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A la recherche du mode d’emploi

8 Déc

Matinalement, machinalement, je me suis levée rapidos

pour une pause pipi rapidos

et j’ai vu débouler les rouges rapidos.

Saletés. Pétasses. Bandes de xxxx.

Je me suis recouchée, je n’ai pas pleurée, j’étais sonnée, et puis c’est con, mais aussi un peu soulagée. Le stress de l’attente est retombé, j’aurai bien évidement préféré une autre issue, que ce « c’est fini » que j’ai glissé à Chérid’A endormi.

J’ai trainé au lit, longtemps, nulle envie de me lever, nulle envie de me réveiller, nulle en envie de poser le pied sur le sol est de continuer…

L’après-midi débutant, il a quand même fallu se résoudre à sortir de dessous la couette, au chaud, pour gouter, au froid.

Au froid dur de la réalité.

Je me suis levée, me suis ensuite douchée, et j’ai pensé « vu que la mère je sais pas faire, auj’ je me sape en « vraie » femme, en femelle, en bottes-vernis-rouge-mini-jupe, en pute ».

Et là, sous la douche, j’ai enfin pleuré. Les larmes sont sorties, les larmes ont coulées, et j’ai chanté…

La fille je sais faire
La pute je sais faire
Mais pas donner la vie
 

Je cherche toujours le mode d’emploi pour donner la vie, si vous l’avez trouver, je suis preneuse.

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Epuisée

7 Déc

… ou au bord de la crise de nerf

N’arrivant plus à écrire autre chose que le vécue de l’attente, vraiment c’est pénible… pour moi et pour vous…

Je vous passe les détails des interminables journées de « travail »… des interminables soirées… des interminables journées…

Hier, avec Chérid’A on regardait vite fait sur le calendrier du mois passé pour savoir quand est-ce que j’avais testé…  Le mois passé, j’avais donc déjà testé et avait encore du attendre le week end pour le débarquement… Et c’est « pas drôle »… car ce mois ci ce sont les même stades de DPO aux mêmes jours de la semaine… Jsuis balèze quand même !

Bref, le mois passé on avait fait le huhner. Eh bien, autant pour lui que pour moi, on aurait juré que çà faisait au moins plus de 2 mois que tout cela c’était passé… Le temps passe à une lenteur… C’est épuisant.

Encore quelques jours d’attente… quelques jours de torture mentale…

Chérid’A a peur lui aussi. Il me répète que c’est dur, que cette fois-ci le plus d’un an est bien passé, qu’il est fatigué… Il y croyait, je l’ai raisonné, il n’y croit plus, et moi je veux y croire encore… Ah… le couple en PMA, toute une histoire…

Et vous, votre Chéri il en est où ?

Psychot’ sors de ce corps !

5 Déc

Rahhhha… Encore quelques jours à tenir…

Quelques jours car déjà sans utrocrado le mode psychottage en dpo à rallonge çà me connait, alors là, avec mon corps progestéronisé plein à craquer, je vous raconte pas l’ambiance…

Si on doit faire des paris, je mise sur du groosss retard… (Enfin, on se comprend, d’une je suis nulle en paris, de deux zeu veu un Christmas miracle…)

A part toussa, la journée a été loonguuee…

Alternance entre « c’est quoi ce truc qui pique encore au bas ventre » « mais pourquoi de ce côté ci maintenant ? » « et si je m’assoie comme çà, est ce que çà va mieux ? »

Puis « tiens tiens que ce passe-t-il du côté de la blogosphère ? » « ola ola ! donde vive tu madre de corazon ? » – clin d’oeil à Miss Pimpin… Punaise, c’est pas spanich que je suis sensée speaker au taf, mais portugnol (ben oui ne maitrisant pas le portugais, et ayant des vieilles notions d’espagnol, je fais du portugnol, et te moques pas, c’est efficace et même que c’est beau).

Bref. Reviens à ton boulot sweety, t’es censé faire un taf de ouf’ ! … Comment on fait déjà pour accrocher son cerveau à sa tête et le faire interagir avec le reste de son corps ?!?!

Tentative de concentration tafesque… Oui, mais…

Mon ami google me démange… allez, si je tapote vite fait bien fait « utro puregon dpo » qu’est ce qui se passe ? ou encore « stim’ dpo utro » ?… Stop ! C’est maauuuuvais pour la santé de googeliser, je devrais le savoir depuis, quand même !

Bref. Pose tes mains sur ta tête, tu vas y arriver, tu vas te concentrer… Et puis j’ai 2-3 trucs à écrire là… Chiot, mais c’est quoi cette douleur mammaire ! (Si si, y’a un lien, quand j’écris je me penche sur mon bureau, et comme la chaise est basse car sinon j’ai mal au dos, alors immanquablement mes seins touchent du bois (le bureau quoi), et gloups, çà fait mal).

Tiens, doit faire pipi… Héhé, penses-tu, c’est du vérif’ de remplissage de soutif’ qui est prévu ! Ouoohhh, mais c’est quoi çà ?!  Utro je t’aime ! Et c’est que pour moi en plus !!!! Ben yep, que pour moi, car mon mec il s’en fout ! Ben ouai, je dois avoir le seul mec qui en a fichtre rien à foutre de l’effet bombasse secondaire made in utro, lui il voulait le même effet dans mes fesses… Va falloir que je pense à contacter le labo pour voir ce qu’on peut faire, mais à une condition mention seins+fesses !

Ça a ensuite enchainé le midi avec un « Non… stp mon collègue adoré… ne me parle pas de tes filles… stp stp stp ! » Yo ! Ca a marché !

S’en est suivi un après-midi sur le même mode, aieyeuh mes seins, aiyeuh mon ventre, passe ta main sur ton front vois-y les pustules…

Bref, je suis épuisée …

Tu l’auras compris, dans ma tête, c’est en mode « j’y crois vs j’y crois pas » « possible vs pas possible » « signe vs symptôme »… Mais qu’est ce que c’est kiffant cette attente … ! (Jdéconne là…)

Tu l’auras compris, faut pas me chercher là maintenant! Le first qui me sort une annonce, une plainte de gamin, un C1, un « ny penses pas  » – clin d’oeil à Sophie.. ben j’hésite…

Toi tu ferais quoi ? Tu lui dit « va te fxx fxxx » ? ou « ppffffff » ? ou « passe ton chemin avant que tu goutes de mon indélicat point » ? ou « tiens au fait, t’as déjà vu mon mec » ? ou « comment çà, tu ne m’as jamais vu aussi énervée, tu veux une session de rattrapage ? » …

Une journée ordinaire en «Dit Pourquoi Occulter ? »

4 Déc

Se lever tôt, après une courte nuit

S’utrogéniser avec le sourire, en se disant « vla du miam miam » ! (ben oui, aussi farfelue que ce soit, j’imagine très très bien mon endomètre se goinfrer d’utro et refourguer le tout au potentiel petit occupant)

 

Attraper le métro, se faufiler dans la foule, se faire petite, se faire une place.

Fureter autour de soi, baliser le terrain, s’assurer qu’il est vierge de tout portage de vie (en même temps, à cette heure-ci, y’a peu de risques)

 

Prendre le train, descendre à la capitale, être assisse à côté de son prof de fac d’il y a 10 ans (çà ne me rajeunit pas…), prendre des nouvelles, être heureuse de cette coïncidence, démarrer au mieux la journée.

Discuter longuement de nos vies pro, ne pas penser à autre chose que le pro.

 

Aller en réunion, arriver dans un lieu peu commun, en être honorée, avoir le sentiment d’être sur la bonne voie pour m’accomplir, être peu bavarde car captivée, emmagasiner les précieuses infos, tenter de rapporter scrupuleusement les dires savants et expérimentés

Se sentir à l’aise, voir que quelques jeunes prennent la relève, être là et donc en faire partie, être soulagée de ne pas avoir croisé de femmes enceintes. Ouf !

 

Apprendre, échanger, capter, être motivée, porter des visions, travailler.

Se sentir toute chose quand une douleur au bas ventre commence à s’installer, ne pas grimacer.

 

Faire une pause, discuter, boire un café.

En profiter pour aller aux toilettes, vérifier. Rien, ouf !

 

Aller manger tous ensemble, discuter de nos parcours, apprendre à se connaitre, se trouver des points communs et des connaissances communes (un grand classique de mon job, bienvenue dans le tout petit monde des ONG…)

Se sentir libre, avoir l’esprit qui pense, retrouver celle d’avant…, puis revenir à la réalité, aller aux toilettes, changer sa serviette utrogéniphage

 

Retourner en réunion, repartir de plus belles dans les expériences, analyses, capitalisation et débats de fond.

Etre assise à côté d’un ami d’une ancienne collègue, papoter entre deux présentations, craindre une annonce de grossesse. Ouf.

 

Se sentir investie d’une mission, et se demander comment toute mon énergie, tout mon enthousiasme d’avant s’est envolé ?

Passer la main sur mon front, le sentir grumeleux, craindre l’arrivée des boutons.

 

Faire une pause, discuter, boire un café.

Aller aux toilettes, vérifier dans la glace mon symptôme de « passe ton tour y’a rien à voir ni à avoir », avoir peur.

 

Retourner en réunion, être absente, ne plus être concentrée, répondre par des « mmmh » « ah ok » à mon voisin pourtant sympathique, se sentir au-dessus de tout çà et en culpabiliser, enchaîner dans ma tête les probabilités, les possibilités, les potentialités, les peut-être futures suites à donner.

Avoir peur, vouloir s’échapper, vouloir que la journée finisse, vouloir retrouver les bras de Chérid’A et vouloir l’épargner.

Je suis dans le train, je rentre chez moi, heureuse de cette journée haute en surprise matinale, haute en couleur, haute en perspectives, haute en proximité d’assouvissement de mon projet professionnel… et vouloir si fort que ces surprises et réussites continues sur le plan personnel. Etre heureuse que Chérid’A m’attende à la gare (eh ! faut pas déconner ! il est simplement dans le coin mais comme c’est un amour, il veut bien m’attendre !), mais craindre son regard sur mon visage. Quand il verra mon visage percé de ses nouveaux occupants, j’ai nommé les boutons-tout-moches, il saura.

Késako ?

30 Nov

mal au bas ventre

J’étais bien partie pour ne pas y penser, j’avais même prévu plein de trucs à cet effet, mais c’était sans compter les douleurs…

Depuis l’injection d’ovitrelle, j’ai mal au bas-ventre.

Après l’ovitrelle, c’est normal et même satisfaisant car c’est l’ovulation ! Mais depuis les tiraillements ne cessent, particulièrement quand je suis assisse, soit toute la journée au boulot…

Alors si je devais analyser, çà tiraille à gauche, à l’ovaire qui a ovulé on dirait. Puis hier çà s’est déplacé à droite. Et maintenant c’est diffus.

La semaine passée j’ai eu de violentes contractions à l’utérus, et cette nuit réveil à 5h’ du mat’ cause’pipi (bonjour les détails, suis plus à çà prêt de toute façon) et s’en est suivi des crampes terribles (diffuses, au bas ventre, au niveau de l’utérus) qui se sont ensuite estompées.

Là mon chéri, pourtant compatissant depuis que ces tiraillements ont commencé, a été lourdingue face à cette crampe matinale.

Moi : « Mon cœur j’ai mal » 

Lui – compatissant : « Ah la la, allonges toi mon coeur »

Moi : « Je peux pas, j’y arrive pas ». J’étais pliée en 2 et impossible de bouger.

Lui : « Ça fait comme là fois dernière, comme des contractions »

Moi-honnête : « Non, c’est plus diffus, c’est comme des crampes »

Lui : « Ben, si c’est comme une crampe, çà va alors ».

Moi-intérieurement : « ??????  depuis quand il a un utérus mon zhom ???? »

Ça s’est ensuite estompé, j’ai pu me rendormir, et aujourd’hui les tiraillements sont bien atténués.

Place alors au questionnements, le mois passé, comment c’était ? Et là, je ne suis plus sure, je sais que j’ai eu mal et eu des tiraillements, mais étais-ce aussi fort ? au même moment ? … Bref, mon esprit est imprécis.

Est-ce l’utrocrado ? Est-ce bon signe ? Est-ce mauvais signe ? Sont-ce les vilaines qui me déclarent à nouveau la guerre ? …

Enfin voila, encore quelques jours de « patience »… et le mot crampe est banni de mon vocabulaire.