Le deuil d’Espoir + Des news fraiches

12 Août

Tout d’abord, je tiens à vous remercier toutes pour vos si adorables mots qui ont embaumé mon cœur si triste… et qui m’aide et m’aideront à remonter la pente… à la gravir de nouveau aussi… Alors 1000 mercis…

  • Il y a de cela 3/4 semaines, au creux de l’intime, j’écrivais ce que je ressentais face aux différentes étapes du deuil… Le Deuil d’Espoir…

Etape 1Le Choc : C’est une phase courte. L’annonce d’une rupture, conduisant à un constat, une annonce laisse la personne sans émotion apparente. Le terme de sidération peut tout à fait convenir pour qualifier la réaction de la personne face à l’information transmise.

Le choc, ce lundi 1er juillet autour de 16h. Je m’installe, Chérid’A est à côté, la sonde se  pose sur mon ventre, on voit notre bébé. Qu’il est grand, on voit ses petites mains, ses pieds, sa tête. L’échographe ne dit rien. Nous n’avions ni l’un ni l’autre compris, pourtant ce n’était qu’absence de mouvements et de battements de son coeur. Rapidement, après quelques images, l’échographe, celui là même avec qui j’avais effectué mon dernier monito qui avait donné ensuite nos espoirs, nous annonce que « ce n’est pas bon »… Le choc. La tête vide. L’absence de pleurs. La tétanie. Nous sommes paralysés.

Nous quittons la pièce, il nous mène dans une salle isolée, et tente de joindre gygypma. Cela dure 10 minutes, peut être plus, peut être moins, le temps n’existe plus. De rares larmes coulent mais ne comprennent pas encore ce qui se passe. Nous ne parlons pas. Nous sommes altérés, apeurés, sidérés. Je suis sans émotion apparente, sous le choc. Mon bébé… Je viens de perdre mon bébé… Je ne peux l’accepter, ne peux ni l’entendre ni l’imaginer.

L’échographe revient. Il n’a pas réussi à joindre gygy pma. Je veux y aller. Chérid’A a les jambes qui flageolent, aurait préféré rentrer, mais j’ai besoin de la voir. Nous arrivons au CHR à presque 17h. Nous la cherchons et la trouvons. Elle est atterrée. Chérid’A sent qu’elle est prête à pleurer. Arrêt de notre petit bébé à 11 sa… Que dire… Rien.

Elle reprend de la posture, et nous explique ce qui va se passer… le curetage, les analyse de bébé, nos caryotypes… et surtout de prendre soin de nous, de faire ce deuil… Je peux poser les questions qui me viennent à l’esprit… le pourquoi si tard ? que cela signifie-t-il ?… point de réponse pour le moment, peut être jamais de réponse d’ailleurs. Je peux dialoguer avec elle car je suis sous le choc, et lui dit que je ne réalise pas ce qui nous arrive. Mon bébé, mon tout petit dedans mon ventre… L’en enlever à ce moment là cela m’est si difficile à envisager, j’ai besoin de temps, pour réaliser, réaliser que c’est fini, que nos projets se sont stoppés nets en ce 1er juillet.


Etape 2
Le Déni : C’est le refus de croire l’information. Sont utilisés des arguments et la contestation. Le rejet de l’information fait place à une discussion intérieure ou/et extérieure. Il ne faut cependant pas croire que la brièveté de cette phase signifie qu’elle n’est pas importante. Certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, de refuge (préserver la chambre du disparu intacte, continuer à mettre son assiette à table (etc). Exemple : « Ce n’est pas vrai, pas possible…. ».

Ai-je été enceinte ? N’étais-ce pas qu’un rêve ? N’avons nous pas rêver ? Cela a-t-il bien duré 2 mois et demi ? Suis-je certaine d’avoir porter mes bébés ? Avons nous réellement été, le sourire aux lèvres, dans les divers magasins pour bébé, 2 jours avant, juste 2 petits jours avant ? Ai-je bien reçu cette déclaration de grossesse, ce sésame, le 21 juin ? Ma gygy pma nous a-t-elle raccompagné à la porte, en nous disant « vous me direz pour la naissance, que je vienne vous rendre visite » ?

Est ce moi qui avais bien retrouvé ce coeur si léger ? mes aspirations d’autrefois ? mes envies de nouveaux projets ?

Est ce nous pour qui tout s’est effondré, en 1 seconde… 20 mois d’attente, 2 mois et demi parsemé de peurs puis de bonheur, pour 1 seconde où tout fout le camp, où tout sombre, où tout s’effondre…. ?

Est ce bien à nous que ce douloureux aspect de la vie arrive ? Pourquoi ?

J’ai parfois encore le sentiment d’avoir rêvé… mais n’arrivant pas à toucher mon bas-ventre… nul doute, vous étiez bien là… en moi, avec nous… Je me dis parfois que 5 mois de plus aurait suffit pour tout changé, vous auriez été là, un peu tôt, mais là. Et ben non, même sur toute cette attente ces 5 petits mois ne nous ont pas été autorisé.

Vous auriez dû arriver à Noël, puis toi seul, tu aurais dû arriver à quelques jours de mon 30ième anniversaire…

J’aurais peut être préféré que cela n’étais qu’un rêve finissant en cauchemar, mais non notre réalité.

Mais en fait non… je suis fière, immensément reconnaissante, de vous avoir porté, nous sommes fiers d’avoir cru en vous… je suis désolée de vous avoir perdu… mais je suis heureuse de savoir que je peux être enceinte, ou en tout cas que je l’ai été. Et puis, sans nul doute, vous nous donnerez la force de poursuivre le chemin vers tous nos enfants. Oui, au pluriel, car malgré la douleur de vos pertes vous nous avez aussi autorisé à rêver.


Etape 3
La colère et le marchandage : C’est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, tournée vers soi et vers les autres. c’est aussi une phase de marchandage qui peut prendre une tournure « magico-religieuse ». On promet à une « entitée invisible » de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originelle pouvait revenir. Les intensités peuvent être variables, selon la maturité affective de la personne. La pensée de la personne s’alimente de fortes contradictions. Elle peut s’emporter  par ou s’enfermer dans le plus grand mutisme. Des pulsions de vengeance peuvent ainsi la pousser à avoir des comportements qu’elle ne comprend pas elle-même. En fait, la personne est confrontée à l’impossibilité d’un retour à la situation première. Elle doit faire le deuil, et passe par de nombreuses émotions : reproches, remords,  ressentiments, dégoûts, de la répulsion, séduction ou agression. Exemple : « C’est de leurs fautes, ils n’ont jamais rien fait pour moi ».

Évidement que je suis en colère, évidement que je n’y vois qu’injustice, angoisse et torpeur. Et là où je suis le plus en colère c’est face à l’indifférence de certains (très très peu, bien heureusement), envers ceux/celles qui font du mal à leurs progénitures, envers la maltraitance, l’exploitation, les abus… des adultes sur les enfants…

Et puis ce pourquoi ? N’en avait-on déjà pas assez bavé ? Bien peu par rapport à d’autres, soyons honnêtes, mais tellement tant vis à vis d’une large majorité… A la pma s’est ajouté la perte d’un premier espoir, puis lorsque le second espoir était au plus fort, bam, il est parti, nous laissant seuls… Mais qu’a-t-on fait ? Que voulez vous ? Que doit-on prouver ? Jusqu’où cela ira t’il ?

Le sentiment que notre résistance est testé… Tout cela est trop beau… bam, out…

Demain, d’autres obstacles vont s’ajouter à celui de la pma… On testera la pma à distance, que demander de plus ? des annulations ? des résistances aux traitements ? des échecs à n’en plus pouvoir? … Si le programme est le suivant, je voudrais savoir pourquoi ?… et je voudrais le savoir.

Peut être que Dame Nature attend que nous soyons au plus bas, veut nous voir basculer… Ce plaisir sadique, elle ne l’aura pas. Elle ne l’aura plus. Et j’espère avoir assez de force pour respecter cela.


Etape 4
La tristesse : C’est un état de désespérance. « Ce n’est pas juste, pourquoi elle m’a fait ça à moi, qu’est ce que je vais devenir » ?

L’injustice… ce sentiment et cette réalité de l’injustice… Non, la nature n’est pas bien faite. Oui, j’aurai aimé les voir, les sentir vivants. Oui, ils sont irremplaçables, ce sont mes deux bébés que je veux, point d’autres. Et ce n’est pas possible… c’est injuste… après la galère, revient la galère…

Alors, j’ai pleuré lorsque j’ai réalisé… Je pleure encore, moins souvent, mais encore… pour ne pas les oublier, parce que c’est si douloureux…

Les pleurs sont sortis le soir de l’annonce de la perte d’Espoir, quelques heures après les mots terribles…

Les pleurs se sont poursuivis les jours suivants… le porter encore dans mon ventre, lui dire Adieu, le confier à Dieu…

Les pleurs ont jailli le 5 juillet… le jour du curetage… Les larmes ont coulés en torrent, en douceur, dans le calme ou dans le bruit… Je me suis endormi sur ma réponse à l’anesthésiste ‘oui, c’était une grossesse désirée… des jumeaux… pma’… Je me suis réveillée sonnée, avec les larmes, mon ventre était vide. Ils n’étaient plus là, Espoir était parti.

Les 2 jours suivants, j’ai ressenti ce creux en moi… Cela se voyait, mon bas ventre formait un creux, alors que mon ventre rebondissait… Sentir ce creux, ce vide, une horreur… Alors j’ai pleuré.

Et ce sang… chaque passage aux toilettes te rappelle sa mort, ce qui vient de se passer… et cela continue toujours… (cela aura duré finalement 20 jours).

Et ces seins… qui continuaient à gonfler… Cela a duré 10 jours… cela a pris 10 jours à mon corps pour qu’il comprenne que c’était fini. Je voulais les réduire, ne plus avoir cette poitrine qui brûle car elle augmente, ne plus avoir ce creux au ventre… Ne plus rien ressentir physiquement de cette grossesse.

Alors j’ai pleuré ce corps qui m’avait trahi, qui continuait à me narguer, qui ne comprenait pas que tout était fini.

Mélange de colère, de tristesse, de déni, de résignation…

Et, hier (autour du 15-20 juillet), j’ai eu besoin de revoir toutes les échos, les 4, de relire tous les comptes rendus, de parcourir les sésames (la déclaration de grossesse, l’inscription à la maternité, les rendez vous pris jusqu’au D-Bday…), de rouvrir la boite de nos espoirs, de me laisser aller aux larmes, de les pleurer

Revoir les échos… La première (6 sa+4) où tous les deux avaient leurs petits coeurs qui battaient… la seconde, celle de la nuit du 4 juin (8sa+2), où le plus petit nous avait abandonné… la troisième (8sa +4) où gygy pma, désolée pour le petit, croyait très très fort en le second, car tout allait bien… la quatrième (12 sa), celle du 1er juillet, où l’échographe nous apprenait que notre petit, qu’Espoir, était parti quelques jours avant, à 11 sa… Nous avons 4 échos… avec nos promesses vivantes, et nos promesses mortes.

La dernière écho est terrible, son compte rendu avec, « grossesse arrêtée d’un foetus à 11 sa »… Les images de notre bébé, avec ses bras, sa tête, ses pieds, ses jambes, son corps déjà formé, est là dans nos têtes, nos cœurs et sur ces quelques clichés…

Revoir aussi la déclaration de grossesse, que nous avions eu le 21 juin… car tout allait bien…

Ranger l’inscription à la maternité, la liste de tous les rendez vous dont le premier était le 8 aout… (rien que pour je ne sais quoi, ce 8 aout j’aurai des pertes rosées, penserai à un retour de couche, et n’aurait plus rien ensuite).

Toutes ces promesses qui nous ont fait vibrer durant ces deux mois et demi sont là, rangées, dans une boite… Une lourde boite… qui contient aussi les 20 mois de traitement, les 1 an de PMA, les magazines datant de 2 ans auparavant que j’avais ressorti et relus pour l’occasion, les livres de grossesses achetés à la réception du sésame… ainsi que les petits habits dont l’un attend depuis 3 ans et demi d’être porté…

Tous nos espoirs dans une boite, toute sa tristesse dans mon coeur…

La chambre, l’appartement, les pièces sont désormais vides de toute trace de ces espoirs tans attendus…

Triste, je le suis, encore… cela m’est encore nécessaire, pour l’instant…


Etape 5
La résignation : C’est l’abandon de cette lutte au cours de laquelle la personne peut avoir le sentiment d’avoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Elle n’a aucune visibilité de ce qu’elle peut faire. Elle agit au gré des circonstances. Cette résignation peut aussi se composer de rejet. Exemple : « C’est la vie, Dieu est en contrôle ».

On aurait préféré que cela se passe autrement, notre entourage au courant également, mais « C’est la vie »… « C’est ainsi »… C’est surtout notre histoire.

Nous subissons ce destin dont on ne contrôle rien… à contre cœur, et avec beaucoup de lassitude.


Etape 6
L’acceptation : Dans cette étape, la personne accepte la perte (de l’être cher, de la petite amie, ou du travail). En l’acceptant, elle est capable de garder les beaux moments mais aussi les moins bons. Elle commence à avoir plus confiance en elle, se sent mieux et l’avenir ne semble pas aussi noir qu’avant. Exemple : « J’y pense encore parfois, mais je m’en sors ».

En cours… en cours disons. De toute façon on ne nous a pas demandé notre avis… Mais soyons honnête, l’acceptation totale viendra le jour aux nous tiendrons nos ti’bouts, bien vivants, pleurants et criants, dans nos bras.

Ce qui est certain, ce que vous m’avez promis, c’est qu’on s’en sort… qu’on ré-avance… qu’on re-sourit (si si c’est vrai)… qu’on peut surmonter cette épreuve… comme toutes les épreuves de la vie… (bon, j’avoue que le poids cumulé des épreuves qui parcoure mon chemin commence à être lourd pour mes épaules… mais bon… tel est mon destin…).

Alors n’ayant d’autres choix que d’accepter, j’accepte, j’essaye de le faire avec le plus de bienveillance envers moi et ce foutu destin.

Et je garde les bons souvenirs… Que j’ai été épanouie, que nous avons été heureux… Après l’acceptation du premier deuil, avec le « tout va bien » des médecins, oui, j’ai aimé cette grossesse, j’ai peu stressé, j’ai profité… 1 mois de plénitude… 1 mois pour être convaincue que l’on sait pour quoi on se bat, que le meilleur est à venir, et qu’il ne faut pas lâcher… 1 mois de pur bonheur, à me retrouver, à nous retrouver… à revivre… à projeter… à aimer ce que la vie nous a donné…

J’ai été épanouie durant cette première grossesse… malgré la perte du premier petit… puis du second… Je ne regrette pas les avoir porté, avoir vécu ce temps… Mais je sais malheureusement aussi que le plus dur est devant… cette incertitude, ce on se sait ni quand ? ni comment ? ni si ? … un jour nous tiendrons nos enfants dans nos bras. Et çà, çà la PMA (ou autres miracles de la parenté) rien à dire, c’est devant, c’est derrière, et c’est un combat… pour la vie.

J’ai eu de certaines amies de belles paroles, des mots que je n’aurai pensé un jour entendre, des redécouvertes d’amitiés si fortes qu’elles vous donne la force et le courage de vous battre. Je les remercie tant. Je remercie la vie de m’avoir mis de si belles personnes sur mon chemin.

Nous n’oublierons pas nos espoirs, nous irons à la recherche d’autres promesses… avec nos petits dans nos coeurs, à jamais, et pour nous aider à poursuivre le chemin.


Etape 7La reconstruction : l’acceptation seule ne suffit pas. Il faut reconstruire progressivement. La personne en deuil prend conscience qu’elle est en train de se réorganiser pour répondre aux obligations liées à toute vie en société. Se reconstruire amène à mieux se connaître, à découvrir ses ressources personnelles et à prendre conscience de son existence. Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait place à une nouvelle énergie et, pour le croyant, une plus grande confiance en Dieu.

A venir je pense. Dans quelques semaines nous partirons à deux, nous ressourcer… reprendre des forces. C’est important, c’est vital, c’est nécessaire pour reprendre le chemin qui nous attend… ce chemin pleins de doutes, de questions sans réponse, d’espoirs et d’échecs…

Nous savons à quoi nous attendre. Nous souhaitons d’autres espoirs en chair, vivants cette fois-ci… Nous n’aurons d’autre choix que de reprendre le chemin de la PMA… doucement…

Fin août nous en saurons peut être plus sur ce qui s’est passé… des analyses sont en cours.

Nous devrions aussi effectuer nos caryotypes. Peut-être des réponses, peut-être pas.

Puis nous repartirons au front (j’ai écris cela il y a 3 semaines même si aujourd’hui j’avoue ne plus savoir vraiment). En connaissance de cause, en espérant que cette connaissance nous aide à mieux gérer ce qui nous attend…

Nos deux petits veilleront sur nous, nous donnerons la force de poursuivre ce chemin, c’est certain.

  • Et aujourd’hui, j’en suis là… Des news fraiches…

Je vais bien mieux, bien mieux que les mots qui ont précédé. Nul doute que les étapes du deuil se font, lentement certes, mais elles se font.

Ces trois dernières semaines j’ai eu la chance d’avoir ma belle-soeur et mon neveu de 6 ans (la dernière fois que je l’ai vu il en avait 3), venus de loin, à la maison. De la gaité, de la bonne humeur… que du bon !

Ces dernières semaines ont aussi été éprouvantes pour notre couple… trop de projets qui soient tombent à l’eau, soient dévies, soient s’annulent… Trop lourd… Trop lourd, en ce moment, pour notre couple. Qu’en dire… Le cap des 7 ans ? Mouais… Disons plutôt la montagne du combo pma-problème de boulot (et donc de sous)-amis imbuvables (en rapport avec la FC)-préfecture de brun (vive les couples dits mixtes)-grossesses arrêtées-curetage-saignements post-curetage trop longs-écho de contrôle rassurante physiquement, mais achevante moralement… Ben mine de rien, y’a des moments où ça fait juste TROP.

Alors pour le moment, et pour je ne sais combien de temps, c’est PAUSE ou plutôt STOP.

Ne pas vouloir avancer trop vite… prendre du temps… pour moi, pour lui, pour nous, pour eux.

Pour le moment, partir dans un coin magnifique et paumé. Espérer ni croiser que nous. Se la jouer cool, rando, air frais, pause neuronale et rechargement des batteries.

Et pour la suite, on verra.

Je vous suis, commente peu, vous encourage bien mieux.

Pour le moment, je suis en mode « j’aimerais ne pas y retourner »… assurément du « je ne suis pas prête », mais aussi du remuage de bien trop de choses dans ce parcours.

Bref. Le mot d’ordre est « Prendre mon temps« , et surtout essayer de m’y tenir (ça c’est plus dur).

Voili, voilou pour les news…

Maintenant VACANCES ! (et si je pouvais mettre mon cerveau en vacances aussi, qu’est ce que ça m’arrangerai !)

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40 Réponses to “Le deuil d’Espoir + Des news fraiches”

  1. celine 12 août 2013 à 19:32 #

    je suis contente de te lire,meme si j voudrais tellement lire autre chose…j ai préféré respecter ton silence depuis mon dernier petit mail express,mais je pense fort à toi,chaque jour. et je t admire. non vs n avez pas le choix de toute façon….ms oui tu fais preuve d un courage,d une lucidité et d une clairvoyance énorme. plein de bises et de pensées depuis mes montagnes.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:00 #

      Merci Cé. J’ai bien eu ton mail, ne t’en fais pas. C’est gentil. Bon, jvais faire un tour en grotte quelque temps, au moins celui des vacances. des bises

  2. Kaellie 12 août 2013 à 19:50 #

    Ma toute belle, je voulais juste te dire que le Geek et moi pensons très forts à vous deux. Reposes-vous, reconstruisez-vous, il sera toujours temps de reprendre le combat.
    Je t’embrasse ❤

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:01 #

      Merci Kaelie, merci le Geek, c’est touchant. On va se reconstruire un peu, car une partie du possible avenir on le connait, et on sait que c’est pas une partie de plaisir. des bises

  3. gribouillette 13 août 2013 à 06:20 #

    J’admire ton courage et ta force. Prends du temps pour toi et ton chéri, tout le temps qu’il vous faudra avant de repartir au front.
    Bises

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:02 #

      C’est bien le programme, bon, là dedans je ne calcule rien. On verra bien. des bises

  4. Boule de Mousse 13 août 2013 à 06:46 #

    Ma bounty. Que de souffrance je ressens en te lisant. Comme j’ai de la peine pour vous. Je te souhaite de jolies vacances pleines de douceur et d’amour. Prenez bien soin de vous. Je t’embrasse fort

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:03 #

      Merci la douce. Je prends la douceur et l’amour, car sans cela point de combat futur à envisager… Des bises

  5. zelda 13 août 2013 à 07:27 #

    Vous êtes pleins de courage, doucement mais sûrement vous avancer dans ce deuil si difficile à réaliser, à accepter, mais comme tu dis, il faut vivre avec, et malgré toute la souffrance que je lis, je sens que petit à petit vous vous reconstruisez, avec ce passé plus que douloureux. Prenez tout le temps qu’il vous faudra pour retrouver le chemin de l’espoir, aujourd’hui le temps est au repos, au prendre soin, et aux vacances. De douces pensées pour vous. Je t’embrasse. Zelda.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:03 #

      Merci Zelda. Le temps est au repos, c’est bien cela. Des bises

  6. Octobre 13 août 2013 à 07:43 #

    Bounty, Je ne sais que dire… Alors je te serre fort fort dans mes bras, t’envoie tout mon soutien et te souhaite de douces vacances avec ton homme. Des Bisous. Plein de bisous.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:04 #

      Et c’est si bon dans tes bras, merci ma jolie. Des bisous

  7. Zapppp 13 août 2013 à 07:47 #

    Je pense bien à toi. Tu paraîs tellement forte et courageuse…
    Je t’embrasse bien fort

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:05 #

      C’est gentil la miss. Je ne suis pas plus forte qu’une autre, et bien moins que d’autres, mais je suis sure que toutes et tous nous trouvons des ressources insoupçonnées et que ceux n’ayant pas nos soucis ne connaitrons jamais. Des bises

  8. monbebedesire 13 août 2013 à 11:15 #

    j’en ai les larmes aux yeux, sa fait tellement peur … ça me fait peur … pourquoi le sort sacharne toujours sur celles qui galère ?? prend ton temps, reconstruit toi, reconstruisez vous … et quand tu te sentira capable et plus forte que jamais, alors tu pourra de nouveau sauter le pas.
    bisous de soutiens

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:07 #

      Je te rejoins. C’est flippant… Le pire et le meilleur sont possibles, pas de lois… c’est ce qu’on apprend en ayant cette impression qu’on teste notre résistance à la douleur. On verra bien pour la suite… Des bises

  9. Sophie Lattente 13 août 2013 à 14:54 #

    Je pense beaucoup à toi ces derniers temps. Je t’embrasse bien fort ma belle et te souhaite de passer de bonnes vacances remplis de douceur et d’amour.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:08 #

      Je pense aussi bien à toi la miss, c’est gentil. Les mots me manquent juste… c’est compliqué comme on dit… Des bisous et merci

  10. laqueteduplus 13 août 2013 à 16:04 #

    Je n’ai pas trop de mots..je t’envoie de gros câlins et te souhaite des vacances qui vous aident à poursuivre le chemin que vous semblez avoir bien entamé.. Je t’embrasse fort.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:08 #

      Merci ma jolie, on va essayer de faire abstraction de tout quelques jours, pour notre plus grand bien… Des bises

  11. Canelé 13 août 2013 à 16:35 #

    Contente de lire que tu vas mieux et que petit à petit tu relèves la tête.
    Moins contente de lire que cela a été si difficile pour vous deux. J’espère que ces vacances vous feront le plus grand bien, et vous avez parfaitement raison de ne penser qu’à vous.
    Alors oui, il faut savoir prendre le temps de se reconstruire, de se retrouver et de se remotiver pour revenir plus forts !
    Des bises, bon courage et bonnes vacances.

    • Bounty Caramel 13 août 2013 à 20:10 #

      Merci Canelé, on va essayer de s’extraire de toussa quelques jours, ca nous fera j’espère du bien. La peut etre suite est un marathon, et il faut des force pour aller de l’avant.. Des bises

  12. irouwen 13 août 2013 à 21:14 #

    AIE, aie, aie, aie c’est dur, difficile, douloureux, terrible.
    Mes larmes coulent en lisant tes mots. Le réveil de tant de mauvaises sensations, de tant de mauvais souvenirs, ressentir dans sa chair la présence, puis l’absence. Le vide.
    Comment s’accrocher encore, comment poursuivre encore la route ?
    Je crois que ce qui nous porte, lorsque tout devient si lourd, ce n’est pas le courage, ni la force. C’est le DESIR, juste le DESIR d’être enfin parent. C’est le désir inassouvi qui vient nous meurtrir le coeur et l’esprit, mais c’est lui qui nous tient, qui nous fait nous lever, nous piquer.
    Ce désir de voir gonfler son ventre portant des enfants à venir.

    Alors si tes vacances, ton STOP, peuvent te faire retrouver le désir, c’est le mieux que je puisse te souhaiter. Le désir nous porte sur les longs et douloureux chemin de l’abence d’enfants. Je souhaite que ce chemin soit le plus court possible.

    • Bounty Caramel 23 août 2013 à 19:25 #

      1000 mercis pour tes mots (mes larmes ont coulé elles aussi en te lisant)
      Que te dire… que tu as visé dans le 1000…
      1000 et une question que je me pose…
      Celles que tu cites, d’autres aussi…
      C’est exactement ce que je ressens, tous tes mots sont justes…
      Sensation d’avoir perdu ce DESIR, ne pas savoir si cela est une protection ou un réel changement, je ne sais d’ailleurs pas si je veux le retrouver ou non… Désir d’être parent, oui. Maintenant ? Plus si sûre. De mon ventre ? Encore moins convaincue actuellement (trop de souffrance pour rien hormis le vide). Bref, ta visé dans le mille, et lire tes phrases me permet de mieux me questionner, de mieux mettre les mots sur ce que je ressent, alors 1000 mercis.
      Des bises

  13. Inés 13 août 2013 à 21:15 #

    Je lis ton blog et j’ai été très touche par ce qui t’es arrivée car moi aussi le 1er juillet curetage pour un œuf clair à 6sg apres une fiv2 et 6 années d’attente. Et je me suis bcp retrouvé dans tes mots l’impression que tout s’écroule,la tristesse,le souvenir,l’incompréhension,la colère … Mais on doit se reconstruire et continuer d’avancer même si c’est dur pour qu’un jour notre rêve se réalise et qu’enfin nous soyons heureuse.

    • Bounty Caramel 27 août 2013 à 09:45 #

      Inès, je suis désolée pour toi. C’est si triste. Y’a pas de mots, hormis ceux de l’injustice. Je ne sais pas quel est la suite pour toi, j’espère seulement que chaque jour te permet un peu d’avancer dans cette épreuve. Des bises

  14. Lulu(danslecul) 14 août 2013 à 07:44 #

    Je n’ai pas réussi à lire ton article, trop de mauvais souvenirs…la pma pour un couple n’est pas évidente, et quand en plus on est un couple mixte avec une éducation et une culture différentes (en plus du simple « moi fille toi garçon »), cela complique encore plus la donne (sans parler de la préfecture de Brun!). La pause est nécessaire, pour toi, pour lui, pour vous, pour ton corps, pour revenir parée et au taquet. Je vous souhaite de bonnes vacances et je te fais de gros bisous.

    • Bounty Caramel 23 août 2013 à 19:18 #

      Alalala… désolé de t’avoir fait remuer le passé… tu as bien fait de ne pas lire et de vous protéger…
      La PMA c’est hard core pour le couple, y’a pas photo… Et heureusement notre mixité culturelle et éducationnelle n’ajoute pas une pierre bien lourde à cette épreuve. Les difficultés dont tu parles nous avons la chance de ne pas les connaitre (et j’imagine que c’est pas simple d’ajouter cette incompréhension en plus). Au contraire, la sagesse de son côté temporise mon impatience de l’autre, mais plus qu’une question de culture, il s’agit d’une question de personnalité. Pour avoir vécu dans d’autres pays limitrophes que son pays d’origine, les femmes de là-bas (son pays), je t’assure que ce sont elles qui « portent la culotte », elles ont « la gueule » – parler fort, beaucoup, prendre le dessus, ne pas se laisser faire – comme on dit. Et en plus, sa famille est très « occidentale » (évidemment pas que… mais la tradition dans les villes a une place faible… et le schéma familial est idem de nos deux côtés), une éducation « mondialisée » en somme, celle des grandes villes… Bref, malgré deux pays d’origine différents, deux cultures, nous avons surtout des valeurs et milieux sociaux semblables, ce qui fait que notre vécu en pma est semblable… seul alors diffère la différence homme-femme… En revanche, notre mixité ajoute un poids dans l’infertilité sur d’autres plans, du style avoir le sentiment de rejet, de différence et de devoir toujours et encore se justifier (idem prefecture, idem taf, idem recherche appart, idem jetage de boite de nuit et autre joyeuzetés), prouver à /convaincre autrui que non notre couple n’est pas en difficulté par moment du fait de nos origines mais bien des conséquences de la pma sur un homme et une femme, savoir que si le problème avait été masculin et que nous avions dû avoir recours au don, eh bien on aurait galéré (et ça encourage à donner, nul doute), savoir que cela arrange certains (en nombre croissant à priori) que notre couple soit infertile… Bref, j’ai cette chance qu’on se ressemble, qu’on a quasi eu la même éducation (notamment sur filles/garçons) et lol… quelques anecdotes… la chance d’avoir un mec qui faisait des cours de féminisme par curiosité (et qui a trouvé que les discours, ressentis utilisés… étaient similaires à ceux utilisés pour décrire le vécu du racisme… bref, les mêmes mots sur ces pseudo notions de différences) quand moi je faisais des cours d’islam par curiosité également (même si ce n’est pas nos religions) et partais me balader (pardon taffer) sur le continent d’en face (chance aussi pour mieux se comprendre par moment, même si les pays où j’ai vécu sont bien différents du sien). Chapeau à toi si par moment vous avez eu du mal à vous comprendre au dela des différences homme/femme, t’es une sacrée nana, avec une géniale famille désormais ! C’est l’occas’ de te dire aussi que je suis si si si heureuse pour vous deux !
      Quant à nous, comme tu dis, la pause est vitale, la suite je ne sais pas de quoi elle est faite. Envie de dire, on verra bien… On verra…
      Des bises

  15. madamepimpin 14 août 2013 à 10:03 #

    Reposez vous ma jolie Bounty et prenez le temps qu’il faut. Ton article est superbement bien écrit, il laisse deviner tout ton courage et toute la force que tu as déployée pour faire face. Permets moi de te dire que tu es une sacrée petite nana, une maousse costaud.
    J’espère que ce coin magnifique et paumé vous apaisera et agira comme un baume, et que vous achèverez de vous réparer pendant cette pause. C’est dur tout ça ma belle mais vous ne lâchez rien et vous avez raison. Je t’embrasse de tout mon coeur, et je te dis à tout à l’heure par mail ❤

    • Bounty Caramel 26 août 2013 à 15:18 #

      Merci Pimpim, c’est très gentil, mais là je me sens pas si forte que ça… En tout cas, les vacances (imprévues et « forcées ») nous on fait du bien, je les aurai bien prolongée de 2-3 jours. Pour le moment, d’autres projets, par dépit j’ai envie de dire… mais bon « c’est la vie » comme on dit. Bref, prends toi aussi le plein d’énergie ! Bises

  16. Mastacloue 14 août 2013 à 14:28 #

    Chère Bounty, j’ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps…C’est terrible…mais je ressens une grande force en vous deux, en votre couple, une grande sagesse aussi chez toi. Prenez bien soin de vous. A bientot. grosses bises de reconfort.

    • Bounty Caramel 26 août 2013 à 15:19 #

      Merci Masta, oh que j’aimerai être convaincue de tout ce que tu ressens, l’avenir nous le dira… mais bon chaque chose en son temps. Là c’est le temps de laisser place au laisser aller… Des bises et merci !

  17. celinefgl 15 août 2013 à 17:36 #

    Le choc.
    Lire ton billet est un condensé de choc/grande leçon de vie/retour sur une expérience de douleur qui doit être si forte…..que j’en ai ressenti un tout petit morceau dans le creux de mon être. Suffisamment pour me sentir proche de toi, pour lire avec une émotion intense chacune de tes phrases.
    Certes je ne te connais pas mais je te fais des bises de soutien. À bientôt.

    • Bounty Caramel 26 août 2013 à 15:21 #

      … j’ai bien conscience qu’écrire cela peut être choquant (mais je souhaitais garder trace et la divulguer), d’ailleurs je n’aurai plus les mêmes mots aujourd’hui, des douleurs qui s’effacent certainement. En tout cas merci pour tes bises. Du soutien et des bises à toi aussi !

  18. aliceinpmaland 24 août 2013 à 16:43 #

    Pleins de bisous ma jolie.
    J’ai très souvent une pensée pour toi ❤

    • Bounty Caramel 26 août 2013 à 15:22 #

      C’est adorable, merci Alice ! J’espère que tu vas bien, des bises et des pensées.

  19. odileke 26 août 2013 à 08:19 #

    Bounty, je suis vraiment désolée pour toi, pour vous. Ton billet est très juste et tes mots très beaux, malgré toute la douleur que vous vivez.
    J’espère que les vacances t’auront été agréables, ou du moins propices à des pensées positives.

    • Bounty Caramel 26 août 2013 à 15:24 #

      Merci pour tes mots. Tout cela reste très oscillant… une minute de rire cache une de douleur. Du chemin un peu encore à faire, et on verra où cela nous mènera. Moi qui aime tout prévoir, eh bien, je suis larguer… Mais bon, seul le temps comble les blessures.
      Quant à toi, j’espère surtout que tu te portes bien ! des bises

  20. lucie 31 août 2013 à 15:25 #

    Bonjour Bounty

    Je lis ton Blog ton histoire me touche bcp, je suis dans cette même souffrance que toi et j’ai créer un blog pour raconter mon histoire un besoin d’écrire comme un thérapie.

    J’ai fait ma 3 eme FC hier autant dire que c’est ressent.

    En tout cas je te souhaite beaucoup de courage et surtout garder cet espoir qu’un jour nous aussi nous tiendrons nos bebes dans nos bras la vie ne nous fait pas de cadeau mais a nous de montrer qu’on est plus forte qu’elle

    Courage je suivrai ton histoire

    Bizz

    • Bounty Caramel 2 septembre 2013 à 15:47 #

      Bonjour Lucie,
      Quelle triste nouvelle… je suis désolée pour ce qui vous arrive…
      Des bilans vont-ils être faits ?
      Enfin, là pour le moment, prenez surtout soin de vous deux.
      Tes mots me touchent évidemment beaucoup, alors merci.
      Je vais te suivre aussi.
      Des bises

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