La PMA rend con

27 Avr

Je ne suis ni la première, ni la dernière à le dire : la PMA rend con.

Loosequeen en avait parlé en d’autres termes, et aujourd’hui, je re re confirme : la PMA rend con.

Non mais oh Bounty, tu déCONnes grave, tu sais bien que les hormones ne jouent pas sur la connerie ? Quand bien même cela serait possible, pourquoi donc alors ?

Ah ben c’est très très simple : tu vis bas-ventre, tu dors bas-ventre, tu décides bas-ventre, tu respires bas-ventre, tu vois bas-ventre, tu entends bas-ventre.

Tu commences un protocole, et zou, en moins de deux secondes toute ta vie est focalisée sur ton bas-ventre. Et le bas-ventre, qu’il soit sous la ceinture ou juste au dessus, je te le garantie, c’est pas compatible avec tout autre réflexion intelligente.

Bref, la focalisation sur le bas-ventre, ça rend con. Alors, quand t’as enchainé deux années assistées médicalement avec tes conneries, et que tu te retrouves au point de départ, eh bien t’as l’air con. Et cela même s’il y a encore pleins d’espoirs.

En détaillé, ça donne :

  1. Toi qui pensais que la nature était bien faite, que la vie était finalement juste, et donc que forcément ça allait marcher. Oublie. Tu seras assaillis de doutes, de ah quoi bon ? de quel sens à la vie lorsqu’elle ne transmet pas ?. Bref, la PMA rend con.
  2. Toi qui avais de grandes ambitions tafesques. Oublie. Tu ne sauras plus réfléchir. Tu seras bloqué sur ce bas-ventre. Les jours passeront et tes neurones partiront. Les années passent et au fur et à mesure, je perds mes compétences et connaissances professionnelles (j’ai changé de job pour qu’on vive ensemble et qu’on fonde une famille, donc j’ai pas le job qui correspond pile poil à ma formation-passion depuis 3 longues années, et en plus on ne vit plus ensemble, jackpot, bref, je sature), pour le plus beau des sacrifices certes, mais sans aucune certitude de notre future réalité. Alors… je sacrifie mes savoirs pour cette famille qui ne vient pas. Je deviens plus con chaque jour qui passe et m’englue dans ce boulot qui de temps à autre m’émerveille, et de temps à autre (trop souvent) me dépasse. Et puis, à quoi bon si le soir en rentrant il n’y a ni satisfaction, ni conjoint, ni enfant ? Je te l’avais dit, la PMA rend con.
  3. Toi qui avais pour ambition de pondre d’abord un bébé et d’ensuite reprendre ton job de base pour aller faire le tour du monde ensuite. Oublie. PMA et job-distances ne riment pas ensemble. Patiente 1 an, patiente 2 ans, patiente 3 ans… et bim là c’est la surchauffe cérébrale, la prise de conscience du risque de foutre réellement en l’air ta possible carrière professionnelle dont tu as toujours rêvé. Il va y avoir un, voire des, choix à faire. Saisir, ne pas saisir les opportunités. Peser et sous-peser les risques et chances. Se faire des SWOT Pma/Boulot. Réfléchir (encore). Tourner les problèmes dans tous les sens. Avoir une opportunité. La saisir, y croire, puis re focaliser sur le bas-ventre et songer à abandonner, re dire f*ck au bas-ventre et retenter. Certes j’ai proposé ma candidature pour un poste en interne qui peut révolutionner (ouai, rien que ça) ma vie de demain si ça passe, encore faut-il que ça passe. Mon boss est illisible et insondable, nul ne sait ce qu’il pense (c’est pas faute d’essayer). Je n’ai aucune idée de mes réelles chances. Je sais que c’est un gros challenge, mais pour survivre à la PMA et à l’attente ne faut-il pas d’immenses challenges? Bref, la PMA rend con.
  4. Toi qui avais des ami(e)s joyeux. Oublie. A leur avoir trop expliqué « ton cas », et eux à avoir trop facilement procréés, ils ne se sentent plus que triste pour toi, et en plus ils ne sont plus à l’aise. Et ne plus pouvoir être joyeux, discuter de tout et de rien, et pas que de PMA, ni de maternité avec tes ami(e)s, ben c’est la plaie. Tes ami(e)s s’éloignent, certains te promettent de te soutenir mais ne donneront plus jamais signe de vie, d’autres (si peu) resteront. Tu supprimeras Face de bouc, comme ça c’est fait, il ne reste que le vrais. Et puis, faut bien te l’avouer, tu sais que tu es en partie fautive. Et oui, tu le sais, la PMA rend con.
  5. Toi qui mettais de côté pour voyager et aller rendre visite à la (belle)famille pour montrer le nouveau né. Oublie. Tu vas certainement repartir (parce que t’en peux plus d’attendre depuis 2010), mais sans le bébé. Stupide tu me diras de penser que repartir « à vide » est un échec. Ben si quand même, c’est un crève cœur, c’est encore un projet auquel il faut renoncer. La PMA rend con.
  6. Toi qui étais fière de résister au chocolat et de maintenir ton poids. Oublie. Ce sera yo-yo assuré. Ton meilleur ami sera la chocolat car tu ne peux plus fumer. Et quand ce sera émotionnellement ou physiquement trop dur, ce sera soit t’as oublié de manger, soit t’as trop mangé, effet yo-yo in fine. Bref, la PMA rend con.
  7. Toi qui aimais voir briller les yeux de ton homme lorsqu’il voyait des pères jouer avec leurs petits. Oublie. Désormais tu y vois de la tristesse et de la douleur chez celui qui avant de te connaitre avait déjà toujours voulu être père. Tu ne sais plus si c’est légitime de lui infliger cette douleur, même s’il dit qu' »on est ensemble » et que cet enfant c’est de nous deux qu’il le veut, même s’il te dit que l’infertilité c’est une affaire de couple, toi tu sais que c’est ta part qui en est responsable. La PMA rend con.
  8. Toi qui avait pris de grandes décisions « oh jamais plus, ô grand jamais plus jamais de TG ». Oublie. La tension de toute l’attention portée sur le bas-ventre rend con. A dpo 13, afin de calmer les surtensions qui valent de magistrales montées de tons, (et sauver la fin du week-end avec ta moitié), tu fileras à la pharmacie du coin, illico presto. Tu donneras ta science à la pharmacienne médusée et attristée (ben oui, fallait pas demander, ben oui 3 ans Mdam’, ben oui). A dpo 13, et après avoir enchainé sur un cycle négatif le mois passé, tu ne sauras finalement plus gérer et auras besoin de savoir pour soulager la pression qui monte, qui monte, qui monte. Et puis tu auras besoin de savoir pour lundi, car lundi tu revois ta gygy. Et puis, Lulu t’avait prévenue, et elle avait raison. Tu pisseras sur le bâton. La dernière fois, il y a 1 an pile poil à 10 jours près, il y était marqué +2-3, cette fois-ci c’est nada. 15 minutes avant le départ de ta moitié pour la semaine, bim le premier saignement de j1 se pointera. 27 avril 2013, deux bébés poussaient. 27 avril 2014, c’est le bas-ventre vide que je constate que la PMA rend con. Ben voila maintenant tu sais, t’as pissé sur un TG. Tu pleures et colères, puis tu re re vas de l’avant. Pathétique attitude de stress démesuré. La PMA rend con.

Et puis, non seulement la PMA rend con, mais en plus, elle te fait poser des questions cons :

  • Comment ne pas douter des protocoles (et de gygy) (on a pas essayé le drilling, on a pas essayé autre chose que le puregon, on n’a pas refait de spermo depuis un bail…) ?
  • Comment croire aux IAC et y retourner sereinement alors que ça avait marché « juste » sous stim’ ?
  • Comment, si ça fonctionne pour le boulot (pas avant la fin d’année), conjuguer distance Chérid’A et moi + new job (impliquant entre 3-4 mois à l’étranger et par découpage de 7 à 20 jours) + PMA ?
  • Et puis, si ça ne marche pas d’ici la fin de l’année, comment et dans quelle ville choisir la prochaine PMA ?
  • Et enfin, comment accepter cette dernière année écoulée où à ce jour c’est retour à la case départ ? Ah ben si, là y’a une réponse : pas le choix, et des possibilités redoutées mais avec on l’espère de réels espoirs.

Bref. La PMA rend con.

Et toi, en quoi elle te rend con ?

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24 Réponses to “La PMA rend con”

  1. Lisette 28 avril 2014 à 05:08 #

    Je me reconnais bien dans ton portrait ! Mais moi je trouve que ça rend pas con mais un peu obsédé… Faut dire que souvent notre boulot semble moins intéressant que ce bébé auquel on rêve !! On ne pourrait pas se battre autant et si longtemps si ce projet ne nous tenait pas autant à cœur… On en paie le prix, on y pense tout le temps, l’enfant devient le but ultime… Mais comme dans tout combat je crois. Je te fais d’enooooormes bisous 🙂

  2. miliette 28 avril 2014 à 06:44 #

    Ouh là là oui, tout ça fait écho… Et pourtant suis une « débutante »…
    Des bisous Bounty

  3. Loosequeen 28 avril 2014 à 06:59 #

    Tu n’es pas con! Tu vis un parcours trop long et trop douloureux. N’oublie juste pas de vivre…

  4. Zapppp 28 avril 2014 à 07:08 #

    Tout ça est très vrai!! Sauf pour le terme « con », que je trouve pas approprié personnellement.
    Je trouve que la pma rend faible, ok. Psychologiquement et physiquement.
    Mais la connerie c’est pas ça pour moi.
    Des bisous

  5. kiftsgate 28 avril 2014 à 07:51 #

    je me retrouve bien dans tes descriptions.. c’est dur dur tout ca…

  6. Biquette 28 avril 2014 à 09:04 #

    Je débute mais suis déjà con aussi 🙂

    D’un autre côté:
    – la PMA te fait prendre conscience de ta force: tu tombes mais tu te relèves toujours
    – la PMA te rend plus empathique: elle te fait prendre conscience que sous une apparence heureuse, se cachent parfois de grandes douleurs – elle t’apprend à être plus à l’écoute des autres, à les soutenir, à éviter autant que possible les maladresses qui blessent
    – la PMA t’apprend à reconnaître tes faiblesses: tu n’es pas infaillibles, apprend à accepter la main qui se tend vers toi, l’épaule sur laquelle pleurer
    – la PMA te permet de faire de très belles rencontres
    – et surtout, la PMA te fait prendre conscience des petits et grands bonheurs de la vie. Grâce à elle tu sais la valeur inestimable d’une grossesse, d’un enfant, de ton enfant.

    En mode bisounours…

    Bisous

  7. compoteen 28 avril 2014 à 09:57 #

    Je me reconnais tellement dans tes écrits… Je me rend compte que cela fait 3 ans que je ne survis plus que je ne vis. Niaisement je m’étais dit, pma ok on fait bébé et je reprend mes études! ……. Ça fait 3 ans on a épuisé toutes nos FIV et la on passe au IAD en belgique. Sauf que la je sature, je peux plus continuer mon Taf, surtout, rien ne nous dit que nous serons parent, alors quoi? Je me réveillerai un jour sans enfant et sans plaisir au boulot?
    Je veux pas ça, je veux vivre et puis finalement, c’est aussi peut être en se réalisant soi même, en donc en étant au moins heureuse quelque part qu’il viendra cet enfant tant désiré?
    Des questions, toujours des questions, pas ou peu de réponse,et la vie qui continue a côté…

  8. ecila69 28 avril 2014 à 13:43 #

    Je suis d’accord avec toi surtout le point avec les amis… je me trouve dans l’œil du cyclone et je regrette/m’inquiète/ai les pépéttes que ça parte en vrille.
    Par contre, contrairement à toi, je trouve que ta question numéro 1 est la seule qui n’a rien à faire dans cette liste.
    Je trouve personnellement (et ça ne regarde que moi et accessoirement un peu mon
    homme) que savoir aussi trouver du sens à sa vie sans impliquer ta progéniture ben ça fera mécaniquement, psychologiquement et humainement de toi une meilleure maman. Car oui ton univers tourne autour de ça aujourd’hui mais j’espère pour toi, ton chéri et tes amis et ta famille, que vous aurez dès que vous aurez votre/vos bébés, d’autres centres d’intérêt!
    En attendant d’être maman, je cultive mes petites passions et j’essaie « d’en profiter » autant que possible. Bien entendu ça me rend triste de passer trop de temps avec mes amis qui ont des enfant, des fois j’ai l’impression que rien ne va jamais et que rien ne marchera mais savoir qui tu es en tant que femme et « épouse » et amie… c’est essentiel et c’est tout sauf devenir con!
    D’ailleurs raconte nous tes débats intérieures métaphysiques… car oui c’est vrai pourquoi tous les stériles du monde ne se donneraient pas la main…. pour se jeter d’une falaise? LOL Blague à part, merci pour ton billet… je me sens moins seule dans mes délires et mes nœuds au cerveau ! Force et Honneur petit scarabée, tu avances vaillamment ! 🙂

  9. Zelda 28 avril 2014 à 14:45 #

    Forcément tout cela me parle et forcément je suis triste de lire ce nada 😦 que c’est dur .. J’aurais bcp à dire/écrire pour rebondir sur ton article mais le repos m’appelle et m’est nécessaire là ..

    Je te souhaite beaucoup de courage et t’envoie un gros câlin virtuel ❤

  10. margoublog 28 avril 2014 à 14:59 #

    Quelle tristesse. Dans cette histoire la connerie c’est DNLP qui fat n’iporte quoi et nous qui devons en payer le prix.
    Courage et des bisous

  11. julys974 28 avril 2014 à 15:05 #

    Il ne se passe pas un jour où je ne pense pas à toi et je suis désolée de lire cette nouvelle désillusion…
    Ceci étant, même si je suis d’accord en tout point avec Biquette, je comprends à 100% ce que tu dis, ce que tu vis, ce que tu ressens.
    En juin, ça fera aussi 3 ans pour nous… J’ai repris le travail jeudi dernier précisément parce que désormais, je refuse que la pma prenne toute la place !!! C’est ter-mi-né !!!
    On ne peut pas ruiner nos plus belles années en focalisant sur ce désir inassouvi. Ça rime à quoi tout ça? Ça ne fera pas arriver notre enfant plus vite et quelque part, je me dis que c’est lui mettre une sacrée pression, comme si notre bonheur dépendait de son arrivée.
    J’ai envie de vivre et de tâcher d’être heureuse, en arrêtant de focaliser sur cet enfant qui n’arrive pas. Est-ce possible? Je l’ignore… Mais j’y travaille. Je pensais prochainement écrire un article à ce sujet, mais pour le moment, je coupe avec toute cette marde. Je pense à toi, à vous, et je vous souhaite bon courage. N’oublie pas: on fait ce qu’on peut, comme on peut. Je t’embrasse.
    Ps: en vrai, je suis sûre que tu peux forcer sur le chocolat. Moi je refume ET je me gave de chocolat. 😉

  12. P'tit Hérisson 28 avril 2014 à 16:44 #

    De mon côté, j’ai récemment mis beaucoup d’énergie dans mes études et ma vie professionnelle. Si jamais on n’a pas d’enfant, j’aurai au moins quelque chose de positif sur lequel me concentrer dans les prochaines années. Par contre, je crains parfois d’avoir laissé passer le bon mois, le bon moment pendant lequel on aurait dû refaire un essai en clinique. On s’y remet bientôt, non sans la peur au ventre…
    Bisous Bounty, lâche pas!

    • Bounty Caramel 28 avril 2014 à 20:38 #

      C’est bien vrai, tu as mis tant d’énergie et de force dans ce projet. Et ce « par contre », qu’on soit du coté « essais miracle » ou du côté « essais de se bouger pro », il est là. On ne peut avoir les deux « facilement, sereinement, indiscutablement », sans se poser 1000 questions. Des choix à faire, un immense choix que tu as fait, immensément courageux. Car dans tous les cas, si /quand bébé il y aura (et je te le souhaite fort fort fort), il aura une maman épanouie, et ça c’est très important pour lui 😉
      Ne lâche pas non plus ! Promis, je lâche pas et vais rabâcher mes intentions à mon boss (au courant de la pma… et donc en doute/conscient quant aux timing qui vont avec) !
      Bisous

  13. marivalou 28 avril 2014 à 16:57 #

    D’abord, je suis vraiment triste de voir que ça n’a pas « marché ». Vraiment triste pour toi. Ensuite, je te comprends. Me too, bientôt 3 ans d’arrêt pilule, bref.
    Toutefois, j’ai envie de dire que si la PMA rend con, elle nous renvoie également nos belles qualités. Je ne me serai pas prise en main professionnellement avec un bébé facilement conçu, et je serai une merde professionnellement parlant, car j’aurai probablement enchaîné le deuxième. Je ne me serai jamais rendue compte de ma capacité à rebondir, à positiver, à voir toujours le meilleur. Je ne me serai jamais rendue compte de la belle personne que je suis (ouais, allez, jetons nous des fleurs) et de la belle personne qu’est mon mari, même quand il est con, lui aussi. En réfléchissant, je suis sure qu’on peut trouver beaucoup de choses que nous apporte la PMA, sur nous-même. Réfléchis-y, quand cela ira un peu mieux. En attendant, câlins.

  14. Choubakette 29 avril 2014 à 10:47 #

    Ah Bounty, je suis désolée que tu sois si mal. Moi aussi, je me suis « entretenue » (genre interrogatoire) avec Dr pour le drilling. Garde espoir, malgré la longueur, la prochaine étape sera peut être la bonne, c’est tout ce que je te souhaite. Sinon, ce sera encore une autre. Big bisous,

  15. 28 jours et des bananes 29 avril 2014 à 14:35 #

    Ça me fait ch*er de lire cela… je suis bien désolée pour vous.
    Je n’ai pas trop les mots (y’en n’a pas vraiment) mais je pense bien à vous deux.
    Gros gros bisous
    PS. Nan mais t’as déliré ?! Toi t’as pas de projet pro ?! Et le plan C ? C’est du pipi de chat ? Et le projet de déménager ? Ben alors, faut que je vienne te tirer les oreilles chez toi ????
    Re-gros bisous ma jolie 🙂

  16. Cloudy 29 avril 2014 à 17:58 #

    Paradoxalement, la PMA m’a rendue plus forte.
    Je ne pensais pas pouvoir endurer tout cela, physiquement et psychologiquement, aller aussi loin dans les tentatives, partager autant avec mon compagnon.
    Est ce que j’oserai dire que je me connais mieux (en terme de limites et de possibilités aussi), je crois que oui.
    Notre objectif de vie n’est pas atteint, nous sommes en « chamboulement familial » mais debouts et ensemble.
    J’ai pris du recul sur les choses, changé mes priorités.
    De cette épreuve, il me reste tout « ça »…
    Des pensées

    • Bounty Caramel 29 avril 2014 à 22:40 #

      C’est « joli » cette description de « chamboulement familial » mais debouts et ensemble. La fin de cette phrase est un vrai défi.
      Tu as bien raison, les épreuves nous font voir la vie différemment, et nous font prendre davantage conscience de nos possibles/limites. Et ce « ça » est un grand paquet, avec de jolies choses aussi.
      J’en ai bien conscience, j’ai eu dans le passé d’autres occasions aussi, maintenant un des défis est aussi de bien se servir de toutes ces connaissances de soi et des autres acquises.
      Avec ce tout « ça » on peut faire pleins de jolies choses, je le vois bien, promis, et les utiliserai au moment venu, dans tous les cas un jour.
      Pleins de pensées pour toi

  17. lamisskangourou 29 avril 2014 à 21:00 #

    Je suis désolée ma belle, c’est nul, c’est con, c’est tellement rageant ces échecs et cette attente. Quelle patience il te faut. C’est fou.
    Je ne trouve pas les mots, mais je pense fort à toi. La PMA rend con, c’est certain, mais elle rend également très fort, tu en es la preuve.

    • Bounty Caramel 29 avril 2014 à 21:07 #

      Ca va mieux, promis. J’ai même repris mes !!!.
      C’est juste naze l’attente, la PMA et ses allers-retours (en tout cas nous on a pris le wagon : on part, ah ben non, on revient, ah ben non, on repart… en iac).
      J’aime ton c’est certain et ton la preuve. C’est un peu des deux, voire plus. Si tout se finit bien, alors on aura appris beaucoup, comme pour chaque épreuve de vie. Si non, forcement on aura appris aussi, mais on devra aussi panser les plaies et retrouver d’autres sens que ceux pour lesquels on se bataille en ce moment. M’enfin, on en est pas là. J’ai la chance d’avoir des chances devant encore, et c’est précieux. N’empêche que quand même, la PMA mobilise les neurones qui ne savent plus penser autre qu’en mode PMA, et ça, à force, ça rend parfois bien con. (Non mais j’en démord pas, gna).
      Bisous

    • lamisskangourou 29 avril 2014 à 21:13 #

      La semaine dernière, une amie m’a révélé son début de parcours en PMA (j’en parlerai dans prochain billet), et c’est celle qui a le plus été touchée et heureuse de ma grossesse. Entre autres parce qu’elle a eu la confirmation avec nous que ces grossesses si désirées ne sont pas vécues de la même manière, et qu’on dédramatise tous les petits maux tellement on est heureux. Et qu’on est encore plus amoureux. Ca l’a étonnamment beaucoup réconfortée. C’est un des points très positifs de cette attente. Mais ça on le pense une fois que ce parcours est fini. Et deux ans c’est plus que suffisant, là c’est ton tour. Contente que tu aies retrouvé tes !!!
      Je viens de lire ton article suivant. C’est bien, un petit break, on remet tout à neuf, et du renouveau très vite. Ta gynéco est vraiment super…
      Gros bisous poulette

    • Bounty Caramel 29 avril 2014 à 21:20 #

      C’est super pour cette amie ! Tu incarnes l’espoir, la douceur, le vécue, la confirmation que le couple tient, que le désir d’enfant est renforcé, et que oui le mot « précieux » peut être utilisé. C’est très fort comme espoir. Je suis contente qu’elle ait pu réagir si fort avec toi, c’est très beau et très libre.
      Le petit break va permettre de nous mettre dans l’état d’esprit iac, et de dire au revoir aux stim’, tout doucement. C’est vrai, c’est bien.
      Quant à ma gygy, alors si toi qui est Docteuse CHU dit cela, alors 😉 😉 😉 !
      Bisous ma belle !

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