forcément malin d’y aller seule, mais bon, pas le choix, personne pour m’accompagner ou me ramener.

 

Fin de la discussion pmesque.

Place aux coeurs coeurs coeurs !

 

  • Les voeux de la semaine !

Arf, les mails des amies qui n’ont pas donné de nouvelles depuis un an, et t’envoie leurs vœux avec un powerpoint de leur magnifique-vie-de-famille-avec-leur(s)-merveille(s)(-conçu(e)(s) entre C1 et 6), sont tombés à la pelle dans ma boite mail cette semaine. L’une d’elle au courant depuis deux ans de mes soucis et qui avait lancé un « oh je suis désolé, allez, je suis là, je vais te soutenir ! », mais qui n’a plus jamais jamais depuis ce jour pris de mes nouvelles (bon ok, elle habite loin, dans une jolie île lointaine, mais bon, bordal, phone quoi ! skype bordal !) a osé envoyer ce mail, en mode groupé, évidemment.

Ceux non au courant, évidemment, je ne leur en veux pas. Certains ont de plus pas fait un focus sur l’évolution de leur progéniture, mais on juste, tout simplement, donné quelques nouvelles tout en souhaitant leurs voeux. C’est si simple ! Mais pour d’autre, la simplicité, c’est compliqué…

Et aujourd’hui, ah, aujourd’hui !!! Un vœux m’a fait énormément plaisir et m’a fait versé ma petite larme, un vœux où chaque mot est posé pesé, un vœux qui a suivi le « 20 jours de Lutényl… je sais bien que c’est pas facile, ça vous fait trainer les choses… », un voeux qui disait « et j’en profite. Bonne année 2014 ! J’espère que ce sera la bonne Madame Bounty Caramel. » Le voeux de Gygy Pma, juste avant de raccrocher. Je l’ai remercié et lui ai souhaité une excellente année. J’ai versé ma larmichette, la différence tient à peu de choses qui veulent pourtant tout dire, la différence tient dans le « j’ESPERE »… c’est LA différence avec les « cette année ça va marcherou « Bonne année, bonne santé, et surtout un bébé dans l’année » « (eu en 2011, 2012, 2013…) dit par les proches. C’est le voeux qui m’a fait verser ma larmichette. (Punaise… je suis en train de faire un transfert psy avec ma gygy…).

 

  • Le compliment de la semaine !!

Quand je veux prendre de l’assurance et de la hauteur, je mets mes (innombrables) talons ! Du vernis, rouge (clin d’oeil pour Little Wife), une robe, et me maquille un peu plus que le minimum du minimum. La fin d’année s’est inscrite dans cette mode, et à force mes pauv’ talons préférés se sont usés.

Heureusement, à côté de chez moi, j’ai un cordonnier magique qui redonne vie et style à mes chaussures fétiches. Ce cordonnier je l’ai découvert l’an passé à la suite de deux talons laminés !

L’an passé, après avoir fait un sprint talonesques (avec pc et sac bien chargé) pour cause d’arrivée retard archi en retard à l’aéroport because le ring bruxellois était bouché de chez bouché… et pour cause de départ d’avion imminent (mais vraiment, l’embarquement venait de clôturer et la gentille dame du guichet a prévenu ses collègues tout en nous demandant de sprinter), eh bien figures-toi que le soir rentrée, j’ai constaté que ma taille avait baissée… que mes talons avaient fondus… que la hauteur avait été en partie coupée. Fou rire assuré !! Et dépôt chez le cordonnier en bas de chez moi le lendemain. 3 jours plus tard, la prouesse était là, mes chaussures toutes belles, toutes rabibochées, le talon de nouveau surélevé. A partir de là, j’ai adoré mon cordonnier.

C’est ainsi que cette semaine, joyeusement et confiante, j’ai été déposer mes plus belles shoes du moment dont le talon again commençait à se limer. Mister le cordonnier m’a demandé si je souhaitais ajouté un peu de hauteur en plus, oh oui avec un large sourire ai-je répondu ! Proposition que je ne pouvais refuser !

3 jours plus tard, je vais chercher mes échasses (mini les échasses tout de même), et reçois le compliment de la semaine « Mais vous savez vous n’avez pas besoin de talons si haut. Vous êtes déjà grande ! Vous mesurez combien ? … Vous voyez vous êtes grande ! ». C’est un peu bête, mais j’aurai aimé faire quelques cm de plus, la même taille que ma petite soeur en somme. Alors cette remarque je l’ai prise comme le compliment, ma fierté égocentrée de la semaine. Monsieur le cordonnier venait de redonner vie à mes talons et à ma journée (qui était celle du repoussage de nos tentatives procréatives).

  • Le sport de la semaine !!!

Je me suis inscrite au sport ! Si si si !!! Ouaoh ! Je répète je me suis inscrite au sport ! Et mieux encore, je me suis mise à courir en plein air depuis le 24 décembre !

La pause étant imposée, pas de raisons valables à ne pas courir, faire des abdos et sauter !

Pas couru depuis (j’ai honte) 5 ans. Pas fait de fitness depuis (oh la vache) 7 ans !

Je te rassure, je me rassure… En 2011, à l’arrêt de pilule, je mettais inscrite en danse-bouge-ton-bouty (et chaque mois je me disais, punaise j’ai payé pour rien, jvais être enceinte!). En 2012, j’ai lâché le bouty en salle pour nada. En 2013, je me suis dit, allez, à la piscine (enfin… 1 fois tous les 15 jours au mieux) ! et j’ai même fait quelques longueurs avec mes jumeaux, puis mon baby solo (cela reste un si joli souvenir). En 2014, zou, de la marde, abdos-cuissot, et je vais tenter de m’y tenir. De toute façon, j’ai trouvé l’asso du siècle ! Aucunes excuses ! Le cours est à 1 € (+ adhésion à 12 €). Je démarre et arrête quand je veux. Sans frais. Si ça c’est pas du rêve !

Donc voilou, à défaut de lâcher la tablette de chocolat, je fais travailler les tablettes de mon body. Ce qui notons-le permettra de cacher plus aisément une future grossesse (hé jrigole !), et me permettra de faire une annonce officielle à mon employeur qu’à partir du 4 voire 5ème mois !

Oui, la fin de ce billet se veut rêveuse, optimiste,  pleine d’espoir ! So 😉 !

Ce qui va changer…

13 Nov

Ah ben oui, c’est pas tout de repartir… je repars riche de ma première expérience (celle de la PMA qui avait démarrée, presque jour pour jour, il y a un an)…

Après 98 pikouzes, 25 échos (endo, est-ce utile de préciser ?), 11 semaines de grossesse et 2 espoirs perdus, j’ai une petite idée de ce qui m’attend…

J’ai promis, juré, pas craché à ma moitié que j’allais mieux gérer (encore heureux que la distance est là, ça va aider à ce qu’il ne voit pas les moments de doutes,car je ne suis pas dupe, il y en aura).

Je me suis promis de prendre les stim’ comme une mise à niveau de ma fertilité (et c’est bien cela en vrai, du moins tant qu’on est en stim’), ce qui veut dire ne pas stresser, ne pas angoisser… « faire comme si » de rien n’était. Je sais cependant que les piqures il va falloir les faire, et les monitos aussi, alors je vais essayer d’améliorer leur vécu.

Je sais aussi que mes problèmes « féminins » (j’ai un traitement pas top efficace à priori et pour 6 mois) se sont déclenchés avec ces stim’, que depuis ils ne sont jamais partis, et qu’ils n’ont pas intérêt à faire foirer ou reporter quoi que ce soit sinon ça va barder (en vrai, je le sens gros comme une montagne).

Je sais que depuis la date du rendez-vous de reprise Pmesque, je me réjouis à l’idée d’avoir bientôt un bébé… Je sais que ce doux rêve est celui de l’espoir, et par petite expérience, je sais qu’il risque d’être mis à sac bien plus vite que je ne le pense.

Donc voila, le contexte de naiveté zenitude est posé.

Et dans ce contexte, pour mieux vivre ce qui m’attend, voici ce que je me suis promis de changer (à défaut de changer de centre écho et d’y embarquer ma gygy) :

  1. Point de paroles, de mous, de mascara coulé… tu ne montreras au boulot. Motus bouche cousue.
  2. Point d’indications et de données sur la reprise PMA tu diras. Motus bouche cousue.
  3. Point de retard au taf’ tu auras. Mais oui, mais oui, ça va le faire.
  4. Point d’absence au boulot tu feras, ou un motif à la con tu inventeras. C’est pas beau de mentir, mais se protéger c’est parfois bien plus utile.
  5. Point de coton sparadrap tu garderas. Penser à retirer le pansement de la prise de sang. Je répète. Penser à retirer le pansement de la prise de sang.
  6. Point d’écartage de jambes sans pudeur tu réaliseras. On ressort le long t-shirt, la robe, et la nouveauté, on embarque un foulard et on en fait un cache (zon ka fournir des draps comme dans les films, gna).
  7. Point d’écho sous infection tu réaliseras. Cela tu as testé une fois, et la douleur psychique suffit amplement, pas besoin d’ajouter la physique.
  8. Point de stressage de non réponse de la PMA tu viveras. Ca va, ce protocole je le connais, au pire, je gère!
  9. Point de comptage précis, trop précis, de dpo tu compteras. On peut rêver et être optimiste, non ? En plus sous stim’ ma gygy ne donne pas de prise de sang… alors pas besoin de compter, okay !

C’est déjà pas mal, on verra bien si je m’y tiens (je parie pas, pas folle non plus, je me connais).

On verra bien si on arrive à faire ce premier cycle, et si oui, dans ces conditions… Top départ soon !