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Ainsi s’achève 2014… Bienvenue à 2015 ! Qu’il apporte le Meilleur !

31 Déc

En ce dernier jour de l’année, je n’échappe pas moi non plus à l’envie de poser quelques lignes sur ce que fut 2014… !

Hier encore, mon collègue me disait « vivement que 2014 finisse pour toi, ce ne fut pas une super année » (vu le boreal de décembre, forcément, on aurait envie de dire cela). Pourtant, je lui ai répondu tout l’inverse « oh si, ce fut une belle année, j’espère que 2015 sera certes encore meilleure, mais surtout pas moins beau que 2014 ! ».

Ce fut une année au premier semestre plutôt hard… et avec grand heureusement des phases de réconfort et de beaux moments ! Et un second semestre qui a été crescendo niveau Bonheur !!! et ce malgré des tentatives pas cool de Dnlp (mais heureusement autre que sur notre enfant).

Janvier : Mois de la Dpa de nos jumeaux… difficile… dur…, s’ajoute les 30 balais atteints (out le rêve bla bla de « un enfant avant 30 ans… »), mais aussi mois de la naissance de la fille de ma jumelle de Dpa (kiss kiss kiss <3) !

Février : Fin du kyste !!! Un bilan de compétence qui s’amplifie et qui est un souffle !! Un Namoureux basé à MontagneCity et qui revient par surprise et sur un coup de tête à FritesVille !!

Mars : Reprise des stim’ et des échecs…, mais aussi des rencontres Pmettes ! et du Bamp !!

Avril : Une escapade à Montagne City, l’occasion de revoir et rencontrer deux adorables blogueuses !!! Et d’apprendre un test qui a viré positif pour l’une d’elle !!!! Mais aussi the carte de résident !!! (après 12 ans ici.. quand même…).

Mai : Des questions tafesques importantes, une proposition de changement de poste pour revenir à mes premiers amours, une cogitation de malade. Le mois d’une pause pma aussi, avant de repartir en iac. Mais aussi un « rapprochement » (même si ça ne change rien, car seuls les week end sont ensemble) puisque Chérid’A en a fini avec MontagneCity, direction Genop’Ville !

Juin : Un boréal tafesque inimaginable pour lui. Une réponse de refus bien cogité de mon côté. Emménagement à GrandeVille pour Chérid’A, une chouette coloc’, une vue superbe. Un début de mois marqué par les un an de la perte de notre premier jumeau. Une tension à son comble pour notre couple épuisé par la distance, les échecs de stim’ depuis la reprise pma en novembre, l’angoisse qui revient, et des difficultés autres plus ou moins liées à tout cela… Des médecins convaincus que vu mon stress  il est impossible que le miracle se fasse… Et pourtant, à 3 jours du jour horrible de l’an passé, la Lueur arrive dans notre vie !!!!! L’iac de ce mois de juin 2014 fut la bonne. Ca change tout !!!!!!!!!! (et ça change rien (;-) à Lucette…) sur les autres points, mais au moins on sait que les efforts ne sont pas vains).

Juillet : La date endeuillée du 1er juillet à passer… Et puis, même pas 10 jours que nous savons pour notre Lueur que déjà elle nous fait des frayeurs… Les saignements commencent et ne s’arrêteront que début septembre définitivement. J’ai peur. La distance est insupportable pour mon homme qui me sait au repos pour ne pas perdre notre bébé. Les allers-retours aux urgences s’enchaineront. La respiration s’arrêtera à chaque saignement, la respiration reprendra après chaque battement de coeur vu aux échos.

Août : Nous sommes ensemble le temps de 15 jours de vacances. C’est l’essentiel ! Les saignements sont toujours là, mais leur gestion est plus aisée. On est plus fort à deux. On se rapproche des 12 sa. On se préserve encore et encore… et le 22 août sera un immense soulagement !

Septembre : Les derniers saignements s’estompent, soulagement ! Chérid’A apprend une mauvaise nouvelle au taf’, de nouveau la tension est là…

Octobre : On stoppe la coloc’, les distances entre Grande et Genop’Ville étant trop grandes (4h A/R chauqe jour à minima). Chérid’A repart « squatter » chez un proche de sa famille. Impossible de faire autrement, mais des promesses tafesques sont dites et redites pour janvier. Alors alors, en janvier on sera ensemble ! La Lueur va bien, du moins je crois. Point d’annonces encore…

Novembre : L’écho du second semestre et le grand grand ouf ! Cette fois ci on y croit !!! Je ferais les annonces boulot et proches durant ce mois. Le bidou discret ne sortira peu à peu qu’à la fin du mois, pour définitivement s’épanouir à la mi décembre !

Décembre : Une entrée dans le 3ème trimestre !!! Une Lueur qui gigote énormément !!!!! (bah voyons, m’étonnes pas qu’elle se soit retournée finalement). Un Noël si différent !!!!! Mais aussi… lolilol… une voiture out et réparée, une belle-maman miraculée, une conne de sage-femme dégagée, des visites de logement désespérantes et une mise en location de notre appart qui capotent car…  coup de grâce, des promesses de boulot non tenues (et annoncé à j-10 d’une fin de contrat), et donc une non vie ensemble pour les 3 prochains mois, et donc aussi une annulation d’accouchement à la mater’ de Genop’Ville et une réinscription proche de FritesVille. Les hormones aidant, les vannes se sont ouvertes puis refermées. Un Noël avec ma famille et ainsi voir que mon frère se stabilise. Un diagnostic à venir pour la nièce d’un ami. Petite fille que j’ai rencontré la première fois un 31 décembre il y a de cela 5 ans. Il nous avait rien dit, étant dans le déni (et toujours un peu d’ailleurs, c’est fou ce qu’on est capable de ne pas vouloir voir quand cela nous concerne). A l’ouverture de la portière il y a cinq ans, j’ai vu son regard, j’ai su de suite. (Mais vraiment de suite, 2 sec’ chrono a tout cassé. C’est au moins mon avantage, et plus j’avance, plus je me dis qu’un jour il faudrait que je m’en serve pour certains projets à mener. Enfin, on en est pas là…)  Ces derniers jours je l’ai revu elle avec sa maman, une maman solo et étudiante plus que courageuse, et enfin je suis heureuse d’apprendre que début janvier, enfin, un diagnostic autisme sera fait, à 9 ans passés boréal. On a papoté, je lui ai filé des outils et reportages, on en repapotera sous peu. Et puis, ben ces derniers jours, La Lueur nous offre une fin d’année flippée du fait de son étrange calme arrivé d’un seul coup. J’ai ainsi pu visité hier la salle de naissance de ma mater’… Au final, La Lueur va bien et s’est amusée à nous faire un retournement, ce qui me vaut une augmentation de mes angoisses personnelles qui je le savais resurgiraient bien un jour ou l’autre… et c’est tout à fait « normal » que ce soit au dernier trimestre qu’elles apparaissent, car là, désormais, tout devient concret ! Mais décembre 2014 ne fut pas que grand haut et grand bas, ce fut aussi et surtout, des préparatifs pour la naissance ! des achats pour La Lueur ! des cadeaux reçus pour elle ! Des souhaits et espérances pour toutes les personnes en PMA, toutes les personnes qui affrontent des moments difficiles, pour tous ! et toutes !!

Ainsi s’achève 2014, en toute beauté !!

PS : Bon courage à ceux qui bossent auj’ 😉 ! (jm’autoencourage aussi !)

Quant à mon cher hébergeur… voici ce qu’il en dit de 2014….

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 110 000 fois en 2014. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 5 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Etre… au même stade que l’an passé…

19 Août

Deux posts aujourd’hui. Un dépressif (enfin disons, un qui espère clôturer un passage difficile de nos débuts de vie de famille). Un optimiste (j’allais écrire jouissif, mais me suis dit que vous aviez l’esprit mal tourné et que vous alliez comprendre de travers).

Être angoisse nocturne, raisonnée diurne.

Plus que quelques jours avant l’écho des 12 sa, qui se fera à 12 sa pile. Et même si j’évite d’y penser… je ne peux pas oublier l’an passé, surtout en ce jour où sans un bruit au même stade l’an passé tout s’est arrêté.

L’année dernière, le 4 juin, nous avions perdu un petit à 7 sa. Ce cap, pour cette grossesse-ci, je l’ai franchi. Tout allait bien ensuite… Notre gynéco PMA était confiante. L’évolution du second jumeau se poursuivait au mieux. Je ressortais ainsi de son bureau avec ma déclaration de grossesse à peine quelques jours avant l’écho des 12 sa (pile à 12 sa également).

Nous nous étions dit au revoir, nous avions donné une dernière poignée de main, elle souhaitait savoir si j’accouchais dans les mêmes bâtiments que la PMA, soit à l’étage du dessus, au +1, à la big maternité. Je répondais que oui, elle était ravie de pouvoir venir rencontrer le bébé 6 mois plus tard.

En sortant de son bureau, cette fois-ci, nous nous sommes arrêtés au premier guichet du long couloir… le guichet de la maternité, et je m’y suis inscrite, déclaration de grossesse en main et petit mot de ma gygy à l’appui. Voila, une page devait se tourner, celle de la PMA.

Les quelques jours qui suivirent avant l’écho des 12 sa ont été superbes. Nous étions confiants et avions osé acheter un porte bébé en tissu et nous aventurer dans les allées des vêtements pour nouveau né, juste pour repérer. C’était la veille, oui, la veille. La veille de cette écho dramatique.

Durant cette semaine de 11 à 12 sa, sans un bruit, sans aucune trace de sang, sans aucune douleur, sans nul dégonflement de la poitrine, le cœur de mon bébé s’est arrêté. C’était à 11 sa + 2 ou 3 selon l’échographe, soit aujourd’hui ou demain dans le vécu de ma grossesse actuelle.

Je te laisse imaginer l’angoisse irraisonnée qui se manifeste dans les cauchemars nocturnes (où je perds tantôt la vue, tantôt la vie, tantôt je souffre, tantôt je crie). Je ne suis pas la seule, l’homme a peur lui aussi et se demande comment il surmontera ceci si le drame devait se reproduire. Sa peur et son sentiment d’être à bout étant exacerbés par d’autres facteurs de marde qui le bloque actuellement directement dans sa vie, et indirectement dans la mienne. Un sentiment (pardon plus qu’un sentiment c’est en fait une vrai réalité) d’une avancée dans la vie qui fait 3 pas (si ce n’est 8) en avant puis se prend un mur qui éjecte 10 pas en arrière. Alors forcément, il craint le pire, tout comme il croit au meilleur. Il en va de même pour a part.

Angoisse irraisonnée face à cette écho des 12 sa qui approche car je te rassure, en journée, dans mon état conscient, je suis bien réaliste et sait et croit que la probabilité est extrêmement faible qu’un tel scenario se reproduise. Mais comme on dit, une fois que la vie existe le risque zéro n’existe nul part… seule la mort clôture la vie, et elle peut surgir à tout moment. C’est comme ça, c’est la vie. (Et ça je ne l’ai compris qu’à la perte de ce bébé).

Bref. Je reprends ce flash-back. A 12 sa pile, le 1er juillet 2013, nous nous sommes ainsi rendus confiants (avec la peur que tout un chacun a néanmoins) à l’écho du premier trimestre. Celle que j’attendais pour envoyer la déclaration de grossesse à la sécu (et heureusement que j’avais attendu).

Et là ce fut le drame. Un bébé inerte au cœur sans mouvement. Un fœtus de 6 cm. La taille attendue à 12 sa. La forme humaine attendue à 12 sa. Pieds, orteils, mains, nez, bouche… sans aucun mouvement. J’ai encore et toujours l’image en tête. Mon homme l’a quant à lui oublié (son inconscient ou sa conscience est plus salvateur que le mien). La tête de l’échographe adorable qui se déconfit. Ses mots si bien choisis. Notre isolement dans une petite pièce pour ne pas retourner en salle d’attente avec les gros ventres. Les appels de l’échographe au CHR cherchant à joindre ma gygy PMA. Notre remise de dossier avec les photos de l’écho et les mots de la mort. Notre allée express au CHR pour voir ma gygy (j’avais besoin de la voir). Sa larme à l’œil. Son professionnalisme. Ses mots justes. Sa conscience que nous sommes sous le choc et que je n’ai pas encore intégré ce qui se passait. Le lendemain, la sage-femme qui nous a annulé tous nos rendez-vous mater’, qui nous a pris le rendez-vous avec l’anesthésiste pour le curetage 4 jours plus tard, qui a calé le curetage. Point de + 1, direction le -1. Une équipe qui a été super et que je ne remercierai jamais assez pour chacune de ses phrases pleines d’humanité.

Le deuil s’est ensuite fait. Avec tous les sentiments et ressentis qui lui son propre. Avec le sang suite au curetage, avec le retour de couche, avec la reconstruction de soi et du couple, avec la reprise de la pma (au niveau 0), avec le dépassement de la dpa (en janvier), avec le passage de la perte du premier jumeau en ayant le ventre vide (ce mois de juin), avec l’immense chance et la gratitude qui est venue avec la Lueur dont nous avons appris la présence 3 jours avant la date des un an de l’écho dramatique des 12 sa de ma première grossesse.

J’ai aimé autant le premier que le second jumeau. C’est évident. Je reconnais que j’ai été davantage choquée par la vue de notre fœtus inerte que par la vue de notre embryon inerte. Le premier ressemblant vraiment à un nouveau né. Ce sont deux vies identiques qui se sont éteintes bien trop tôt, et c’est ainsi. Comme le dit si bien Marredattendre « Mais quand on réfléchit, c’est comme tout : avec la naissance de la vie vient le risque de la perdre, et on n’a pas le contrôle sur tout ce qui la menace. »

Alors sur cette sage phrase qui traduit à l’identique mes ressentis et ce vécu, certes j’ai en ce moment même, en ce jour même de l’arrêt de l’an passé, une pointe d’angoisse. Mais « grâce » à ces deux étoiles, j’ai aussi appris que rien ni personne ne peut tout contrôler dans la vie. Malheureusement ou heureusement. Cela dépend du point de vue de chacun. Je sais qu’une écho dramatique peut se (re)produire vendredi, mais aussi plus tard… Qu’une perte fatale peut survenir à n’importe quelle heure, n’importe quel moment, à n’importe quel stade de la vie. Néanmoins, la probabilité que tout se passe bien est bien plus grande. Alors cela ne me sert à rien que d’angoisser, à rien du tout. Cela ne changera rien. Je suis optimiste et réaliste, aucunement fataliste. Advienne que pourra comme on dit.

Vendredi matin je verrai ma gygy PMA pour la déclaration de grossesse. Vendredi en fin d’après-midi j’aurai l’écho des 12 sa. J’espère aussi fort fort fort que l’homme arrivera à temps pour y assister (son train arrivant 15 minutes avant l’heure de l’écho… le trajet restant étant de 15-20 minutes de la gare au centre écho).

Bref tout va bien au mieux du possible. C’est une journée particulière. Une date à passer. Le dernier des caps vécus l’an passé. J’avais besoin d’écrire une dernière fois ce vécu. Et j’espère aussi et surtout que dès vendredi je donnerai espoir à d’autres qui passent malheureusement par là, je l’espère.

Être naze nocturne, toute énergie diurne.

Parlons maintenant des choses heureuses. (Comment ça j’ai peur de plomber l’ambiance… Ah ben si, c’est vrai).

Il se trouve… que je suis encore en vacances ! Que « grâce » à l’arrêt de travail je n’ai pas mis les pieds au bureau depuis la deuxième semaine de juillet ! Que je reprends lundi. Qu’on a fait des travaux (tu sais les finitions qui ne finissent jamais) les deux dernières semaines (enfin moi j’ai fait canapé) ! Qu’il a fait beau (entre deux averses) ! Qu’on s’est reposé ! Que j’ai quitté FritesVille pour cette semaine (11 sa) qui pue (expression empruntée à Casino girl) ! Que grâce à elle je suis dans la panade car je me rend compte que boudiou je suis loin de loin d’avoir mis à jour ma liste de voyages et qu’il faut encore la financer (j’ai jouer au loto, c’est râpé) (et vous c’est quoi votre liste?)!

Il se trouve aussi… que, puisque que je ne suis pas à FritesVille, alors c’est que je suis toujours avec Cherid’A (soit no distance) qui lui a repris le taf’ hier ! Que je suis donc dans la plus belle des villes (je suis chauvine quand je veux) ! Que c’est topissime car y’a grand aéroport non loin qui fait partir l’une des pmettes des îles, fraichement mariée, vers son rocher ! Que du coup, elle et son conjoint font escale à la capitale (ah le beau et grand couple !!!!!!) ! Qu’un verre au soleil en terrasse comme si on se connaissait depuis des siècles, c’est toujours un immense Bonheur (elle a si bien dit ce que j’ai moi même ressenti…) ! Qu’une cigogne à deux oeufs, c’est symbolique ! Que je la remercie pour son généreux don ! Que lui remettre en ses mains tous mes espoirs pour eux c’est une grande chance que de pouvoir le faire IRL ! Que j’ai hâte de pouvoir dire merci aux cigognes ! Que tout cela me rappelle l’envolée de cartes de voeux ! Que je pense fort à celles (de l’envolée et les autres bien sûr) qui sont encore en attente et que j’ai hâte de lire leur reprise tout en réussite (je croise à fond) !

Il se trouve également… que basta les saignements depuis 15 jours ! Que les 5 jours d’affilés, c’était donc bien l’hématome qui se vidait ! Que le décollement est bel et bien de l’histoire ancienne ! Que à rester affalée sur le canap’, j’ai pris du cuissot (ce qui ne déplait pas à l’homme, mais qui moi me saoule…) ! Que les vrais gros symptômes de grossesse sont bien un mot inconnu de mon vocabulaire (point de vraies grosses nausées à G1, idem pour cette G2 ; douleurs ligamentaires et à la poitrine à G1, nada à G2 (la place était faite)) ! Que mes envies sont salées, WTF ! (des envies de chips au vinaigre ou à la moutarde… alors qu’il n’y a jamais de chips et autres apéros à la maison… le chocolat, le café, le sucré me dégoutent un peu (truc de fou !)… le piment, le piquant, le vinaigré, le salé sont mes mets préférés…).

Il se trouve en outre… que si tout se passe bien vendredi, ce sera fiesta !!!! Que néanmoins point d’annonces avant d’entamer le second semestre (tant dans les familles qu’au boulot… malgré tout seuls mes parents et ma soeur savent… saignements et angoisses ont fait parler ma bouche). Je me débrouillerai, je rentrerai le ventre (où ça ?) qui de toute façon n’est pas vraiment sorti (plus que l’an passé, normal… seconde grossesse qui va jusqu’au même stade). Je ferai genre un quoi ? juillet, en arrêt, oui, et alors ? Tu veux savoir pour quoi ? Ben tu sauras pas (ça c’est pour le boulot paternaliste, ils sont choux, mais ils couvent trop).

Il se trouve qui plus est… que si l’on devait comparé à l’an passé… on est au niveau -100 de l’intégration de la réalité. C’est à dire que zieuter tous les bouquins de grossesse, niet (merci à 28jebd qui m’a fait atterrir dans le réel! un seul petit bouquin consulté grâce à elle). Les fringues, niet. Le matos, niet. Etc, etc… Et pas envie. On aura bien le temps par la suite. Les achats de l’année dernière sont toujours dans la boite dans le placard. Les trucs en tissus achetés sont toujours cachés (l’homme les avaient cachés à ma demande : un porte bébé acheté le 30 juin dernier dernier, un porte bébé qu’il avait ramené du pays en février dernier dernier). Moi je dis, y’a rien qui presse !

Il se trouve enfin… que si tudo bem vendredi, il va falloir songer aux maternités (ouaich, avec des x et des s). Une à caler à FritesVilles (et pour le moment je ne souhaite pas me réinscrire à celle de l’an passé, soit au CHR de ma pma, même si j’attends depuis 2 ans de vous conter une jolie histoire qui je l’espère vous arrivera vendredi ou peu après). Une à caler à GrandeVille. Tout cela en sachant que pour la date de la rencontre si attendue et désirée, nous espérons l’homme et moi ne pas nous retrouver à FritesVille, que nous espérons être à GrandeVille, mais qu’au top du top nous espérons être là où on ne sait pas encore et ailleurs qu’en ces deux lieux et ensemble. (Mouai, je t’ai perdu là je sens…).

Bref, il se trouve que je vais bien, et que j’ai hâte de savoir si Lueur va bien elle aussi !

 

 

 

 

Une journée si étrange…

1 Juil

En ce 1er juillet, un an plus tard…

Qui aurait cru qu’en cette triste date anniversaire où nos 6 cm de bonheur, de petites mains, petit nez, petits pieds… inertes et pourtant si beaux, je serai enceinte à nouveau et je l’apprendrai 4 jours plus tôt.

Quelle étrange sensation.

Il s’est écoulé 1 an 1 mois et 3 semaines depuis ce 6 mai 2013, date de ma première promesse. Il s’est écoulé 1 an depuis ce si triste 1er juillet 2013, date de fin de cette première promesse.

Deux chiffres récurrents : le 1 et le 3. Ces mêmes chiffres que ceux de cette iac réalisée ce vendredi 13 juin dernier. Une iac 2 commencée en avril 2013, clôturée en juin 2014…

Une iac 2 qui surtout, annulée ou pas, nous a offert par deux fois du grand Bonheur. Une immense chance dont je mesure la hauteur.

Quelle étrange sensation.

Moi qui pensait être au fond du trou en ce jour de deuil, les événements autres que la PMA ne nous laissant pas de répit qui plus est, j’ai l’immense chance d’avoir en ce jour avec moi ma Lueur. Et ça change tellement tout.

De la reconnaissance à n’en plus pouvoir. De la fatigue heureuse, des sourires qui reviennent, aucun maux, point de peurs. Un si beau cadeau pour cette date si malheureuse.Un ressenti d’apaisement immense mêlé à une conscience exacerbée, « grâce » au vécu de l’an passé et au vécu de trop nombreux couples, que tant que l’enfant vivant n’est pas dans les bras, rien n’est joué.

Aujourd’hui, c’est une très étrange sensation qui s’empare de moi. Clore une page, en démarrer une autre. Positivement.

Tenir sur un fil.

24 Juin

Plus la date des 6 cm de bonheur partis approche, plus la tension monte.

Plus une seconde grossesse tarde à venir, moins j’y crois.

Plus le 1er juillet se profile, plus l’aigritude s’accentue.

Une gifle ce soir de plus. Des pleurs.

Pleurs de la situation qui est rocambolesque ?

Pleurs des hormones en chute ?

Pleurs de la date qui arrive ?

Pleurs pré-menstruel ?

Pleurs de lassitude ?

Pleurs de tout cela, mais pas de tristesse.

Et pourtant, je pleure rarement. Je ne le montre jamais. Que ce soit au bureau, chez la psy ou à la pma, nul ne m’a vu pleurer. Bien sûr les larmes qui montent, ça je le fais. Je n’arrive pas à lutter. Mais pleurer, ah ça non. C’est votre « privilège » et celui de mon homme. Un piètre spectacle (j’ai pas mis pitoyable Miss Pimpin ;-)). Les nerfs sont en pelote, les dpo n’arrangent assurément pas les choses.

Ce jour, ma collègue insouciante de rondeur obtenue si facilement affirme que les femmes sont des mères. Dans ses phrases, elle prend l’un ou l’autre des mots puisque c’est pareil. Personne ne tilte. Seul mon poil est hérissé, seules mes oreilles ont mal. Je dois être une brume, un voile, une absente. Ou alors je ne suis pas une femme. Elle n’a pas intégré ma remarque lexicale d’il y a un an et demi (ah ben tiens, c’était en dpo d’iac 1) : « Toutes les femmes ne sont pas des mères, ce seraient exclure les non-mères des projets que d’écrire cela, or on s’adresse à toutes les personnes de sexe féminin non ? ». Elle avait compris son erreur sur le coup. Et puis finalement non, puisque cette erreur subtile (que peut-être seule une infertile peut voir) réapparait. Elle n’a donc pas réellement compris que c’était vrai : que toutes les femmes désireuses d’enfanter (ou pas) ne sont pas mères. Elle a pris son cas à elle, celui des 90% de couples ou unions fertiles de cette planète, être enceinte c’est facile.

Ce soir, un courrier coup de massue. Coup de massue vu la tension qui monte, les out, la suffocation. Une histoire d’erreur de calcul pour les charges à payer (je les excuse ou pas? pas envie d’aller râler dans le vent, l’erreur est humaine n’est ce pas…). Finalement on aurait dû acheter une maison, pas un appart’, on aurait eu la paix. Un truc bête, si bête, juste un courrier et trois gros chiffres (je me demande pourquoi ils n’ont pas arrondis à quatre chiffres, c’était l’occas’), mais ça tombe trop trop mal. Et évidemment à verser pour le 1er juillet, décidément, elle porte la poisse cette date. En temps normal, sans la semaine passée et les dpo et le contexte, j’aurai pas sur-réagi. Ben là non, des pleurs de « y’en a marre ». C’est con hein. 

Demain, je vois ma gynéco de ville. Les changements hormonaux me refont des misères (« désagréments féminins » disons). Je n’avais plus de soucis depuis janvier, depuis l’antibio luttant contre l’uréaplasma. Trois cycles stimulés, et bim. Est-ce une reprise ? On verra bien. Y’a pas intérêt, tout était nickel pour le mois passé, ma gygy pma m’avait fait refaire les séros et prélèvements pour s’assurer qu’il n’y avait plus rien. Alors c’est quoi ? Le frifri est un terrain miné, il fait la tronche, y’a pas à dire.

Lundi, j’irai voir mon toubib-15-minutes-chrono et made in « vous avez pensé à adopter », et horreur du 3 juillet dernier « c’est mieux ainsi au cas où il y aurait eu une trisomie ». Je l’ai envoyé bouler ce jour là. Oser dire cela à une patiente. Suggérer que le handicap est pire que la mort. Qu’en sait-il ? L’est-il seulement ? A-t-il demandé à ces personnes ce qu’elles en pensaient ? Je lui avait fait remarquer son manque de neutralité, cette avis d’autorité, ce propos totalement déplacé, et l’avait rappelé à l’ordre quant à ma vie qui plus est. Il avait eu l’air bête et étonné de ma réponse. L’erreur de ma part est que depuis je n’ai pas pris le temps de chercher un autre médecin. Je fais au plus simple lundi du coup, j’ai besoin d’une boite jaune pour les pikouzes (la troisième), de zomig et peut-être d’un stop pour le 1er (arrêt que je n’aurai pas pris si cette journée n’était pas celle de la réunion annuelle où la collègue enceinte donnera une formation liée à l’éducation infantile et où les nouveaux nés des collègues seront présents pour être présentés… réunion où je serai l’unique non mère désormais… je pense que je mérite de m’épargner, vais-je le faire ? j’en sais rien, je verrai lundi soir chez le toubib’ et si son empathie est revenue depuis).

Je sais bien qu’avec ces posts moribonds je vais vous plomber. J’en suis désolée. J’aime tant vous envoyer de la bonne humeur. Mais bon, ainsi vas ma vie en ce moment. Sur un fil.

Plus que la PMA pour laquelle je suis consciente de toutes nos chances potentielles devant, d’autres poids s’ajoutent et la sortie semble si compromise. Vivre la PMA dans ce contexte ne va plus être bientôt possible, je le sens. Le moindre obstacle dont la solution ne dépend pas de nous devient plus lourd chaque jour, cela me fatigue tant moi que l’homme. Avancer tous deux pour aller vers où ? Plus les jours passent, plus les constructions (hormis l’Amour) passent de béton à sable. Combien de temps devant nous nous reste-t-il pour résister ? Il nous faudrait une lueur, une vrai.

J’ai toujours envie que l’on s’en sorte. J’ai toujours autant envie de vivre ensemble, d’être épanouis et de fonder une famille (et dire qu’on souhaitait 4 enfants… quelque soit l’issue, ne pas réaliser ce projet sera toujours douloureux). Je n’abandonne pas. Jamais. Mais peut-être faut-il que j’accepte qu’avoir tout cela est, par manque de bol, compliqué. Tout comme toi, je ne peux pas non plus ignorer que pour certains de mon entourage cela est facile, et que pour d’autres que je lis ici et ailleurs cela est si compliqué. Alors bon, on va encore Espérer, Agir et Patienter.

On a dit « Invincible et Immortelle ».

Et puis, et puis, le truc débile, c’est que quand je pleure le vert de mes yeux ressort plus encore et s’éclaircit. Être jolie en pleurant, contrainte et atout. Protecteur en tout cas.

Allez, d’ici fin juillet je pense que nous saurons Chérid’A et moi davantage à quelle sauce (piquante ? sucrée ? aigre-douce ? amer ?…) nous serons mangés. Tenir.

 

 

Le kyste s’est fait la malle !

17 Fév

L’échographie de samedi (j2) matin a révélé que le kyste n’est plus ! La persuasion de vous toutes a été fructueuse, vous êtes hyper efficaces les filles ! Youpi !!!

Chérid’A (arrivé in extrémis à 23h30 passé pour la St Valentin ! reparti pour 15 jours 17h plus tard…) m’a accompagné et heureusement.

Malgré la bonne nouvelle, l’échographie de samedi matin a été difficile. Retourner dans la salle d’écho où nous avons perdu notre bébé reste toujours une épreuve pour moi. (Le centre d’écho où nous avions choisi d’officialiser la grossesse est le centre d’écho affilé à la PMA pour mes monitos).

Épreuve d’autant plus difficile que l’échographe (jamais vue auparavant) a pour je ne sais quelle raison (enfin si, ce n’est pas une échographe monitos pma) commencé par une écho sur le ventre.

Crispation totale. Mon ventre, ce put*in de ventre. Une sonde sur mon p*tin de ventre, et c’est la mémoire du corps qui parle. Mémoire de la dernière écho faite sur le ventre, celle du 1er juillet dernier, dans cette même salle, avec ce même écran géant devant mes yeux, allongée de la même façon, prête à voir une vie de 12 sa, et y voir la mort.

A la pose de la sonde sur mon ventre, mes larmes sont montées, mon regard s’est flouté. J’ai détourné la tête vers l’écran de contrôle pour ne pas voir l’écran géant 3D devant moi sur le mur.

Évidemment l’écho sur le ventre a duré 2 secondes car ne servant à rien. Passage en écho endo.

L’échographe était super gentille, c’est moi qui était tétanisée. Elle a été adorable, attentionnée. Au passage à l’écho endo, moi détournant toujours la tête vers l’écran de contrôle par réflexe de « survie » (réflexe de retenu des larmes), elle me dit que je peux regarder sur le grand écran pour mieux voir, je lui réponds sans réfléchir (je ne sais pas tourner ma langue 7 fois dans ma bouche, ma spontanéité étant ma plus fière des qualités, mais aussi mon plus grand défaut) que « je ne préfère pas car c’est sur ce même écran que nous avons vu notre bébé mort ».

Adorable, et toujours d’un sourire compatissant, empathique et apaisant, elle éteint l’écran.  Je n’y avais même pas pensé, j’aurai pu le demander pourtant. Je pourrai le demander par la suite.

Le suite de l’examen se déroule. L’endomètre est en mode j2 (2-3 mm). Les ovaires sont emplis de « micro-kystes » (opk). Le kyste fonctionnel sur l’ovaire gauche est absent!

Enfin voilà, c’est Youpi plus de kyste !

Le kyste s’est fait la malle ! Mais le dilemme est pourtant là… (la suite au prochain post) (non pas que je ne me réjouisse pas, rassures-toi! Disons que la réalité du contexte pmesque est bien plus complexe que cela).