Quelques nouvelles.

29 Juin

La Promesse va bien. Si bien. Tellement bien, que j’en oublierai presque, et que j’oublie parfois, qu’elle est là.

Etrange sentiment comparé à la grossesse de La Lueur.

La Promesse est calme, discrète, n’a bougé que tardivement (20 sa). Tout l’inverse de sa sœur qui était une tornade dans le ventre, puis une princesse toute sage et non remuante une fois les pieds sur terre.

Du coup, je m’en veux parfois d’oublier ma Promesse. De ne pas lui parler autant, de ne pas l’honorer autant, de lui faire prendre que si peu de place dans mon quotidien. (et ce de plus en plus souvent, au point d’avoir, hormones aidant, les larmes qui coulent facilement quand la fatigue est là également)

Il est vrai que pour La Lueur j’étais seule en semaine et pouvait ainsi me consacrer qu’à elle. Alors que pour La Promesse, La Lueur et son papa sont là. Forcément, je me sens moins présente et disponible pour elle.

On n’a même pas encore commencé à parler prénoms pour tout dire. Mais pas de stress sur ce point, on ne l’avait fait également que très tardivement pour La Lueur. Par contre, on y pensait tout de même.

A côté de cela, notre quotidien a pas mal changé et va encore changer ces prochaines semaines. Nous avons acheté et déménagé non loin d’où nous étions il y a 1 mois. Et, coup du hasard et de l’improbable, l’homme a trouvé un nouveau travail dans l’Ouest de la France. Il y sera la semaine, reviendra chez nous pour ses déplacements pro en semaine sur Paris, et passera ses week-end avec nous. Il démarre mi-juillet. L’appartement « bis » est trouvé. Ça devient imminent.

C’est donc reparti pour la grossesse à distance. Et sans doute l’accouchement en solo.

La Lueur, la Promesse et moi nous l’y rejoindront au mieux à partir de janvier l’an prochain si je trouve du boulot, au pire à l’été prochain si je ne trouve pas de boulot dans notre nouvelle région et ville. (Je commence déjà à stresser, et me sentir frustrée (ce qui me vaut de belles insomnies), et ceci même si c’est une décision commune d’avoir fait en sorte qu’il accepte ce poste dans l’Ouest. Je commençais à peine à me faire démarcher (cette semaine encore, un beau poste auquel j’ai dit non pour les entretiens), et était en train d’arriver à amorcer la carrière souhaitée, mais celle-ci ne peut être réalisée qu’à Paris ou Lyon (pour la France). Aucune perspective pour mener cette carrière dans l’Ouest. Je vais donc au mieux rétrograder, au pire changer de voie. Voilà voilà… c’est le choix du renoncement qui est à accepter. J’ose rêver qu’avec du gros coup de bol tout cela ne sera reporté que d’une dizaine d’années. « Choix du sabotage » par amour… mais encore faut-il que l’amour soit très très fort).

C’est donc dans ces mouvances que La Promesse grandit. Et je suis si étonnée qu’elle grandisse « sans moi », tellement je me sens parfois si peu présente pour elle.

Dire tout cela alors que j’ai réussi à avoir une Lueur et une Promesse grâce à la PMA, c’est aussi très culpabilisant. Ces deux petits miracles méritent un Amour inconditionnel. Or le ressenti de ma grossesse actuel tombe dans le banal des grossesses qui arrivent seule, voire se planifient.

Etrange sentiment.

La naissance est prévue pour fin octobre. Tout cela approche ! Et cela me donne encore le temps de me « rattraper ».

Le positif de cette fois-ci, c’est la stabilité que nous aurons à la naissance (et ce même si l’homme est loin en semaine). Pas de cartons ni de déménagement dans la foulée de l’accouchement, pas de nouvelle région et vie dans la foulée de l’accouchement, pas de distance tafesque pour moi à la reprise. Ce scénario va certes se reproduire assez vite au regard des changements à venir, mais pas de façon aussi imminente et dans la foulée de l’accouchement (ce qui nous avait bien bien épuisés par ailleurs).

La Lueur entrera quant à elle en toute petite section de maternelle en septembre. J’ai hâte de l’y voir s’y épanouir ! Même si je me doute bien que la transition « nounou pour moi seul » versus « classe de 25 enfants » ne va pas de soi.

Finalement, à me relire, et à l’écrire, ça fait tout de même pas mal de chamboulements à venir. Et tous (ou presque) sont plus que positifs !

Jour J !

23 Avr

 

Frissons.

28 Fév

La puce va avoir deux ans bientôt, tout bientôt.

La petite Lueur est devenue grande.

Une (très) grande princesse qui rit, joue, saute, et par-dessus tout chante !

Au delà de « Loulou & Boutin », son air préféré c’est bien ce joli « Ooh ».

Elle a bon goût ma fille !

Il me donne à chaque coup des frissons ce titre !

 

 

Deux ans de La Lueur d’ici 13 jours.

Deux années express.

L’opposé absolu de l’attente abyssale des temps pmesques.

Tout est redevenu normal.

Les heures valent des heures. Les minutes, des minutes. Les secondes, des secondes.

 

Alors pourquoi casser ce rythme ? Pour quelle raison ? Pourquoi repartir dans les frissons et les peurs pmesques alors qu’une Lueur est déjà là ?

Le désir d’enfant est une réponse tellement suffisante !

 

Et puis, repartir certes, mais si différemment, car avec d’ores et déjà un enfant.

Les abysses si sombres sont devenus des eaux troubles domptables. L’inconnu du monde de la PMA, un milieu familier. L’attente qui fait frôler la folie, un temps si court et rempli.

 

Et, c’est ainsi que le chemin de la PMA fut repris au début de l’année.

Nouveau centre. Nouveau doc. Nouveaux interlocuteurs. Mais pas d’inconnue totale.

 

Des Frissons à la première piqûre, des Frissons au premier (et unique monitorage), des Frissons à la découverte du résultat.

Un méga coup de bol a fait en sorte qu’un seul monito soit nécessaire.

Un méga coup de bol a fait que 3 chiffres sont apparus à la prise de sang.

Un méga coup de bol a fait qu’une récente échographie de datation a montré un petit cœur battant la chamade.

 

Un coup de la vie a fait en sorte que cette Promesse fut découverte quelques heures à peine avant le décès de ma grand-mère.

 

Je ne réalise ainsi que peu encore. J’ai été anesthésiée quelques temps par la douleur du départ de ma tendre et aimée Mamy. Je mesure davantage le chamboulement qui est là, au creux de moi, depuis l’échographie.

 

Chaque chose en son temps.

Le temps est devenu mon ami…

 

Prochaine étape l’échographie qui « officialisera »  la grossesse, et je l’espère, nous fera frissonner de Bonheur.

 

Vivement !

 

Galsen

26 Fév

Voila plus de 10 ans que j’ai appris à te connaitre.

Du nord au sud. De l’est à l’ouest.

Rien de transcendant. Un voyage, puis un second, puis un troisième.

En filigrane, les études.

En toile de fond, « l’ailleurs ».

Au final, 2 années d’hivernage.

Et dans le cœur des visages inoubliés, même si partis tellement trop tôt pour certains.

 

Galsen, 10 ans que je n’ai pas refoulé ton sol.

Un jour peut-être, nous irons chez toi Galsen.

Mais ce n’est pas la priorité des priorités.

 

Alors quelle joie de savoir qu’un de mes meilleurs amis en revient !

Quelle joie d’avoir été témoin d’un de tes fils cet été !

Quelle joie de transmettre mes restes de Mbalax à ma fille, tandis que son père lutte pour lui apprendre le Makossa.

 

« A Kele Nta », quelle joie de voir les plages et les rues de Dakar ! Quelle joie d’ambiancer notre salon en famille ! Quelle joie de voir ma puce sautiller (même si j’avoue qu’elle préfère déjà les LouLouBoutins 😉 ) !

 

A ton petit Ange

21 Déc

bougie-ange

Pivoine, les mots n’existent pas face à la douleur que vous vivez. Une multitude de pensées pour vous deux et votre si bien aimé petit chérubin.