Comment je suis partie à l’envers – rétrospective des essais

2 Déc

Dans ma vie, j’ai une facheuse tendance à trop anticiper, à vouloir contrôler, voire à partir, en stress, à l’envers.

à l'envers

Quand on a décidé de faire un bébé, ben voyons, j’ai appliqué soigneusement la méthode, et j’ai même poussé le vice à démarrer avant l’arrêt de la pillule.

Je sais, je sais, suis trop névrosée !

En résumé, jvous la fait courte, oh et puis non! …

On a commencé à parler baby alors que je travaillais à 400 km de Chérid’A (un grand classique de notre couple… et sérieusement 400 km c’était cette fois ci de la rigolade ! Bref, je vous expliquerai peut-être un jour le pourquoi du comment… d’autant plus que la reproduction de ce schéma est proche… là dessus Lucette me comprendra… qui dit thésard, dit Docteur… qui dit Docteur, dit post-Doc… qui dit post-Doc, dit out of France). Bref, à cette proche époque, je bossais alors dans une petite asso, avec une collègue enceinte, qui m’avait fait laisser comprendre qu’elle avait galéré grave. J’avais pas tout pigé à l’époque, j’avais surtout pas pigé le poids de ses mots, de ses réactions, de sa façon d’être. Je l’admire beaucoup, et pense souvent à elle en ce moment… De mon côté, je savais déjà que je n’allais pas tomber enceinte du jour au lendemain, cause’ OPK, mais je m’en foutais, d’une « on peut rêver », de deux, mon gros flippage c’était l’accouchement et l’écho endo (oui les filles, riez riez, d’ailleurs je ris avec vous tellement je trouve çà dingo maintenant) et de trois, bien entendu la condition number one était de trouver un taf dans ma région. J’ai eu du bol sur ce coup là, quelques mois plus tard, c’était bon, j’avais le taf’ de rêve, je rentrais chez nous et les essais commencaient.

Dans la période pré-lancement-d’adios-pillule, partant donc à l’envers, j’avais les deux autres points évoqués à tranquiliser.

Pour l’écho endo, ben j’avais pas trouvé de solution, hormis tomber enceinte sans souci et faire que des échos sur le bidou. Maintenant, outre le fait que j’ai ma solution, je suis une quasi addict de la vision des follicules magnifiques, en 3D s’il vous plait !

Pour l’accouchement, alors là, j’ai graaavve saoulé mon chéri… pendant quelques mois (jvous ai dit que je pars à l’envers et que je suis névrosée ?). J’ai commencé par dire non pas de péri, pas de déclenchement, pas d’ocytocine, pas d’épisio, pas … ben rien en fait. J’ai donc attéri dans la voie de l’accouchement à domicile, AAD pour les intimes, et de celles des maisons de naissance. Comme je suis une frontalière, et que d’autres pays plus avancés autorisent ces pratiques, ou en tout cas laissent le choix au couple, la possibilité de le faire est une fausse question. Oui, c’est possible par chez moi, il suffit de se renseigner et de trouver 1000 et 1 témoignages, dispositifs… L’ADD avec des médecins frontaliers est même possible dans ma région. Découvrant cela, ni une ni deux, pas froid aux yeux pour un sous, je m’inscrit à une soirée AAD. J’y vais seule, on est peu nombreux. J’y retourne, une fois embauchée dans ma région et les essais en prévision, avec une amie enceinte de son 2nd, et qui a auj’ à une petite fille née à la maison ! Et enfin, jamais 2 sans 3, j’y retourne une énième fois avec Chérid’A …

Et tout çà toussa c’était quasi avant de commencer les essais ! et de se prendre dans la tronche les échecs…

Une fois la pillule stoppée, les mois passant, trépignant d’impatience, direction gygy 1, confirmation opk et tout le tralala. J’en sors avec une ordonnance de duphaston, puis une autre avec mon futur ennemi, j’ai nommé le clomid, et le tout sans suivi… Les mois passant… pas convaincue, souhaitant du suivi et des échos endo (angoisse 1 out), direction la PMA. Là, je suis enfin rassurée et tranquilisée… C’est ainsi que le stress de l’écho endo a sauté.

De la même façon, les cycles passant, l’inquiétude d’accoucher et non de me faire accoucher s’est envolée, le souhait d’AAD a disparu, je veux juste un bébé, en bonne santé ! Pour résumer, de l’AAD, je suis passée à la maison de naissance puis à la maison de naissance attenante à une maternité, puis à la version francaise d’une non péri en milieu hospitalier, puis à une maternité classique tout court, voire même au CHR niveau 3 de ma PMA. Et c’est là que Chérid’A intervient. Il m’en a reparlé recemment, je lui ai dit que mon point de vue avait évolué, que je m’en fout désormais, car je veux juste un ti’bout de nous 2… Lui est content de l’apprendre, mais ne veux pas que je le regrette non plus… L’acharnement subliminal aurait donc payé ?!

Enfin… je sais, je dit çà alors que je suis dans l’attente, mais après tout on a bien le droit de continuer à rêver !

Et puis, dans tout çà, je vois qu’aujourd’hui nous sommes proches d’être tout deux sur la même longueur d’onde sur ce parcours et ce qui suivra… Moi ayant baisser la garde (c’est pas un choix, mais çà a du bon), lui goutant de plus en plus à l’impatience.

Et vous les filles, êtes vous aussi « partie à l’envers », même si ce n’est autant ?

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14 Réponses to “Comment je suis partie à l’envers – rétrospective des essais”

  1. madamepimpin 2 décembre 2012 à 14:14 #

    Complètement à l’envers, en commençant comme toi par psychoter sur l’accouchement.
    Puis en me renseignant sur les crèches et modes de garde dans le coin.
    Ensuite en dédiant mon livret A au futur bébé (et que j’utilise en ce moment quand j’ai envie de me faire plaisir).
    Bien barrée au niveau préparation aussi, j’ai arrêté la pilule quasiment un an avant de commencer les essais pour que mon corps récupère. Pendant que Monsieur Pimpin mettait des préservatifs je croisais déjà les doigts pour un « accident ».
    On a deux chambres prêtes à accueillir nos enfants, on avait tellement peur de ne pas finir les travaux de la maison à temps (lol, quoi)
    Le problème c’est que nous n’étions pas prêts à devoir attendre autant et sans avoir d’explication. Ça, je ne l’avais pas anticipé !
    C’est super si vous tendez à vous rapprocher dans votre façon d’attendre. Nous, on n’en est pas là il reste beaucoup d’incompréhension du côté de Monsieur, et de manque de mesure de mon côté. On y travaille en parlant énormément.
    Bises et merci d’avoir partagé tes débuts 🙂

    • vertupatience 2 décembre 2012 à 14:32 #

      Ouf ! Suis pas seule !!! Pas mal non plus de ton côté… Et pour le rapprochement, je te rassure, disons que la tendance va dans le bon sens, mais on en est encore loin aussi… Bises

  2. missbelly 2 décembre 2012 à 15:45 #

    Ah non t’es pas toute seule… J’achetais déjà des trucs avant d’avoir arrêté la pilule (j’ai une écharpe de portage et des peluches, mais j’ai comme excuse que c’était en promo…). On a déjà une poussette (achetée au tout début des essais) et en fait dans ma chambre de petite fille j’ai des bodys et des pyjamas achetés depuis mon adolescence par moi même ou par ma mère (qui a entretenu mon vice et qui tricote des couvertures depuis qu’on essaie…)
    Comme Madame Pimpin on avait juste pas anticipé d’attendre si longtemps (je m’étais dit ça va mettre un an…)
    Et tout comme toi, on commence tout juste à se rapprocher dans notre façon d’attendre, mais ça fait du bien !

    Tu as raison de continuer à rêver ! Bisous !

    • vertupatience 2 décembre 2012 à 15:54 #

      C’est clair, les promo y’a que çà de vrai ! Me sens moins seule et vais même pouvoir me pavaner devant Chérid’A en disant que je ne suis pas la seule félée !

  3. gribouillette 2 décembre 2012 à 17:39 #

    Alors moi, en bonne organisatrice un peu stressée de la vie qui aime tout planifier, avant même l’arrêt de la pilule, j’avais :
    – fait des tonnes de recherches sur le site de la CAF pour voir combien on toucherait d’aides
    – mis des sous de coté en vu d’un futur congé parental, parce que la CAF ne donne pas grand chose en fait
    – fait des tableaux comparatifs sous word (oui je suis folle) sur les couches lavables
    – commencé à prévenir chéri que je ne voulais pas telle ou telle poussette, et que j’étais pour le portage, que d’ailleurs, cette écharpe était pas mal…
    – choisi ma maternité, familiale, de niveau 1, et réfléchi à mes volontés pour l’accouchement

    Etc, etc, etc…

    Je me croyais folle, mais je sais maintenant que je ne suis pas seule!!!

    • vertupatience 2 décembre 2012 à 21:12 #

      C’est donc une constante, on est bien nombreuses à être partie « à l’envers ». Ouf ! Et j’espère qu’on s’échangera bientôt les tableaux word 😉 !

  4. gribouillette 2 décembre 2012 à 17:48 #

    PS: Te lire m’a donné des idées.
    Dis, ça ne te dérange pas si je m’inspire de ton article pour le mien? 😉

    • vertupatience 2 décembre 2012 à 21:10 #

      Tant mieux alors ! Tu as bien fait, il n’y a aucun soucis ! Je viens de voir ton post , il est très touchant…

  5. lisette84 3 décembre 2012 à 09:58 #

    Oh oui, complètement, d’abord je flippais à fond de ne pas pouvoir faire garder l’enfant à venir, et puis que ça tombe pas au bon moment, et puis que je sois clouée au lit alors que je dois bosser et puis… Mais pas vraiment de trouille liée à la grossesse ou l’accouchement en revanche… Et j’ai tellement rêvé sur les petits vêtements de bébé, ceux là même que j’évite vraiment de regarder…

    • vertupatience 3 décembre 2012 à 12:05 #

      Chacune son style apparemment !

  6. Lucette 4 décembre 2012 à 14:04 #

    + 1. J’ai moi aussi mis la charrue avant les boeufs, et ce avant même le début des essais. À l’époque, on refaisait une chambre dans mon appartement pour y accueillir la fille de Bô-mec : je me suis farouchement opposée au rose fuschia sur les murs au cas où on aurait un bébé garçon… Et quand il a fallu acheter du matos à la con (table à langer par exemple) pour la Moutarde, on y a toujours mis le prix en se disant que ça servirait surtout pou notre bébé à nous. Dès le début, on s’est aussi mis d’accord sur le lieu où j’accoucherai… Ah ah ah, la bonne blague, c’est que dans cette clinique, y’a aussi le centre PMA vers lequel je pense me diriger…
    Mais pareil que vous : j’avais pas pensé que ça prendrait autant de temps (et d’examens) (et de larmes, surtout) (pour le bébé fait dans la joie et dans la bonne humeur, on repassera, quoi)

    • vertupatience 4 décembre 2012 à 19:39 #

      Eh bien eh bien, une de plus… comme tu dis, le temps d’attente, lui n’avait pas été anticipé…

  7. lisette84 5 décembre 2012 à 08:45 #

    Ah ouiiii moi aussi j’avais passé des jours à regarder où il vaudrait mieux que j’accouche autour de chez moi !!!

    • vertupatience 5 décembre 2012 à 09:05 #

      Yes ! J’ai trouvé la même angoissée !

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