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;-) !!!

5 Mar

Chérid’A est arrivé mardi soir pas trop tard (ça change !), pour venir bosser d’ici hier. Il est reparti tôt ce matin… ou presque !

On avait prévu cette pause à mi semaine, autorisée par son sup’, au cas où j’aurai la bonne idée d’accoucher hier. Raté pour l’accouchement (j-8 aujourd’hui !!), top pour sa présence !!

Ça nous a aussi permis de faire des last, de discuter de la pma et du couple, de nos familles, et de l’avenir devant nous ! Mine de rien ça fait un an et demi qu’on ne s’était pas vu en semaine (hors vacances) ! Ça se fête !!

Le resto et tellement plus ! (mardi soir)

  • Le resto deux ans plus tôt…

Mardi soir, c’était du coup l’occasion de se faire notre last resto rien qu’à deux les pieds sur Terre (malgré la bouche qui mastique avec difficultés, point d’amélioration sur la PF à noter… patience…). Top !!!

Nous sommes au hasard allés dans ce même resto où tous les ans (sauf l’an passé… les vies de chacun évoluant) nous nous retrouvions avec des amis à lui autour de Noël, car tous rentrant voir leur famille. Groupe d’ami(e)s d’études, dispatchés des US au Japon pour cause de thèse, post’doc&co. Pour une fois que ce n’est pas de mon côté les potes à kms, lol ! M’enfin mes ami(e)s à moi ils ne sont pas sur ces continents là, et in fine ça revient au même. Yep, Chérid’A et moi on a pris l’option de faire des études menant à des jobs non vraiment compatibles ou faisables sur le même continent ensemble (y’a des astuces je te rassure, sinon je ne serais pas ici), le tout en inversant nos origines tant qu’à faire. Du coup y’en a un qui se sacrifie toujours un peu, et on inversera plus tard. Il y a quelques pays, dont j’ai déjà parlé, qui peuvent tout combiner (sauf mon frère… qui n’a d’autres choix que de rester ici (impossible de migrer avec une personne autiste au Canada (cf ici et ici (sauf si non diagnostiquée)) par exemple (à noter que ce n’est pas propre au Canada, pour la France c’est idem), manque de structures adaptées dans d’autres pays à ce jour (hope demain) par autre exemple), et moi à ses côtés à l’avenir, le hic est là tout de même)… We’ll see à l’avenir !

Bref, 2 ans plus tôt nous étions avec des amis à lui dans ce resto, à discuter, boire et manger. Et puis vint le sujet… des enfants… Tous ou presque en couple, mais encore dans la thèse ou le post-doc’, et ainsi une envie naissait chez eux, mais pas concrètement possible avant une à quatre années plus tard. Nous, nous étions le couple marié depuis plus de deux années, dont l’une avait décidé de ne finalement pas faire de thèse. Alors autant te dire qu’on a bien fermé notre bouche. « Késako ? » « Un nourrisson c’est trop mignon ? » « Ah mais non mais non c’est tout fripé, tout moche, tout gluant » a répondu (sincèrement) Chérid’A (qui depuis a revu sa vision je te rassure). Bref, on n’a pas pipé mot de notre attente, de notre si grande peur de ne jamais pouvoir fonder notre famille tout court ou sans une décennie d’attente, de ma pikouze puregonesque faite dans les toilettes durant la soirée, etc, etc… C’était il y a deux ans et deux-trois mois en somme.

Alors voila mardi soir, à aller chercher Chérid’A à la gare. Et nous voila partis à la recherche d’un resto sans en avoir aucune idée. On marche, on papote, et en nous dirigeant dans ce coin ci de Frites Ville, on se dit : allons ici ! Et c’est ainsi que deux ans plus tard nous nous sommes retrouvés dans ce resto. Nous n’y avions pas été depuis. Et la discussion des enfants avec ses amis m’est revenue de suite. Quel changement… Quelle émotion… S’ils savaient…

La soirée fut bonne et belle, malgré ma tronche qui dirait que je fais la tronche justement, et malgré la dernière en date du pays.

  • Le resto… et les nouvelles hard du pays…

On a en effet beaucoup parlé de la dernière triste et si injuste nouvelle du pays qui a des conséquences directes sur mon beau-frère. Nouvelle qui fait d’ailleurs figure d’un communiqué d’un avocat dans la presse. Mon beau-frère fait parti des 6. Il est colère, si colère contre ce système de marde qui joue le jeu du pistonnage sans même plus s’en cacher.

C’est ça la corruption. Celle des hautes instances qui gangrène toutes les strates politiques, administratives, etc… C’est pas qu’une histoire de fric. Loin de là. C’est un système bloqué. Je ne te dis pas les mots durs que Chérid’A m’a dit, qu’on s’est dit. Dépité… car d’un côté il y a des grandes avancées (vraiment !), et de l’autre une « cratie » qui semble figée sur ses pattes et prêtent à tout pour ne pas bouger. C’est à se demander pourquoi, dans ce ays (contrairement à d’autres de la sous-région avec lesquels je bosse) les jeunes font dans ce pays de longues études malgré tout ? Des battants. La résilience aussi. Le pas le choix. Le « on y croit, il faut y croire ».

Concernant ces résultats de diplomates factices nominés, s’ajoute à cela, sans le dire, des histoires de « tribalisme » au sens où l’on privilégie les gens de son « clan ». Ma belle-famille est une union mixte. De deux régions différentes. L’une a le pouvoir au pays (côté BM), l’autre (côté BP) est surnommée « les juifs du [pays] » (coucou La Reine !) (en rapport avec le préjugé/amalgame/crétinerie économique) (induisant un racisme et une discrimination plus exacerbée envers cette région/ »ethnie » au sein de la société, par certains (pas tous heureusement), mais toujours trop nombreux de toute façon, d’autant plus bloquant s’ils ont le pouvoir de décider). Mon beau-frère, son frère et sa soeur (pas leur autre frère, qui lui est adopté/confié et originaire de la région en guerre actuellement, et qui est mobilisé là bas en ce moment), sont donc considérés comme originaire de la région de leur père. Ainsi, coucou les conséquences sur les concours (autre exemple, en médecine le classement est lésé ou privilégié selon d’où tu viens), les postes admin’, les postes tout court… la vie pro en somme. Au sein du mariage de mes BP, je ne te raconte pas ce que ma belle-mère et mon beau-père ont enduré… (Aujourd’hui, les couples mixtes sont bien plus fréquent). D’autant que s’est ajouté une infertilité secondaire qui n’a aidé en rien. Elle a ainsi du se battre très fort pour faire tenir son mariage et qu’on n’accuse rien ni personne pour ces enfants désirés non nés. Voila le topo. Ainsi, dans la corruption s’inclut énormément de choses, dont ce « clanisme ». Et du coup, au sein des instances, si tu appartiens à la région de mon BP, il te faut par exemple être sorti major à l’Ena pour avoir un poste officiel sous qualifié (ce serait trop gros de ne pas te donner de poste à ce niveau là en fait, mais on t’en file un qui ne correspond pas à tes compétences), alors que ton compère de promo moins bien classé sera ministre (et connaissant tes capacités, tentera de t’aider, en vain ou presque… tellement le système est corrompu) (c’est du vécu, tu l’auras compris). Purement injuste, et dangereux même pour le pays. A se demander si ce dirigeant aime son pays ? ses concitoyens ? A priori, non.

Je ne te fais une tirade sur le pourquoi du comment c’est comme cela… Faudrait remonter loin, au système coloniale et à ses hiérarchisations créées, aux frontières découpées, en passer par la guerre post-coloniale France-Pays et aux maquisards (notamment de cette région justement), aux années post-indépendance d’Ah*djo et de Biy*, à la croissance soutenue (pays comparé à l’Inde pour son émergence similaire au même moment) tuée par les plans d’ajustements structurels des années 90′ sur le continent… (fait concret : salaires divisés par 4 du jour au lendemain, économie à terre, dévaluation, etc…).

Bref, bref bref, pendant ce temps là… durant l’édition de ce papier dans la presse (communiqué qui n’est qu’un parmi tant d’autres et qui n’aura pas de conséquences…, signe aussi que la Justice n’est pas indépendante, libre et efficace… sauf quand ça va vraiment trop loin dans les affaires…)… et alors que BH demande la présence du dirigeant number one au pays, celui-ci est comme à son habitude ici.

Philosophes les gens le sont… Mais jusqu’à quand ? … Le pays, c’est le pays comme on dit… (Petit Yaye, je me demande où cela en est par chez toi ? je n’ai pas souvenir que c’était à ce point…). Bref, tout cela est très très complexe, bien plus que ces simples mots, et demande pas mal de temps, lecture, vécu et discussion pour comprendre. Hormis cette moche et révoltante nouvelle… la soirée fut belle !

  • Le resto… et le temps de faire le point sur le couple…

L’occasion aussi de parler de là où notre couple s’est arrêté… Bah oui, le sentiment commun est qu’il s’est arrêté avec la pma. La distance n’ayant rien arrangé bien entendu. Durant ces quelques années, la légèreté et la naïveté se sont envolées. Les doutes et les peurs se sont immiscés au sein même de nous deux. Je ne regrette pas d’être moins naïve, pas du tout. Mais on ne sait que cela n’en a valu la peine qu’après coup, qu’après la tornade passée, et ça, cette si douloureuse incertitude, c’est si dur. Ce n’est pas original ce sentiment, c’est celui comme tant d’autres couples pmesque…

Vraiment, j’admire ceux qui encore dans la PMA et subissant les échecs arrivent à survivre, à ne pas basculer, à ne pas tout foutre en l’air sur un coup de tête ou pas, pour avoir le sentiment de se retrouver soi, de se libérer, de revivre, de tourner la page, de dire fu*k à cette Dnlp… Tout cela, le couple et son avenir, par moment vraiment ça ne tient qu’à un fil, un si mince fil…

Cette pause resto rien qu’à nous deux nous a ainsi fait du bien. C’était important de faire le point avant de plonger dans le grand bain. Important tout simplement de se dire que oui, la pma nous a profondément blessé, qu’on n’en ressort pas indemne, qu’elle nous a fait franchir des barrières qui sans elle n’auraient surement pas exister. On est moins bisounours « un peu plus tôt que prévu », c’est clair. On est aussi plus fort, c’est clair. C’est dur toussa, c’est dur pour un couple (ou pas d’ailleurs) la PMA, et c’est pas anormal de se sentir si perdu…

Combien de couples, de femmes et d’hommes infertiles voient leurs rêves bousillés ? Leur union et désir, si simple et universel pourtant, mis à mal ? Au sein des unions désirant un enfant, combien de conjoints voient leur femmes se faire examiner de partout, limite torturée, et s’injecter autant de produits en si peu de temps ? Il en faut beaucoup de l’Amour pour franchir tout cela main dans la main. Et parfois, puisqu’on n’est qu’humain, et que l’humain n’a pas vocation à souffrir, on doute… On doute de tout. Alors j’ai pensé à MaRas, à Julys, à trop d’autres qui vivent des durs moments sur ces points. Et j’imagine bien que plus les années passent, plus ces remises en questions, ces doutes de tout doivent être inévitables et douloureux. Courage, immense courage à vous ❤

La soirée s’est donc terminée sur cette discussion nécessaire pour reprendre là où on s’était arrêté… Puis, la soirée s’est achevée, heureuse, en étant prêt pour nos lendemains ! Et en sourires (bon ok, pas le mien… satanée PF) !

L’adios à notre chez nous (mercredi)

Le lendemain, mercredi, Chérid’A a donc bossé d’ici. C’est marrant souvent sur quoi il bosse, et là ça nous a permis de checker en même temps les vaccins pour La Lueur, dont ceux à faire pour aller au pays à Noël. Ben figures toi qu’en zieutant sur le site de Pasteur, à trois mois près c’était impossible d’embarquer et d’y aller. (On ira vérifier tout cela de visu cet été à l’Institut, et ensuite go pour l’achat des billets, puis go tout court ! Hope !).

Bref, Chérid’A a donc télétravaillé dans la chambre pour être au calme… à côté du lit bébé ❤ ! Et moi j’ai  re re finalisé mes sacs pour la mater’, rangé l’appart, nettoyé un peu pour l’arrivée, mailer quelques mails en retard (et j’ai pas fini punaise…) et…. Et nous avons reçu l’agence pour mettre en location notre appart’ !

Une petite heure plus tard, les photos étaient faites, le contrat signé… Ça y est… Notre chez nous, notre premier chez-nous acheté est à louer ! Ça fait bizarre ! Émotions ! Tellement contente pour ma part de tourner une page !! Lui, un peu plus triste (en même temps il est parti depuis septembre 2013 de notre appart’, et n’y revivra donc plus… et c’était pas vraiment prévu…). Moi je suis toujours triste une fois le fait accompli, une fois partie, mais avant cela je fonce sans me retourner. Alors là, je suis juste heureuse !

On aura quelques travaux de finitions à faire (yep, qui a fini le chez lui ? avoue !) en avril/mai. Et on compte être vraiment partis entre début et mi mai !

Reste donc désormais à trouver un appart’ à Genop’Ville 😉 ! Ce qui sera d’autant plus simple une fois son cdi vraiment signé sur du papier.

Sur ce plan, Chérid’A a visité lundi soir à Genop’Ville une location à deux pas de son taf’, de la crèche espérée et du RER (dont j’ai besoin pour venir bosser deux fois par semaine à FritesVille). C’est trop fun, car c’est dans la même résidence, et le même appart’ (en inversé) que celui qu’on avait visité ensemble en décembre. On croise les doigts pour qu’on l’ait ! Auquel cas on croise les doigts pour que dans cette chouette et belle résidence il y en ait d’autres à louer ! Bref, c’est parti pour la recherche ! Et on va y aller crescendo !

S’en suivra la recherche de la nounou (plus d’un an et demi d’attente pour la crèche… même si j’y suis inscrite depuis septembre, mais avec un dossier en suspens car pas de logement encore sur place, ça ne passera pas pour une place début septembre) dont le relai d’ass’ mat’ m’a tel ce matin. Joie !!! Y’en a pleins à Genop’Ville, pas de soucis donc semble-t-il, et je dois juste reprendre contact et amorcer les démarches fin avril !

On prend donc les devants, ça avance pour le déménagement !

Le Chouette Patron (;-) à la Chouette) (aujourd’hui, jeudi)

Ce matin, Chérid’A est reparti tôt pour Paname et le boulot. Dernière ligne droite pour lui aussi finalement 🙂 ! Il faut qu’il ait bouclé d’importants dossiers avant que j’accouche… et ce d’autant plus que ce pgr#xx&*n de cdi est à la clé !

Bref, tout tombe en même temps pour ainsi dire… La fin de la fusion avec La Lueur tombe au même moment que la dernière ligne droite de ses enjeux tafesques… Ce dernier point c’est la finalité de la raison de la distance depuis un an et demi qui est en jeu ! Gros enjeu donc !! On n’a pas fait tous ces sacrifices pour rien boreal !

Une finalité de XX années d’études pour au final un job pas prévu, ni désiré initialement (passage de la blouse blanche au costard, c’est marrant lol !), mais qui se révèle de plus en plus une belle opportunité (et bien plus rapide en stabilité que dans la Recherche (si tout fonctionne)). Job aussi où c’est très drôle car c’est le seul gars noir spécialiste dans ce domaine en France (bon ok c’est un tout petit domaine, mais un milieu « wasp » chasse-gardée très très fermé… dans lequel les femmes sont également trop souvent traitées comme Mlle K par exemple, et où elles ont encore si peu de responsabilités). Du coup il y a des situations cocasses, spéciales, étranges, dubitatives, intelligentes aussi. Bref, c’est bien parce que l’enjeu est de taille que ma grossesse et sa fin sont solos.

Ainsi, Chérid’A est reparti ce matin tôt au train pour Genop’Ville, et revient vendredi soir. La semaine prochaine, celle de la dpa, il comptait la faire entièrement à Genop’Ville, et ne venir qu’à partir de jeudi soir (soit la veille de la dpa) pour être là le vendredi pour les examens à faire si je n’ai pas accouché d’ici là.

MAIS !!!

Mais c’était sans compter sur une bonne surprise !!!!

Chérid’A a donc débarqué ce matin au boulot. Son boss a écarquillé les yeux… et l’a engueulé.

(Ils sont au courant du solo, sans les détails, de notre situation… Solo à la maison en fin de grossesse, car si la Lueur se pointe seule, il n’y a que ma soeur qui habite non loin en somme. (Y’a mes cous’ et mon oncle aussi, mais ils sont tous au ski pour deux semaines… Quant à mes amis, la seule ici est enceinte du deuz’ avec un mari Paname-FritesVille aussi, donc chaud time pour me conduire à l’hosto au besoin)).

Son boss l’a donc engueulé avec un « Mais qu’est ce que vous faites ici ?!!! Vous devriez être auprès de votre femme. Elle a besoin de vous. En plus elle est seule. Je sais que vous allez me dire que y’a le cdi&co blablabla, mais niet. En plus, c’est votre premier, vous ne savez pas comment ça va se passer. Vous filez la rejoindre, je ne veux pas vous voir ici, et en plus on peut tout faire par télétravail. Bref, filez ! ». Je te fais un dessin où tu vois à quel point je ne met désormais que de ❤ à son boss !!

Quelle belle surprise !!! Cet homme est rude en affaires, mais a définitivement un parcours atypique (pour tant de raisons) et du coeur ! Son sup’ ne pouvait pas prendre ce genre de décision. C’était au boss de le faire. Voila pourquoi cela n’a pas été dit avant.

Chérid’A m’a ainsi appelé vers 9h30 ce matin, pour m’annoncer la bonne nouvelle, et toute l’émotion qui va avec !!

On est ensemble dans quelques heures !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Là, il se ramène avec la voiture. Bon, il est crevé du coup. Mais heureux !

Et  toi… Toi La Lueur… Ca y est, tu peux débarquer !!!!!!! (sauf le 9 pour les exams’ de PF, hein, pas de blague).

Quel retournement de situation ! Non mais quel retournement de situation !!!!!!!!!

A toutes je vous souhaite des combos magiques imprévus, sincèrement !

Les Pingouins du Monde !

15 Juin

Entre…

  • un aller-retour à Paname (merci la grève) jeudi soir… (du coup, on est arrivé à minuit passé ici, or le lendemain c’était 7h30 pour le recueil, finalement il est passé à 9h car trop de monde malheureusement, donc iac réalisée avec 2 heures de retard (sans trop de douleur hormis celle fugace liée à mon utérus rétroversé)…, autant te dire qu’on ne s’est pas vraiment rendu compte du moment important de vendredi, tant c’était la course, et que le stress des annulation-pas annulation est finalement (re)tombé après l’iac)
  • une carte de résident réceptionnée au guichet ! (entre le recueil et l’iac, si c’est pas la classe 😉 )
  • des petits préparatifs pour le swap 😉 ! (j’ai mangé tout ce que j’avais préparé, donc j’en ai refait et refait… promis, cette fois-ci je n’y touche plus)
  • un niet de gygy et Pasteur pour le déplacement professionnel loin (4500 kms et des brouettes) de fin juillet (va falloir expliquer au boss que oui je peux assurer les missions, mais seulement en temps de pause… or si foirage de ce cycle, ben je serai en dpo au moment du déplacement, et selon les docs et vu le contexte pmesque, c’est pas terrible terrible, donc on va dire au boss d’annuler le billet d’avion et la mission je lui avais dit d’attendre la fin du mois pour prendre le billet, ben non, il a pas attendu et de reporter cela quand je pourrai : soit ?),
  • ET une Intense Conception Amoureuse vendredi 13 !!! (Croise croise croise ! Hope hope hope !)

Tadam ! J’ai trouvé le temps et l’idée pour mes Pingouins !!!!

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Les Pingouins veulent un bébé, vivre ensemble, bosser en s’engageant, innover pour demain, et (re)voyager (pour s’installer, repartir, puis s’installer, puis repartir, puis s’installer…) ! Gloups, je viens de voir qu’il y a une faute. Je suis bien une seule personne, et donc je n’ai pas encore réussi à me dédoubler (dommage) donc c’est « I lived there » (« d »).

Pas simple pas simple… bon en plus y’a de la déformation professionnelle je te préviens… en fait y’a grave de la grosse déformation pro, j’ai pas pu m’empêcher de vous mettre le pavé qui suit le zoli dessin de mes petites mains ! et puis je suis trop fière, car je suis une quiche en dessin, mais vraiment, sans modèle, c’est même pas la peine…

Alors les Pingouins c’est choupinou et ça vit sur la banquise (soit le truc bleu gelé, sans sel et glacial brrrr…), et quand je pense banquise, je pense fonte des glaces… et donc pour mes Pingouins, ce qui n’est pas choupinou c’est que le changement climatique les menacent, tout comme il menace l’Homme… et notamment les réfugiés climatiques.

Eh yep ! Yep de yep car le (gros) souci à venir c’est cela :

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Alors alors, comment en est-on arriver là ? que pasa ? que faire ? que se passe-t-il? dans quel Monde vivrons nos enfants (oui, j’ai noté nos enfants pour toi, toi et toi, et encore toi et puis moi!) ?



 

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Concernant les Pingouins :

W*F nous informe sur les Pingouins : alors là, c’est pile dans le thème, et si t’aimes les Pingouins et que tu veux les protéger, obligé faut que tu fasses dérouler ce super lien : https://www.worldwildlife.org/species/penguin

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Non non, c’est pas déprimant, c’est réaliste. Comment ça la réalité fait peur ? Ce qui fait encore plus peur c’est de faire comme si de rien n’était, alors comme on dit « Passe le Pingouin à ton voisin ».

Pour cela, tu peux t’informer, lire, changer, faire, et même te procurer des mugs (eh oui eh oui, et avec un Panda en prime) : http://boutique.wwf.fr/maison-jardin/609-le-mug-pingouin.html

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A la question que faire ? Voici quelques priorités sur la transition énergétique : http://www.wwf.fr/nos_priorites/promouvoir_la_transition_energetique/changement_climatique/

Sinon, sinon, en aparté, en parlant transition énergétique, j’ai pensé énergie, et donc j’ai pensé Ar*va et Niger : pour info entre (), en ce moment le gouvernement Nigerien (pays à l’idh le plus faible) et Ar*va viennent de clore les négociations sur notre électricité (la tienne, la mienne…)… c’est-à-dire sur l’uranium. Ce fut chaud patate (parce que genre Ar*va ne payait pas certaines taxes depuis 40 ans, et de fil en aiguille on peut dire que le sous-sol de ce pays était bradé)  : résumé ultra court sur Le Courrier et c’est néanmoins encore à suivre (Oxf*m). Fin de l’aparté.

Bon, y’a pas que les assos et les pmettes qui s’intéressent aux Pingouins, y’a aussi le  CNRS : la preuve, il a même fait un super site interactif pour tout connaitre sur le climat aux pôles : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dospoles/index.html

cnrs

Tiens, vla la première page de ce site interactif et ludique ! Un indispensable pour les enseignant(e)s ! et tout le monde aussi d’ailleurs (des techniciens aux communicants en passant par les marketeurs… 😉 à Miliette) !

Bref, tout ce bla bla parce que rappelons que les Pingouins et nous-mêmes sommes menacés, les Pingouins eux n’y sont pour rien, en revanche nos modes de vie si… (l’Homme est finalement le plus grand prédateur, non seulement il est en fin de chaine alimentaire, mais en plus il est capable d’indirectement s’auto-détruire, on est balèze ! bon, si on est capable de tout cela, y’a pas de raison (hormis les oeillères, le rejet, l’impuissance, et/ou la bêtise) de ne pas s’en sortir, de ne pas réduire nos impacts néfastes pour nous-mêmes : si ? non ? Dit Pingouin, toi qui n’y est pour rien, t’en penses quoi ? )

Bon, c’est pas tout mais j’ai pas fini mon bla bla !

En effet, concernant tous les habitants de la Planète (dont nous) et bien plus encore :

« La conclusion est très claire : les activités humaines, notamment l’usage des énergies fossiles, a conduit à une hausse exceptionnelle de la concentration des gaz à effet de serre. Ces gaz à effet de serre transforment le climat à un rythme jamais vu par le passé. »

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Non, non, on ne dit pas « je vis au bon endroit, je ne suis pas concerné », ce serait inhumain, irresponsable et cruel. Ben oui, figures-toi que certains pensent ainsi, c’est dingue hein ?

Alors comment ? Que faire ? Où en sommes-nous ? Que sera demain ? Quels impacts ? …

Pour éclairer tout le monde, il y a ce formidable site en « déroulé » qui résume parfaitement, clairement et esthétiquement le dernier rapport 2013/2014 (5ème) : http://leclimatchange.fr/

Ainsi, en quelques mots, images et vidéos, ça donne :

(Pour les Pingouins notamment) « Dans le scénario du pire (RCP8.5), la banquise en Arctique pourrait avoir totalement fondu de 94% en 2100 ! Dans le scénario le plus optimiste, la banquise fondrait quand même de 43% en Septembre à la fin du 21ème siècle. » (Le scénario RCP 2.6, qui implique de fortes réductions d’émissions de GES par la communauté internationale, est une nouveauté de ce rapport. Le RCP8.5 est le plus pessimiste, mais c’est un scénario probable car il correspond à la prolongation des émissions actuelles.)

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Le Monde à +2°C (source : planete.gaia)

« Le lien entre activités humaines et accroissement des températures est extrêmement probable (+95% de chances). »

 

« Pour maintenir la hausse des températures sous le seuil de deux degrés, nous devrons réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 10% par décennie. »

« Les évènements extrêmes comme les fortes pluies dans les hautes latitudes (en Europe par exemple) ou dans les régions tropicales deviendront plus intenses, et se produiront plus fréquemment d’ici la fin du siècle, au fur et à mesure que les températures augmenteront. A l’inverse, les zones sèches verront une baisse des précipitations au fur et à mesure que les températures augmenteront. »

Et enfin, un dernier point sur les conséquences humaines en cours et à venir : les réfugiés climatiques

« Une personne sur dix dans le monde habite une zone menacée par la montée des eaux. »

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Montée des eaux, impacts sur l’Homme et les flux migratoires (réfugiés climatiques)

Selon l’ONU, « environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d’ici à 2050« . Pendant quatre ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers « réfugiés climatiques », ces hommes et femmes déjà poussés à l’exil à cause du réchauffement du climat. De l’Alaska où se pose le problème du dégel des sols arctiques, aux îles Tuvalu, Maldives et Halligen pour illustrer la montée du niveau des océans, en passant par le Tchad et la Chine gagnés par la désertification, le Bangladesh qui subit l’inondation des deltas, le Népal victime de la fonte des glaciers, enfin les Etats-Unis où les cyclones sont de plus en plus violents. Soit, au terme de ce périple : neuf escales afin d’éveiller les consciences sur l’ampleur prévisible des mouvements de population et la perte d’une pluralité ethnique et culturelle. 

France Culture a également traité de la question des personnes déplacées dans le monde : en écoute ici avec Amesty, et en écoute ici avec le collectif Argos. Là-dessus, il y a aussi en écoute le rapport du GIEC : concilier écologie et économie/nouvelles données de l’OCDE sur les migrations internationales.

Et puis, enfin, cette vidéo qui est à la fois d’actualité (n’est ce pas tittounett!) et qui en même temps traite des impacts du changements climatiques sur les populations. Cette courte vidéo du Dessous des Cartes (dont on ne démontre plus l’excellence !) permet de redonner les vrais raisons, les vrais chiffres, les multiples facettes, les pourquoi des comment… Elle remet (tous les) l’Homme au centre de son sujet (et non l’inverse)… Et elle permet surtout en moins de 15 minutes de ne pas se laisser assommer et assombrir par les légendes urbaines. Bref, une  brillantissime vidéo sur la question des migrations, et notamment des Réfugiés Climatiques, soit ces 1 personnes sur 10 (tiens tiens, même ratio que la PMA) (à 7’50 de la vidéo). Un excellent Dessous des Cartes pour abolir les idées reçus, remettre de l’ordre dans les idées, (re)prendre conscience et connaissance !!!

Enfin, il y a aussi bien sûr pleins d’autres infos, pleins, sur les Pingouins, sur les amis (Homme) des Pingouins… et notamment :

  1. Le site officiel du GIEC : http://www.ipcc.ch/
  2. Pas mal foutu et pédagogue, il y a Gaia aussi : http://planete.gaia.free.fr/sciences/geosciences/geosc/rechauf2100.html
  3. Le site des Nations Unies : http://www.un.org/fr/climatechange/ipccreports.shtml
  4. Quelques dossiers de presse: le Monde et 10 point marquants (avril 2014), Le Monde et les réfugiés climatiques (janvier 2014), le Point et Hubert Reeves (avril 2014)
  5. Et le site de l’OCDE  : de l’analyse, de la date, du très très bon ! : http://www.oecd.org/fr/environnement/cc/

Donc voila voila… quand tu demandes à Bounty de dessiner des Pingouins, ça donne tout ça… Et oui… Déformation pro’ j’te dis… M’enfin, c’est pas grave si ça vous a plu (et même si c’était hors sujet) non ? oui ? non ?

Bref, pour la fin voici où j’ai mis mes Pingouins !!!! Ils trônent avec l’envolée de Cartes de Voeux !!!! (et comme tu le vois, y’a plus de place, donc va falloir que je trouve un nouvel endroit pour le book Pingouins, merci Nounette !!!)

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Protégé : Fécondité

28 Jan

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Le temps d’un week-end.. à fleur de peau…

4 Nov

Je ne sais même pas par quoi commencer tant tout se chamboule dans ma tête. Sur ce blog, aujourd’hui, j’aurai certainement dû parler de mes rendez-vous matinaux signant le retour en PMA, une matinée bienveillante (qui m’a apaisée vis-à-vis des évènements d’hier, et donc encore fais, que je vais vous narrer) avec ma gygy tant tant et tant adorée. Je vous raconterais tout cela, promis, promis, tout bientôt.  Mais j’ai besoin d’écrire, de libérer mon ventre de ce flux de claques qui ont fusées le temps d’un week-end… Alors je vais essayer tant bien que mal de vous expliquer pourquoi le nœud au ventre s’est resserré en si peu de temps, en espérant rencontrer ouverture et écoute sur un tabou que je ne pensais pas si tabou. Rho, puis zut, je devrais pouvoir Oser en Parler !

  • I still hope having a dream

J’ai hésité à écrire ce qui va suivre, mais après tout si je ne l’écris pas ici, à quoi bon gribouiller les pages d’un cahier qui restera terré des jours et des nuits dans un buffet.

Vous le savez toutes, vous le vivez toutes, dans un parcours PMA, ce sont les Préjugés, les Tabous et les Non-dits qui nous cassent, nous infantilisent, rapetissent nos souffrances bien réelles faites de chairs, de pleurs, d’espoirs, de pertes… d’incertitudes quant aux lendemains qui seront les nôtres.

Minimiser les impacts de la PMA sur nos vies, réduire à zéro le dire de la souffrance, faire semblant de toujours bien le vivre, être mis à distance (via un simplet « arrêtes d’y penser »…) par l’autre qui pense alors que nous ne lui ressemblons pas…. Voilà ce qui souvent nous horripile lorsque, lancés dans cette attente, nous en parlons à des ami(e)s, des proches… eux étant fertiles, nous souffrant de l’infertilité.

Mettre à distance, nier, ne pas écouter ou contester l’impact qu’à l’infertilité sur nos vies de tous les jours est tout de même gonflé. Cette technique ne dure qu’un temps, car comme toutes les techniques du panel « nier la différence, la mettre à distance, l’écarter… » elle est vouée à l’échec. Elle conduit soit à l’exclusion (le couple pma se met lui-même à distance de ses amis, ou inversement), soit au mutisme (on n’en parle plus), soit au repli (on ne garde que les proches qui nous laisse nous exprimer et échanger).

Inclure l’autre avec sa diversité (procréative par exemple) est encore trop souvent une lutte, voire une « chose » mal comprise… A force de discours, des uns et des autres, blessants, c’est ainsi que l’on s’éloigne de certains proches, qui, ne comprenant pas que la santé procréative est une réalité de santé impactant sur nos avenirs et vies, refusent d’écouter et d’intégrer le fait que tout un chacun n’a pas leur facilité à procréer (et que ce n’est pas un problème ni une honte d’avoir recours à la pma, de ne pas avoir cette facilité à engendrer), et que tout un chacun ne décide ni de sa naissance, ni de ses capacités, ni de… Bref, que l’infertilité, comme tout autre chose de la life, peut arriver à n’importe qui.

On l’a toute vécue… C’est le bon discours à base de « y’a qu’à fô kon »…

Alors, dans ce contexte PMA qui est aussi le mien, quand vient s’ajouter les faits réels d’une autre discrimination, ma tête est prête à exploser !

Chut alors ?

 chut

Non ! Pas de Chut !

 

  • Deux ans c’est court, c’est long… but I believe I still have a dream !

2 ans que nous nous battons pour procréer, 2 ans que nous nous battons pour avoir presque les mêmes chances que tout le monde pour avoir un bébé.

2 ans que nous nous battons pour avancer, 2 ans que nous nous battons pour avoir presque les mêmes chances que tout le monde pour corréler compétences et niveau d’employabilité.

Hier, je conduisais Chérid’A à grande ville pour y prendre le train vers sa nouvelle ville à 800 bornes de chez nous. Comme d’hab’, parce que c’est plus sympa et qu’en plus c’est écologique, bon pour le porte-monnaie et que ça rend service!, nous y allons en covoiturage.

L’une des jeunes femmes nous explique qu’elle bosse dans the big boite d’ingénierie, internationale qui plus est (et donc d’autant plus incompréhensible pour la suite), au service RH. Elle nous apprend, sans rien connaitre de nos situations et statuts, que la semaine passée son service de recrutement a reçu une directive, orale évidement, pour le moins déconcertante ou écœurante (au choix). Voili, voilou, les RH sont priés de « trier » les nationalités. Ce dont elle ne se rend pas compte à cet instant, c’est que cela ne veut rien dire car on ne lit pas la nationalité sur un CV. On papote et je lui démontre (grâce à mon bagage législatif et éprouvé en la matière) que la nationalité n’étant pas un obstacle à l’embauche dans les cas qu’elle citera, la traduction dans la réalité du recrutement sur CV est bien les RH sont priés de « trier » les couleurs de peau. En gros, ta tête sur la photo, ou ton nom sur le haut, ou que sais-je encore… (c’est très innovant, mais toujours horripilant, en la matière). Comment te dire que ça nous a un chouillat écœuré ?…En gros, on se bat contre plus fort que nous, à quoi bon nous battre alors? mais parce que un jour, une boite, je l’espère, n’aura pas ce discours, et regardera enfin au-delà des apparences. Bordal !

Bref, je demande donc à la madame si elle même met sa nationalité sur son CV. La réponse est non (sans blague !). Alors je lui demande, mais alors comment vous faites pour reconnaitre la nationalité sur un CV ? La réponse est sans réponse. Bouché bée. Et puis, je lui dis, si c’était bien la nationalité que ton dirigeant visait, admettons que la personne soit étrangère, genre américaine, brésilienne, cambodgienne ou encore rwandaise, à quoi cela sert-il si la personne a une carte de résidence de 10 ans ou une carte de séjour vie privée ou autre statut avec autorisation de travail au même titre qu’une personne de nationalité française ? Et puisque sur le CV la nationalité n’est pas marquée, comment es-tu sûre que la personne dont tu tries le CV est française ou non ? La réponse est gênée. Ben voyons.

Il s’agit de discrimination à l’embauche punie par la loi. Bien évidemment, elle le sait, tout le monde le sait, mais c’est quasi impossible de dénoncer sans faits chiffrés, et si si peu est fait. De toute façon, ce n’est pas de sa faute. En revanche c’est bien celle du dirigeant de cette boite qui a pris cette décision de discriminer.

Derrière ce mécanisme en recrudescence se cache la discrimination à l’embauche vis-à-vis de la couleur de peau, quel que soit la nationalité (faut arrêter de prendre les gens pour des …). L’impact est, tout comme la PMA, énorme : mise à l’écart, se taire, encaisser, ne pas exister en somme. « Mais au moins » en PMA, même si la personne ne me croit pas ou refuse de regarder, j’ai la reconnaissance de mon non-isolement et de mes difficultés par les autorités (scientifiques dans ce cas) avec moi. Je sais que 10% des couples sont concernés. Je sais que 1 parcours sur 2 se finit sans bébé. Je ne l’invente pas, je le vois et surtout les données me permettent de ne pas passer pour une affabulatrice complètement givrée.

Grâce à la reconnaissance de la PMA et grâce aux études des motifs, réussites, échecs…, je peux démontrer et me sens soutenue (ok, ça veut pas dire que tout est parfait) par la médecine. Les statistiques d’infertilité, les probabilités de grossesse en parcours, les % de typologies de maladies… autant de chiffres et de données scientifiques qu’on ne peut nier. Les chiffres parlent, prouvent. Certes les préjugés peuvent rester, mais au moins les données nous donnent des arguments non discutables et visibles. Certaines personnes sont bornées, mais d’autres réticentes au départ ne peuvent que constater ces données et ainsi les discours de préjugés se trouvent désarçonnés (certes pas effacés, mais pas valables, faux, désarçonnés quoi… non viables s’ils étaient utilisés…).

Lutter contre les préjugés est difficile (tout le monde en a, ce n’est pas cela le problème), l’essentiel est de ne pas s’en servir pour discriminer. Les données de la PMA nous permettent donc de ne pas nous avilir en tant que personne souffrant d’infertilité. Les données prouvent que nous ne sommes pas seuls, que notre difficulté voire « cas » n’est pas isolé, qu’il s’agit d’un réel problème de santé.

Mais dans le cas de la discrimination à l’embauche, que faire puisque (désormais je le déplore, après avoir lutté contre croyant innocemment en la bonté de tous) la loi française n’autorise pas à fournir des données prouvant les faits pourtant des milliers de fois relatés ? Postuler pour des métiers « dits » à responsabilités, en avoir les compétences, et être systématiquement écarté, est-ce tabou de le signaler, voire de faire reconnaitre ces pratiques ? Autoriser de faire parler des statistiques sur le sujet, c’est donc encore un tabou ? qu’avons-nous peur d’y voir ? si cela ne sert à rien, alors pourquoi l’empêcher ? si cela sert, pourquoi l’empêcher ? contre quoi se battre si les preuves et les données ne peuvent être fournies ? comment se battre sans arguments autre que son propre vécu, alors que l’on sait bien que la puissance du vécu limité à la parole n’est pas aussi puissant que le vécu appuyé par un argumentaire objectif de données… et donc… et ceux qui le subissent, on s’en fout ?

En version trash : Tais-toi et encaisses. Bats-toi et assumes. Adaptes-toi et mets ton image au service de la pseudo-diversité (mais attention, seulement là où l’on juge que ton image ne porte pas atteinte à la mienne, et surtout n’ai pas de responsabilités).

En version PMA, ce serait : Fais ton traitement et ne te plains pas. Bats-toi et n’en parle pas. N’y penses pas et tu procréeras. Adoptes et en un claquement de doigts, mère tu seras.

Et l’acceptation de la différence de l’autre, c’est du poulet ?

 

  • I still have a dream ! You have one too ! Go ahead !

Je te rassure, je ne crois pas qu’il s’agisse de xénophobie pure et dure. Mais ces pratiques existent bien plus souvent qu’on ne croit dans le milieu du travail (tiens donc, 0 diversité à mon taf… et pourtant il y en a des CV compétents que je vois passer), et ceux qui les mettent en place ne se rendent pas suffisamment compte de ce que tout cela engendre (ou pire, s’en fiche).

La connerie est humaine, certes, mais ne devrait pas empêcher l’autre d’avancer… et c’est là où nous sommes bloqués. Cette « connerie » impacte sur notre vie. Pire, peut-être demain sur celle de mes enfants (avec des « s », rêvons !).

Des fois, le rejet, le jugement, l’exclusion… mais surtout la non conscience de la souffrance engendrée, c’est la sensation que j’ai de certains proches envers la PMA et l’infertilité. Des fois je ressens (et vis) ce discours (dans le cas de ce week-end par exemple) sur notre couple, nos blocages au CV, nos souhaits de vivre comme tout le monde.

Je sais qu’un jour, parce qu’il le faut et qu’il n’y a pas d’autres choix, cela tournera, cela ira, on trouvera là où être accepté, on trouvera notre bonheur, et j’espère notre petit… . Quand, je ne sais pas. Certaine d’y arriver, je le suis. Mais dans quel état ? Après combien d’épuisements tant pmesques que tafesques ? …

Certains me diront « mensonges », d’autres « laisses tes illusions de côté »… mais pourquoi devrions-nous sourire aux coups bas, tendre les joues aux gifles de ceux qui de par leurs décisions impactent sur notre avenir…

J’ai la chance de voir et d’entendre. Le plus drôle est que quand je suis seule, souvent des masques tombent, des langues se délient (idem quand certaines personnes qui ne connaissent pas ton parcours pma, toi aussi il t’arrive d’entendre des absurdités). Quand nous sommes à deux, s’en sont d’autres qui se confient. Quand il est seul, des expressions et des actes le font sourire. Tout cela me serait égal Si et Seulement Si des décideurs ne nous bloquaient pas à l’entrée dans la vie économique (cas du moment), maritale (cas d’avant), familiale (cas de demain ?).

Je l’écris ici, car comme la PMA, je le vis, je l’entends, je le sais. J’en souffre et j’ai peur. J’ai confiance et désespère. Je vois l’espoir et me prend l’échec. 

Voilà ce qui est. Mon homme aura beau avoir les mêmes compétences et expériences, doit-il  comprendre qu’on en sera réduit à la couleur de peau, put*** en 2013 ! OMG !

Tu te dis que j’amplifie. Mais sache que c’est comme pour la PMA, je parle de ce que je vis, ce que j’ai expérimenté, vu et entendu (toute sa promo à trouver un stage, p**** rien que pour un stage, sauf 4, les 4 dont la couleur de peau (et non la nationalité) diffère de on se demande bien laquelle?). Au bout de la 80ème expérience de ce genre, quand tu vois tes collègues du même niveau, mais de ma couleur, avoir un traitement différent, c’est-à-dire hors de la poubelle pour le CV du refus d’entretien, à la fin, tu commences à douter, puis tu doutes, puis tu discutes, puis tu constates, et tu te dis, non pas possible ?!? pourquoi cela tombe sur moi ? (tiens tout comme la PMA), et puis si. Tu comprends ce qui se passe. Si si si… c’est la réalité.

Si certains pensent que la différence c’est bon pour les autres, mais pas pour soi, et bien… on n’est pas rendu… Inclure, ne serait bon que dans les discours, mais pas dans les faits ? Serait-ce une valeur commune, mais ayant du mal à être appliquée ?  Et quand cela te bloques dans ta vie, que la décision de t’exclure (sans t’avoir parlé, sans avoir lu tes capacités) se passe au plus haut niveau, alors l’exaspération est proche.

Alors, tout comme en PMA dans sa version « t’as qu’à adopter « … ici certains te répondront « (si ça marche pas) t’as qu’à changer de pays »… mais bien sûr c’est si facile, si certain, si « la » solution… Envie alors de répondre dans les deux cas, « si c’est si bien, fait le alors ! ».

De la même façon, lorsqu’une amie ayant arrêtée la pilule depuis 3 mois nous dit qu’elle stresse, et que celle-ci nous répond « mais toi ce n’est pas pareil » (c’est arrivée à une copine en pma), tu reconnais que t’as juste envie de lui dire « comment ça ? tu penses que je suis si différente de toi ? Regarde-moi bien, cela aurait pu t’arriver, l’infertilité peut toucher tout le monde… ». Ben voilà, pour le racisme, c’est idem. Sur une photo on nous prend comme différents. Quand on échange, on parle (normal quoi), on nous intègre sans problème avec parfois un « mais toi c’est pas pareil »… ben si, justement (la loi s’applique à tous, les préjugés aussi)… Et la jeune RH qui reconnaît que si on avait envoyé le CV, il aurait fini à la poubelle… Ben voila, le « mais toi c’est pas pareil », c’est du pipeau, si c’est pareil.

Autant te dire que je suis, qu’il est, et que mon futur bébé est dégouté.

Dégoutée de subir je ne sais quoi. Dégoutée de devoir me battre comme si l’infertilité ou la couleur de peau étaient un handicap. Parfois envie de crier « Oui, on sait que naturellement (laquelle est imparfaite) c’est en faisant l’amour que les bébés se font, ne nous prenez par pour plus cons que vous n’êtes ». « Oui, on a fait les même études, les mêmes stages…, et oui cela veut bien dire qu’on a les mêmes compétences et capacités, ne nous prenez pas pour inférieur à vous et bouc-émissaire en agissant de sorte à nous écarter et nous reprocher ensuite de ne pas nous intégrer ».

Alors, je ne vais pas changer le monde, mais je suis en colère. Et écrire libère. Faire savoir permet de ne pas taire. Faire savoir permet peut-être que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Mais parler et en parler, c’est difficile, épuisant, c’est savoir prendre des coups, mais aussi se sentir regonfler par la bienveillance, le respect, l’écoute d’autres, mais surtout c’est par la preuve dans les faits (tu comprends que là j’attends que les choses se décantent et qu’insertion il y ait) et pas seulement dans les discours que les choses changeront, et que demain mes enfants ne subiront pas la méchanceté et l’exclusion économique et sociale d’un ce que je pensais autre siècle.

C’est pour cela qu’il s’agisse de la PMA, du racisme, du handicap et des autres sujets qui me touchent dans mes entrailles, je parle.

Mes entrailles qui demain porteront un (rêvons deux) espoirs tant attendus. Ces entrailles que je me dois de chérir pour eux, eux, lui ou elle dont nous espérons le battement de coeur et de vie proche.

 

Le croustillant bis et ter pour la fin…

PS 1 : Dans une autre discussion, l’autre jeune fille covoiturée explique que Paris c’est chouette, mais qu’elle a du mal car il y a trop de mixité.  Je regarde ma moitié, on se comprend. C’est toujours la même chose. Quand on échange avec les personnes, ils oublient nos couleurs (je ne sais pas comment expliquer, mais c’est systématique), nous intègrent, ne se rendent plus compte de la dite différence. Mais avec cette même personne nous nous serions croisé dans la rue, sans parler, elle n’en aurait pas moins jugé.

PS 2 : Ma maman a une amie ayant adoptée une petite fille en Haïti. La petite a aujourd’hui 7 ans. Elle est en CP. Interrogée au tableau, sa maitresse de CP lui a dit de ne pas « salir la craie ». Que dire ? J’espère juste qu’elle est radiée. Mais la parole d’un enfant, qui plus est orale, vaut bien moins que celle d’un adulte, hormis si les cas sont multipliés.

 

PS PMA :  L’hystéroscopie a dû être annulée, certainement reportée à début 2014, par contre le rendez-vous PMA s’est bien déroulé !