Le temps d’un week-end.. à fleur de peau…

4 Nov

Je ne sais même pas par quoi commencer tant tout se chamboule dans ma tête. Sur ce blog, aujourd’hui, j’aurai certainement dû parler de mes rendez-vous matinaux signant le retour en PMA, une matinée bienveillante (qui m’a apaisée vis-à-vis des évènements d’hier, et donc encore fais, que je vais vous narrer) avec ma gygy tant tant et tant adorée. Je vous raconterais tout cela, promis, promis, tout bientôt.  Mais j’ai besoin d’écrire, de libérer mon ventre de ce flux de claques qui ont fusées le temps d’un week-end… Alors je vais essayer tant bien que mal de vous expliquer pourquoi le nœud au ventre s’est resserré en si peu de temps, en espérant rencontrer ouverture et écoute sur un tabou que je ne pensais pas si tabou. Rho, puis zut, je devrais pouvoir Oser en Parler !

  • I still hope having a dream

J’ai hésité à écrire ce qui va suivre, mais après tout si je ne l’écris pas ici, à quoi bon gribouiller les pages d’un cahier qui restera terré des jours et des nuits dans un buffet.

Vous le savez toutes, vous le vivez toutes, dans un parcours PMA, ce sont les Préjugés, les Tabous et les Non-dits qui nous cassent, nous infantilisent, rapetissent nos souffrances bien réelles faites de chairs, de pleurs, d’espoirs, de pertes… d’incertitudes quant aux lendemains qui seront les nôtres.

Minimiser les impacts de la PMA sur nos vies, réduire à zéro le dire de la souffrance, faire semblant de toujours bien le vivre, être mis à distance (via un simplet « arrêtes d’y penser »…) par l’autre qui pense alors que nous ne lui ressemblons pas…. Voilà ce qui souvent nous horripile lorsque, lancés dans cette attente, nous en parlons à des ami(e)s, des proches… eux étant fertiles, nous souffrant de l’infertilité.

Mettre à distance, nier, ne pas écouter ou contester l’impact qu’à l’infertilité sur nos vies de tous les jours est tout de même gonflé. Cette technique ne dure qu’un temps, car comme toutes les techniques du panel « nier la différence, la mettre à distance, l’écarter… » elle est vouée à l’échec. Elle conduit soit à l’exclusion (le couple pma se met lui-même à distance de ses amis, ou inversement), soit au mutisme (on n’en parle plus), soit au repli (on ne garde que les proches qui nous laisse nous exprimer et échanger).

Inclure l’autre avec sa diversité (procréative par exemple) est encore trop souvent une lutte, voire une « chose » mal comprise… A force de discours, des uns et des autres, blessants, c’est ainsi que l’on s’éloigne de certains proches, qui, ne comprenant pas que la santé procréative est une réalité de santé impactant sur nos avenirs et vies, refusent d’écouter et d’intégrer le fait que tout un chacun n’a pas leur facilité à procréer (et que ce n’est pas un problème ni une honte d’avoir recours à la pma, de ne pas avoir cette facilité à engendrer), et que tout un chacun ne décide ni de sa naissance, ni de ses capacités, ni de… Bref, que l’infertilité, comme tout autre chose de la life, peut arriver à n’importe qui.

On l’a toute vécue… C’est le bon discours à base de « y’a qu’à fô kon »…

Alors, dans ce contexte PMA qui est aussi le mien, quand vient s’ajouter les faits réels d’une autre discrimination, ma tête est prête à exploser !

Chut alors ?

 chut

Non ! Pas de Chut !

 

  • Deux ans c’est court, c’est long… but I believe I still have a dream !

2 ans que nous nous battons pour procréer, 2 ans que nous nous battons pour avoir presque les mêmes chances que tout le monde pour avoir un bébé.

2 ans que nous nous battons pour avancer, 2 ans que nous nous battons pour avoir presque les mêmes chances que tout le monde pour corréler compétences et niveau d’employabilité.

Hier, je conduisais Chérid’A à grande ville pour y prendre le train vers sa nouvelle ville à 800 bornes de chez nous. Comme d’hab’, parce que c’est plus sympa et qu’en plus c’est écologique, bon pour le porte-monnaie et que ça rend service!, nous y allons en covoiturage.

L’une des jeunes femmes nous explique qu’elle bosse dans the big boite d’ingénierie, internationale qui plus est (et donc d’autant plus incompréhensible pour la suite), au service RH. Elle nous apprend, sans rien connaitre de nos situations et statuts, que la semaine passée son service de recrutement a reçu une directive, orale évidement, pour le moins déconcertante ou écœurante (au choix). Voili, voilou, les RH sont priés de « trier » les nationalités. Ce dont elle ne se rend pas compte à cet instant, c’est que cela ne veut rien dire car on ne lit pas la nationalité sur un CV. On papote et je lui démontre (grâce à mon bagage législatif et éprouvé en la matière) que la nationalité n’étant pas un obstacle à l’embauche dans les cas qu’elle citera, la traduction dans la réalité du recrutement sur CV est bien les RH sont priés de « trier » les couleurs de peau. En gros, ta tête sur la photo, ou ton nom sur le haut, ou que sais-je encore… (c’est très innovant, mais toujours horripilant, en la matière). Comment te dire que ça nous a un chouillat écœuré ?…En gros, on se bat contre plus fort que nous, à quoi bon nous battre alors? mais parce que un jour, une boite, je l’espère, n’aura pas ce discours, et regardera enfin au-delà des apparences. Bordal !

Bref, je demande donc à la madame si elle même met sa nationalité sur son CV. La réponse est non (sans blague !). Alors je lui demande, mais alors comment vous faites pour reconnaitre la nationalité sur un CV ? La réponse est sans réponse. Bouché bée. Et puis, je lui dis, si c’était bien la nationalité que ton dirigeant visait, admettons que la personne soit étrangère, genre américaine, brésilienne, cambodgienne ou encore rwandaise, à quoi cela sert-il si la personne a une carte de résidence de 10 ans ou une carte de séjour vie privée ou autre statut avec autorisation de travail au même titre qu’une personne de nationalité française ? Et puisque sur le CV la nationalité n’est pas marquée, comment es-tu sûre que la personne dont tu tries le CV est française ou non ? La réponse est gênée. Ben voyons.

Il s’agit de discrimination à l’embauche punie par la loi. Bien évidemment, elle le sait, tout le monde le sait, mais c’est quasi impossible de dénoncer sans faits chiffrés, et si si peu est fait. De toute façon, ce n’est pas de sa faute. En revanche c’est bien celle du dirigeant de cette boite qui a pris cette décision de discriminer.

Derrière ce mécanisme en recrudescence se cache la discrimination à l’embauche vis-à-vis de la couleur de peau, quel que soit la nationalité (faut arrêter de prendre les gens pour des …). L’impact est, tout comme la PMA, énorme : mise à l’écart, se taire, encaisser, ne pas exister en somme. « Mais au moins » en PMA, même si la personne ne me croit pas ou refuse de regarder, j’ai la reconnaissance de mon non-isolement et de mes difficultés par les autorités (scientifiques dans ce cas) avec moi. Je sais que 10% des couples sont concernés. Je sais que 1 parcours sur 2 se finit sans bébé. Je ne l’invente pas, je le vois et surtout les données me permettent de ne pas passer pour une affabulatrice complètement givrée.

Grâce à la reconnaissance de la PMA et grâce aux études des motifs, réussites, échecs…, je peux démontrer et me sens soutenue (ok, ça veut pas dire que tout est parfait) par la médecine. Les statistiques d’infertilité, les probabilités de grossesse en parcours, les % de typologies de maladies… autant de chiffres et de données scientifiques qu’on ne peut nier. Les chiffres parlent, prouvent. Certes les préjugés peuvent rester, mais au moins les données nous donnent des arguments non discutables et visibles. Certaines personnes sont bornées, mais d’autres réticentes au départ ne peuvent que constater ces données et ainsi les discours de préjugés se trouvent désarçonnés (certes pas effacés, mais pas valables, faux, désarçonnés quoi… non viables s’ils étaient utilisés…).

Lutter contre les préjugés est difficile (tout le monde en a, ce n’est pas cela le problème), l’essentiel est de ne pas s’en servir pour discriminer. Les données de la PMA nous permettent donc de ne pas nous avilir en tant que personne souffrant d’infertilité. Les données prouvent que nous ne sommes pas seuls, que notre difficulté voire « cas » n’est pas isolé, qu’il s’agit d’un réel problème de santé.

Mais dans le cas de la discrimination à l’embauche, que faire puisque (désormais je le déplore, après avoir lutté contre croyant innocemment en la bonté de tous) la loi française n’autorise pas à fournir des données prouvant les faits pourtant des milliers de fois relatés ? Postuler pour des métiers « dits » à responsabilités, en avoir les compétences, et être systématiquement écarté, est-ce tabou de le signaler, voire de faire reconnaitre ces pratiques ? Autoriser de faire parler des statistiques sur le sujet, c’est donc encore un tabou ? qu’avons-nous peur d’y voir ? si cela ne sert à rien, alors pourquoi l’empêcher ? si cela sert, pourquoi l’empêcher ? contre quoi se battre si les preuves et les données ne peuvent être fournies ? comment se battre sans arguments autre que son propre vécu, alors que l’on sait bien que la puissance du vécu limité à la parole n’est pas aussi puissant que le vécu appuyé par un argumentaire objectif de données… et donc… et ceux qui le subissent, on s’en fout ?

En version trash : Tais-toi et encaisses. Bats-toi et assumes. Adaptes-toi et mets ton image au service de la pseudo-diversité (mais attention, seulement là où l’on juge que ton image ne porte pas atteinte à la mienne, et surtout n’ai pas de responsabilités).

En version PMA, ce serait : Fais ton traitement et ne te plains pas. Bats-toi et n’en parle pas. N’y penses pas et tu procréeras. Adoptes et en un claquement de doigts, mère tu seras.

Et l’acceptation de la différence de l’autre, c’est du poulet ?

 

  • I still have a dream ! You have one too ! Go ahead !

Je te rassure, je ne crois pas qu’il s’agisse de xénophobie pure et dure. Mais ces pratiques existent bien plus souvent qu’on ne croit dans le milieu du travail (tiens donc, 0 diversité à mon taf… et pourtant il y en a des CV compétents que je vois passer), et ceux qui les mettent en place ne se rendent pas suffisamment compte de ce que tout cela engendre (ou pire, s’en fiche).

La connerie est humaine, certes, mais ne devrait pas empêcher l’autre d’avancer… et c’est là où nous sommes bloqués. Cette « connerie » impacte sur notre vie. Pire, peut-être demain sur celle de mes enfants (avec des « s », rêvons !).

Des fois, le rejet, le jugement, l’exclusion… mais surtout la non conscience de la souffrance engendrée, c’est la sensation que j’ai de certains proches envers la PMA et l’infertilité. Des fois je ressens (et vis) ce discours (dans le cas de ce week-end par exemple) sur notre couple, nos blocages au CV, nos souhaits de vivre comme tout le monde.

Je sais qu’un jour, parce qu’il le faut et qu’il n’y a pas d’autres choix, cela tournera, cela ira, on trouvera là où être accepté, on trouvera notre bonheur, et j’espère notre petit… . Quand, je ne sais pas. Certaine d’y arriver, je le suis. Mais dans quel état ? Après combien d’épuisements tant pmesques que tafesques ? …

Certains me diront « mensonges », d’autres « laisses tes illusions de côté »… mais pourquoi devrions-nous sourire aux coups bas, tendre les joues aux gifles de ceux qui de par leurs décisions impactent sur notre avenir…

J’ai la chance de voir et d’entendre. Le plus drôle est que quand je suis seule, souvent des masques tombent, des langues se délient (idem quand certaines personnes qui ne connaissent pas ton parcours pma, toi aussi il t’arrive d’entendre des absurdités). Quand nous sommes à deux, s’en sont d’autres qui se confient. Quand il est seul, des expressions et des actes le font sourire. Tout cela me serait égal Si et Seulement Si des décideurs ne nous bloquaient pas à l’entrée dans la vie économique (cas du moment), maritale (cas d’avant), familiale (cas de demain ?).

Je l’écris ici, car comme la PMA, je le vis, je l’entends, je le sais. J’en souffre et j’ai peur. J’ai confiance et désespère. Je vois l’espoir et me prend l’échec. 

Voilà ce qui est. Mon homme aura beau avoir les mêmes compétences et expériences, doit-il  comprendre qu’on en sera réduit à la couleur de peau, put*** en 2013 ! OMG !

Tu te dis que j’amplifie. Mais sache que c’est comme pour la PMA, je parle de ce que je vis, ce que j’ai expérimenté, vu et entendu (toute sa promo à trouver un stage, p**** rien que pour un stage, sauf 4, les 4 dont la couleur de peau (et non la nationalité) diffère de on se demande bien laquelle?). Au bout de la 80ème expérience de ce genre, quand tu vois tes collègues du même niveau, mais de ma couleur, avoir un traitement différent, c’est-à-dire hors de la poubelle pour le CV du refus d’entretien, à la fin, tu commences à douter, puis tu doutes, puis tu discutes, puis tu constates, et tu te dis, non pas possible ?!? pourquoi cela tombe sur moi ? (tiens tout comme la PMA), et puis si. Tu comprends ce qui se passe. Si si si… c’est la réalité.

Si certains pensent que la différence c’est bon pour les autres, mais pas pour soi, et bien… on n’est pas rendu… Inclure, ne serait bon que dans les discours, mais pas dans les faits ? Serait-ce une valeur commune, mais ayant du mal à être appliquée ?  Et quand cela te bloques dans ta vie, que la décision de t’exclure (sans t’avoir parlé, sans avoir lu tes capacités) se passe au plus haut niveau, alors l’exaspération est proche.

Alors, tout comme en PMA dans sa version « t’as qu’à adopter « … ici certains te répondront « (si ça marche pas) t’as qu’à changer de pays »… mais bien sûr c’est si facile, si certain, si « la » solution… Envie alors de répondre dans les deux cas, « si c’est si bien, fait le alors ! ».

De la même façon, lorsqu’une amie ayant arrêtée la pilule depuis 3 mois nous dit qu’elle stresse, et que celle-ci nous répond « mais toi ce n’est pas pareil » (c’est arrivée à une copine en pma), tu reconnais que t’as juste envie de lui dire « comment ça ? tu penses que je suis si différente de toi ? Regarde-moi bien, cela aurait pu t’arriver, l’infertilité peut toucher tout le monde… ». Ben voilà, pour le racisme, c’est idem. Sur une photo on nous prend comme différents. Quand on échange, on parle (normal quoi), on nous intègre sans problème avec parfois un « mais toi c’est pas pareil »… ben si, justement (la loi s’applique à tous, les préjugés aussi)… Et la jeune RH qui reconnaît que si on avait envoyé le CV, il aurait fini à la poubelle… Ben voila, le « mais toi c’est pas pareil », c’est du pipeau, si c’est pareil.

Autant te dire que je suis, qu’il est, et que mon futur bébé est dégouté.

Dégoutée de subir je ne sais quoi. Dégoutée de devoir me battre comme si l’infertilité ou la couleur de peau étaient un handicap. Parfois envie de crier « Oui, on sait que naturellement (laquelle est imparfaite) c’est en faisant l’amour que les bébés se font, ne nous prenez par pour plus cons que vous n’êtes ». « Oui, on a fait les même études, les mêmes stages…, et oui cela veut bien dire qu’on a les mêmes compétences et capacités, ne nous prenez pas pour inférieur à vous et bouc-émissaire en agissant de sorte à nous écarter et nous reprocher ensuite de ne pas nous intégrer ».

Alors, je ne vais pas changer le monde, mais je suis en colère. Et écrire libère. Faire savoir permet de ne pas taire. Faire savoir permet peut-être que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Mais parler et en parler, c’est difficile, épuisant, c’est savoir prendre des coups, mais aussi se sentir regonfler par la bienveillance, le respect, l’écoute d’autres, mais surtout c’est par la preuve dans les faits (tu comprends que là j’attends que les choses se décantent et qu’insertion il y ait) et pas seulement dans les discours que les choses changeront, et que demain mes enfants ne subiront pas la méchanceté et l’exclusion économique et sociale d’un ce que je pensais autre siècle.

C’est pour cela qu’il s’agisse de la PMA, du racisme, du handicap et des autres sujets qui me touchent dans mes entrailles, je parle.

Mes entrailles qui demain porteront un (rêvons deux) espoirs tant attendus. Ces entrailles que je me dois de chérir pour eux, eux, lui ou elle dont nous espérons le battement de coeur et de vie proche.

 

Le croustillant bis et ter pour la fin…

PS 1 : Dans une autre discussion, l’autre jeune fille covoiturée explique que Paris c’est chouette, mais qu’elle a du mal car il y a trop de mixité.  Je regarde ma moitié, on se comprend. C’est toujours la même chose. Quand on échange avec les personnes, ils oublient nos couleurs (je ne sais pas comment expliquer, mais c’est systématique), nous intègrent, ne se rendent plus compte de la dite différence. Mais avec cette même personne nous nous serions croisé dans la rue, sans parler, elle n’en aurait pas moins jugé.

PS 2 : Ma maman a une amie ayant adoptée une petite fille en Haïti. La petite a aujourd’hui 7 ans. Elle est en CP. Interrogée au tableau, sa maitresse de CP lui a dit de ne pas « salir la craie ». Que dire ? J’espère juste qu’elle est radiée. Mais la parole d’un enfant, qui plus est orale, vaut bien moins que celle d’un adulte, hormis si les cas sont multipliés.

 

PS PMA :  L’hystéroscopie a dû être annulée, certainement reportée à début 2014, par contre le rendez-vous PMA s’est bien déroulé !

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36 Réponses to “Le temps d’un week-end.. à fleur de peau…”

  1. So chic so zen so Biscotte 4 novembre 2013 à 21:01 #

    Tu as bien raison de crier haut et fort ici ta colère et bien d’autres de tes sentiments. Ça ne changera pas le monde bien sûr, mais sache que tu es lue et entendue, et en plus c’est une certitude, ça fait toujours bcp de bien au moral de dire les choses.
    Et je te crois sur parole. Gros bisous

    • Bounty Caramel 4 novembre 2013 à 21:14 #

      Je t’avoue que je guettais le com’, en me disant « non svp les filles, ne me laissaient pas croire que tout cela est encore plus tabou que l’infertilité, et doit être tue et encaissé » (même si rien est à comparer, on est d’accord) . Alors merci Biscotte, tu me rassures, et oui, avoir écrit m’a soulagé, le diffuser m’a demandé de réfléchir, oser le faire vraiment et te lire me convaincu qu’il n’y a pas de honte à ressentir. C’est triste. Ca ne fera pas changer le monde, mais le taire est je pense pire. Re re merci la miss. Ca passera… c’est affligeant et je fatigue de certains propos humiliants, j’encaissais mieux avant, quand ni la pma, ni la distance, ni d’autres soucis étaient là. Bref, c’est comme ça. « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », alors on l’espère bien ! Et re re merci, ton mot est adorable. Des énormes bises (et tu imagines ô combien je pense à toi et tes pouic pouic 😉 )

    • So chic so zen so Biscotte 4 novembre 2013 à 21:17 #

      🙂

  2. Zapppp 4 novembre 2013 à 21:40 #

    Il ne faut pas se taire c’est certain. C’est un sujet trop grave pour ne rien dire. Ça ne changera pas le monde malheureusement mais se taire aurait été encore pire, ne serait ce que pour toi. Ne rien dire c’est presque comme accepter, et ça non, il je faut pas l’accepter.
    Une injustice en plus pour vous, cumuler à la pma ça commence à faire lourd.
    Bises

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 19:35 #

      Merci Zapppp. Tu as raison, se taire c’est un peu accepter, se résigner, se dire que c’est ainsi, voire que ce n’est pas tant que cela un délit.
      Voila pourquoi je suis abattue si je sonde au plus profond de moi (punaise en relisant ça fait mauvaise blagounette pma), mais devant « je gère » avec le sourire. Cumuler avec la PMA, le fait d’être séparés aussi (la distance), comme tu dis, c’est lourd…
      En tout cas, tes mots ont pris un peu de poids, et c’est énorme ! Merci.
      Bises

  3. Marie-Eve 4 novembre 2013 à 21:59 #

    Tu as bien raison d’en parler ! Je savais que des DRH neuneus pouvaient trier sur le physique, et ce pour de mauvaises raisons personnelles, mais que ce soit une directive alors là j’hallucine ! En plus, ils se privent d’un tas de personnes peut-être plus compétentes que celles qu’ils emploieront au final alors c’est un peu beaucoup idiot…
    J’espère que lorsque teS enfantS auront l’âge d’envoyer des CV, la situation aura bien changé !

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 19:41 #

      VMerci Mari-Eve. Voila, c’est cela, le fond du problème c’est que ce soit des directives, des responsables qui donne ces consignes, et qui se fichent des lois (ces pratiques étant un délit). Qu’ils soient racistes chez eux, je m’en fiche à la limite, mais qu’ils respectent au moins les lois. Ce sont eux les délinquants et les escrocs. Bref…
      Et comme tu dis, et comme la souligné la RH, ils mettent volontairement de côté des compétences pour des raisons d’un absurde peu nommable. En gros, comment planter son entreprise mode d’emploi.
      Re bref, merci pour les « S » ! Et je l’espère aussi que d’ici là les personnes seront davantage en paix.
      Bises

  4. missbelly2 4 novembre 2013 à 22:53 #

    C’est vraiment bête et triste… Le pire dans tout ça c’est qu’il y a des centaines de choses similaires qui se passent tout le temps et dire qu’on est en 2013… La différence fera toujours peur !
    Souvent je me demande dans quel monde on vit, et parfois je me dis que j’irai bien m’exiler loin de tout et tous.

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 19:45 #

      C’est clair… Que la différence fassee peur, soit, je le conçois. Mais que la mise en place de telles pratiques empêchent les autres de vivre, alors là non ! (parce que du coup pas d’emploi… et après on dira qu’on a pas montrer assez de volonté d’intégration, quelle blague !)
      Bref, on va se cotiser pour acheter une île ! Lol
      Bises et merci pour ton soutien

  5. Pitch 5 novembre 2013 à 08:52 #

    Oui c’est dingue! Ils croient sincèrement qu’ils ont fait qq chose pr être blancs et/ou fertiles? ça me dépasse… ça fait le tri ms c’est tellement injuste!
    Bon courage

    • Bounty Caramel 5 novembre 2013 à 09:03 #

      Ben là, c’est eux qui font le tri sur nous, pas l’inverse… Merci Bises

  6. mretmmepoulette 5 novembre 2013 à 10:57 #

    C’est fou et en même temps si anormalement « banal » ce que tu racontes. Et quand je dis « banal » c’est que tellement de gens ne sêraient même pas choqués par ces propos si horribles (enfin, tu vois ce que je veux dire, j’sais pas si je m’exprime correctement).
    C’est pour ça que je prône les CV anonymes et c’est pour ça que quand un flic arrête un homme noir qui ne faisait que de se balader, je lui propose de me contrôler aussi (bah ouai, y’a pas de raison, moi aussi j’me baladais tranquille, alors pourquoi lui et pas moi?)… Et tant pis si je passe pour la relou.
    Tu as bien raison de t’insurger contre tout cela, et heureusement que tu le fais et que tout le monde n’est pas comme ce patron pecno.

    J’vais te raconter une ptite anecdote : j’ai une tante (blanche) qui s’est mariée avec un antillais (très foncé de peau). Ils ont eu 2 magnifiques enfants, mais se sont ensuite séparés. Et bien figure toi que quand elle se promenait seule dans la rue avec les petits, les gens lui demandaient de quel pays ils venaient car ils pensaient qu’elle les avait adoptés! Non mais ça veut dire quoi, ça? Que quand on est blanche c’est pas normal que nos gosses soient plus foncés que nous???!!!! Qu’on ne peut pas aimer un homme qui n’a pas la même couleur de peau que la nôtre???!!! Que forcément on les a adoptés??!!! Aujourd’hui elle est avec un autre homme, d’une autre origine, mais aussi foncé de peau et bizarrement plus personne ne lui pose la question. C’est fou !!!
    Hé les mecs, on est en 2013 !!!! On n’est plus au moyen-âge, là !!!

    Bon, bref… on va se calmer…
    Sinon on attend avec impatience que tu nous racontes ton rdv PMA…
    Bisous

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 19:55 #

      Rho la rebelle, lol !
      En attendant, la mission à la recherche d’un patron pas pecno n’est pas encore réussie (et pour te dire un autre cas hier, ça commence à faire beaucoup, démoralisant… mais bon ça finira bien par se trouver, restons optimiste et je l’espère réaliste! mais en vrai j’ai les nerfs… plus que la pma pour te dire, enfin ça c’est en ce moment)
      Quant à ton anecdote, ça ne m’étonnes pas du tout, lol. J’ai eu les mêmes genres de questions (mais on m’a pas fait le coup de l’adoption, dommage!) en me baladant avec mon neveu cet été, seule, mais aussi avec mon conjoint (j’en ai fait un article d’ailleurs, lequel est pour le moment rester dans les brouillons).
      Bref, comme tu dis, on va surtout patienter…
      Bises

  7. damelapin 5 novembre 2013 à 11:04 #

    Ah mais non il ne faut surtout pas se taire. Ex-RH (me jette pas de pierres^^), j’avais fait mon mémoire sur une autre discrimination: l’égatlité hommes femmes (chez les cadres surtout, tu sais ceux qui ont fait bac +5 et qui se pensent plus intelligents pour la plupart???). Je l’ai aussi expérmienté en vrai (« ah, vous avez fait votre mémoire sur ce thème c’est bien. Et sinon, vous voulez des enfants? » euhhhhhhhhhhh).
    21ème siècle ne veut pas tout dire, tu peux me croire. Cacher son sexe est un peu difficile sur un CV, mais un conseil: ne pas mettre de photo (car c’est trop subjectif: si le mec aime pas ta tête, y a un risque pour qu’il te reçoive même pas), et ne met pas ta nationalité.
    Et sinon ce rdv PMA??? Alors? Pour l’hystéro bon ben tu commenceras bien 2014 😉

    • Bounty Caramel 5 novembre 2013 à 12:13 #

      Merci pour ton com’. Évidemment je ne te jette pas de pierre !
      En revanche, SI il faut mettre la photo, car passer un entretien est voir la tête de la personne en face se déconfire quand tu franchis la porte, ça fait encore plus mal.
      Et autre point, si embauche au final il y a, mon homme préfère savoir que dès le départ la photo n’a pas bloqué, plutôt que de faire semblant et d’avoir des remarques ou problèmes par la suite dans le travail.
      Si la personne n’aime pas ta tête sur la photo de part la couleur, il ne l’aimera pas non plus par la suite, ou alors c’est complètement hypocrite et ça rejoint le « mais toi tu es différent » (ben non justement).
      Tous nos amis « de couleur » prônent le non cv anonyme pour ces raisons. A moins que TOUT le monde se mette au CV anonyme (ce qui est utopique). Donc, à l’employeur de rester digne, de couper la partie haute systématiquement s’il connait ses faiblesses (je connais une entreprise qui le fait, pas dans notre secteur d’activité), s’il le souhaite, ou s’il sait qu’il peut réellement compter sur lui pour ne pas en tenir compte et ne juger que les compétences…
      Sinon, je racontes la PMA bientôt !
      Bises

    • damelapin 5 novembre 2013 à 14:08 #

      Ah, nan mais moi je prône le CV anonyme pour TOUS! pas que pour les gens de couleur, of course 😉

    • Bounty Caramel 5 novembre 2013 à 15:44 #

      Oui, je me doute 😉
      Mais cela ne changera rien, la discrimination se fera alors à l’entretien.
      Si le recruteur ne veut ni travailler avec une femme, ou une personne de couleur de peau différente de la sienne, ou autre, alors c’est lors de la non-selection du candidat que cela se « verra » et sera connu. Mais idem, aucune preuve ne pourra être apportée.
      En revanche, si on permet de mesurer les taux d’insertion / employabilité des personnes par secteur/compétences… (de même diplome, niveau, compétences, expériences…), au sein des secteurs privés et publics, alors là on pourra analyser des ratios et constater ou non les manquements et bonnes pratiques. C’est dommage d’en arriver là, certes, mais la désillusion est bien réelle…
      Cela se fait dans les pays anglophones, où la diversité pose semble-t-il moins de problème au travail in fine…
      Bref, on est pas sorti de l’auberge… mais il n’y a d’autres choix que d’y arriver, sinon je t’avoue que parfois j’ai peur. Ayant connaissance de nombreux cas de ce type autour de moi, à un moment donné, la pression est trop forte, et j’espère que mon pays et ses acteurs économiques (le racisme existera toujours, mais au moins qu’on ne bloque pas l’intégration économique – qui permet celle sociale – serait pas mal) vont s’en rendre compte, plutôt que de poursuivre la plongée…
      Bref, comme pour la PMA, « c’est pas simple »…

  8. 28 jours et des bananes 5 novembre 2013 à 16:25 #

    Pffffffiou, ton article me tue !
    Sincèrement, suis-je ultra naïve ? Je débarque ?!
    Evidemment j’ai remarqué ce genre de racisme décomplexé qui plane au-dessus de nos tronches depuis un certain temps, mais de là à imaginer que des consignes claires étaient données aux RH ?!
    Waouh, nous sommes en 2013 et j’hallucine !
    J’ai déjà du mal à envisager le petit racisme quotidien (au boulot, les réflexions de certains collègues par exemple) mais le racisme qui s’inscrit ainsi dans le mode de fonctionnement d’une structure c’est complètement fou et dégueu et gerbant (désolé pour les gros mots).
    Quant à ton PS1 et PS2… ils me laissent sans voix !
    Mais que faire et comment ? Ça s’éduque un con ?

    • Bounty Caramel 5 novembre 2013 à 22:19 #

      Ton mot m’a fait du bien, les gros mots avec 😉
      En relisant, j’ai du mal moi-même à me dire que c’est vrai, et pourtant tout cela est vrai.
      Quant à ta naïveté, la mienne est idem, on n’avait pas encore ressenti à ce point un tel blocage dans l’accès à l’emploi, et surtout on avait pas encore eu confirmation de la sorte de ce dont on se doutait… La claque, la grosse méchante claque (autant te dire que des paquets de clops y sont passés durant les heures d’ennervement et abattement qui ont suivi)
      Bref, t’as tout dit… Le gros problème c’est quand le racisme est dans les mains de dirigeants, responsables, élus, enseignants… bref, ceux sur qui nous devons compter pour accéder à l’emploi, à la citoyenneté, à l’éducation… à la vie en société en somme… et bien là, à ce niveau, lorsque les préjugés et le racisme sont dans les mains de ceux qui ont le pouvoir, alors là c’est le pire, et de mémoire ça finit mal ce genre de sales histoires.
      Bien envie de reprendre le slogan d’une autre lutte « La honte doit changer de camp ». Enfin… malheureusement des PS bis et ter j’en ai pas mal (on cumule les tares chez les Bounty, infertilité, métissage, autisme… bouhhhh… ça doit faire bien peurs à certains, lol !)… Enfin bref, on va finir par écrire un bouquin à force ! (et d’ailleurs pourquoi pas!).
      Quant à tes questions, bonnes questions… Je n’ai malheureusement pas de solutions miracles. En parler, expliquer, informer… ne pas taire, c’est certain (à vous lire, te lire, je suis désormais persuadée qu’il faut en parler, même si on est abattu par de tels propos et que ça coute de parler (comme en PMA, hein…), il le faut, car se taire équivaut à accepter).
      Merci ! Enormes bises !
      PS : Là où je prends mes élans d’optimisme, c’est qu’un jour, lequel est une question, la page tourne, vers quel vent, je ne le sais, mais elle tourne pour avancer, parce bordal de bordal on va pas s’aimer et en xxxx comme ça toute une vie. Okay ! Je pense fort à toi, et t’envoie des bouffées d’optimisme… Bises

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 08:45 #

      Si ça t’intéresse, ce petit guide de lutte (argumentée) contre les préjugés, format qui pourrait aussi s’appliquer pour la lutte contre les préjugés de la PMA d’ailleurs : http://www.lacimade.org/publications/10

    • 28 jours et des bananes 11 novembre 2013 à 19:15 #

      Coucou Bounty,
      Un petit message pour poursuivre ce triste mais intéressant sujet de conversation…
      Je suis une fidèle lectrice de rue89 et tous les jours je tombe sur des articles et je pense « ah ben tiens je l’enverrais bien à Bounty cet article ». Voici donc quelques liens qui peuvent t’intéresser (je n’ai pas trouvé ton email sur ton blog pour t’envoyer ça en MP):
      http://www.rue89.com/2013/10/30/lettre-ouverte-a-amis-facebook-racisme-decomplexe-247058

      http://www.rue89.com/2013/11/10/grand-mere-vote-fn-amie-dit-chinetoque-fragments-dun-racisme-ordinaire-247335

      http://www.rue89.com/2013/11/04/taubira-guenon-angevine-81-ans-ecrit-247222

      http://www.rue89.com/2013/11/06/france-raciste-comment-sait-247285

      Gros bisous et bonne lecture 🙂

    • Bounty Caramel 11 novembre 2013 à 22:47 #

      Lol, le mail privé est vertupatience@yahoo.fr ! Et il faut que je pense à mettre un nouvel onglet sur ce blog…
      Merci pour les liens ! j’en avais lu certains, mais pas tous, tu m’allèges les recherches !
      Et dire que cet échange RH s’est déroulé avant les débats de la semaine, c’est fou la coincidence…
      Sinon, j’aime aussi les tons plus neutres, ceux des sociologues, le ton des constats, des chiffres et des points de vue plus objectifs…
      Ceux des sociologues ici : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/ (à voir absolument, cette sociologue a tout bon à mon sens)
      et ici : http://www.rue89.com/2013/11/05/a-soumis-les-idees-recues-limmigration-a-celui-a-mouche-fn-247211 (idem, les constats en chiffres)
      Et puis cette phrase « les discours sont choquants, certes, et le fond du problème ce sont les pratiques/actes, qui se retrouvent dans l’enseignement, l’emploi… »
      En tout cas, merci pour le relai !
      des bises

  9. Mrs F. 6 novembre 2013 à 06:44 #

    Hélas, au 21 eme siècle, ça existe bien plus qu’on ne le croit!! Tu as bien raison de ne pas te taire. Sur l’île de la réunion ou je vis et ou le « trop de mixité » est au contraire une richesse, je constate moins de discrimination… Mais je pourrai donner aussi beaucoup d’exemples… C’est comme ci certaines personnes se croyaient encore au temps de la colonisation….

    • Bounty Caramel 13 novembre 2013 à 21:29 #

      Comme tu dis… Mot pour mot… comme tu dis…
      Il est vrai que parfois on rêve d’ailleurs, là où la diversité dans la rue, les emplois, les écoles… serait plus présente. Où est-cet ailleurs?… Existe-t-il ? Ne l’a-t-on pas juste sous nos yeux, ce que certains refusent de voir… Bref, oui, certains aimerait vivre dans le passé, mais on va pas se taire, car demain est fait de nous tous… Reste que tout cela est déstabilisant, angoissant même, affligeant surtout… Bises et merci pour ton petit mot réconfortant !

  10. julys974 6 novembre 2013 à 10:54 #

    Le racisme est une réalité depuis toujours. Ce qui a changé depuis quelques années, c’est qu’avant, le racisme n’était pas affiché. Être raciste, oui, mais caché. Aujourd’hui, le racisme est décomplexé. Il n’y a qu’à regarder les sondages politiques… Même les célébrités affichent sans complexe leur soutien à l’extrême droite !! Harry Roselmack a récemment écrit une tribune en disant qu’il a l’impression depuis peu d’être renvoyé à sa négritude. OMG, j’ai si honte pour mon pays…
    Le racisme se généralise: les blancs contre les autres, les autres contre les blancs, les hétéro contre les homo, les gauchistes contre les droitistes (et vice versa), les fertiles contre les infertiles (et vice versa)… On est dans une société qui n’est plus capable d’empathie et c’est ce manque d’empathie qui exacerbe l’intolérance et l’incompréhension. Après, je me dis qu’on est peut-être peu nombreux à être capables de tolérance, mais on existe…

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 23:32 #

      Je partage avec toi ce constat de décomplexation de la xénophobie. Etant dans les premières loges, je m’en rend compte. Mes ami(e)s, famille qui n’ont pas notre métissage nous disent parfois qu’on exagère, mais ils ne le vivent pas, ils ne peuvent savoir et donc comprendre (re tout comme la pma). Par contre il peuvent imaginer, écouter, reconnaitre que nous sommes bien placés pour savoir… C’est là souvent que le bât blesse. Une phrase lu récemment me fait penser à cela « perds tes désillusions, c’est là que la vérité commence ». Enfin…
      Sinon, Harry suivi de Christine viennent en effet de re re alerter. Et puis aussi cet excellent pod cast de lundi : http://www.franceinter.fr/emission-comme-on-nous-parle-pierre-louis-basse-et-caroline-kalmide
      On verra bien, tout ce qu’on sait c’est que le rejet de l’autre n’a jamais mené au meilleur… et je reste convaincue (sinon on est vaincu) que la majeure partie de la population soit s’en fout (et donc pas d’impact, donc cool), soit est conscient de ces problématiques en recrudescence, soit le devient en expliquant les législations, incohérences des discours…
      Punaise, au final, j’ai bien fait de pas me taire, cela m’a fait du bien, c’était l’anecdote de trop ce week end là.
      Des bises

  11. Little Wife 6 novembre 2013 à 21:31 #

    Rha j’ai lu ce post quand il est paru mais je voulais y répondre en détail et intelligemment (…) donc je voulais revenir plus tard. Et puis finalement le temps passe et je ne suis pas revenue. Pourtant ton post m’a fait reflechir, j’y repensais ce matin en me préparant. D’abord évidement que tu as raison de parler de tout ca, c’est d’ailleurs important de le faire. Ensuite je suis affligée de lire qu’une directive puisse être diffusée à des RH, on flirte avec l’illégalité à mon avis.
    J’ai eu la chance de faire une école supérieure, de celle dont on sort en ayant déjà un emploi en poche, mais je me rappelle de discussions avec des personnes de ma promo de couleur, qui avaient eu plus de mal que d’autres à trouver des stages, certainement pas une coincidence. Et puis dans ma grande boîte, oui il y a de la mixité, mais je cherchais un vrai big boss de couleur, et je n’en ai pas trouvé… triste constat.
    Bises.

    • Bounty Caramel 6 novembre 2013 à 23:14 #

      T’es adorable d’être re passée, merci !
      On flirte pas, c’est totalement illégal, c’est un délit aux yeux de la loi, mais… c’est de l’oral, pas de preuves… et c’est toujours ainsi que certains responsables s’en sortent.
      Bref, je vois que tu connais la question, le profil et la non coïncidence sont similaires en effet : doctorat+esc après laquelle presque tout le monde trouve un emploi à la fin, ah zut les non-blancs (étrangers et non étrangers) de l’an passé n’ont pas tous trouvé encore et juste quelques uns en France, c’est juste un constat.
      Bref, l’intolérance, voire la con*rie, n’épargne personne, ni aucun milieu (on le sait déjà suffisamment en PMA), c’est juste que plus haut placé (et donc ayant des pouvoirs de décision) la personne agissant de façon xénophobe est, plus dangereuse elle est pour la société.
      Sinon, je suis heureuse de savoir que dans ta boite la mixité existe (pas chez moi, et pourtant c’est un milieu où la tolérance et la diversité est censée être prônée, des cv j’en ai vu passé, des très bons même, va comprendre…). Après, qu’il y ait un big boss ou pas, là n’est pas vraiment la question (peu importe en somme), ce qui compte c’est que les personnes soient jugées selon leurs compétences. Et que si tel n’est pas le cas, au moins que ces pratiques soient reconnues, et que l’on arrête de dire que c’est la faute de… Ce serait déjà énorme ! (Faut le faire, j’en suis à dire que le racisme dans la rue, ça nous arrive, est carrément tolérable à côté du blocage de l’employabilité, et donc de l’insertion…).
      En tout cas, désolé pour la tartine, et des bises !
      PS : Si ça ne te dérange pas, étant en reconversion pro (bah oui, l’attente pma n’aura pas raison de cela, gna) je me demande bien où/secteur tu bosses… Hésites pas à m’envoyer un ti’mail, car le critère de reconversion est justement d’évoluer dans des milieux moins discriminants que là où paradoxalement je suis.
      Re Biz

    • Little Wife 7 novembre 2013 à 09:41 #

      Je te fais un petit mail ce soir, bisous.

    • Bounty Caramel 7 novembre 2013 à 10:00 #

      😉 !

  12. Little Wife 7 novembre 2013 à 21:23 #

    Bounty, je dois être un peu idiote, je ne trouve pas ton adresse…

    • Bounty Caramel 7 novembre 2013 à 21:24 #

      Lol, suis justement en train de lire chez toi… ! C’est vertupatience@yahoo.fr ! (je suis d’accord, c’est pas simple à trouver). Bises

  13. Lulu(danslecul) 8 novembre 2013 à 21:10 #

    Bon ben tu sais ce que je pense hein! Ce que j’aime beaucoup ce sont les petites phrases du genre « chez ces gens-là… ».
    Finalement, le plus reloud, c’est le racisme au quotidien, les petits regards ou les petits mots l’air de rien. Et encore, je sais que nous avons eu beaucoup de chance jusqu’ici. N’empêche, il n’a toujours pas de travail fixe. Vos interlocuteurs doivent oublier la couleur de ton homme parce que bon, pour un noir, il est intelligent quoi! 🙂
    J’avoue que l’arrivée de la connasse blonde me fout un peu les glandes, d’autant qu’elle est beaucoup plus politiquement correct que son père. Du coup, les gens sont décomplexés d’affirmer haut et fort qu’ils sont d’accord. Mais elle raconte les mêmes conneries! Et que du coup, on se bouge les fesses dès cette année pour la nationalité, en espérant que ça ne soit pas trop galère (ah ah ah: rire jaune).
    Des bisous Bounty!

    • Bounty Caramel 9 novembre 2013 à 21:13 #

      ;-)… Non, sans blague, je sais pas du tout du tout ce que tu en penses, lol !
      Bref, les phrases et les discours, c’est clair, c’est reloud… mais alors les actes et les pratiques (emploi, logement, enseignement…) c’est reloud de reloud de reloud car les conséquences sont quand même extrêmement bloquantes (malheureusement je lis que c’est idem de ton côté…)…
      Quant à la grognasse blonde, mais aussi le crane chauve au sourire carnassier, brrrrrrr, froid dans le dos.
      Cool pour vous pour la nationalité, et bon courage !… Ici, étant donné que la bi-nationalité n’est pas possible, c’est niet. Ce sera résidence et le même rire jaune … Et puis, vu la discussion du week end covoituré sur le triage CV, et les dires de nos potos gwada et 3ème génération, clairement le blocage n’est pas tant sur la nationalité que sur la couleur de peau… bon, là, vu que j’ai pas envie d’un Mickael J, y’a pas de solution ! alors bon, tant pis, lol ! (enfin pas tant que ça…)
      Des énormes bises, et j’espère que vous allez tous bien !

  14. La fille 9 novembre 2013 à 22:29 #

    le problème, c’est que la discrimination, quel que soit le visage qu’elle prend, est le plus souvent sournoise,elle avance masquée. On te dis rarement de façon frontale qu’on ne t’embauche pas parce que tu es noir, gros, moche, handicapé, femme, homo. On ne te dit pas non plus que si tu es infertile, c’est bien fait pour ta gueule, que c’est sans doute la nature qui l’a voulu et la nature, c’est bien connu, elle toujours a raison. On ne te le dit pas mais tu sais que certains le pensent (ou tu le lis sur le net parce que protégé par l’anonymat, ils se lâchent).
    Et plus ça va, plus j’ai l’impression que ça empire. Les discours anti-noirs, anti-musulmans, anti-romes, anti-pédés, ben ça choque moins. C’est vrai qu’ils ne sont pas comme nous ces gens-là. On ne devrait pas les traiter comme nos égaux. Mais attention, c’est pas du racisme, ni de l’homophobie, hein. On a même des amis noirs, arabes ou pédés, c’est dire si on est de gens bien. N’empêche, s’ils pouvaient être moins nombreux ou se faire moins voir, ça serait mieux pour tout le monde.
    Bref, crier son indignation ne changera peut-être pas la face du monde mais je crois qu’il est plus important que jamais de dire qu’on ne cautionne pas ces discriminations. je crois que c’est Camus qui disait « je ne vois pas ce que l’inutilité ôte à ma révolte, au contraire je vois ce qu’elle y apporte ».

    • Bounty Caramel 13 novembre 2013 à 21:43 #

      Merci la Fille pour ton petit mot !
      Je te rejoins, on dit rarement les « vrais » raisons, pas toujours heureusement, mais comme on ne sait pas ce que l’autre pense réellement, peut-être que cela est plus fréquent qu’on ne le pense… Et je te rejoins sur l’infertilité, idem de chez idem. Idem aussi pour la version bouc émissaire d’un système en crise : http://amourpatient.blogspot.fr/2013/11/linfertilite-et-les-media-mon-ras-le-bol.html
      Je partage malheureusement ton impression… plus ça va plus ça se libère… Et en même temps je me demande si ces envolées stupides et régressives pour l’Homme ne sont pas aussi issues du fait que oui, on voit plus de mixité; oui, on voit plus de diversité au boulot (quand elle n’est pas stoppée par quelques crétins); oui, même les pubs ont compris qu’un potentiel de consommateurs avaient d’autres couleurs… Bref peut-être que certains ont peur, se repli, rejette ce qui saute aux yeux… ce demain qui sera encore plus multiple qu’aujourd’hui (car plus caché, ni bafoué, ni soumis…).
      Quant aux « gens biens », c’est du vécu là aussi. On avait une amie (ex) qui clairement s’affichait avec nous car c’était cool. Mais alors quant on a découvert le pot aux roses, fini, terminé.
      Tu as mis les bons mots, merci.
      PS : Je ne connaissais pas la phrase de Camus, merci. C’est exactement cela. J’avais aussi celle de Voltaire (de mémoire) en tête : « être intolérant avec l’intolérance »…
      Des bisous, j’espère que tu te portes bien…

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