La semaine passée

11 Juin

Tout d’abord des énormes mercis pour vos précieux petits mots, vos commentaires, votre lecture, votre soutien virtuel et vos bienveillantes pensées. Merci !

Je vous lis toujours autant, je commente bien moins, j’ai du mal à écrire. Pas envie de blesser celles sur le quai, celles qui en bavent tant. Mais lorsque j’attendais… j’aimais lire de temps à autre (selon l’humeur du jour, les dpo et les j en cours) les écrits des filles qui étaient passées de l’autre côté. Un regain d’espoir et d’optimisme m’envahissait alors. Je reprenais de l’énergie en me disant « oui… je fais tout cela pour un jour connaitre cette possible réalité », car bien des fois, à force de se piquer des semaines durant, j’oubliais la raison première de ces protocoles surmédicalisés. Alors, parce que j’imagine que d’autres cherchent tout autant l’espoir que moi-même je cherchais, je vais essayer reprendre en main ce blog et son écriture… et j’espère au combien ne blesser personne.

Bon, si on reprend la semaine passée, c’est sûr que ce ne sera pas d’une insouciante gaieté… mais c’est ma réalité que je souhaite partager… Début juin a débuté sur une étrange surprise… puis s’est poursuivi dramatiquement entre joie et tristesse, un deuil – dixit gygy pma adorée – étant à faire. Maintenant il est temps de se reprendre, de rêver, de projeter de nouveau ceux qui je l’espère deviendra notre proche réalité.

 

  • Samedi 1er juin ou les réflexes de la pma non tassés…

Nous partons chez une amie de mon conjoint. Ils ont une surprise pour nous. Ils sont plus jeunes, pas mariés (hors le mariage est important pour eux et leurs familles), viennent de commencer leurs carrières professionnelles… et cela fait des années qu’elle souhaite la venue d’un projet personnel. Nous pensons donc qu’enfin ce projet est réalisé, et qu’elle va nous annoncer cela. L’idée qu’elle soit enceinte nous traverse l’esprit, mais vu le contexte et la connaissant ce serait étonnant. Nous nous rendons donc chez eux le samedi.

Dring… Ouverture de la porte… « Alors cette surprise ? »… « Et voici »… Ni Chérid’A ni moi ne comprenons. Sa moitié est arrivé avec dans les bras une déjà grande petite fille. Chérid’A et moi nous pensons que c’est la fille d’un de leurs amis et attendons la surprise (enfin, tout cela se passe dans nos têtes). 1 minute plus tard, on percute. Le choc. Punaise, c’est leur fille.

Nous ne savions pas qu’elle était enceinte, elle ne sait pas nos soucis, elle nous présente sa fille de 3 mois et demi.

Chérid’A me dira ensuite que lui aussi a eu un choc et ce pincement au cœur. Moi je tiens bon… 20 minutes… puis je craque. Impossible de prendre l’enfant dans les bras. Je vais aux toilettes me réfugier et je pleure. Je sèche mes larmes et reviens. Chérid’A, la petite et sa mère partent préparer l’apéro… la question « et vous, vous y pensez ?  » est posée… La réponse de Chérid’A est « bientôt j’espère ». Je suis dans le salon, ouvre la fenêtre et prend l’air. Et puis les larmes remontent. Re toilettes et cette fois ci ce sont les grosses larmes instoppables qui coulent (la tête penchée, comme d’hab’ dans mes habitudes de pma, pour éviter le massacre sur la figure)… Je ressors les yeux rougis, fonce à la salle de bain pour limiter les dégâts bien là malgré les précautions prises. Je reviens dans la cuisine, Chérid’A me voit, il a compris. Nous partons à peine 1 heure après être arrivés.

Arrivée à la voiture je craque. Il pensait qu’en étant enceinte ça irait mieux, moi aussi d’ailleurs, et il reconnait que lui aussi a eu ce choc. On se dit tout deux que ce n’est pas malin, qu’elle aurait pu annoncer une telle nouvelle par téléphone. La pma nous aura au moins appris à être prévenant avec les couples sans enfants, car soit ils le subissent, soit c’est un choix, soit ce n’est pas d’actualité. Et puis je disais à ma moitié, imagine que je faisais une fausse couche (je ne pensais pas si mal dire)… Bref, c’est pas malin.

La blessure est là, plus profonde que je ne pensais. Oui, je suis enceinte (et c’est une chance inouïe), oui je suis infertile (et je le resterai).

 

  • La nuit du mardi 4 au mercredi 5 juin ou le basculement entre tristesse et joie…

Il est 22H. Je suis naze et me prépare à aller me coucher. Pipi room first… puis dodo. Ce n’est malheureusement que 5 heures plus tard que nous nous coucherons, épuisés, sonnés, inquiets, en pleurs pour moi, en repli pour lui.

Il est 22h. Je découvre des traces roses sur le papier toilette. Je crie un « Put*in c’est pas vrai, on va aux urgences ». Mais bordal pourquoi ce papier toilette est-il rose ? pourquoi j’achète pas du blanc ?… Je doute. Je recommence. Non je ne cauchemarde pas, je suis bien éveillée, il y a bien des traces roses. Je sors des toilettes, le papier à la main, le montre à Chérid’A. Je retourne aux toilettes, encore des traces roses. Bon, cette fois ci on y va.

On descend à la voiture, sans un mot. On se dirige vers les urgences gynéco de la maternité, c’est le même grand bâtiment que la pma, on connait le trajet par coeur, nous ne sommes qu’à 10 minutes à peine. On est calme tous les deux. Pas de larmes, pas de mots. Je suis étonnée de ma façon de réagir. L’anxiété et l’angoisse nous font tenir.

Nous faisons les entrées. Il n’y a qu’1 couple et 1 femme dans la salle d’attente. Ils ont déjà fait les examens et attendent. Il est 23 h, on vient me chercher pour l’examen gynéco. Chérid’A m’accompagne. L’interne est gentil. Plus de saignements.

Dans la vitesse de ce qui est en train de se passer, j’avais complètement oublié notre incompatibilité rhésus. Je suis A-, il est O+… je ne pensais pas devoir faire une injection de rophylac si tôt… j’aurai bien voulu attendre l’accouchement… je me serais bien passée de ces saignements… N’ayant plus qu’une vieille photocopie de carte de groupe sanguin, les urgences ont besoin de m’en refaire une avant de me faire l’injection par intraveineuse, j’y retournerai donc le lendemain.

Après l’examen gynéco, on repasse en salle d’attente. On attend. Je somnole. On a peur. Le prochain examen est l’écho. Je crains la perte d’un des jumeaux. J’ai été pétrifiée toute la semaine passée sur cette possibilité. Peut-être un mauvais pressentiment qui me faisait angoissée. Cette nuit mon corps a eu raison de ces craintes, je le sens.

Il est 1h du mat’. Une gentille interne vient nous chercher pour l’écho. Les poches, les deux sacs, je prie pour voir 2 beaux et gros sacs et 2 embryons aux coeurs battants. On n’en voit qu’un au premier regard. En cherchant un peu, on voit le second. Sa taille est de moitié. J’ai compris, je sais que c’est fini.

Elle cherche à mesurer le premier embryon, son cœur bat. Ouf. Il a tant grandi depuis la dernière fois, son sac aussi. Les mesures correspondent au stade de la grossesse selon elle. Elle cherche à mesurer le second. Il a rétrécit, même si son sac à augmenter de volume. Son cœur ne bat plus. Nos cœurs se serrent. Nos yeux se mouillent. Nos têtes chancellent.

Elle est désolée de nous apprendre cette nouvelle. Elle a eu les bons mots. Me demande comment je me sens… « C’est compliqué… » Aucune larme ne sort… je suis bien trop pudique pour pleurer devant une inconnue, lui aussi même si je vois bien que son regard est humide. Il me faudra la salle d’attente vide pour sentir quelques larmes couler, puis ma chambre pour se déverser. Elle nous explique qu’à ce stade l’arrêt de grossesse est certainement dû à une anomalie chromosomique qui a engendré un arrêt du développement de notre petit. Rationnellement, nous n’y pouvons rien et mieux vaut que cela se soit passé maintenant. Émotionnellement, c’est un abyme. Un mélange complexe fait de tristesse pour le petit perdu, et de soulagement pour celui qui se porte bien.

On repart en salle d’attente. On attend les dernières instructions pour partir. Je dois revenir si des saignements forts surviennent. On peut repartir. Il est 1h30.

On est assommé. On a du mal à se parler, à se comprendre, à communiquer. On prépare le repas laissé en plan quelques heures plus tôt, puis on part se coucher, enfin on essaye de dormir, il est plus de 3h du mat’. La plaie est à vif. On ne vit pas les choses dans le même ordre, ni de la même façon, bien qu’on ressente exactement les mêmes maux. Cela durera 2 jours.

Le lendemain, je reviendrais aux urgences pour l’injection de rophylac 200 mg (ce qui me protège pour 9 semaines) faite par une gentille sage-femme qui malencontreusement ne lira pas la dernière ligne du compte rendu et dira  » Ah super une grossesse gémellaire! », je répondrais « C’était », elle s’excusera de suite.

Je passerai ensuite chez mon médecin traitant pour un arrêt de travail de 2 jours. Il y notifiera fausse couche d’un embryon, cela me fait l’effet d’une claque. Je dis à mon médecin que j’espère ne pas le revoir d’ici 8 mois, lui de même. Il sait ce que c’est, est passé par la PMA, nous a conseillé notre gygy adorée.

Jeudi après-midi, je vois une amie. Je lui parle. Elle apprend en même temps ma grossesse et ma fausse couche. Ça me fait du bien de lui parler. Puis on papote de choses et d’autres. Je la remercie !

 

  • Vendredi 7 juin ou la seconde écho qui m’incite à de nouveau me projeter…

Voilà, nous sommes 15 jours après la première écho, celle des 6 SA+4. Et seulement 2 jours après celle des urgences… C’est la seconde écho « officielle », 8 SA+4, avec notre gygy pma. En somme nous savons déjà à quoi nous attendre, et espérons pas d’autre mauvaise surprise.

Nous entrons dans la salle. Elle nous demande comment ça va. Je réponds que nous avons fait un tour aux urgences mardi dans la nuit. Je lui tends le compte rendu de l’interne (pas besoin de prononcer les mots en procédant de cette façon, c’est plus simple). Elle lit, sa tête change, devient triste et s’exprime dans un « Oulala » peiné. Je suis touchée, Chérid’A aussi. Pas de doute, ce médecin est la meilleure que je n’ai jamais eu. Elle est si pro, si pleine d’empathie quand cela est nécessaire, et si fine psychologue. 20 ans d’expérience en PMA, ça se sent. Je l’adore. Nous sommes touchés.

Elle lit le compte rendu. Nous demande comment nous allons… « c’est compliqué… entre joie et tristesse ». Elle résume, met les mots sur ce que nous ressentons. Pas un mot de travers, c’est exactement cela. « C’est normal… Je sais bien qu’on se projette vite… En 15 jours vous avez eu le temps de vous projetez loin… N’ayons pas peur des mots, il y a un deuil à faire »… celui de cet enfant, celui  votre parentalité de jumeaux… Oui, c’est exactement cela. Nous nous étions projetés avec nos jumeaux. Nous étions confiants et heureux. 2 bonheurs d’un seul coup ! Quoi de plus beau ! Et dans l’euphorie, et parce que nos familles sont loins, nous avions annoncé la bonne nouvelle à nos proches. Aujourd’hui, nous avons perdu un enfant. La grossesse de l’un s’est arrêtée. Nous devons repenser le schéma familial, les projets, les images, que nous avons ressentis et imaginés 15 jours durant. C’est bien un deuil couplé à une intense joie. C’est compliqué.

Nous passons ensuite à l’écho. Elle est délicate, et ne nous montre pas le second embryon (tiens c’est étrange… en écrivant je vois que j’ai avancé depuis la semaine passée… la semaine passée je nommais ce petit au cœur inerte comme étant le premier, aujourd’hui je l’appelle le second…). Elle mesure néanmoins le sac, qui en effet fait une taille deux fois inférieure à celui du petit bien portant. Déjà, il y a 15 jours, le sac de ce second était bien plus petit, mais l’embryon avait un cœur qui battait et la quasi même taille que le premier, aussi pour elle ce qui s’est passé était possible, mais face aux deux coeurs battants énergiquement, elle était confiante.

Quant au petit embryon bien portant, dis donc, depuis mardi il a encore grandi ! C’est impressionnant ! Son cœur bat bien. Les mesures sont dans les normes. Tout va bien pour celui-ci (et je ne peux m’empêcher de penser « pour l’instant »… le « au jour le jour » est revenu, la patience de l’attente aussi, mêlée en même temps à des projections à revoir et souhaitées).

L’écho se finie. Le prochain rendez-vous avec gygy est dans 15 jours. Pour le sésame… la déclaration de grossesse. Je profite de cette « j’espère avant dernière fois » pour la questionner sur les démarches pour la suite… J’aime qu’elle n’ait pas abordé le sujet de l’accouchement et de l’écho du 3ème mois, et qu’elle nous ai laissé le temps nécessaire pour nous même poser ces questions. J’aborde ainsi le sujet. Explique qu’avant les essais et l’attente, j’envisageais l’AAD (accouchement à domicile) ou les maisons de naissance de l’autre côté de la frontière (la France étant en retard vis à vis de ses voisins européens…). Elle me glisse qu’elle n’est-elle même pas contre l’AAD (punaise, c’est vraiment LA gygy de rêve !) ni les maisons de naissance quand la grossesse se passe normalement. On se comprend. Avant elle suivait les grossesses, aujourd’hui la PMA étant devenue une spécialité à temps plein dans cette maternité, elle n’effectue plus ces suivis. J’explique ensuite, que l’attente, la PMA et la fausse couche étant passées par là, et bien, je suis fatiguée. Je n’envisage plus aujourd’hui d’accouchement 100% physio coûte que coûte, mais un accouchement respecté à l’hôpital de notre choix. Et que finalement, à force de venir chaque semaine à la PMA, à avoir découvert les urgences, et n’ayant rien à redire sur tous les soins et soignants que j’ai rencontré, je me sens en confiance ici… dans cette maternité qualifiée d' »usine à bébé », celle-là même où 2 ans plus tôt je disais à Chérid’A « jamais » « tout mais pas là »… Comme quoi, finalement… Mais tout cela est cohérent, je souhaitais accoucher dans un environnement « connu » et donc « sécurisant » pour moi… d’où l’AAD et les maisons de naissance… Et bien c’est pareil, cette hôpital, finalement je le connais… En 1 an, c’est un peu devenu notre deuxième maison, et je m’y sens bien et en confiance. Voilà, le choix est fait. Le choix qui me remet un pied dans la « normalité » et le vécu de cette grossesse…

Le rendez-vous touche à sa fin… Nous avons abordé la perte, la vie, les possibles saignements, et l’accouchement. D’autres types de montagnes russes…

Elle me propose un arrêt de travail pour cette semaine. Elle m’explique que cet arrêt il faut le voir plus pour des raisons psychologiques, car physiquement ça va, il n’y a pas de saignements. Je ne suis pas certaine d’en avoir besoin. Je gère. Je refuse et garde cela dans un coin de ma tête au besoin.

J’ai eu besoin de pleurer mon petit « de suite », d’écrire ma peine et mes pensées envers lui « de suite »… j’ai eu besoin d’évacuer l’intense tristesse « rapidement » pour ensuite pouvoir penser à son jumeau bien vivant. Il est dans mon cœur, a trouvé sa place, et suis certaine qu’il/elle veille sur nous.

J’avais besoin que cela se passe ainsi pour pouvoir me consacrer davantage à mon petit bien portant lors de cette écho de vendredi. Sans oublier le second, évidemment. Chérid’A quant à lui m’a glissé à l’oreille, juste avant l’examen, qu’il espérait qu’une infime chance fasse que l’interne se soit trompée et que l’on voit le second petit coeur battre à l’écran. Notre gygy n’ayant pas cherché le second embryon, il m’a fait comprendre qu’il a été déçu, voire je pense frustré, ne pouvant vérifier l’infime espoir et chance dont il rêvait.

Bref. Du coup pas de saignements, pas envie de tourner en rond chez moi, pas d’arrêt. Mais au moindre saignement, stop, arrêt et repos pour 10-15 jours. Pas de saignements, donc vie normale… Alors ok. Ainsi ce week end ce fut le grand triage de l’appart… j’y ai retrouvé un objet dont j’avais oublié l’existence… « Chéri, tiens t’as vu, elles sont là les jumelles ». Ma fin de  phrase retombe comme un soufflet, je vois la tête de Chérid’A, mon cerveau en pense de même. Punaise, oui, la douleur est encore là. Elle aussi elle restera… passera de notre tête pour se loger et trouver sa place au chaud dans nos coeurs… pour ce petit coeur…

Publicités

17 Réponses to “La semaine passée”

  1. damelapin 11 juin 2013 à 18:19 #

    Quel plaisir de te lire. Effectivement, ça fait du bien d’avoir des nouvelles de celles pour lesquelles ça a réussi. Je suis vraiment navrée d’apprendre la perte de ton « second ». Courage, soit forte et pense à ton super-haricot qui pousse en toi. Pour l’autre nana, je trouve ça vraiment gonflé. Je ne comprend pas. Comment peut-on « cacher » sa grossesse pendant 9 mois, et ne pas annoncer la naissance d’un enfant????!!! Je suis abasourdie.
    Ton homme a vraiment des réactions super.
    Bisous

    • Bounty Caramel 12 juin 2013 à 07:56 #

      Merci la miss pour tes douces pensées ! Le haricot a intérêt à être costaud, pour le moment il répond à cette attente !
      Ouf tu n’as pas fuit à la lecture… Et ça te fais plaisir, ouf…
      Pour son amie, ben au final je pense qu’on va faire la même chose, gna. Jme découvre rancunière…
      Mon homme a aussi ses défauts, mais j’avoue que si y’a bien un truc qui fait faire des bonds de maturité aux couples c’est bien la pma et les coups durs de la vie… Je suis certaine que tu en penses de même !
      Des bises

  2. LE GALL 11 juin 2013 à 18:31 #

    penses à vous ….

  3. Lulu 11 juin 2013 à 19:10 #

    Ma Bounty chérie,
    Tu dis : « Aujourd’hui, nous avons perdu un enfant ».
    Il y a bien un « deuil » à faire.
    Permets-moi de juste de reprendre. Vous avez perdu un embryon, un potentiel enfant pour vous dans vos têtes et pensées, mais un embryon quand même.
    Je dis cela pour tenter de t’aider (si je peux me permettre) à avancer et à ne pas perdre de vue (même si je suis certaine qu’après votre parcours, tu en as bien conscience) que votre warrior, lui, est bien là.
    Je ne veux rien minimiser et j’espère que tu ne m’en voudras pas de relever cela (j’ose espérer que tu me « connais » suffisamment pour ne pas m’en vouloir).
    Comme tu le sais, je suis moi aussi passée par cette douleur (plusieurs fois et lors de ma première grossesse (gémellaire) arrêtée à 8 SA, j’ai malheureusement perdu mes deux embryons.
    Belle, heureuse et longue grossesse à toi. Je t’embrasse.

    • Bounty Caramel 12 juin 2013 à 07:51 #

      Ma jolie Lulu,
      Merci pour tes mots ! Comme si j’allais t’en vouloir 😉 !
      Je suis d’accord avec toi et moi…
      Dans nos coeurs chauds nous avons perdu un enfant, son image projetée et rêvée… Dans nos têtes froides nous avons perdu un embryon non viable…
      Cette façon de le penser est la plus facile pour moi pour avancer et lui donner sa juste place. Ainsi, je ne rejette ni le ressenti, ni n’occulte la réalité médicale.
      Par contre, je suis bien consciente que je gère bien ainsi, uniquement parce que j’ai un petit bien vivant et bien portant. Et aussi parce hormis quelques pertes rosées il n’y a aucun autre signe. Le sac devrait se résorber, sans saignements si tout se passe bien. Ainsi, cette perte n’a rien à comparer aux tiennes, ni à celles qui malheureusement passent par là. J’ose déjà le dire, oui. Et je ne peux qu’imaginer de plus près la douleur de celles qui perdent tous leurs espoirs portés et projetés.
      En étant honnête, cette perte en est une, mais à moitié. J’ai perdu la moitié de ma grossesse, mais pas ma grossesse. Cette perte est bien plus facile à gérer (on croise les doigts évidement pour que tout se passe bien pour la suite) car nous avons perdu un petit espéré mais non viable, et nous gardons un petit espéré et viable. J’ai une immense chance (marde alors… encore envie d’ajouter « pour l’instant ») dans cette douleur.
      Sa place est trouvée, et je peux désormais avancer à nous 3… la petite étoile veillant sur nous et mon petit bébé nous donnant la force d’y croire encore plus fort !
      Des énormes bises à toi…

  4. monbebedesire 12 juin 2013 à 08:52 #

    olala , j’en ia les larmes aux yeux ! n’hésite pas a te reposer tu tu en as besoin ! Je ne peux pas imaginer la douleur que tu ressent, mais je te soutiens.
    bises

    • Bounty Caramel 14 juin 2013 à 12:22 #

      C’est gentil la miss, je t’assures je vais bien désormais. Je suis apaisée, je sais, je gère et j’espère que les beaux moments ne s’arrêteront plus… Des bises

  5. missimpatiente 12 juin 2013 à 10:41 #

    Difficile récit… ça a du te faire du bien de l’écrire. Ce deuil doit être difficile à gérer, car il y a aussi la vie qui continue, et cette petite (et très belle) vie en toi. Je t’envoie plein de pensées. Bises.

    • Bounty Caramel 14 juin 2013 à 12:23 #

      Oh oui, j’avais besoin de transcrire ces maux… et le bénéfice se fait sentir de suite. Je vais bien, promis. Des bises

  6. aliceinpmaland 12 juin 2013 à 14:54 #

    Je suis bien d’accord avec Miss Impatiente, je pense que mettre par écrit la douleur de cette perte t’aide dans le travail de deuil.
    L’image de ce petit coeur qui bat, même si ça n’a pas duré longtemps, est assez forte pour qu’on n’oublie jamais que OUI il a existé. Il a sa place dans l’histoire de la famille et dans vos coeurs.
    Sinon je suis d’accord avec ton introduction: on a besoin de lire les histoires de celles qui réussissent. Pour se remonter le moral et se dire qu’il y a aussi des positifs et que l’on sait pourquoi on se bat!
    Des bisous

    • Bounty Caramel 14 juin 2013 à 12:25 #

      C’est bien cela, l’image restera toujours. C’était une belle image. Et la place de mon ange est trouvée, alors ca va, je peux avancer, continuer la route vers notre bébé…
      Et promis, je vais tenter de donner des news… Bises

  7. laqueteduplus 13 juin 2013 à 09:07 #

    Comme tout ça doit être difficile à gérer… il y a un deuil à faire c’est certain, mais ton petit warrior t’aidera à affronter tout ça.. de belles choses t’attendent maintenant..
    pour tes amis, franchement je comprends pas!!! C’est quoi le délire d’attendre aussi longtemps avant d’annoncer?? c’est des amis proches? bon au moins elle t’aura épargné les récits des maux de sa grossesse, à la limite c’est déjà ça de gagné !! Mais je comprends tes larmes, pmette un jour, pmette toujours… pleins de bisous ma belle

    • Bounty Caramel 14 juin 2013 à 12:29 #

      C’est pas évident, c’est pas simple, mais ca va désormais. C’est ainsi, c’est le début de mon histoire dans le monde de la maternité.
      Pour nos amis, elle a pas eu une grossesse simple (diabète, allitée), mais malgré tout j’ai du mal à comprendre pourquoi ils ont si attendus. Bon, bref… Le mauvais deal était qu’en étant passée par la pma, c’était plus un choc qu’une surprise, et punaise, on n’oublie pas, c’est certain. Bises et prends bien soin de toi

  8. pmgirl 18 juin 2013 à 10:23 #

    Ca a du être difficile d’apprendre cette nouvelle… Je pense fort à toi

    • Bounty Caramel 18 juin 2013 à 13:13 #

      Merci ma jolie. Oui, on s’en serait bien passé, on aurait bien voulu continuer à rêver, c’est ainsi. C’est très étrange à expliquer ces sentiments de joie et de tristesse mêlés… L’image au cœur battant puis défaillant de notre petit ange est inscrite à jamais. Et je t’assures et te rassures, ca va bien mieux ! Bises

Trackbacks/Pingbacks

  1. Entre peur et espoir… | Ti'punch contre Ti'bout ! - 18 février 2015

    […] auprès d’une amie de ta moitié (et à qui j’en ai tant voulue) qui vient de vous croiser dans la rue, émue… si […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :