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Ca se corse…

9 Avr

« Mon day » – Monito&Co

Lundi je vous ai parlé de ce qui me tenait à cœur. Et vous remercie toutes (tous) de la lecture, aussi difficile était-elle. Et puis vos com’, arf vos com’… J’ai été très très touchée. Et vous ne le savez peut-être pas (ben maintenant si), mais en plus de m’encourager, cela me conforte dans mes choix alambiqués professionnels (y’a un peu du nouveau, et notamment un plan C, une option 3 quoi, ben ouai, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, pourtant ça semblait déjà compliqué mes dessins en mode option non ?! Bref…).

Lundi c’était aussi annonce de grossesse d’une proche que je pensais en PMA ou galérienne, ben non en fait, bim bam boum. « Les premiers seront les derniers » : validé (et dire que mon crét*n de Chérid’A a balancé cette phrase en rigolant il y a 2 ans. Ce à quoi il ajoute désormais « ne t’en fait pas amour, on sera les premiers sur d’autres aspects, et puis on s’en fout tu sais ». Well well… il m’énerve quand il a raison).

Lundi c’était aussi chekage de la stim’. Bon, pour te remettre dans le bain, je me disais confiante avec l’augmentation du dosage de Puregon. Je me disais que l’enjeu « ovitrelle avant samedi » serait relevé. Ben c’est plus si sûr. Il semble que désormais je préfère le café corsé à l’allongé, et pourtant ce n’est pas ma tasse de thé.

Monito 2 – j11 lundi matin :

  • Endomètre à 6 mm (contre 4-5 vendredi)
  • Follicule : 1 seul à (seulement) 12 mm
  • Oestradiol : 123
  • LH : 6,6

En 3 jours et avec augmentation des injections, ça n’a pas beaucoup augmenté. Du coup, ça me fait craindre l’annulation (ou plutôt les pikouzes et monitos dans le vent), car l’enjeu est et reste « ovitrelle avant vendredi (au pire samedi) ».

Mais bon, on verra. L’échographe me rappelait que ‘normalement’ les follicules croient de 2mm/jour, et l’endomètre de 1 mm/jour, lorsqu’on est en phase folliculaire. Si l’on part du principe que cette phase est bien lancée, et au regard de mes précédentes moyennes, je suis à croissance de 1,5mm/jour pour les follicules et 1,5mm/2 jours pour l’endomètre. Ainsi, si ce rythme est celui-là, alors vendredi nous serons à 18mm de follicule et 9 mm d’endomètre. Soit du OK pour l’ovitrelle. En gros, oui ou oui (dixit Pimpin style), on prend ce rythme de croisière à minima siouplait ! (Sinon je vais carrément me fâcher).

La sage-femme de la PMA m’a téléphoné dans l’après-midi de lundi « on garde le même dosage et prochain monito jeudi », soit demain. Ma tête a dit « hein quoi jeudi?. Non mais là ça va être carrément limite s’il faut réajuster quoique ce soit ». Du coup, j’ai demandé à la sage-femme de préciser à notre gygy que mon homme partait (loin et donc niet déplacements) dimanche matin. Cela n’a rien changé, on verra demain.

Qu’on soit clair, j’aime les challenges de my body, mais faut pas pousser quand même. Tic tac. On croise.

« Ca me dit » – Pharmacie

Samedi, j’ai été chercher l’ovitrelle et le puregon à la pharmacie (et Chérid’A ses antibios, depuis ça va mieux). La pharmacienne de la fois passée m’avait dit « il vous en reste encore pour une stim’ ». J’envisageais donc de prendre un rendez-vous gygypma tranquillement en fin de mois, et de faire une stim’4. Que nenni, la pharmacienne de samedi a réfuté ce propos. Je ne vais pas entrer dans les détails. Mais bon, voilà, il n’y aura pas de stim’ 4 (laquelle aurait été possible grâce aux résidus prescription ovitrelle de la stim’2 annulée pour cause kystesque). Bref. C’est la dernière.

« Marre dit » – La suite si…

Me voilà donc en dernière stimulation. Ensuite ce sera rendez-vous avec gygypma pour passer en iac (je n’ai pas encore la date et attend l’appel de la pma pour me la donner). Je redoute de (re)passer en iac à un point tellement stupide, mais je redoute. L’origine de cette crainte vient du récent passé de l’an passé.

Pour mémo, en 2013 nous avions fait 3 tentatives d’IAC, dont 2 annulées (pour causes admin’ pour la première et hyperstim’ pour la seconde). En ce moment même, il y a 1 an, j’étais dans cette IAC 2. Celle qui avait été annulée et qui avait été gagnante. Si cette dernière stim’ ne marche pas, ou ne se produit pas, inutile de te dire que ça va me donner l’impression d’avoir fait du sur-place et à-reculons durant une année. Voili voilou.

Mardi, (après instance de ma moitié face à sa femme en mode relax keep cool = autruche) j’ai donc sollicité un rendez-vous avec gygypma pour la suite en si…. Étant donné que nous sommes en hôpital public sous secteur privé, généralement j’obtenais un rendez-vous dans les 3 semaines. Mais là, ils ont modifié la prise de rendez-vous. Avant cela se faisait par tel (et donc tu pouvais insister, négocier, trouver un créneau de ouf…), aujourd’hui tout se fait par mail désormais, alors je crains un peu le délai.

Grosso modo, nous n’avons pas de stim’ possible pour le mois prochain, et ce sera donc un mois off si point de rendez-vous gygypma d’ici là (rendez-vous solo comme la dernière fois, la distance quoi…). Par ailleurs, on sait bien que pour repartir en IAC on va devoir refaire tous les examens nécessaires (ils datent tous de plus d’1 an), du coup cela va prendre du temps. Alors je demanderai très certainement à gygypma de nous refourguer des stim’ en attendant que le dossier soit complet. Qui plus est… à la vitesse des examens et des cycles, on arrive tout droit vers juillet-août, ce qui signifie « fermeture du centre ». Bref, je mettrai tout en œuvre pour faire des stim’ avant les IAC (si le passage en iac traine), et faire au moins une IAC avant la fermeture du centre.

Conclusion (ouai, j’aime bien m’auto-analyser)

Je pourrai aussi faire l’autruche et me dire « mais ça va marcher d’ici là, pour cette tentative en cours ! », sauf que dire cela et ne rien faire ne fait que repousser le pas à sauter si… Donc voilà. On croise pour le +, on croise pour le rendez-vous gygy pma rapide auquel cas, et on croise pour la possible possibilité tafesque.

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Circulez, y’a rien à voir. [+Edit]

4 Avr

Contexte :

  • Stim’ 3 # G2.
  • J8 aujourd’hui.
  • J7 de Puregon.
  • Monito 1.

Enjeux :

  • Guérir Chérid’A qui a la crève depuis mardi (et ça me crève le coeur à distance) (en même temps vu la crève qu’il a, finito la clop qu’il était déjà en train d’essayer d’arrêter) (et croisages de doigts pour qu’il ne reprenne plus jamais) (et de toute façon c’est lui qui dit qu’il accepte bien 1 ou 2 jours de crève en plus si le gain stop clop est bien là).
  • Ne rien dire à Chérid’A quant à ma petite inquiétude sur l’altération de ses spz because la crève. L’entendre dire ce matin que tout ce » circulez, y’a rien à voir » l’arrange car ses petites bébêtes doivent être bien mal au point (déformation pro de l’homme… ça a des côtés bien bien pratiques en PMA).
  • Ovuler avant Dimanche prochain (’cause incompatibilité pma-montagnecity-distance par la suite) (et là l’enjeu est de taille) (mon corps aimerait-il les défis ?).

Résultats :

  • « Circulez, y’a rien à voir ». La dernière fois que j’ai eu des résultats aussi pourraves à j8, pfiou…. c’était il y a 1an.
  • Endomètre : « vous saignez encore ? » « euh, non, mais c’est encore rosé ». Verdict : 4-5 mm.
  • Follicules : Nada. 0. Quedal qui croît. (Une trentaine de chaque côté. Il a tenté de mesurer pour vérifier celui qui semblait le plus gros, mais en dessous de 8, donc 0 viable. Vive les OPK !).
  • Boutons : pleins le visage. Fond de teint, correcteur et poudre sont mes meilleurs amis.

Conclusion :

Étant donné que :

  • Je dois ovitrelliser avant samedi prochain.
  • Chérid’A doit guérir avant mardi.

Il est tout à fait évident que :

  • Je veux une augmentation. Un cran de plus au Puregon. (Comment ça je dicte mes lois ? comment ça ?).
  • Et que demain matin c’est médecin pour lui.

Ainsi la tactique sera :

  • Attendre le coup de fil magique de cet aprem’, celui qui te libère de la cogitation (tinkiet, elle est pas élevée du tout du tout, par contre si lundi ou mardi rien n’a bougé, alors là, va avoir élévation de la cogitation) en te disant « faites comme si, faites comme ça ».
  • Et si un « on continue idem » sort du téléphone, je vais implorer la sage-femme et gygy pma (si je l’ai au tel) en leur expliquant bien bien bien le contexte du moment, et bien bien bien les contextes du passé (les ovu qui ne voulaient pas venir… et mettaient jusqu’à 24 jours pour venir).
  • Filer demain chez le toubib’, passer à la pharmacie pour lui, et par la même occas’ pour moi (puregon quasi fini et ovitrelle à recup’).

Philosophie personnelle et terre à terre :

  • La seconde poubelle jaune à aiguilles est pleine.
  • Je n’ai plus que 3 tampax.
  • On va dire que la coupe menstruelle est perdue.
  • Donc y’a pas moyen de redemander une poubelle à aiguilles, ni de racheter des protections. Donc, y’a pas le choix. Oui ou Oui, ça va le faire !

Bref, en une phrase : « Faut que ça se bouge là dedans ».

EDIT PMA: Oh yeah on augmente d’un cran ! (Oestradiol : 97. LH : 5,7.)

EDIT BE CAUSE : c’est en ce moment !

sidaction

 

Ah ah ah !

3 Avr

(Note initiale : je mettrai en couleur et en forme ce soir  car WordPress me gave…)

(Note bis : c’est juste pour le fun, okay, entre second et vingtième degré !)

 

Ah ah ah !

Ou une journée quotidienne au boulot !

photo 2

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Alors alors, on va direct à la conclusion qui est à prendre au 4ème degré. Si on prend tout cela au mot le mot, ça donne :

  • une nouvelle ère AMP !!!! Oh yeah !
  • les femmes (ben oui y’est marqué éducation maternelle, oust l’éducation paternelle) ayant un taux de fécondité très faible sont d’autant plus éduquées ! Les filles ont est des balèzes !!!!!
  • l’AMP, un mot courant, si courant.
  • la fécondité, une capacité si facile, et qui plus est éducative.

N’importe nawak … !

Au boulot, mes yeux ont fait Aie ! Oulalalalala…. et ma tête à cogitée. C’est moi ? ou vous aussi vous trouvez qu’y a un truc bizarre ? Utilisé « taux de fertilité » (passe encore pour celui-ci) et « taux de fécondité » (ben là, ça passe plus) ne serait-il pas un abus de langage, vous en pensez quoi ? En lisant de but en blanc ainsi, et idem pour Chérid’A, ça m’a fait « y’a comme un bug » ?

La fécondité ne serait-elle pas juste la capacité à procréer ? On nous aurai induit en erreur ?

Oulalalalala… Mon regard n’est plus que biologique. Bordal de chez bordal. C’est qui le c*uillon de démographe qui a utilisé un abus de langage détournant par là même le sens biologique du mot fécondité ? Mais il (ou elle) n’aurait pas pu trouver un autre terme ? Parce que pour moi fécondité = capacité à procréer. Donc un taux de fécondité stricto sensus ne peut pas se réduire par l’éducation. Ou alors les filles, oubliez tout ce que vous avez appris !

Du coup, puisque « la fécondité est en démographie l’étude de la reproduction ». Ben alors, pourquoi ne pas avoir employé taux de reproduction plutôt que de fécondité ? Mince quoi. Ça aurait eu plus de sens. Ça aurait évité ce qui est à mon sens un abus de langage. Peut-être parce que le mot reproduction c’est pas super sexy comme terme, ça fait trop animal, ça fait moins classe, bref je sais pas. Mais bon, en attendant, ils ont détourné le mot fécondité. Gna.

Franchement ils auraient pu davantage réfléchir aux termes : reproduction = capacité à se reproduire donc taux de reproduction, marde quoi !

Bon, sinon, je suis d’accord que l’éducation permet de maitriser sa fécondité, ça ok. Mais je trouve quand même que parler d’éducation qui réduit le taux de fécondité est un abus de langage.

Alors j’ai vérifié, et surprise. Ce sont bien les termes reconnus.

  • Le taux de natalité est le rapport entre le nombre annuel de naissances et la population totale exprimée en pour mille (‰).
  • Le taux de fertilité total représente le nombre d’enfants nés d’une femme si elle vivait jusqu’à la fin de sa période de fécondité et donnait naissance à des enfants conformément aux taux de fertilité actuels propres à chaque tranche d’âge.
  • Le taux de fécondité, ou indice de fécondité, est un indice statistique permettant de mesurer la tendance d’une population à augmenter ou à diminuer naturellement (donc l’accroissement naturel, c’est-à-dire sans tenir compte des flux migratoires). Il s’agit d’une mesure transversale. Cet indice peut prendre plusieurs formes, qui ont leurs méthodes et leurs intérêts propres : indice de fécondité générale, indicateur conjoncturel de fécondité (ou indice synthétique de fécondité) et indice de descendance finale. Indice de fécondité : C’est le rapport entre le nombre de naissances vivantes durant une année et le nombre de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans). Ce taux dépend de la structure par âge de la population féminine. Or à l’intérieur même de la tranche 15 – 49 ans, il existe une grande variabilité de la fécondité. C’est pour cela que cet indice n’est plus guère utilisé. On peut alors calculer le taux de fécondité pour chaque âge, opération qui sert au calcul de l’indicateur synthétique de fécondité (ou indicateur conjoncturel de fécondité), qui est aujourd’hui davantage utilisé par les démographes, avec l’indicateur de la descendance finale.

Je veux qu’on remplace le taux de fécondité par taux de reproduction. C’est quand même la définition de la définition non ? Pétition !!

Quelques définitions :

  • En biologie, la fécondité exprime la capacité des espèces vivantes, animales ou végétales de se reproduire et d’assurer la perpétuation de l’espèce. C’est le contraire de la stérilité. Lorsque la fécondité est très élevée, on parle de prolificité. Le terme peut s’appliquer à l’espèce en général, ou plus spécialement aux femelles, voire à un individu.
  • En démographie, la fécondité s’exprime par un indice égal au nombre moyen d’enfants nés vivants rapporté à la population féminine en âge de procréer. Voir taux de fécondité.
  • En agriculture, on parle de fécondité de la terre pour exprimer sa capacité à produire des récoltes abondantes. C’est un synonyme de fertilité.

C’est foutu ! Je suis cernée !!!!

Et deuxième abus, il me semble que l’éducation paternelle joue aussi un rôle là-dedans, non ? Vous en pensez quoi messieurs ? A ce que je sache l’autofécondation n’est pas le propre du genre humain.

In fine, il n’empêche que je les trouve pas super super performants ces termes démographiques (oui je sais, c’est mon esprit  biologiste qui parle, m’en fiche). Toute femme n’est pas féconde. Tout homme n’est pas fécond. Peu importe son niveau d’éducation.

Mais bon, pour nos hommes, vu qu’en plus on réduit la fécondité par l’éducation maternelle, et non par l’éducation paternelle, on s’en fout de la fécondité des hommes car il semble que ça ne joue pas sur la fécondité de la femme : si on prend au mot le mot cette phrase de la figure, c’est quand même ce qui ressort.

Ben moi je dis ça comme ça, mais on n’est pas rendu pour expliquer ce qu’est la fécondité, la fertilité, l’infécondité, l’infertilité, c’est moi qui vous le dit, enfin non c’est l’Unic*f qui vous le dit.

Finalement, c’est quand même marrant d’avoir des yeux d’infertile, ça met le doigt sur les abus de langage usité de par le monde, car cela semble si naturel et simple d’être femme ou homme et donc fécond.

Bon, ben sur ce, je retourne à mon boulot.

 

 

Le soleil, ses bras et aujourd’hui.

31 Mar

[Le 200ème !!!!]

Le soleil réchauffe mon corps.
Ses bras réchauffent mon cœur.
Aujourd’hui est aujourd’hui.
Vivre au présent, un vrai défi.

J’avais écrit le soleil, ses bras et demain. Et puis j’ai effacé demain. Car une fois n’est pas coutume, c’est l’instant présent qui m’est précieux. Il fait beau aujourd’hui. C’est magique. C’est lumineux. C’est de l’Or.

Il est reparti ce matin, mais peu importe puisque nous avons rechargé les batteries. Aujourd’hui est donc aujourd’hui, sans regarder demain, ni hier. Juste aujourd’hui. Et c’est très bien.

Même si je me concentre sur ce Aujourd’hui, je vais quand même vous raconter ce week-end apaisant, où les larmes ont séché, laissant place à devant.

Samedi j’ai retrouvé ses bras. Et ses bras m’ont redonné le sourire. J’ai de la chance. Vraiment. Et comme le dit Zelda, c’est dans ces moments-là que le manque de 3 se fait sentir.

Le soleil a parsemé ce court week-end de retrouvailles et l’a embaumé de sa chaleur. Samedi sur le parvis de la gare quelques larmes ont coulé de tristesse pour un autre sujet sur lequel j’avais passé la nuit à réfléchir. L’hypersensibilité d’un j2 aidant à me sentir impuissante. Quelques larmes plus tard, et surtout quelques discussions éclairantes avec lui, c’était passé. J’avais compris ce que je ne comprenais pas, par similitude encore une fois. Finalement on a tous au fond de nous des souffrances invisibles à apaiser, on peut tous chavirer d’un jour à l’autre, rien pour personne n’est acquis, et au delà de la vulnérabilité universelle de l’Homme, à chacun son histoire comme on dit.

Nous avons ensuite évoqué ce j2 en cours et de ce qu’il impliquait : la piqure du soir. Après vérification des agendas distances, un oui allons-y est sorti. Le soir, il a pu faire cette première piqure, qu’on espère la dernière des premières.

Il a aussi lancé le sujet du « si »… « Peut-être que tu devrais (‘tu’ car il ne pourra être présent) reprendre rendez-vous avec gygypmaadorée pour la suite si…? ». Il nous reste 2 cycles, celui-ci, et un suivant (grâce au trop plein de puregon prescrit et à la stim’1 non ovitrellisée, j’ai gagné deux boites de puregon, un stylo d’ovitrelle et donc un cycle! au lieu de 3 essais, ce sont donc 4 essais !).

Sa question est juste : anticiper le rendez-vous pour ne pas se retrouver coincés ensuite. Et moi qui suis un peu en mode stand-by en ce moment, ça m’a fait le plus grand bien qu’il prenne en main ce devant. Je laisse ce cycle apporter ce qu’il apportera, puis nous ferons le nécessaire.

Le sujet de ce ‘si’ est le sujet du retour en IAC ou de la poursuite des stim’. Sachant que pour les stim’, la distance est facile à gérer (on peut faire l’aller-retour sans poser de congés boulot), mais que pour les iac, la distance rend cela techniquement compliqué (obligation pour lui de venir ici). Bref, mieux vaut anticiper le « si » pour ne pas être surpris.

Dans cet élan d’apaisement et de positivisme retrouvé, hier dimanche, nous nous sommes de nouveau mis à rêver d’enfant, de bébé, de nom et d’accouchement. Ainsi, dans la version « la pma permet de s’adapter », on a :

  • Lui qui n’était pas convaincu d’assister à la naissance au démarrage des essais ne se pose désormais même plus cette question. Même plus besoin de le convaincre depuis plus d’1 an.
  • Moi qui rêvais d’accoucher en Belgique (aka maison de naissance) en 2011, je rêve désormais d’accoucher à GrandeVille (en 2014, oups c’est raté 2015! soyons positifs!), après avoir rêvé d’accoucher à FriteVille (en 2012), puis MontagneCity (en 2013). Et oui, le lieu de l’accouchement suit nos déplacements. Stabilité vous dites ? Adaptation à coup sûr.

Enfin voilà, ça va mieux, bien mieux. Mille mercis pour vos mots qui m’ont vraiment vraiment aidés. Stim’3#G2 est lancé. Monito 1 prévu pour vendredi.

Le soleil et ses bras ont donc apaisés cet échec.
Aujourd’hui est tourné sur le présent.
Demain porte l’Espoir.

Le soleil réchauffe mon corps.
Ses bras réchauffent mon cœur.
Aujourd’hui est aujourd’hui.
Vivre au présent, un vrai défi.

Les sommets de nos vies sont là maintenant car rien n’est jamais acquis.
Allons jusqu’au bout de nos peines pour vivre notre famille.
Quelle chance de le faire avec l’Amour de sa vie !

PS 1 : Si t’aimes pas Corneille, eh bien tant pis, car sache en plus que tu vas le retrouver de nouveau prochainement ici. Que je kiffe toutes ses chansons, toutes à double-sens quand on s’intéresse à son histoire. J’avais pas la place, alors je t’ai mis tous les liens (suis sympa hein!) (j’adore les sommets de nos vies avec sa rumba congolaise au passage). Bref. Bon ben je le met du coup. Zou, c’est fait.

Re bref, ça me fascine ces chanteurs/euses qui écrivent ainsi. Et je suis toujours peinée de connaitre l’histoire de vie qui se cache derrière ces poésies. Jte fais la liste ?… bon tu le sais, la liste est longue. Bref. La suite prochainement… bien moins joyeuse, alors profites-en, aujourd’hui c’est Lumière&Or.

PS 2 (anecdote): Il y a quelques années, mon homme était soit surnommé Corneille, soit Tété, au point de signer des autographes aux personnes dupées (ouai, même si flatté, il en avait marre qu’on le prenne pour eux tout le temps, alors des fois il faisait comme si, bon c’est pas la fin du monde, ce n’est arrivé que 2-3 fois. Enfin voila…).

Un J1. + [EDIT]

28 Mar

Découvrir le sang, pleurer.
Pleurer même si les traces rosées étaient là depuis 4 jours, pleurer quand même.
Pleurer pour la première fois depuis le 2 min de lundi, pleurer aux rouges des dessous.

Partir au travail, maquillée.
Répondre un « et vous? » au « bonjour ça va? » pour éviter un « oui » mensonger.
Craquer au boulot, se calfeutrer dans les toilettes, pleurer la tête en bas pour ne pas faire couler le mascara.

Avoir hâte de voir sa moitié non vue depuis 2 semaines, demain.
Vouloir se blottir dans ses bras, s’interdire de craquer à ce moment-là car le temps passé ensemble est bien trop peu pour être non heureux. Craquer avant pour éviter cela.

Avoir du mal à écrire, se dire qu’écrire ici me libérera sans doute un peu. Essayer, coucher un mot, les autres suivent du fil des doigts. Écrire. Mieux respirer. Savoir que derrière la toile, la bonté est.

Vérifier le frigo, un stock de puregon est bien là.
Passer à la pharmacie, commander l’ovitrelle.
« Ça ira pour demain ? Je n’en ai pas » « Oui, pas de soucis, c’est pour dans 10-15 jours de toute façon » « Vous vous y prenez à l’avance ». Sourire et penser : « oui ma jolie, 10-15 jours parce que today c’est échec. Ma belle, je suis heureuse que tu n’aies pas eu mon réflexe « 10-15 jours avant = j1 en ce moment », signe que tu n’es pas en pma, je suis si heureuse que tu ne connaisses pas cela, j’espère que tu ne le connaîtras jamais. »

Écrire un mail au suivi de stimulation. Y noter la date du j1. Le nom du médecin. Inscrire le dosage. La date de démarrage. Attendre le coup de tel de bonne réception (surement lundi). La sage-femme me donnera alors la date de rendez-vous à prendre pour la prise de sang et l’écho (bon, ce jour, je le connais déjà, c’est j8, vendredi prochain).

Avoir du mal à se concentrer sur ses dossiers. Culpabiliser car derrière ces dossiers il y a des gens, vulnérables qui plus est. Certains ont la chance d’avoir des petits, d’autres non. Alors j’imagine les visages de ces femmes et hommes qui comme moi attendent. Et je suis triste pour eux.

[EDIT de la partie que je n’arrivai pas à copier-coller tout à l’heure, et au passage un grand merci pour vos si précieux soutiens] Je voudrai que chacun connaisse le Bonheur d’être parent, où qu’il soit, peu importe son contexte ou ses moyens. Tout le monde devrai pouvoir goûter à ce bonheur, mais l’injustice peut toucher tout le monde aussi. Pour ceux qui ne le savent pas, je voudrai qu’ils prennent conscience de ce bonheur, ce miracle qui est de pouvoir donner la vie. C’est quand même formidable ce que deux cellules, nommées gamètes, l’une mâle, l’autre femelle, peuvent faire ensemble. C’est fou, c’est beau, c’est dingue, c’est hallucinant même !

Alors en même temps que j’essaye de me concentrer sur mes dossiers, ma tête s’égare et je remercie mes deux petits que j’ai porté même s’ils nous ont quitté, je remercie la chance d’avril qui arrive, et j’espère pour toutes celles et ‘ceux’ qui attendent de porter la vie, j’espère pour nous aussi. Je pense aussi à toutes celles et ceux qui vivent des heures dramatiques, et mon coeur se serre. Je pense aussi à celles et ceux montés dans le train, afin que leur voyage soit le plus doux et joli possible. Malgré toutes ces pensées et espérances qui occupent mon esprit, malgré cela, j’arrive à tout faire plus ou moins dans les temps, mais je déplore mon incapacité à ne pas réussir à faire plus et davantage encore pour toutes celles et ceux qui sont derrière les mots de ces fameux dossiers. La confiance en moi est alors dégradée, d’autant plus en un jour de j1. Se dévaloriser un peu plus jour après jour. Chercher ailleurs pour être davantage stimulée et ne pas être dans un cadre professionnel où l’on sait mon attente espérée. Être ailleurs pour être près de celui que j’aime. Ne pas (encore avoir) trouver. Poursuivre la quête. [Fin de l’EDIT]

Dire « oui (au pire y’a l’annulation)» à son employeur pour partir loin, longtemps, je ne sais quand (enfin si, d’ici la fin de l’année plus que surement)… Un déplacement pas indispensable, mais qui peut être intéressant et utile. Un déplacement à prendre aussi un peu comme une reconnaissance : voir à quoi aboutit ton travail, revivre du concret pas derrière un pc. Ce déplacement étant non vraiment utile pour mon taf’ actuel (mais qui l’était dans mes taf’ précédents), ce « oui » je l’avais bloqué depuis mon arrivée il y presque 3 ans, parce que pas vraiment utile et qu’on ne sait jamais, que je ne voulais pas risquer un traitement, que ce déplacement long signifie un voire deux mois off, que je ne voulais pas perdre un ou deux mois d’espérance. Alors dire ce « oui », c’est un peu renoncer à réussir à être enceinte avant, à avoir un bébé avant, avant ce lointain et long déplacement.

Dans les faits, c’est anodin, stupide, juste une question de timing, juste un mois off, pas grand-chose en somme. Mais dans mon coeur c’est un peu un sentiment d’échec, celui de ne pas avoir réussi à donner la vie durant ce temps, et abandonner un peu cet espoir qu’une belle nouvelle arrive entre-temps. Ce « oui si cela est utile, ok ça marche » est comme si je disais « je ne serais pas enceinte d’ici là, car ça ne marchera pas ».

Je sais bien que dans la réalité ce n’est pas du tout cela, que j’ai encore pleins de chances devant et que j’ai cette immense chance, et que l’espoir est permis lui aussi. Mais dans ma tête de bourrique de j1 échoué, de femmes aux hormones en pleine descente, de maman en attente, de nullipare esseulée parmi ces proches, c’est pas si clair, c’est pas si simple, ça me rend triste et blasée, bref tout cela est compliqué, embrouillé par cette attente de notre enfant.

Mémo en chanson, laquelle me rappelle les sonorités écoutées et chantées outre-atlantique… un boulot merveilleux et des rencontres fabuleuses.