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Jpeux pas venir ce soir …

11 Oct

C’est la pleine effervescence au boulot, on a un gros gros événement tout tout bientôt… Du taf, du taf, mais aussi et surtout de la rigolade… et du pétage de plomb plus que drôle. Tout le staff, qui est un peu éparpillé à travers le monde, est là pour cet événement. Méga ambiance! On s’entend tous super bien, une belle et bonne équipe ! Du coup, quand on se réunit comme çà 1 ou 2 fois par an, c’est apéro, soirée, fiesta… (après le boulot, on est sérieux quand même).

Voila, un job en or sur fond d’humanisme, de décors dépaysant, de musiques rythmées et de belles rencontres… Finalement, c’est le genre de boulot qui fait ta vie, et ta vie qui fait ton boulot (ouah, c’est beau ce que je dis. bon je pense que moi seule me comprend). Bref. Voila le cadre.

En temps normal, je suis l’une des premières toujours partante. « Un apéro? » « Ah ben oui, on va là, il font les meilleurs Ti’punch du coin » (oui oui, le nom de mon blog n’est pas sorti de nul part). « Un resto ? Ici c’est top ! ». « Une soirée ? Si on va là, vous allez adorer ». De la disponibilité, de la légèreté et de l’insouciance pour moi… avant (çà reviendra, j’ai encore des restes, ne vous en faites pas).

Mais là, la disponibilité, c’est plus trop çà… et me proposer de faire l’agenda de l’after work de ce soir, qui démarrerait à 18h pour se finir tard la nuit… Ben, pas possible. Pas possible pour cause de piqure-qui-fait-pas-mal-car-c-Chérid’A-qui-la-fait…

J’avais pas encore eu le coup, mais c’est bien vrai, finalement, les traitements PMA et la vie sociale c’est pas toujours compatibles… Oh, je te vois derrière l’écran, tu dis, tu fais l’aller retour et c’est bon. Oui, c’est vrai. Parfois çà fonctionne comme çà, parfois ta besoin de ta bulle, et puis si rencontre sociale il y a, question bébé il y aura (je ne me fais plus aucun doute là dessus… vous verrez d’ailleurs ci-dessous…), alors préservation (en ce moment en tout cas) de moi je me dois. J’ai dis que je voulais rester POSITIVE, alors pour cela il faut aussi que j’évite les situations déstabilisantes… qui me replongent direct dans mon incapacité à procréer. Alors pour cette raison et aujourd’hui, je me préserve, me préserve d’une vie sociale potentiellement risquée pour garder le cap du positivisme du moment.

« Non, je ne peux pas être des vôtres ce soir. » Jusque là, rien de particulier. Je ne peux pas venir, c’est pas grave, amusement garanti tout de même, la relève est là.

Mais çà ne s’est pas vraiment arrêter là en vrai, car la conversation à 4 collègues (dont moi) a tourné à la rigolade… rigolade étrangement troublante à vrai dire… et aussi à ma découverte de mon (grand) talent d’actrice… (j’ai rien de rien laisser paraitre).

Alors voila. Je reprends.

On rigolait ce midi en discutant avec 3 collègues… et elles se demandent ce qu’on fait ce soir. Comme d’hab’, apéro, soirée à organiser. En temps normal, je suis la première à y aller… et ma réponse du jour n’est pas raccord avec mes habitudes d’où, en exclusivité, le ?????? pour elle et le Gloups Mmmouaahahahahah … Enormisme ! pour moi.

C’est une collègue que j’adore (vraiment vraiment je la kiffe cette fille, elle est vraiment géniale), et comme c’est réciproque, elle voulait que je sois là, c’est normal, je ne lui en veux pas du tout, et elle a donc un peu insisté… avec beaucoup d’originalité… (et je la remercie car du coup çà me fait un super billet!). Si on vous la déjà faite les filles, sérieusement vous me prévenez, car c’est énorme !

Voici (enfin) l’objet du délire interne-dans-ma-tête qui a suivi :

La miss (que j’adore) : « On enchaine après le taf, apéro ce soir, puis resto, puis fiesta ? »

Une collègue amie : « Oui moi je peux, on va là, on peut faire ci et çà… »

Une autre collègue : « Ok ca marche, on part vers 18h-18h30 et on enchaine ».

Moi : « Moi, ben jpeux pas » [in my mind : question timing piqûre, question pas envie de rentrer tard car demain c’est contrôle de stim’, question j’ai pas la tête à çà ce soir, question please pas envie d’affronter des questions bébé, question çà me saoule d’avance de courir chez moi, me piquer, repartir, avoir mal au bide… et sourire… surtout que c’est déjà mon programme de fin de semaine du fait de la fameuse méga conférence qui durera tard…]

La miss : « Ben pourquoi ? c’est ovulation ce soir ? » (en rigolant, vraiment sur le ton d’une blague, car en temps normal pour une fertile c’est surement une blague sans sous-entendu, mais pour une miss comme nous c’est toujours une blague, c’est toujours drôle – venant d’elle, on est d’accord-, mais çà laisse une gout amer de sous-entendu que nous seule connaissons).

Moi : « ben euhh euhh » (en vrai, j’ai rien dit, j’ai souris et rit – trop trop bonne actrice je vous dis! – mais chaleur aux joues accompagnée de son fard rouge ne m’a pas aidé, et dans ma tête c’était Gloups. Mmmouaahahahahah … Enormisme!)

Elle ne sait rien. Mais rien de rien, nada que dalle, zéro!

Alors c’est vraiment Gloups. Mmmouaahahahahah … Enormisme ! Vous trouvez pas ?

Je lui en veux pas, je l’adore cette fille, mais c’est dingue de savoir, sans le savoir, lire à ce point dans la vie des gens.

L’explication est à coup sûr bateau, je suis en couple, mariée, en CDI depuis plus d’un an et bientôt 29 ans… Je suis suspecte! Et malheureusement, de la part des autres, ce n’est que le début des sous-entendus, des anecdotes, des tentatives de savoir si projet bébé il y a. C’est pas bien méchant, mais chez moi çà résonne faux, déstabilisant, intime et malheureux.

Cet épisode ne m’a pas ôté ma bonne humeur du moment, je vous rassure !

Et vous les miss, c’est quoi la plus belle  des phrases que vous avez entendu ?

Quand les mots ont un double sens …

9 Oct

Tranquillement installée derrière mon pc, un café à la main, au boulot et me délectant de mes lectures bloguesques (ben oui, je sais, pas bien, mais laquelle ne le fait pas au taf, hein ?), mon collègue vient me faire part de la nouvelle…

 

Laquelle, laquelle ?

Quoi, encore ?

Oui oui, je vous entends derrière vos écrans …

 

Eh bien non, je suis épargnée (aujourd’hui) d’une annonce comme on les aime…

J’ai droit à une annonce qui en temps normal, sans PMA dans le cerveau, sans le cerveau pmesque, passerai sans nul autre sous entendu… Mais ce n’est pas le cas.

 

Vous voulez savoir n’est ce pas ?

Patience (oui encore), ça arrive…

 

Une annonce qui m’a fait penser aux héroïnes de la toile, ces héroïnes qui se battent, se sont battues, reculent, doutent, changent de braquet, avancent, au travers de parcours plus que difficiles et ont, ou ont eu, recours au don. J’ai pensé en particulier à Lueur, Kinder, Fabienne, Lily, Snowhite, et tant d’autres…

 

Qu’est ce qui m’a fait penser à vous toutes ? Qu’est ce qui m’a rendue une fois de plus admirative de votre force ? Un truc, un dire, deux mots au sens double et anodin dans la bouche d’un autre.

 

Allez, je vous lâche le morceau. C’est tout simplement quand mon collègue m’a dit « elle est cassée l’imprimante, elle est plus toute neuve , on va essayer de trouver un don [oui oui…dans mon taf on a les imprimantes par don… ] ».

Eh bien, aussi ridicule que cela soit, mon cerveau pmesque n’a fait qu’un tour, et là j’ai pensé ovocytes, don-pour-une-vie, PMA, héroines de la blogosphère, machine corporelle rouillée, impression génétique parfaite du dispositif à bébé out, ovaires en rade…

 

Et voila, quand les mots ont un double sens… ou comment l’annonce de l’agonie de notre vieille imprimante du bureau m’a fait penser à la PMA ?…

C’est con hein ?

 

Et vous, les mots ont-ils désormais des sens inconnus de vous avant… ?  Résonnent-ils différemment ? …

 

 

Mise au point

8 Oct

Grande discussion avec Chérid’A hier, avec comme sujet de fond ma gestion de la PMA…

Comment dire, il trouve que quand je dis que j’ai du mal à voir une femme enceinte, quand je dis que çà me saoule de voir des couples procréer en C1 ou C3…, et bien Chérid’A estime que je me compare aux autres et que c’est méchant. J’ai beau lui expliquer que derrière tous ces mots, derrière tout çà, c’est bien de mon incapacité à être « normale » que je me plaint, malgré cela, il n’est pas convaincu. Il veut que je change de vision, que je trouve normal que dans la vie des difficultés arrivent. Bien évidemment ! Certes ! Mais des difficultés de ce type, il faut tout de même qu’il admette un jour que ce n’est pas commun.

Il n’a pas tord en disant que les autres couples n’y peuvent rien, bien entendu. Mais dois-je faire bonne figure, dire que tout va bien, et ne pas ressentir cette douleur à vif ? Impossible, ce serait comme si cela m’était égal de galérer pour avoir notre enfant, comme si çà m’était égal qu’il se fasse attendre… au final, comme si çà ne me faisait rien de n’être ni enceinte, ni mère, ni parents. Je ne sais pas s’il m’a comprise. Le dialogue en couple est déjà parfois difficile, et le passage en PMA n’arrange pas les choses.

Je lui explique alors que c’est aussi çà que je lui reproche. Il arrive à se réjouir pour les autres, mais ne laisse pas passer ses sentiments pour ce qui nous arrive. Il les dit, mais ne les « vit » pas, en tout cas pas comme moi. Alors, c’est difficile de se comprendre… c’est souvent difficile pour moi de comprendre.

Aujourd’hui je suis vraiment persuadée qu’entre les hommes et les femmes, les choses ne sont ni vécues, ni exprimées de la même façon. Et la PMA dans tout çà, elle met en exergue ces différences avec comme toile de fond l’angoisse de l’inconnue…

Et vous les filles, ou les gars, comment vous vivez cette épreuve en couple ? Voyez-vous ce parcours comme une épreuve d’ailleurs ?

Nous sommes cernées …

5 Oct

Je rêve où nous sommes bel et bien cernées ?!?

Pas moyen de faire deux pas sans croiser une femme enceinte, une poussette, une pub bébé, un article naissance, des émissions télé sur le sujet… et même mon journal gratos du mat’ si met !

Quelle joie ce matin ! J’étais pourtant bien en forme, fière (j’ai le droit, Chéri m’a dit hier soir qu’il me trouvait courageuse !) de mon 4ème jour de pics pics qui commence (oui oui, la notion des jours et des mois a changé depuis la PMA, désormais çà se compte en cycle et en ml de puregon).

Bref, je prends le métro, file dans le tram, attrape un gratos, m’installe (yes, une place assise, bonne journée !)… baille, me dit que je suis naze et que ma couette n’attend que moi, me fait un check de ma journée au boulot… scrute si je suis en terrain miné (dixit femmes enceintes ou poussettes)… Non, c’est bon, tout va bien.

Allez bon, un peu de lecture pour passer le temps… j’ouvre la première page… et BAM… « Un enfant çà coute cher » grxxxx, mais qui est l’enfoiré qui a pondu cet article pour m’enrager dès 8h du mat’ !

Ouhlala, mon gars, je t’explique, ce qui coute cher c’est pas l’enfant, c’est la PMA! Non seulement en sous sous (trajets, congés, quelques mauvais remboursements…) mais surtout en moral, stress, angoisse et peur… Alors, là, celle là, à 8h du mat’, et même à peine réveillée, on ne me l’a fait pas !

Mais comme j’ai décidé toute seule que tout çà c’est pas mon problème, que j’en ai déjà suffisamment à gérer, et que mon chéri me trouve courageuse, eh bien (article très très égocentré, je vous l’accorde), basta, je ne me sens pas concernée,  non pas que je n’y arrive pas, mais même si on doit un jour se saigner les 4 bras, je ne penserai jamais çà de notre enfant (qui a intérêt à arriver vite fait au passage!).

Et vous, çà vous met dans quel état les petites énervements déstabilisants de la vie des fertiles ?

La première pic pic …

3 Oct

Et voila, Chérid’A m’a piqué hier soir. On s’amuse bien en PMA dis donc …

Bon, dans les faits, c’est pas qu’une partie de rigolade, c’est pas le jeu « infirmier-patient » (quoique …), c’est surtout offrir mon beau ventre aux baby-piquooses…

Eh bien, nous y sommes arrivés!!! (bien obligé)

Même pas mal (si ok, un peu), même pas peur (voulais pas qu’il me pique, ouye … vais faire comment quand je serais toute seule … oui, je sais c’est bien une préoccupation de pmette débutante, mais bon y’a un début à tout …), même pas tout le produit injecté… çà c’est the boulette d’hier soir. Un cran du fameux puregon pen n’a pas été mis dans mon bidou par Chérid’A qui avait peur de casser le mécanisme en appuyant trop fort. Bon, pour une première ce n’est pas grave, on fera mieux ce soir …

En tout cas, c’est une bonne chose de faite, un moment presque émouvant car on la faite à 2 cette première piqûre (j’avais pas besoin de son aide pour avaler le clomid), on le fait à 2 ce mini-nous. Bref, çà te donne des sentiments, des situations, des vécus, et des émotions quand même space la pma… Et ce n’est que le début …

A celles qui (joie et bonheur) se piquent tout les soir, vous vous souvenez de votre première fois (pics pics hein, pas de sous-entendu dans ma question) ?